Alexandre Iolas

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Alexander Iolas
Alexander Iolas - Αλέξανδρος Ιόλας.jpg
Alexandre Iolas
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Αλέξανδρος ΙόλαςVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Hugo Gallery (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Alexandre Iolas (Αλέξανδρος Ιόλας en grec) né Alexandre Coutsoudis à Alexandrie en Égypte le 25 mars 1907[note 1] mort à New York le 8 juin 1987 est un galeriste, pianiste, danseur grec. Propriétaire de galeries notamment à New York, Paris, Athènes, il a longtemps soutenu les artistes d'avant-garde comme Victor Brauner, Niki de Saint Phalle, encourageant les collectionneurs à acquérir leurs œuvres. Grand collectionneur d'art il a acheté très jeune les surréalistes puis les nouveaux réalistes et tous les courants nouveaux en général.

Injustement accusé de malversations, il a dû faire face en Grèce à des procès épuisants sur la fin de sa vie. Il a été finalement blanchi des accusations qui se sont révélées sans fondement.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1924, Alexandre Coutsoudis quitte ses parents, Andreas and Persephone Coutsoudis, pour s'installer à Berlin en tant que pianiste et pour y étudier la danse classique. Mais à partir de 1930, il fuit le régime Nazi pour s'installer à Paris où il continue d'étudier la danse classique et où il intègre la compagnie Theodora Keogh-Roosevelt[1] avec laquelle il fait de nombreuses tournées avant d'entrer dans la compagnie de Jorge Cuevas Bartholin, le Grand Ballet du Marquis de Cuevas[2]. Il a alors le nom d'Alexandre Iolas. Il est en même temps collectionneur, il achète principalement les œuvres des surréalistes[2].

À la suite d'une blessure, en 1944, il abandonne la danse pour devenir directeur de la galerie Hugo à New York où il s'est réfugié encore pour fuir le régime nazi.

En 1955, il fonde la galerie Jackson-Iolas en association avec le danseur Brook Jackson. C'est le point de départ de son intense activité de galeriste. Il ouvre une galerie à Paris, Milan, Genève [3]. Il y présente de nombreux artistes d'avant-garde[4] dont Andy Warhol, qu'il a été le premier à exposer, René Magritte, Roberto Matta, Ed Ruscha, Jean Tinguely, Joseph Cornell, Yves Klein, Jannis Kounellis, Takis, Victor Brauner, Jules Olitski, et Niki de Saint Phalle[5].

Il est alors le conseiller des plus grands collectionneurs, en particulier les Menils [4].

Il est aussi un des premiers soutiens actifs de Niki de Saint Phalle. Il expose dans sa galerie de Paris en 1974 des maquettes et projets utopiques de l'artiste, dont certains vont prendre corps sous forme de parc de sculptures ou de sculptures monumentales tandis que d'autres ne verront jamais le jour. Notamment, Iolas lui commande une Chapelle à la vie qui restera sous forme de maquette[6].

Alexander Iolas a également étendu ses activités en Grèce à partir de 1965 à Athènes et à Thessalonique où il a contribué à fonder le Musée Macédonien d'art contemporain auquel il a fait de nombreux dons[2].

Il a été accusé de malversations et malmené par les médias en Grèce où il avait été porté aux nues. Finalement blanchi, il a laissé sa villa Iolas de Agia Paraskev. Ce bâtiment a été pillé et vandalisé de nombreuses fois et jamais réhabilité bien qu'inscrit sur la liste des monuments historiques[7]

Alexander Iolas est mort du sida à New York. Ses héritiers habitent Paris[2]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'Encyclopadia Universalis situe sa mort en 1908 en contradiction avec toutes les autres sources encyclopedia universalis

Références[modifier | modifier le code]

  1. compagnie Theodora Keogh-Roosevelt et Alexandre
  2. a b c et d points de repère biographiques de Iolas en ligne
  3. article du New York Times
  4. a et b Émilie Bouvard conservatrice du Musée Picasso à Paris dans Camille Morineau et al 2014, p. 53.
  5. Émilie Bouvard conservatrice du Musée Picasso à Paris dans Camille Morineau et al 2014, p. 52.
  6. Émilie Bouvard conservatrice du Musée Picasso à Paris dans Camille Morineau et al 2014, p. 257.
  7. restes vandalisés de la villa Iolas

Liens externes[modifier | modifier le code]