Plouisy
| Plouisy | |||||
Centre-bourg. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Guingamp | ||||
| Intercommunalité | Guingamp-Paimpol Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
Rémy Guillou 2020-2026 |
||||
| Code postal | 22200 | ||||
| Code commune | 22223 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Plouisyen, Plouisyenne | ||||
| Population municipale |
2 013 hab. (2022 |
||||
| Densité | 85 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 34′ 42″ nord, 3° 10′ 57″ ouest | ||||
| Altitude | 130 m Min. 55 m Max. 195 m |
||||
| Superficie | 23,63 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Guingamp (banlieue) |
||||
| Aire d'attraction | Guingamp (commune de la couronne) |
||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guingamp | ||||
| Législatives | Quatrième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
| |||||
| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de la commune de Plouisy | ||||
| modifier |
|||||
Plouisy (/plu.i.zi/[Note 1]ⓘ) est une commune bretonne du département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne. Son nom signifie paroisse de Saint Izi (Plou = paroisse) en breton.
Ses habitants s'appellent les Plouisyens et les Plouisyennes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Trieux, le Théoulas, le ruisseau de Prat-an-lan[1], le Trégonneau[2], le Poirier[3] et le ruisseau de Kerprigent[4],[5],[Carte 1].
Le Trieux, d'une longueur de 72 km, prend sa source dans la commune de Kerpert et se jette dans la Manche entre Lézardrieux et Ploubazlanec, après avoir traversé 21 communes[6].
Le Théoulas, d'une longueur de 13 km, prend sa source dans la commune et se jette dans le Jaudy à Coatascorn, après avoir traversé huit communes[7].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[11]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 961 mm, avec 15 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Lanleff à 17 km à vol d'oiseau[14], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 845,9 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[17], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Plouisy est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Guingamp, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[19],[20]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Guingamp, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[20]. Cette aire, qui regroupe 15 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[21],[22].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (59,9 %), terres arables (17,4 %), forêts (11,1 %), zones urbanisées (10,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[23]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploegi vers 1330, Ploeizi en 1369, Ploeyzy à la fin du XIVe siècle, Ploizy en 1461, Ploeizy en 1481, Plouisy en 1581[24].
Le nom de Plouisy viendrait de l'ancien breton ploe (paroisse) et de Saint Issey (noté Sanctus Ydi en 1195 et Seynt Isy en 1358)[24].
« Bien que Plouisy soit une ancienne paroisse bretonne primitive, en vieux-breton ploe, son nom n'apparaît qu'assez tardivement dans les documents et sous une forme très voisine de la graphie actuelle. Son éponyme a été rapproché de celui de Saint Issey, paroisse du Cornwall, notée Sanctus Ydi en 1195, Seynt Isy en 1538. Mais ce saint, qui est également en Cornwall associé à saint Meva, à l'origine de la paroisse de Mevagissey, dite Lammorech vers 1210, figure dans une liste du Xe siècle de saints bretons noté Iti, forme qui, en breton, aurait dû aboutir à *Idi. C'est sous cette forme qu'on le rencontre, associé au vieux-breton lann (ermitage), dans Lannidy, villages de Lannéanou et de Plouigneau (Finistère). Néanmoins, l'existence du nom de famille breton Plouidy paraît plaider en faveur d'une évolution de Idi en Izi »[25].
Histoire
[modifier | modifier le code]Le XXe siècle
[modifier | modifier le code]La Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts de Plouisy porte les noms de 101 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale[26].
La Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts de Plouisy porte les noms de 16 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale[26].
Le maquis de Kerprigent (environ 350 hommes), en Plouisy, fut à l'origine de nombreuses opérations de sabotages et d'embuscades. Au moins 13 de leurs membres furent tués dans divers combats (dont 3 (Pierre Piriou, Jean Duguay et Henri Cozannet) à Landebaëron le après avoir été atrocement torturés, 3 à Lézardrieux (Jean Lorgeré et un résistant russe au nom inconnu, appelé Grégory lors des combats pour la libération de la ville le et René Par le ), 1 (Louis Laurent) à Languidic, 1 (Roger Pierres) à Plouisy et 3 en déportation ; les précisions concernant leur décès manquant pour trois autres résistants : Robert Richard, René Boinet et Yves André)[27]. Une stèle commémore la mémoire des trois résistants (Léontine Le Gall, Albert Kervern et Benjamin Mansec) morts en déportation en 1945[28].
L'après Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Un soldat originaire de Plouisy est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie[26].
Le XXIe siècle
[modifier | modifier le code]En 2025, un projet d'implantation de ferme-usine de saumons porté par des Norvégiens de Smart Salmon est définitivement enterré en raison du refus de cette implantation par le maire de la commune[29].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[33].
En 2022, la commune comptait 2 013 habitants[Note 5], en évolution de +2,08 % par rapport à 2016 (Côtes-d'Armor : +1,78 %, France hors Mayotte : +2,11 %).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]-
Chapelle Saint-Antoine.
-
Château de Kernabat.
-
Ruines du manoir de Kérisac.
- Château de Kernabat, inscrit au titre des monuments historiques[36].
- Manoir de Kérisac, inscrit au titre des monuments historiques[37].
- Chapelle Saint-Antoine, inscrite au titre des monuments historiques[38].
- Église Saint-Pierre.
Personnalités liées
[modifier | modifier le code]- René-Joseph Urvoy (1766-1792), bienheureux catholique français ;
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Plouisy » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Sandre, « le ruisseau de Prat-an-lan ».
- ↑ Sandre, « le Trégonneau ».
- ↑ Sandre, « le Poirier ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Kerprigent ».
- ↑ « Fiche communale de Plouisy », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Trieux ».
- ↑ Sandre, « Le Théoulas ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Plouisy et Lanleff », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Lanleff », sur la commune de Lanleff - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Lanleff », sur la commune de Lanleff - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ « Unité urbaine 2020 de Guingamp », sur insee.fr (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Guingamp », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Plouisy ».
- ↑ Bernard TANGUY : Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor. 1992
- « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ « Monument de la Résistance, carrefour de la Résistance en Plouisy », sur cerp22.free.fr (consulté le ).
- ↑ « Stèle des trois déportés, place des Déportés en Plouisy », sur cerp22.free.fr (consulté le ).
- ↑ https://www.ouest-france.fr/economie/industries/maintenant-cest-clos-en-bretagne-le-projet-de-ferme-usine-de-saumons-definitivement-enterre-3e74fcc2-3bc4-11f0-88b0-943c4d024772
- ↑ Notice RAOUL Jean-Baptiste par Alain Prigent, version mise en ligne le 26 août 2014, dernière modification le 26 août 2014
- ↑ Notice TILLY Marcel, Marie par Alain Prigent, Serge Tilly, version mise en ligne le 31 octobre 2018, dernière modification le 17 novembre 2021
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ Notice no PA22000004, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PA00089492, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Notice no PA00089491, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
