Louargat

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Louargat
Louargat
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Arrondissement de Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Brigitte Le Guesclou-Godfroy
2014-2020
Code postal 22540
Code commune 22135
Démographie
Gentilé Louargatais, Louargataise
Population
municipale
2 355 hab. (2016 en augmentation de 1,99 % par rapport à 2011)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 59″ nord, 3° 20′ 14″ ouest
Altitude Min. 100 m
Max. 301 m
Superficie 57,23 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte administrative des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Louargat

Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor

Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
City locator 14.svg
Louargat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Louargat

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Louargat
Liens
Site web Site officiel de Louargat

Louargat [luaʁgat] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Très étendue, la commune de Louargat englobe, au nord, le bourg de Saint-Eloi. Au sud, elle descend jusqu'aux forêts de Coat an Noz et Coat an Hay[1]. À l'est, elle est en bordure du Menez Bré, sommet du Trégor, où le Guindy prend sa source et sépare la commune de celle de Pédernec.

Communes limitrophes de Louargat
Trégrom Pluzunet Bégard
Plounévez-Moëdec Louargat Pédernec
Belle-Isle-en-Terre Gurunhuel Tréglamus

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Louergat en 1160, Loeargal en 1170 puis Louargat dès 1330 [2].

Le nom de Louargat dérive du saint breton Ergat (Boscat, Ouergat, Gouergat ou Wergat)[3] (cf. Tréouergat, Tréogat et Pouldergat)[4]. Louargat pourrait aussi dériver de l'ancien breton loer ou loar (lune) et cat (combat); ou de loc ar goat (lieu du bois); ou encore loar goat (lune du bois), en raison de la situation de la commune au milieu de la foret de Coat-an-Hay[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1874   Jean-Marie Scolan   Conseiller général
1920   Yves Marzin   Entrepreneur en bâtiments
1936   Jean-Marie Madigou   Entrepreneur en bâtiments
1940   Georges Raoul   Docteur
1945 1947 Louis Lales PCF Conseiller général, cantonnier
1947 1953 Yves-Marie Nicol   Boucher
1953 1966 Robert Cozanet   Charcutier
mai 1966 mars 1995 Henri Le Moil DVG Enseignant
mars 1995 mars 2008 Michel Guillou DVG Cadre retraité
mars 2008 2014 Gilbert Le Blévennec DVG Cadre
mars 2014 En cours Brigitte Le Guesclou-Godfroy PCF Salariée du secteur médical
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2016, la commune comptait 2 355 habitants[Note 1], en augmentation de 1,99 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 0313 5294 4195 0055 0043 8334 0424 2494 428
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 2774 3284 3574 5804 6124 3114 4164 3754 346
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 0713 9703 7793 4663 5173 1043 0672 7622 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
2 4282 3402 1792 2242 1282 1262 2082 2192 230
2013 2016 - - - - - - -
2 3292 355-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en breton est Louergad.

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 14 juin 2007. Le 6 février 2012 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 1.

À la rentrée 2017, 62 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques (soit 25,1 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[10].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Hauteurs[modifier | modifier le code]

  • Menez Bré, haut de 302 m. Au sommet, chapelle Saint-Hervé siège de foires renommées (chevaux).
  • Méné Hoguené, haut de 304 m : « Lande Justisso », lieu de haute et basse justice et d’exécutions (les suppliciés étaient pendus sur ce point culminant).

