Louargat

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Louargat
Louargat
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Intercommunalité Guingamp-Paimpol Agglomération
Maire
Mandat
Hervé L’Hévéder
2020-2026
Code postal 22540
Code commune 22135
Démographie
Gentilé Louargatais, Louargataise
Population
municipale
2 343 hab. (2017 en augmentation de 1,03 % par rapport à 2012)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 59″ nord, 3° 20′ 14″ ouest
Altitude Min. 100 m
Max. 301 m
Superficie 57,23 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Callac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Site officiel de Louargat

Louargat [luaʁgat] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Très étendue, la commune de Louargat englobe, au nord, le bourg de Saint-Eloi. Au sud, elle descend jusqu'aux forêts de Coat an Noz et Coat an Hay[1]. À l'est, elle est en bordure du Menez Bré, sommet du Trégor, où le Guindy prend sa source et sépare la commune de celle de Pédernec.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Louargat est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[2],[3]. La commune est en outre hors attraction des villes[4],[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Louergat en 1160, Loeargal en 1170 puis Louargat dès 1330 [6].

Le nom de Louargat dérive du saint breton Ergat (Boscat, Ouergat, Gouergat ou Wergat)[7] (cf. Tréouergat, Tréogat et Pouldergat)[8]. Louargat pourrait aussi dériver de l'ancien breton loer ou loar (lune) et cat (combat); ou de loc ar goat (lieu du bois); ou encore loar goat (lune du bois), en raison de la situation de la commune au milieu de la foret de Coat-an-Hay[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1802 François Lohennet ? cultivateur
décédé en 1814
1802 1813 Yves Scolan ? notaire, propriétaire
décédé en 1813
1813 1831 Joseph Le Calvez ? cultivateur, propriétaire
décédé en 1840
1831 1846 Jean Mahé ? notaire, propriétaire
décédé en 1887
1846 1870 Yves Stephan ? laboureur, propriétaire
décédé en 1872
1870 1906 Jean Scolan laïc cultivateur, propriétaire
décédé en 1906
1906 1912 Félix Bellein ? cultivateur, propriétaire
décédé en 1937
1912 1919 Yves Marzin laïc, radical de gauche entrepreneur en bâtiments
décédé en 1950
1919 1928 François Raoul radical de gauche docteur en médecine
conseiller général (1905-1928), décédé en 1928
1928 1931 François Yvon ? cultivateur
décédé en 1955
1931 1935 Yves Nicol ? boucher
conseiller général, décédé en 1952
1935 1939 Georges Raoul Rad.ind. clerc de notaire
décédé en 1972
1939 1939 Jean-Marie Madigou ? entrepreneur en bâtiments
décédé en 1964
1940 1944 Georges Raoul ? clerc de notaire
décédé en 1972
1944 1947 Louis Lales PCF cantonnier
premier ouvrier élu maire de Louargat, conseiller général (1945-1951), décédé en 1982
1947 1952 Yves Nicol ? boucher
conseiller général (1951-1952), décédé en 1952
1952 1966 Robert Cozanet ? boucher
1966 1995 Henri Le Moil apparenté PCF enseignant
décédé en 2008
1995 2008 Michel Guillou DVG cadre retraité
2008 2014 Gilbert Le Blévennec DVG Cadre
2014 23 mai 2020 Brigitte Le Guesclou-Godfroy apparentée PCF Salariée du secteur médical
première femme élue maire de Louargat
23 mai 2020 En cours Hervé L’Hévéder[10]   Agriculteur

Sources : état-civil, archives départementales des Côtes d'Armor et mairie de Louargat[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2017, la commune comptait 2 343 habitants[Note 2], en augmentation de 1,03 % par rapport à 2012 (Côtes-d'Armor : +0,55 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 0313 5294 4195 0055 0043 8334 0424 2494 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2774 3284 3574 5804 6124 3114 4164 3754 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 0713 9703 7793 4663 5173 1043 0672 7622 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 4282 3402 1792 2242 1282 1262 2082 2192 230
2013 2017 - - - - - - -
2 3292 343-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Louergad.

L’adhésion à la charte Ya d'ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le . Le a été remis à la commune le label Ya d'ar brezhoneg de niveau 1.

À la rentrée 2017, 62 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques (soit 25,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[16].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hauteurs[modifier | modifier le code]

  • Menez Bré, haut de 302 m. Au sommet, chapelle Saint-Hervé siège de foires renommées (chevaux).
  • Méné Hoguené, haut de 304 m : « Lande Justisso », lieu de haute et basse justice et d’exécutions (les suppliciés étaient pendus sur ce point culminant).

