Kerpert

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Kerpert
Kerpert
Mairie de Kerpert.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Guingamp Paimpol Armor Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Paul Le Moigne
2014-2020
Code postal 22480
Code commune 22092
Démographie
Population
municipale
275 hab. (2016 en diminution de 8,94 % par rapport à 2011)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 38″ nord, 3° 07′ 58″ ouest
Altitude Min. 177 m
Max. 301 m
Superficie 21 km2
Localisation

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Kerpert [kɛʁpɛʁ] est une commune du département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Le nom de la commune en breton est Kerbêr.

Géographie[modifier | modifier le code]

La paroisse fait partie du territoire breton traditionnel du pays Fañch.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia Sancti Petri en 1160[1], Kerpezre en 1443 et en 1571, Treffve Sainct Pierre en 1535 et en 1536, Kerperre en 1669, Kerperre-Pligeau à la fin du XVIIe siècle, Kerpert au XVIIe siècle, Kerper, Kerpers, Kerpert au XVIIIe siècle[2].

De ker-Per, « la maison ou le village de [saint] Pierre »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Kerpert est une ancienne trève avec Saint-Connan de la paroisse de Ploegeau ou Plijo (puis Saint-Gilles-Pligeaux) divisée aujourd'hui en trois communes ; Kerpert est situé dans le pays traditionnel de Cornouaille.

Kerpert a possédé une abbaye cistercienne, aujourd'hui en ruines, Notre-Dame de Koad Maloen, fondée le .

Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Coatmalouen.

Blason : selon Régis de Saint-Jouan, « deux coquilles et un croissant en pointe, surmontés d'un lambel » (cf. Courcy). Il s'agit des armes de la famille Pligeau, sieurs de Saint-Gilles, connue du XIVe au XVIe siècle.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En avril 1851, un loup enragé blessa des vaches, des chevaux et 63 personnes entre Kerpert et Bourbriac, tuant 2 enfants ; 13 autres personnes moururent de la rage entre mai et juillet, contaminées par les morsures[3].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Kerpert porte les noms de 60 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Guillaume Le Gall[4], décoré de la Médaille militaire et de la |Croix de guerre[5].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le maquis de Coat Malouen[modifier | modifier le code]

Un maquis a existé à Coat Malouen : issu à la base d’un groupe de résistants organisé militairement par le commandant Robert, le maquis s’étendait sur une grande partie du territoire de la commune de Kerpert.

Lors de la bataille du , le maquis de Coat Mallouen s’est battu vaillamment en infligeant, par son organisation, son courage, sa résistance, son combat, des pertes d'une telle importance à son assaillant qui, croyant avoir devant lui une base opérationnelle des forces alliées destinée à prendre l'armée allemande à revers fut surpris, débordé.

L’ennemi a donc fait appel à d’importantes réserves d’hommes, d’armement et de matériels. Le Maquis, devant les énormes possibilités de l’occupant, sagement, avant d’être écrasé, s’est replié, en bon ordre, sur un secteur trop connu pour être raisonnablement utilisable[6].

Son repli a d'abord été vers le maquis de Saint-Servais, puis; rejoignant Guingamp par le sud, il s'allia à une unité blindée américaine à laquelle il servit d’infanterie pour la libération de cette ville.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Abbaye cistercienne Notre-Dame de Koad Maloen.

Église Saint-Pierre (XVIe siècle) à enclos, ossuaire et croix monumentale ; vitraux de Pierre Toulhoat (1923-2014).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1933 1947 Joseph Le Bizec Rad. Agriculteur
1947 1971 Pierre Lorguilloux MRP Agriculteur
1971 2008 Jean-Paul Allanic PS Agriculteur
2008 En cours Jean-Paul Le Moigne DVG Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[8].