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame-des-Neiges.
Préhistoire
Édifices chrétiens
  • Église Notre-Dame-des-Neiges[12]. L'église primitive de Louargat a pour fondateurs les Hospitaliers de Saint-Jean. Comme toute la paroisse, Louargat dépendait de la commanderie de Palacret. C'est le elemosina de Louargat de la Charte de 1170. L'ancienne église ayant besoin d'être restaurée et agrandie, les plans de ces travaux furent dressés en 1858 par M. Eugène Dar, architecte à Guingamp, marié à Eugénie Troussel, mais ne furent pas approuvés par l'architecte diocésain qui fit dressés de nouveaux plans par M. Guépin. Devant les lenteurs administratives, les paroissiens démolirent leur église sans autorisation, en 1866, à l'exception de la tour avec ses gargouilles et ses fonts baptismaux qui datent du XVIe siècle, sur une base du XVe siècle. Une nef neuve remplace l'ancienne qui avait des débris des XIVe siècle, XVe siècle et XVIe siècle, elle conserve quatre enfeux aux armes des familles de Guébriant, Raison du Cleuziou et du Largez. L'édifice actuel a été terminé en 1869, il abrite une statue de saint Isidore datée du XXe siècle.
  • Église Saint-Éloi (bourg de Saint-Eloi)/
  • Chapelles Saint-Jean et Saint-Fiacre (XVIIe siècle),
  • Chapelle Saint-Paul (XVIIIe siècle),
  • Chapelle Saint-Sylvestre (XVIIIe siècle),
  • Chapelle Saint-Hervé sur le Menez-Bré.
  • Chapelle Sainte-Marguerite, près du manoir du Cleuziou.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Motte féodale de Pen Ar Stang, dite « tumulus An Dossen », 114 m de haut.
  • Manoir du Cleuziou, construction du XVe siècle au XVIIe siècle par la famille du Cleuziou, puis à la suite du mariage au XVe siècle de Gillette du Clauziou par la famille Raison qui en porte le nom. C'est actuellement un restaurant et un hôtel.
  • Manoir de Plouserf.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

  • Forêt de Coat An Hay.  
  • Lande Supplice. 

Équipements de proximité[modifier | modifier le code]

La ville de Louargat est équipée d'un terrain multisports en aluminium depuis mai 2012[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Carré : Médecin général inspecteur (2s), Professeur agrégé du Val-de-Grâce, Officier de la Légion d'honneur, Médecin des cosmonautes en 1977 l'agence spatiale européenne lui demande d'organiser la première sélection de spationautes français en collaboration avec la Nasa et réalise ainsi la première communication spatiale en breton depuis la terre avec Jean-Loup Chrétien.
  • Jean-Yvon Nicol, médecin-général, chirurgien de la Marine.
  • Louis Lales (1910-1978), cantonnier, résistant, responsable du Front National pour la Libération de la France et des Francs Tireurs et partisans Français (FTPF), initiateur du premier groupe de résistants sur Louargat avec Roger Madigou, Armand Tilly (1915-2011) et Eugène Le Lagadec (1916-1958). Maire de la commune de 1945 à 1947 et conseiller général du canton.
  • Roger Madigou (1924-1944), résistant FTPF, commissaire aux effectifs, arrêté le 6 avril 1944 par les feldgendarmes (gendarmes allemands) à Kerbaul en Louargat, maltraité, jugé par un tribunal militaire allemand le 6 mai 1944 à Saint-Brieuc, condamné à la peine de mort et fusillé le même jour au camp de manœuvre des Croix en Ploufragan (Côtes d'Armor ; Côtes-du-Nord).

Événements liés à la commune[modifier | modifier le code]

  • Du 24 décembre 1943 au 21 juillet 1944, les résistants FTPF réalisent sur la commune 21 sabotages de la voie ferrée Paris-Brest, dont 10 déraillements.
  • Le 30 juillet 1944, à Pont-Elory, les résistants FTPF réalisent le sabotage du câble téléphonique souterrain reliant Brest à Berlin.
  • Le 6 août 1944, au bourg, les Allemands incendient trois maisons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Description de la forêt sur le site de l'Office du Tourisme
  2. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1049.
  3. Google Books - Page 52 Malo-Joseph de Garaby - Vie des bienheureux et des saints de Bretagne, pour tous les jours de l'année - 1839
  4. J. de La Passardière, "Topologie des paroisses du Léon", Revue de Bretagne de Vendée & d'Anjou, janvier-février 1911, volumes 45 à 46, pages 179-180, consultable https://books.google.fr/books?id=uJAVAAAAYAAJ et Joseph Loth, Les noms de saints bretons", "Revue celtique", 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6573818q/f302.image.r=Tr%C3%A9ogat?rk=1416316;0
  5. Le patrimoine des communes des Cotes-d'Armor, t. 2, Charenton-le-Pont, Flohic Éditions, coll. « Le Patrimoine des Communes de France », (ISBN 978-2842340308)
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  11. « Tumulus dit An Dossen », notice no PA00089317, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Selon Jean-Claude Even, l'appellation proviendrait d'une traduction erronée du breton Itron-Varia an Nec'h qui signifie Notre-Dame-du-Mont ou de la Hauteur. La plaque descriptive apposée sur l'église indique cependant bien « Itron-Varia an Erc'h ».
  13. « Louargat, le terrain multisports prend forme », sur 3R Playground, (consulté le 15 novembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]