Grivesnes

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Grivesnes
Panorama en venant de Montdidier.
Panorama en venant de Montdidier.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Montdidier
Canton Ailly-sur-Noye
Intercommunalité Communauté de communes Avre-Luce-Noye
Maire
Mandat
Anne-Marie Prévost
2014-2020
Code postal 80250
Code commune 80390
Démographie
Population
municipale
386 hab. (2014 en augmentation de 7,52 % par rapport à 2009)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 18″ nord, 2° 28′ 18″ est
Altitude Min. 63 m
Max. 131 m
Superficie 18,75 km2
Localisation

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Grivesnes est une commune française, située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Grivesnes se trouve au Sud-Est d'Amiens, sur la route départementale RD26, à mi-chemin entre Ailly-sur-Noye et Montdidier.

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Ainval, au nord-ouest, à mi-chemin entre Grivesnes et Sourdon, visible dans un petit vallon sur le côté sud de la route départementale D 26.
  • Septoutre, peu éloigné d'Ainval, sur le même côté de la départementale.
  • Le Plessier, au sud (en direction de Villers-Tournelle), qu'il ne faut pas confondre avec un autre village du Santerre également, mais plus au nord et au-delà de l'Avre, Le Plessier-Rozainvillers.
Grivesnes et le dôme de son église (vue depuis la sortie du hameau du Plessier).

Ainval et Septoutre ont été des communes indépendantes jusqu'en 1829, puis les deux villages ont fusionné dans la commune d'Ainval-Septoutre, qui a été absorbée par Grivesnes en 1965[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Ancien régime

Les exactions de la Jacquerie, née précisément dans le village voisin de Villers-Tournelle, n'ont sans doute pas dû épargner le château fortifié, alors existant (mais les titres et les sources manquent).

Le manoir seigneurial du XVe siècle fut détruit par les troupes bourguignonnes lors de leur retraite vers Montdidier après le siège de Beauvais (épisode de Jeanne Lainé dite Jeanne Hachette), avaient ravagé toute la partie du Beauvaisis comprise entre Beauvais et Breteuil, avant d'incendier et de mettre à sac le Santerre.

Louis de Goussencourt (fils aîné de Robert, mentionné ci-après) fit ériger le corps de logis principal du château, entre 1611 (date de son mariage avec Catherine Le Sellier, fille de Jean, payeur de la Gendarmerie de France) et 1640, date de son décès.

Après les destructions de 1636, un couple du village, François Matoret et sa femme Françoise Louchet (ou Trochet, les actes authentiques mentionnent indifféremment les deux noms) émigrent et feront souche à Québec, de même que deux membres de familles seigneuriales de la région (dont Catherine de Belleau, voir ci-dessous).

Agrandi au XVIIIe siècle, le château appartenait à la fin de l'Ancien Régime à Louis de Goussencourt, comte de Grivesnes, qui ne put s'opposer à la confiscation du domaine décrétée en raison du départ pour l'émigration de son fils Louis-Henri (1766-1849). Il obtint cependant la levée des scellés en l'an II et, lors des adjudications de 1793 et 1794, le château fut vendu comme bien national. Un habitant de Grivesnes, Roch Théry, dont les aïeux (venus de l'Arrageois) résidaient depuis plus de deux siècles dans la paroisse, racheta une partie des terres ainsi que le moulin, biens qu'il rétrocéda ensuite à ses propriétaires. Le domaine a été vendu, en 1899, par le vicomte Urbain Dominique de Beaurepaire de Louvagny à un notaire amiénois du nom de Lenain.

Plaques commémorant les violents combats du printemps 1918.
Première Guerre mondiale

Lors de la bataille de la Somme, un aérodrome militaire est aménagé par l'armée française[2],[3],[4],[5],[6],[7] au nord-est du village, situé à l'arrière du front[8].

