Moderna museet

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Moderna museet
Illustration.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la Suède Suède
Ville Stockholm
Adresse Stockholm, Malmö
Coordonnées 59° 19′ 35″ N 18° 05′ 01″ E / 59.326389, 18.08361159° 19′ 35″ Nord 18° 05′ 01″ Est / 59.326389, 18.083611
Informations générales
Date d’inauguration 1958
Collections art moderne
Informations visiteurs
Site web www.modernamuseet.se

Géolocalisation sur la carte : Suède

(Voir situation sur carte : Suède)
Moderna museet

Moderna museet, le musée d'art moderne de Stockholm, est un musée situé sur l'île de Skeppsholmen dans le centre de Stockholm en Suède. Il a ouvert ses portes en 1958 et son premier directeur fut Pontus Hultén[note 1]. Le musée dispose depuis 2009 d'un second établissement à Malmö. Il est dirigé par Daniel Birnbaum depuis mai 2010.

Œuvres et évènements[modifier | modifier le code]

Il abrite des œuvres de l'Époque moderne comprenant Georges Braque, Sonia Delaunay, Siri Derkert, Henri Matisse, Edvard Munch, Wassily Kandinsky, Ernst Ludwig Kirchner, Pablo Picasso, et d'autres[1]. Mais aussi les œuvres des nouveaux réalistes, notamment La Chèvre de Robert Rauschenberg introduite pas le directeur du musée, et des œuvres de Jasper Johns.

Ponthus Hultéen a fait une grande donation au musée en 2005. Elle comprenait plus de 700 œuvres parmi lesquelles on compte : Constantin Brâncuși, Salvador Dalí, Walter De Maria, Marcel Duchamp, Max Ernst, Sam Francis, Jasper Johns, Roy Lichtenstein, Kasimir Malevitch, Claes Oldenburg, Francis Picabia, Robert Rauschenberg, Niki de Saint Phalle, Jean Tinguely[note 2], Andy Warhol[2]

En 1966, Hultén a été l'instigateur de l'installation d'une sculpture monumentale : une femme géante couchée dessinée par Niki de Saint Phalle, construite par Jean Tinguely et le finlandais Per Olof Ultvedt[note 3]. Cette géante qui se visitait en entrant par son vagin portait le nom de Hon/Elle construite en six semaines, elle fut détruite en trois jours après l'exposition, car c'était une œuvre éphémère, une performance dont le clou fut la mise en scène de sa destruction[3]. Hultén a fait don au musée de la maquette en papier mâché réalisée par Niki de Saint Phalle ainsi que de la lithographie, 35 x 32 x 83 cm de l'affiche dessinée par l'artiste. Donation Pontus Hultén 1998 comprenant la maquette et l'affiche[4].

En 1993, six œuvres de Picasso et deux de Braque d'une valeur totale de plus de 60 millions d'euros y ont été dérobées dans un « casse »[5] reprenant la méthode employée dans Du rififi chez les hommes[6]. Seules trois œuvres de Picasso ont depuis été retrouvées.

Depuis le premier février 2007, l'accès aux collections est payant. L'entrée est de 80 couronnes suédoises, 60 pour les étudiants.

Le bâtiment qui abrite de nos jours le musée a été construit entre 1994 et 1998, et dessiné par l'architecte espagnol Rafael Moneo.

Images[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. né le 21 juin 1924 à Stockholm et mort dans même ville le 26 octobre 2006
  2. sur lequel il a écrit un ouvrage dont certains tirages, aux États-Unis notamment, sont des livres de bibliophilie : Pontus Hultén, Jean Tinguely : Méta, Stockholm,‎ , 363 p., p. 289, l'ouvrage en français traduit du suédois par Paul Lebeer, Anne Rubinlicht-Proux et Malou Höjer, a une reliure de Jean Tinguely en forme de cartable, réalisée par la maison Norden à Malmö. Il est traduit également en anglais en édition limitée à 500 exemplaires par New York Graphic Society en 1975
  3. sculpteur et scénographe, né le 5 juillet 1927 à Kemi, Finlande, mort le 21 novembre 2006 à Lidingö, Suède

Références[modifier | modifier le code]

  1. collection 1900-1920
  2. la donation historique de Pontus Hultén
  3. Patrik Andersson, professeur associé à l'Emily Carr University of Art and Design de Granville Island, Vancouver dans Camille Morineau et al 2014, p. 60.
  4. Camille Morineau et al 2014, p. 82.
  5. (en) The world's greatest art heists, The telegraph, 20 mai 2010, [1]
  6. (de) Klassischer Rififi-Coup, Neues Deutschland, 9 novembre 1993 [2]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]