Senven-Léhart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Senven-Léhart
Senven-Léhart
Mairie de Senven-Léhart.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Gilbert Burlot
2014-2020
Code postal 22720
Code commune 22335
Démographie
Population
municipale
233 hab. (2016 en diminution de 0,85 % par rapport à 2011)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 33″ nord, 3° 04′ 05″ ouest
Altitude 227 m
Min. 120 m
Max. 266 m
Superficie 12,5 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Senven-Léhart

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Senven-Léhart

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Senven-Léhart

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Senven-Léhart

Senven-Léhart [sɛ̃vɛ̃leaʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Le nom de la commune en breton est Senven-Lehard.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Saint Neven en 1543[1].

Senven-Léhart vient du breton Néven (vieux breton Numin) et de Léhart (nom, semble-t-il, de la seigneurie de Léhart)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le maquis de Goas-Hamon[modifier | modifier le code]

Un groupe de résistants s'était formé à partir du mois de mai 1944 dans la commune de Senven-Léhart et installé dans le château de Goas-Hamon[3], qui appartenait à la famille Novello ; ils furent attaqués par les Allemands le  : sept résistants (Jean Marion, Georges Le Saux, Jean Marini, Edmond Corbel, Jean Julienne, Ernest Le Flammec et Marcel Le Bihan) furent tués au combat ou massacrés sur place, douze furent arrêtés (Briac Blanchard, Albert Fouilhon, Paul Herviou, Joseph Le Bihan, Henri Le Gac, Alphonse Le Pape, Jean Le Tallec, Jean Lossouarn, Jean Peron, Albert Pinson, Paul Riou, Christian Savary) et furent condamnés à mort le par un tribunal militaire allemand et exécutés le même jour au camp d'aviation de Servel près de Lannion. Le château, incendié par les Allemands, fut complètement détruit ; il n'a jamais été reconstruit.[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  juin 1995 Yves-Marie Jagu Apparenté PCF  
juin 1995 en cours Gilbert Burlot PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2016, la commune comptait 233 habitants[Note 1], en diminution de 0,85 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720722729682792781819854872
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
809859805736755842796759724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
745780800754682647576543523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
425391335305292250241237232
2016 - - - - - - - -
233--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
  • Église Notre-Dame.

La chapelle de Saint-Tugdual[modifier | modifier le code]

Le calvaire.

Construite au lieu-dit Pen Léhart au XVIe siècle, elle marque les limites de l'ancien évêché de Tréguier, étant vraisemblablement une fondation des seigneurs de Léhart, eux-mêmes juveigneurs de la maison d'Avaugour.

Face à l'état de ruine l'abbé Le Cam, recteur de Senven-Léhart de 1970 à 1997 prit l'initiative de restaurer entièrement l'édifice. La statue en bois polychrome de saint Tugdual du début du XVIe siècle trônant à l'intérieur de la chapelle rappelle l'œuvre évangélisatrice du fondateur de l'évêché de Tréguier.

À la porte Ouest se trouve une stèle gauloise de l'âge du fer qui, jusqu'au XXe siècle, était au centre d'une croyance païenne selon laquelle les femmes stériles devaient s'y frotter le ventre dans l'espoir d'une maternité (copie de la plaquette murale sur la façade sud de l'édifice).

Un premier muret d'une hauteur avoisinant le 1,10m sur une longueur de 40m est visible à 40 mètres de la chapelle façade Nord Est. Puis un deuxième muret plus conséquent (hauteur: 1 mètre, longueur:340m)et en grande partie recouvert par la végétation. Ce muret borne la façade nord du champ attenant au Nord et Nord-Est de la chapelle.

Le calvaire[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Senven-Léhart (XVIIe siècle) est classé le 12 octobre 1964 au titre des Monuments historiques[9].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]