Du 29 mars au 7 avril 1918, au début de l'Offensive du printemps, le village est le théâtre d'une bataille acharnée[9], allant jusqu'au corps à corps à la baïonnette[10],[11],[12], qui permet aux troupes françaises et britanniques de couper la route d'Amiens aux troupes allemandes. De nombreux soldats furent enterrés sans cérémonie. Le château, entouré alors d'un parc de 19 ha, comprenant une distillerie d'alcool industriel et une ferme attenante de 132 ha, y subit un déluge d'obus qui l'endommagea aux deux tiers[13]. Les combats se poursuivent jusqu'à la fin de la guerre, notamment dans le secteur des carrières[14].


À l'issue de la guerre, le village est considéré comme largement détruit[15],[16],[17],[18].

Le 7 juin 1970, une stèle commémorative est élevée en commun par les anciens combattants français et allemands.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Montdidier du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle fait partie depuis 1801 du canton d'Ailly-sur-Noye[1], qui a été modifié et agrandi dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes du Val de Noye, créée par un arrêté préfectoral du [19], et qui succèdait, conformément aux dispositions de la Loi Chevènement, au District du Val de Noye, créé en 1994.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, la préfète de la Somme propose en octobre 2015 un projet de nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) prévoyant la réduction de 28 à 16 du nombre des intercommunalités à fiscalité propre du département.

Après des hypothèses de regroupement des communautés de communes du Grand Roye (CCGR), du canton de Montdidier (CCCM), du Santerre et d’Avre, Luce et Moreuil[20], la préfète dévoile en octobre 2015 son projet qui prévoit la « des communautés de communes d’Avre Luce Moreuil et du Val de Noye », le nouvel ensemble de 22 440 habitants regroupant 49 communes[21],[22]. À la suite de l'avis favorable des intercommunalités[23] et de la commission départementale de coopération intercommunale en janvier 2016[24] puis des conseils municipaux et communautaires concernés, la fusion est établie par un arrêté préfectoral du 22 décembre 2016[25], qui prend effet le .

La commune est donc désormais membre de la communauté de communes Avre Luce Noye (CCALN).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1897 1899 Raoul de Beaurepaire de Louvagny   Vicomte, ex-enseigne de vaisseau,
propriétaire
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Claude Dubois    
2014[27] en cours
(au 13 octobre 2016)
Anne-Marie Prevost   Vice-présidente de la CCVN ( ? → 2016)

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29].

En 2014, la commune comptait 386 habitants[Note 1], en augmentation de 7,52 % par rapport à 2009 (Somme : +0,33 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356 395 413 324 296 310 374 366 356
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
383 411 428 425 434 432 456 469 400
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
340 336 331 252 311 318 278 271 291
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
258 325 245 266 288 291 348 370 386
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune fait partie d’un regroupement pédagogique intercommunal réunissant 9 communes. La maternelle se situe à Quiry-le-Sec et Coullemelle ; les classes élémentaires à Grivesnes et Sourdon. Les collégiens se rendent à Ailly-sur-Noye, Montdidier et Moreuil et les lycéens vers Montdidier et Amiens.

La communauté de communes gère la compétence pour les transports scolaires.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune de Grivesnes est l'une des rares, dans le pourtour de Montdidier, qui puisse s'enorgueillir de bâtiments anciens subsistant encore, malgré l'effroyable bataille qui se déroula sur son territoire pendant la Première Guerre mondiale :

Le château

Le château a été bâti au début du XVIIe siècle, par la maison de Goussencourt, en lieu et place d'un manoir seigneurial du XVe siècle, détruit par les troupes bourguignonnes du duc Charles le Téméraire.

Déjà, vers 1845, les façades du corps de logis avaient fait l'objet d'une restauration dite "épidermique" : les briques rouge sombre et la pierre grise, parfaitement taillée, attestent de cette rénovation malvenue de l'époque romantique, qui contraste avec la belle couleur des matériaux d'origine (rouge orangé pour la brique et blanc laiteux pour la craie).

Il subit d'importantes destructions pendant la Première Guerre mondiale, notamment lors d'une offensive française du [31],[32],[33],[34],[35].

