American Center

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L'American Center est l'ancien nom d'un bâtiment réalisé par l'architecte canadien Frank Gehry et inauguré en 1994 au 51, rue de Bercy dans le 12e arrondissement, siège depuis 2005 de la Cinémathèque française.

Dans les années 1920, le United States Artists’ and Students’ Club fut fondé par le clergé de la Cathédrale américaine de Paris au 107 boulevard Raspail dans le 14e arrondissement. En 1934, il devient l'American Center, le centre culturel du gouvernement américain à Paris, et déménage au 261 boulevard Raspail dans des bâtiments situés au milieu d'un parc comprenant un cèdre du Liban planté par Châteaubriand en 1825 et aujourd'hui seul conservé.

De mai à juin 1963, les autorités américaines y présentent ensuite pour la première fois en Europe l'exposition « De A à Z » regroupant 31 artistes de la jeune scène américaine du pop art, dont Andy Warhol ; tandis que la première série d'œuvres de 1961 de Roy Lichtenstein, basée sur la bande dessinée, est en même temps exposée à la galerie Ileana Sonnabend.

De nombreux artistes musiciens, chanteurs, etc. y ont fait leur premier pas, d’abord dans le format de soirée dit « Hootenanny » - Alan Stivell, Steve Waring, Graeme Allwright, etc. Le 12 novembre 1976, le groupe de rock français Téléphone y donne son tout premier concert[réf. nécessaire]. Le centre théâtral a compté parmi ses « débutants » Bulle Ogier, Jean-Pierre Kalfon, Pierre Clémenti, Valérie Lagrange, Jacques Higelin, Élisabeth Wiener...

En 1986, l'American Center décida de quitter ses locaux pour s'installer dans le quartier de Bercy. La Fondation Cartier pour l'art contemporain acquit le terrain et confia à l'architecte Jean Nouvel le soin de reconstruire un nouveau bâtiment, qui a été inauguré en 1994[1].

Le nouvel American Center réalisé par l'architecte canadien Frank Gehry ouvre en 1994 au 51, rue de Bercy dans le 12e arrondissement, mais le coût des travaux entraîne des difficultés financières et il doit fermer en 1996. Après des projets pour une maison de la danse[réf. nécessaire], le , Catherine Trautmann, ministre de la Culture ayant décidé l'abandon du projet de réaménagement du Palais de Tokyo, annonce sa décision d'y installer la « Maison du cinéma » pour abriter la Cinémathèque française, la Bibliothèque du Film (ou BiFi), qui a fusionné avec elle le 1er janvier 2007, et le Service des archives du film et du dépôt légal du Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC).

La Cinémathèque française y est ouverte au public le 28 septembre 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]