Coadout

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Coadout
Coadout
L'église Saint-Iltud.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Guingamp-Paimpol Armor-Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Pierre Giuntini
2014-2020
Code postal 22970
Code commune 22040
Démographie
Population
municipale
581 hab. (2016 en augmentation de 4,5 % par rapport à 2011)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 05″ nord, 3° 11′ 13″ ouest
Altitude 160 m
Min. 74 m
Max. 245 m
Superficie 9,73 km2
Localisation

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Coadout [kwadut] (Koadoud en breton) est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Coatnouët au XIIe siècle, Coitbout en 1434[1].

Le toponyme est formé du breton koat (bois) et du second élément, variante de bot (résidence)[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

La paroisse de Coadout, enclavée dans l'évêché de Tréguier, faisait partie du doyenné de Lanmeur relevant de l'évêché de Dol et était sous le vocable de saint Iltud. Elle avait comme trève Magoar.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Coadout porte les noms de 39 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale[2].

Un soldat originaire de Coadout, François Thomas[3], du 11e groupe spécial, a été fusillé pour l'exemple le à Oujda (Maroc) pour « voies de fait et outrages à l'occasion du service envers ses supérieurs et rébellion envers la force armée »[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1817 Noël Le Dereat    
1817 1827 Joseph Le Jannic    
1827 1830 Joseph Michel    
1830   Jean Landoys    
  1876 Joseph Michel    
1876 1887 Pierre Jouan   Cultivateur
1887 1891 Louis-Marie Rolland du Roscoat    
1891 1892 Louis Guillou    
1892 1894 Laurent Corson   Terrassier
1895   Louis-Marie Rolland du Roscoat    
mars 2001 octobre 2012 Yvon Philippe PS Retraité
novembre 2012 en cours Jean-Pierre Giuntini PS Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 581 habitants[Note 1], en augmentation de 4,5 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
386315406429554525520609587
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
538551570540604627580627625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
625600608588542512487442409
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
369331299401483497518556581
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Iltud (XVIIe siècle). Ce fut à l'origine une chapelle au XIIe siècle.

Manoir du bois de la Roche[modifier | modifier le code]

On ne possède que très peu de documents sur l'origine de ce château. Les vestiges qu'il en reste, en particulier ses trois tours, indiquent clairement qu'il s'agissait d'autre chose que d'un simple manoir. Il existe des vestiges de fondation qui nous présentent ce château comme un corps de bâtiments d'environ soixante-dix mètres de façade et qui prolongeait l'habitation actuelle jusqu'au mur d'enceinte, vers le nord. On peut d'ailleurs apercevoir encore, de nos jours, des traces de cabinets d'aisance insérées dans la muraille elle-même, telle qu'il en était la coutume au Moyen Âge.

Les "communs" de style Renaissance, ainsi que des pierres de récupération insérées dans la construction récente laisse entendre que l'ensemble avait une certaine importance.

Les tours nous ramènent au plus tôt au XIIIe siècle et il existe une ferme (à l'ouest) dont le magnifique porche d'entrée recèle une charpente qui laisserait entendre que des Compagnons du Devoir sont passés par là, tant le travail est précis et complexe. Mais aucun document n'en précise les détails.

Le corps de bâtiment rectangulaire, accoté aux tours, et qui donne cette impression de manoir, date de 1910. Il fait suite à un autre bâtiment de même volume qui a été détruit par le feu. Cette construction, dont il reste de nombreuses reproductions, était un véritable castelet d'opérette avec créneaux et terrasses, empruntés, vraisemblablement au château précédent.

Pour ceux qui aiment l'architecture, il est intéressant de demander à visiter l'intérieur actuel pour étudier les difficultés qu'ont eues les reconstructeurs à joindre intelligemment les différents niveaux du bâtiment actuel aux tours plus anciennes et dont les hauteurs sous plafond diffèrent. C'est aussi l'occasion de voir utiliser pour la première fois le ciment, tant leur fut intolérable de voir partir en fumée les poutres de bois.

Ce château est lié aux familles de Roscerf et du Liscouët :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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