Modifié dans les années 1920 (la comparaison avec une carte postale ancienne est particulièrement révélatrice des dégâts perpétrés lors d'une "reconstruction" irrespectueuse du passé, avec un pavillon tronqué et couvert d'un toit en appentis particulièrement disgracieux),

L'église
Église à la silhouette massive surmontée d'un dôme.
L'intérieur de l'église.
Article détaillé : église Saint-Aignan de Grivesnes.

Attenante au parc du château, l'église Saint-Agnan est digne d'intérêt car elle témoigne de l'architecture religieuse sous la Restauration. Elle est classée monument historique[36].

Elle fut bâtie de 1835 à 1842 par des artisans du village, sur les plans du vicomte Antoine Louis Gabriel de La Myre. L'intérieur fut décoré par les frères Duthoit, qui avaient œuvré peu avant à la cathédrale d'Amiens, et qui en reprirent de nombreux éléments. La « gloire du Cœur de Jésus » en fond de chœur, le maître-autel et les deux autels latéraux sont des copies de ceux d'Amiens.

L'architecture extérieure est singulière[37] : l'église est quasiment carrée, avec un transept tronqué, surmonté d'un dôme en demi-sphère, architecture très inspirée des églises grecques ou byzantines. Primitivement, elle était dépourvue de clocher ; il fut ajouté en 1890 par la commune, entre 1867 et 1875 sur les plans, dit-on, de Viollet-le-Duc.

Dès avant la séparation de l'Église et de l'État (1905), Ludovic de la Myre, qui avait hérité de l'église, en fit don à la commune, en 1890.

Accolé à l'église, se trouve le caveau toujours utilisé de la famille de Beaurepaire de Louvagny, où sont ensevelis plus de vingt défunts.

Elle fait l'objet d'importantes destructions pendant la Première Guerre mondiale, notamment lors du bombardement de l'église en 1918 qui provoqua aussi l'effondrement de la coupole[38].

Des travaux de reconstruction, employant le béton, sont entrepris à partir de 1922 et dirigés par l'architecte Louis Duthoit. L'église comprend diverses œuvres d'art sacré du XIXe siècle[39],[40],[41].

Le château de Filescamps

On ne peut parler de Grivesnes et de la famille de Beaurepaire de Louvagny, sans mentionner ce château, situé à 4 km. Ayant épousé en secondes noces, le , Alexandrine de la Myre, le vicomte Urbain Jacques Dominique de Beaurepaire, né à Louvagny le , acheta en 1840 cette propriété, située sur la commune de Braches à mesdemoiselles Pauline et Antoinette de Braches pour se rapprocher de sa belle-famille, les La Myre, qui résidaient à Grivesnes.

Ce domaine, comportant un parc de 7 ha et une ferme de 113 ha, et situé sur un glacis presque au sommet d'une colline dominant Grivesnes, fut aussi l'objet d'une bataille acharnée en 1914-1918. Les bombardements de 1918 eurent raison du château qui dut être rasé. Le vicomte Louis de Beaurepaire de Louvagny, petit-neveu d'Urbain, le vendit après la guerre. Seuls subsistent aujourd'hui le corps de ferme et les deux dépendances qui étaient attenantes au château.

Cimetière Saint-Aignan
La tombe de la famille Lenain au cimetière Saint-Aignan.

Le cimetière est situé à l'écart du village, en direction de Montdidier.

Un tombeau près de l'église de brique y présentait une particularité intéressante. Une reproduction de l'Ange pleureur en pierre blanche en ornait la partie supérieure dominant les trois tombes de marbre de la famille Lenain. Cette statuette signalée en 1985 par Christine Debrie[Note 2],[42] a disparu à une date qui reste à déterminer[Note 3].

Chapelle Saint-Aignan

À l'origine, lieu de culte du village de Favières disparu au XVIIIe siècle, l'édifice actuel est le résultat de la reconstruction de 1925. Avec un campenard, le clocher présente une crucifixion en mosaïque[43].

