Senven-Léhart

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Senven-Léhart
Senven-Léhart
Mairie de Senven-Léhart.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Gilbert Burlot
2020-2026
Code postal 22720
Code commune 22335
Démographie
Population
municipale
235 hab. (2018 en augmentation de 0,86 % par rapport à 2013)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 33″ nord, 3° 04′ 05″ ouest
Altitude 227 m
Min. 120 m
Max. 266 m
Superficie 12,5 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Senven-Léhart

Senven-Léhart [sɛ̃vɛ̃leaʁ] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Le nom de la commune en breton est Senven-Lehard.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Senven-Léhart
Saint-Fiacre
Plésidy Senven-Léhart Saint-Gildas
Saint-Connan

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Senven-Léhart est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (75,1 %), terres arables (13,7 %), forêts (11 %), prairies (0,2 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Saint Neven en 1543[8].

Senven-Léhart vient du breton Néven (vieux breton Numin) et de Léhart (nom, semble-t-il, de la seigneurie de Léhart)[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux Morts porte les noms des 61 soldats morts pour la Patrie[10] :

  • 56 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 5 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale.
Le maquis de Goas-Hamon[modifier | modifier le code]

Un groupe de résistants s'était formé à partir du mois de mai 1944 dans la commune de Senven-Léhart et installé dans le château de Goas-Hamon[11], qui appartenait à la famille Novello ; ils furent attaqués par les Allemands le  : sept résistants (Jean Marion, Georges Le Saux, Jean Marini, Edmond Corbel, Jean Julienne, Ernest Le Flammec et Marcel Le Bihan) furent tués au combat ou massacrés sur place, douze furent arrêtés (Briac Blanchard, Albert Fouilhon, Paul Herviou, Joseph Le Bihan, Henri Le Gac, Alphonse Le Pape, Jean Le Tallec, Jean Lossouarn, Jean Peron, Albert Pinson, Paul Riou, Christian Savary) et furent condamnés à mort le par un tribunal militaire allemand et exécutés le même jour au camp d'aviation de Servel près de Lannion. Le château, incendié par les Allemands, fut complètement détruit ; il n'a jamais été reconstruit.[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  juin 1995 Yves-Marie Jagu Apparenté PCF  
juin 1995 en cours Gilbert Burlot PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 235 habitants[Note 2], en augmentation de 0,86 % par rapport à 2013 (Côtes-d'Armor : +0,42 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720722729682792781819854872
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
809859805736755842796759724
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
745780800754682647576543523
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
425391335305292250241237232
2018 - - - - - - - -
235--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
  • Église Notre-Dame.

La chapelle de Saint-Tugdual[modifier | modifier le code]

Le calvaire.

Construite au lieu-dit Pen Léhart au XVIe siècle, elle marque les limites de l'ancien évêché de Tréguier, étant vraisemblablement une fondation des seigneurs de Léhart, eux-mêmes juveigneurs de la maison d'Avaugour.

Face à l'état de ruine l'abbé Le Cam, recteur de Senven-Léhart de 1970 à 1997 prit l'initiative de restaurer entièrement l'édifice. La statue en bois polychrome de saint Tugdual du début du XVIe siècle trônant à l'intérieur de la chapelle rappelle l'œuvre évangélisatrice du fondateur de l'évêché de Tréguier.

À la porte Ouest se trouve une stèle gauloise de l'âge du fer qui, jusqu'au XXe siècle, était au centre d'une croyance païenne selon laquelle les femmes stériles devaient s'y frotter le ventre dans l'espoir d'une maternité (copie de la plaquette murale sur la façade sud de l'édifice).

Un premier muret d'une hauteur avoisinant le 1,10m sur une longueur de 40m est visible à 40 mètres de la chapelle façade Nord Est. Puis un deuxième muret plus important (hauteur : 1 mètre, longueur:340m)et en grande partie recouvert par la végétation. Ce muret borne la façade nord du champ attenant au Nord et Nord-Est de la chapelle.

Le calvaire[modifier | modifier le code]

Le calvaire de Senven-Léhart (XVIIe siècle) est classé le au titre des Monuments historiques[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  2. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 25 mars 2021).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 25 mars 2021).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 25 mars 2021).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statitiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 3 mai 2021)
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 3 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  9. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Motreff ».
  10. « MémorialGenWeb Relevé », sur www.memorialgenweb.org (consulté le 5 mars 2021).
  11. http://cerp22.free.fr/Lieuxdememoire22/Bourbriac/Senven-Lehart%20Goas-Hamon/Senven-Lehart%20Goas-Hamon.htm
  12. « BLANCHARD Briac, Augustin, Marie - Mémoire et Espoirs de la Résistance », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le 16 septembre 2020).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. Notice no PA00089662, base Mérimée, ministère français de la Culture.