Duault

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Duault
Duault
La chapelle de Landugen.
Blason de Duault
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Guingamp-Paimpol Armor-Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Gilbert Le Gall
2014-2020
Code postal 22160
Code commune 22052
Démographie
Gentilé Duaultois, Duaultoise
Population
municipale
359 hab. (2016 en diminution de 1,37 % par rapport à 2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 43″ nord, 3° 26′ 03″ ouest
Altitude 195 m
Min. 97 m
Max. 256 m
Superficie 21,59 km2
Localisation

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Duault [dyɔt] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune vient des mots bretons du (noir) et aod (côte). Duault signifie donc la côte orientée au nord (à l'ombre)[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fisel.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets rouges en 1675 et pour être la ville natale d'Anatole Le Braz en 1859.

La forêt de Duault[modifier | modifier le code]

La forêt de Duault (son nom signifie en français "Roc-Noir") est un amas de rochers de granite sauvages et imposants, ainsi décrits par Frank Davies[2] : « La masse de rochers, dont quelques-uns, blocs de granit, s'érigeaient comme des géants sur leurs gardes, barrant l'accès de la forêt au-delà, tandis que d'autres, couchés, formaient des cromlec'hs et des dolmens naturels de taille gigantesque et de formes bizarres. (...) C'était une forêt épaisse pendant des kilomètres, excepté quelques places déblayées par les charbonniers ou des emplacements occupés par des bouquets de hêtres qui couronnaient les hauteurs »[3].

Frank Davies rapporte qu'aux alentours de 1854 une bande de cinq à six loups envahirent la hutte d'un sabotier et de son épouse et dévorèrent leurs trois moutons et leur chien. Il ajoute que lors des hivers rudes, après une longue période de neige, « on a besoin d'allumer des feux la nuit à tous les carrefours de routes entre Carhaix, Callac, Gourin, Rostrenen et autres petites villes du voisinage pour préserver les troupeaux et même les chiens de la rapacité des loups affamés »[3].

Charbonniers et sabotiers étaient nombreux les siècles passés (jusque dans les premières décennies du XXe siècle) en forêt de Duault[4].

La Résistance : la base Samwest[modifier | modifier le code]

Monument de Kerhamon en mémoire des combats de juin 1944

Entre le 5 et le , la compagnie Tito, épaulée par une quarantaine de S.A.S. commandés par le capitaine Pierre Leblond et deux équipes Jedburgh parachutées, la première l'équipe Félix dans la nuit du 8 au près de Jugon, la seconde l'équipe Frederick (formée du capitaine Aguirec, du major britannique Wise et du radio américain Kehoe) dans la nuit du 9 au à Duault, se déplace dans la forêt de Duault à la ferme de Kerhamon pour y implanter la base Samwest. Le , deux compagnie de l'Armée allemande d'occupation attaquèrent la ferme de Kerhamon, occupée par des parachutistes du 4e bataillon SAS de la France libre, une équipe Jedburg et des FFI, aidés par la population locale[5]. Le combat continua le et fut très meurtrier de part et d'autre ; les Allemands auraient eu 45 tués ; 4 membres des S.A.S. et 9 résistants FTP furent tués ; plusieurs parachutistes sont grièvement blessés dont les lieutenants André Botella[6] et Jean Lasserre[7] ; 31 maquisards et otages[8] furent torturés et fusillés par les Allemands dont deux paysans de Duault abattus dans leur champ et 8 otages[9] fusillés dans le bois de Boudan[10] à Plestan dans la nuit du 13 au [11]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le , fut inauguré à Kerhamon en Duault le monument commémoratif des combats de juin 1944[12].

Les blessés, et treize tonnes de munitions récupérées par les résistants, sont alors déménagés par le maquis de Saint-Marcel[13].

Article connexe : Opération Samwest.
Article connexe : Maquis de Saint-Marcel.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent au lion de sinople couronné d'or, armé et lampassé de gueules.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Gilbert Le Gall DVD Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4672 0732 1971 8992 3412 3792 5192 7002 829
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 8362 8052 8479181 3441 3321 4301 3531 363
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2461 3081 3191 3211 3891 2511 1151 020843
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
787638529442404356335364359
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J-Y LE MOING, Noms de lieux en Bretagne, Éditions Bonneton, 2004
  2. Frank Davies, en fait révérend E.W.L. Davies, vint chasser deux années de suite en Bretagne, probablement en 1854 et 1855, mais ne publia ses souvenirs en anglais que vingt ans plus tard en 1875.
  3. a et b Frank Davies, Chasse aux loups et autres chasses en Bretagne, éditions des Montagnes Noires, (ISBN 978-2-919305-22-3).
  4. Michel Duval, Forêts bretonnes en Révolution. Mythes et réalités, Spézet, Nature et Bretagne, (ISBN 2-852570-80-7).
  5. http://almrd22.fr/IMG/pdf/i12_SAS_et_base_Samwest_a_Duault.pdf
  6. « André BOTELLA, un héros méconnu dans les évènements de la bataille de la forêt de Duault en juin 1944 », sur callac.joseph.lohou.fr.
  7. « Opération Samwest », sur callac.joseph.lohou.fr.
  8. « Duault – Monument commémoratif de Kerhamon », sur Memorialgenweb.org.
  9. « Plestan – Carré militaire du bois de Boudan », sur Memorialgenweb.org.
  10. « Cimetière des martyrs – Plestan » (version du 17 septembre 2018 sur l'Internet Archive).
  11. Christian Bougeard, "Le Choc de la guerre dans les Côtes-du-Nord 1939-1945", éditions Gisserot, 1995, p. 111-112
  12. « Duault (22) - Stèle de Kerhamon - Déc. 2012 » (version du 28 janvier 2015 sur l'Internet Archive).
  13. Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne", Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, (ISBN 978-2-916579-09-2)
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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