Chapelle de Septoutre

Dédiée à saint Léonard, elle est équipée d'un clocher-mur muni d'une cloche. Dotée[C'est-à-dire ?] en 1728, on ne connaît pas la date de sa construction[43]. Elle comprend diverses œuvres d'art sacré classées monument historique, datant du XIXe siècle[44],[45],[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

La seigneurie et les familles dominantes
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Avant d'entrer, par achat, dans le giron de la famille de Goussencourt, la seigneurie de Grivesnes avait été tenue par Jean de Robbes, « comte d'Anappes, baron de Billy », et encore auparavant (en 1424) par Guillaume de Villers, dont une descendante, Catherine de Villers possédait encore Le Plessier-Raulevé en 1529.

Le Plessier-Raulevé, au sud et en direction de Coullemelle, doit par déformation son nom à Raoul-le-Vieux, [Note 4] et est aujourd'hui Le Plessier-sous-Grivesnes.

La seigneurie fut ensuite possédée par la maison de Charlet de Saint-Aignan, originaire du Ponthieu : Simon de Charlet, Gédéon de Charlet, son frère, et le fils de ce dernier, Charles.

La seigneurie de Grivesnes, mouvante[C'est-à-dire ?] de celle d'Aubvillers (limitrophe) était tenue du marquisat de Nesle. Elle se subdivisait en plusieurs seigneuries et arrière-fiefs : celle de Grivesnes proprement dite et celles de Saint-Aignan, du Plessier-Raulevé, de Pommeroy (possédée par la maison de Belleau) et de la Folie-Guérard (qui appartint aux maisons de Caboche, de Bussy et de Boufflers).

Robert de Goussencourt, écuyer, « seigneur de Montigny, Misery », conseiller au Parlement de Paris (de 1571 à 1596), acquit la seigneurie le 20 décembre 1577 lors d'une vente par décret[C'est-à-dire ?] faite devant le Parlement de Paris et ses descendants la possédèrent jusqu'à la Révolution française. La maison de Goussencourt, d'ancienne chevalerie, maintenue noble[C'est-à-dire ?] le 28 mai 1701, qui appartient à la noblesse du Vermandois, tient son nom d'un fief situé à Morchain près de Péronne. On compte dans cette famille des militaires, des religieux et des conseillers aux parlement de Paris. Le blason de Goussencourt est « d'hermine au chef de gueules » avec cette devise : « Vigilance et Tuto ».

On trouve aussi dans la région un Gédéon de Charlet, chevalier, gouverneur de Pont-Remy, seigneur de Saint-Aignan (le chef-lieu de la seigneurie de Saint-Aignan était situé à l'endroit où se trouve aujourd'hui le cimetière de Grivesnes) porte comme blason « d'argent au lion de gueules à l'orle de onze merlettes de même ». Écuyer, aussi seigneur de Poupaincourt, il était lieutenant du Roi au château du Crotoy.

De même la maison de Gouy (en Ponthieu, Vimeu, Boulonnais, Artois, Calaisis, Pays de Caux...), elle aussi d'ancienne chevalerie, a laissé son nom à des fiefs nobles situés sur le territoire de Grivesnes (dits fiefs de Gouy) et dont la filiation sur preuves[C'est-à-dire ?] est connue depuis le début du XIIe siècle. la maison de Gouy a pour blason « parti d'or et d'azur à l'aigle éployée de sable, membrée et becquée de gueules, accompagnée de trois fleurs de lys de gueules, posées 2 et 1, au pied coupé, cette dernière parti sur l'or et l'azur » (armes qui sont aussi pour partie celles des Quiéret).

La sœur de Suzanne de Gouy, Gabrielle, épousa Antoine de Belleau, (de Pommeroy), seigneur de la Lande et de Cantigny, village lui aussi voisin de Grivesnes, seigneurie qui passera, à son tour, vers 1719, dans le giron de la famille de Goussencourt.

Le château passa donc tardivement, et par mariage, d'abord dans les mains de la famille de la Myre-Mory puis dans celles de la famille de Beaurepaire de Louvagny.