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Neiges.
Préhistoire
Édifices chrétiens
  • Église Notre-Dame-des-Neiges[18]. L'église primitive de Louargat a pour fondateurs les Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Comme toute la paroisse, Louargat dépendait de la commanderie de Palacret. C'est le elemosina de Louargat de la Charte de 1170. L'ancienne église ayant besoin d'être restaurée et agrandie, les plans de ces travaux furent dressés en 1858 par M. Eugène Dar, architecte à Guingamp, marié à Eugénie Troussel, mais ne furent pas approuvés par l'architecte diocésain qui fit dressés de nouveaux plans par M. Guépin. Devant les lenteurs administratives, les paroissiens démolirent leur église sans autorisation, en 1866, à l'exception de la tour avec ses gargouilles et ses fonts baptismaux qui datent du XVIe siècle, sur une base du XVe siècle. Une nef neuve remplace l'ancienne qui avait des débris des XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècle, elle conserve quatre enfeux aux armes des familles de Guébriant, Raison du Cleuziou et du Largez. L'édifice actuel a été terminé en 1869, il abrite une statue de saint Isidore datée du XXe siècle.
  • Église Saint-Éloi (bourg de Saint-Eloi)/
  • Chapelles Saint-Jean et Saint-Fiacre (XVIIe siècle),
  • Chapelle Saint-Paul (XVIIIe siècle),
  • Chapelle Saint-Sylvestre (XVIIIe siècle),
  • Chapelle Saint-Hervé sur le Menez-Bré.
  • Chapelle Sainte-Marguerite, près du manoir du Cleuziou.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Motte féodale de Pen Ar Stang, dite « tumulus An Dossen », 114 m de haut.
  • Manoir du Cleuziou, construction du XVe siècle au XVIIe siècle par la famille du Cleuziou, puis à la suite du mariage au XVe siècle de Gillette du Clauziou par la famille Raison qui en porte le nom. C'est actuellement un restaurant et un hôtel.
  • Manoir de Plouserf.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Forêt de Coat An Hay.  
  • Lande Supplice. 

pour en savoir plus sur le patrimoine de Louargat

Équipements de proximité[modifier | modifier le code]

La ville de Louargat est équipée d'un terrain multisports en aluminium depuis [19].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Événements liés à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1790 Louargat élit sa première municipalité.
  • En 1832 le bourg de Louargat fut en grande partie détruit par un incendie, l'église Notre-Dame-des-Neiges fut reconstruite et bénie le .
  • Le fut posée la première pierre de l'église de Saint-Eloi -construite par l'entrepreneur de Louargat Yves Marzin futur maire de la commune- et fut bénie le .
  • Du au , les résistants FTPF réalisent sur la commune 21 sabotages de la voie ferrée Paris-Brest, dont 10 déraillements, deux déraillements eurent lieu dans la nuit de 5 au .
  • Le , un maquis composé de 32 FTPF est créé sur Louargat et Saint-Eloi, il sera opérationnel jusqu'à la Libération du secteur le .
  • Le , à Pont-Elory, les résistants FTPF réalisent le sabotage du câble téléphonique souterrain reliant Brest à Berlin.
  • Le , au bourg, les Allemands incendient trois maisons -propriétaires : Jean-Marie Madigou et Anne Le Quéméneur et du locataire le boulanger Albert Le Guyader, propriété d'Yves Nicol.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Description de la forêt sur le site de l'Office du Tourisme
  2. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  3. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1049.
  7. Google Books - Page 52 Malo-Joseph de Garaby - Vie des bienheureux et des saints de Bretagne, pour tous les jours de l'année - 1839
  8. J. de La Passardière, "Topologie des paroisses du Léon", Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, janvier-février 1911, volumes 45 à 46, pages 179-180, consultable https://books.google.fr/books?id=uJAVAAAAYAAJ et Joseph Loth, Les noms de saints bretons", "Revue celtique", 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6573818q/f302.image.r=Tr%C3%A9ogat?rk=1416316;0
  9. Le patrimoine des communes des Cotes-d'Armor, t. 2, Charenton-le-Pont, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », (ISBN 978-2842340308)
  10. « Municipales à Louargat. L’écharpe tricolore pour Hervé L’Hévéder », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  11. pour en savoir plus sur les maires de Louargat
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  16. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  17. « Tumulus dit An Dossen », notice no PA00089317, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. Selon Jean-Claude Even, l'appellation proviendrait d'une traduction erronée du breton Itron-Varia an Nec'h qui signifie Notre-Dame-du-Mont ou de la Hauteur. La plaque descriptive apposée sur l'église indique cependant bien « Itron-Varia an Erc'h ».
  19. « Louargat, le terrain multisports prend forme », sur 3R Playground, (consulté le 15 novembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]