En 2016, la commune comptait 275 habitants[Note 1], en diminution de 8,94 % par rapport à 2011 (Côtes-d'Armor : +0,77 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8658351 0179971 0341 2281 2411 2751 238
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2331 2551 2701 1421 1621 1531 1901 1651 171
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2031 1611 1381 0781 018933818758596
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
617536441407308318297297278
2016 - - - - - - - -
275--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Construite, en forme de croix latine au début du XVIe siècle, elle se situe au milieu de l’enclos paroissial. Reconstruction du clocher porche ouest dans la première moitié du XVIIe siècle, sacristie construite en 1880, fonts baptismaux construits en 1886 ; croix monumentale sculptée par Ian Larhantec en 1869, ornée du visage du Christ et des instruments de la Passion ; ossuaire construit dans la première moitié du XVIe siècle.

À l’intérieur de l’édifice, on distingue la poutre de Gloire, en bois polychrome du XVIe siècle, le maître vitrail où l’on reconnait le blason d’Anne de Bretagne (qui dit-on en fit cadeau à la paroisse lors d’un séjour à l’abbaye de Coat Malouen) et les vitraux modernes de Toulhoat. Un enfeu tenue par un ange au-dessus de l'arc et par deux autres personnages au-dessus des lanterneaux, les armoiries de cet enfeu ne sont pas identifiables avec certitude. De nombreux procès-verbaux de 1666 à 1751 témoignent, en effet, de graves différends, à propos des prééminences dans l’église, entre les abbés de Coatmalouen et les seigneurs de Kerlabourat et Penpoullou, relevant de la seigneurie de Quintin. Deux fresques murales ont été découvertes lors des travaux de rénovation, l’une d’elles représente la croix aux outils avec les instruments de la Passion (lance, pointes, marteau, échelle…). Restaurée au XIXe siècle, la chaire en bois témoigne de la richesse de la décoration au XVIIe siècle. Dans le transept Nord, une sablière sculptée représente deux moines entourant un tonnelet de vin, mêlant ainsi le profane et le sacré.

Face au porche-clocher, l’ossuaire du XVIe siècle tient une place importante dans l’enclos, lieu de repos des ossements anciens enlevés au cours des inhumations successives, c’est, ici un édifice indépendant, ouvert sur un seul côté par quatre petites baies.

Elle est classée aux Monuments historiques en 1921.

L'église paroissiale Saint-Pierre et la place Principale du village de Kerpert.
  • Chapelle de Kergrist Lann : construite en 1755, elle appartenait à la paroisse de Magoar. À la suite d'une querelle Kerpert-Magoar, elle fut détruite vers 1860, rachetée par Kerpert en 1872, elle fut reconstruite. C’est le lieu d'un pardon qui a lieu tous les jeudis de l’Ascension. Le calvaire qui l’accompagne date de la fin du XVe siècle, il fut en partie détruit, sans doute pendant la période révolutionnaire.
  • Lavoir et fontaine de dévotion : Feunten ar Werc'hez. Les fontaines de dévotion, objet d'un pardon annuel, avaient la réputation d'avoir des vertus curatives.
  • Dolmen de Kéranquéré et menhir de Lesquiolec datés du Néolithique.
  • Croix plate : datée du XIIe siècle, matériau: granit ; c’est une croix monolithique qui est sans doute l’une des bornes limitatives des terres allouées à l’abbaye de Coat Malouen par la charte du Duc Conan II. À noter un motif profane à l’arrière de la croix : un soleil avec sept rayons parallèles, symbolisme celtique.
  • Ferme de Saint-Urnan : construction au XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot (ISBN 2877474828, lire en ligne), p. 75
  2. infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Kerpert » (consulté le 10 février 2017)
  3. François de Beaulieu, "Quand on parle du loup en Bretagne", éditions Le Télégramme, 2004, (ISBN 2-84833-096-1)
  4. Guillaume Le Gall, né le à Saint-Gilles-Pligeaux, soldat au 70e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Chattancourt (Meuse).
  5. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=10211
  6. Voir le site http://almrd22.fr/L-attaque-du-maquis-par-l-armee
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  11. Église Saint-Pierre et son ossuaire

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]