La maison Myre-Mory, de noblesse d'extraction, maintenue noble le 30 juillet 1668, avec Honneurs de la Cour (montée dans les Carrosses du Roi[C'est-à-dire ?], à Versailles) en 1758, 1764, 1782, 1786 et 1789), établie en Guyenne et dans le Languedoc puis, enfin, en Picardie, porte écartelé « aux 1 et 4 d'azur à 3 aigles d'or au vol abaissé diadémées, becquées et membrées de gueules posées deux et un du chef affrontées, aux 2 et 3 d'or à la bande de gueules supportant 3 merlettes de sable accostées de 2 tourteaux d'azur l'un en chef l'autre en ponte; sur le tout, d'or une fasce d'azur chargée de 3 étoiles d'or ».

Angélique de Goussencourt, en épousant en 1801 Antoine de La Myre (1773-1851), fils cadet de l'ancien sgr de Davenescourt, transmit la seigneurie de Grivesnes à une nouvelle famille.

La famille de Baurepaire, dont le patronyme originel est Gaultier, remonterait à 1200 par filiation jusqu'à Salomon Gaultier, « seigneur de Courteilles-des-Bois, Lonchamps et Sortis », et servit avec distinction tous les rois, de Philippe V le Long à Louis XVIII, les empereurs Napoléon Ier et Napoléon III puis la République durant les guerres franco-allemande de 1870, 1914-1918 ,1939-1945, en Indochine et en Algérie.

Les membres de cette famille de noblesse d'épée se trouvaient plus souvent sur les champs de batailles ou à la cour que dans leurs propriétés. Officiers de tous grades, ils occupèrent diverses charges et comptèrent de nombreux religieux et religieuses.

Elle fut anoblie en 1453 et ses titres de comte et vicomte confirmés plusieurs fois (le titre de comte étant toujours porté par le descendant de la branche aînée).

Jean Gaultier épousa en seconde noce Jacqueline de Beaurepaire le 6 septembre 1497, sous réserve que les enfants issus de cette union relèvent le nom de Beaurepaire, qui était en voie d'extinction[C'est-à-dire ?] ainsi que les armes (de sable, à trois gerbes d'avoine d'argent), ce qui fut confirmé le 25 janvier 1561 par lettres patentes du roi Charles IX à Gratien Gaultier, écuyer, « seigneur de Jort, Pierrefite, La Malardière, etc. », commandant d'une compagnie de cavalerie lors de la guerre contre Charles Quint.

C'est Louis de Beaurepaire, écuyer, seigneur de Jort, la Rozières, Pierrefite, etc., capitaine de 50 hommes d'armes qui acheta la terre de Louvagny le 14 novembre 1595. Son fils François, écuyer, commandant une compagnie de gens à pied reçut en mai 1651 des lettres patentes du roi Louis XIV qui érigeaient en plein fief haubert[C'est-à-dire ?] les fiefs et terres nobles[C'est-à-dire ?] de Louvagny, le titre de comte et l'autorisation d'y construire un château.

Ainsi la famille fit souche dans le Calvados, fit construire le château (qui existe toujours) dans le premier quart du XVIIIe siècle, puis l'église paroissiale Saint-Protais, classée monument historique. Une partie de la famille émigra en Picardie au XIXe siècle et résida pendant presque un siècle dans la région de Grivesnes, de 1840 à 1920.

C'est en 1856 que le vicomte Raoul Ludovic Reine de Beaurepaire de Louvagny, né le 6 février 1828 à Paris, enseigne de vaisseau dans la Marine nationale hérita de sa grand-mère de la Myre du château de Grivesnes. Il quitta alors la marine et s'y installa avec son épouse Eugénie, née de la Myre-Mory. Il fut maire de Grivesnes de 1897 à 1899.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France (1866)
  • B. de Beaurepaire de Louvagny, Notes généalogiques et annexes (1955)

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Carte spéciale des régions dévastées : 21 NE, Montdidier [Nord-Est], Service géographique de l'armée, (lire en ligne) sur Gallica.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .
  2. Christine Debrie, fille de René Debrie, est docteur en histoire de l'art, conservateur du Musée Antoine-Lécuyer de Saint-Quentin et auteur de plusieurs ouvrages.
  3. Début avril 2010, la statuette en pierre blanche de la tombe de la famille Lenain, au cimetière Saint-Aignan de Grivesnes n'est plus visible. Sa disparition est-elle due à l'initiative de la famille (dans un souci de protection), ou au contraire à un acte de malveillance (vol) ?
  4. Raoul-le-Vieux et un fils d'Hugues de France et d'Adèle de Vermandois, petit-fils d'Herbert IV de Vermandois et d'Adèle de Crépy (elle-même fille de Raoul de Gouy, qui y posséda une maison de plaisance),

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Jacques Calcine, « Grivesnes », sur http://www.anciens-aerodromes.com (consulté le 19 octobre 2017).
  3. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Camp d'aviation : avion bi-moteur C.4 ; aviateurs Bouvier et Dreux », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  4. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Camp d'aviation : appareils de chasse Spad et Nieupor », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  5. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Camp d'aviation : central télégraphique ; intérieur », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  6. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Camp d'aviation : poste central télégraphique », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  7. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Camp d'aviation : poste radiogoniométrique à cadre tournant », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  8. Section photographique de l'armée, « Photo : Ferme de la Folie (près Grivesnes). Fanfare du 4e régiment de chasseurs à cheval », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  9. Maurice Masse, La bataille de Grivesnes, Éditions Comité de tourisme de la Somme.
  10. F. Matania, « Gravure : Vive la France ! : the rallying cry of the french infantry at Grivesnes », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, (consulté le 18 octobre 2017).
  11. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Dans les carrières : les lignes françaises », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  12. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Dans les carrières ; les lignes françaises », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  13. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes. Le château : tank Schneider resté devant le château », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  14. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près). Dans les carrières : batterie de mortiers de 220 », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  15. Carte spéciale des régions dévastées,document mentionné en liens externes, 1920.
  16. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes. La place », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  17. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes. Le calvaire et ses abords », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  18. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes (près et au sud). Près cote 112 : le moulin », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
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  22. Vincent Fouquet et Cécile Latinovic, « Haute-Somme : La nouvelle carte du territoire fait réagir les présidents : La révélation de la nouvelle carte du département, et des découpages des intercommunalités fait réagir les présidents, qui sont majoritairement satisfaits », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne).
  23. Carlos Da Silva, « Intercommunalité - Moreuil accepte l’idée de fusionner avec le Val de Noye, mais veut voir plus grand : Les élus de la CCALM (Communauté de communes Avre, Luce et Moreuil) ont validé le projet de fusion avec Ailly-sur-Noye, mais veulent aussi étudier l’idée d’un rapprochement plus élargi, avec notamment Montdidier et Roye », Le Courrier picard, édition du Santerre,‎ (lire en ligne).
  24. « Somme, la CDCI valide des projets de fusion d’ECPI », Décideurs en région,‎ (lire en ligne).
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  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
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  38. Section photographique de l'armée, « Photo : Grivesnes. L'église et ses abords », Fonds des Albums Valois - Département de la Somme - Volume 9, Argonnaute - Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, (consulté le 19 octobre 2017).
  39. « Autels latéraux dédiés à la Vierge et à saint Agnan », notice no PM80002244, base Palissy, ministère français de la Culture.
  40. « Statues : Saint Joseph et Saint Agnan », notice no PM80002243, base Palissy, ministère français de la Culture.
  41. « Sculpture : gloire du coeur de Jésus », notice no PM80000706, base Palissy, ministère français de la Culture.
  42. Christine Debrie, Nicolas Blasset : Architecte et sculpteur ordinaire du roi, 1600-1659, Nouvelles éditions latines, 1985, ouvrage consultable partiellement en ligne.
  43. a et b André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 209-210 (ASIN B000WR15W8).
  44. « Statue de saint, tête nue, tenant un livre », notice no PM80002247, base Palissy, ministère français de la Culture.
  45. « Statue de saint, mutilée (tête disparue) », notice no PM80002246, base Palissy, ministère français de la Culture.
  46. « Statue : Vierge aux mains jointes foulant le serpent », notice no PM80002245, base Palissy, ministère français de la Culture