Tourisme aux États-Unis

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Villes et régions touristiques

Les atouts[modifier | modifier le code]

  • Un pays immense  : les États-Unis sont le quatrième État le plus grand du monde. Cette immensité est un facteur de variété des paysages
  • anasazi. Les villes de la Nouvelle-Angleterre offrent également un patrimoine architectural des XVIIe et XVIIIe siècles. La Louisiane est réputée pour ses maisons coloniales et le quartier français de La Nouvelle-Orléans
  • Mais les principaux atouts touristiques américains sont les nombreux sites naturels dispersés dans tout le pays.
  • Les États-Unis attirent les visiteurs grâce à leur rayonnement culturel : les films véhiculent des images d'un pays qui peut sembler familier.
  • Enfin, l'offre touristique est soutenue par d'importants équipements : les États-Unis ont une capacité hôtelière équivalente au quart de la capacité de tout le continent africain[1].

Histoire du tourisme américain[modifier | modifier le code]

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

La croissance du tourisme urbain aux États-Unis à la fin du XIXe siècle début XXe siècle représentait une transformation culturel majeure concernant l'espace urbain, les loisirs et la commercialisation. Dans les années 1850, le tourisme aux États-Unis a été établi à la fois comme une activité culturelle et comme une industrie[2]. Bien que les agences de voyage et les voyages organisés n'existaient pas jusque dans les années 1870 et 1880, les entrepreneurs de différents secteurs, des propriétaires d'hôtels en passant par les agents de lignes ferroviaires jusqu'aux artistes et écrivains reconnaissaient que l'on pouvait faire des profits à partir de cette activité touristique prospère[2]. L'augmentation du nombre de trains de locomotive à vapeur pendant les années 1800 permit aux touristes de voyager plus facilement et rapidement[3]. Aux États-Unis, plus de 4 500 kilomètres (2 800 miles) de chemin de fer ont été construits en 1840 et en 1860, toutes les principales villes de l'est des États-Unis étaient reliées par le train. En 1869 la première connexion ferroviaire trans-américaine fut effectuée[4]. Le Parc Yosemite a été développé en tant qu'attraction touristique à la fin des années 1850, début des années 1860 pour un public qui voulait une icône et un lieu national pour symboliser la merveille exotique de sa région[2]. Pour la première fois, la photographie joua un rôle important dans le développement des attractions touristiques, rendant possible la distribution de centaines d'images mettant en avant les differents lieux d'intérêts[2].

New York, Chicago, Washington, D.C. and San Francisco, toutes les principales villes des États-Unis, attirèrent dès les années 1850 un grand nombre de touristes[5]. La population de New York augmenta de 300 000 habitants en 1840 à 800 000 habitants en 1850[5]. Chicago vécut une dramatique augmentation de 4 000 résidents en 1840 à 300 000 en 1870. En 1800, les dictionnaires publièrent pour la première fois le mot « touriste », qui désignait ceux qui partaient en Europe ou faisaient un voyage autour des merveilles naturelles à New York et la Nouvelle-Angleterre. L'absence du tourisme urbain au XIXe siècle était due au fait que les villes américaines manquaient (ce qui n'était pas le cas en Europe) de lieux architecturaux et artistiques. Les villes américaines avaient tendance à déplaire par leur « laideur » au lieu d'intimider par son inspiration ou son plaisir esthétique[5]. Certains touristes étaient fascinés par l'augmentation rapide de nouvelles zones urbaines : « C'était quelque chose d'absorbant d'admirer le processus de l'évolution du monde ; à la fois la formation du monde naturel et du monde conventionnel », écrira en 1837 l'écrivain anglaise Harriet Martineau en 1837[2].

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

L'industrie du voyage et du tourisme aux États-Unis fut parmi les premières victimes commerciales des attentats du 11 septembre 2001, une série d'attentats terroristes sur le sol américain. Les terroristes utilisèrent 4 lignes aériennes commerciales comme arme de destruction pendant les attaques qui tuèrent près de 3 000 personnes[6]. Une semaine après la reprise des vols, le nombre de passagers chuta de près de 45 %, passant de 9 millions la semaine précédant les attentats à 5 millions[6]. Les hôtels et agences de voyage enregistrèrent en grand nombre d'annulations à travers le monde. L'industrie hôtelière subit une perte de revenus estimée à 700 millions de dollars, quatre jours après les attentats[6]. La situation se rétablit les mois suivants puisque la Réserve fédérale s'occupa de maintenir le système financier à flot. Le Congrès américain distribua une aide de cinq milliards de dollars aux compagnies aériennes nationales et dix milliards de dollars en garanties d'emprunt leur permettant de voler[6].

Aux États-Unis, le tourisme est soit l'un des premiers, seconds ou troisièmes plus gros employeur dans 29 États, employant 7,3 millions de personnes en 2004, et représentant 1,19 milliard de voyages touristiques en 2005[7]

Chiffres[modifier | modifier le code]

Classement des dix plus grands pays touristiques du monde
2003 2004 2005[8]

1. Drapeau de la France France 75 M

2. Drapeau de l'Espagne Espagne 51,8 M

3. États-Unis 41,2 M

4. Drapeau de l'Italie Italie 39,6 M

5. Drapeau de la République populaire de Chine Chine 33 M

1. Drapeau de la France France 75,1 M

2. Drapeau de l'Espagne Espagne 53,6 M

3. États-Unis 46,1 M

4. Drapeau de la République populaire de Chine Chine 41,8 M

5. Drapeau de l'Italie Italie 37,1 M

1. Drapeau de la France France 76 M

2. Drapeau de l'Espagne Espagne 55,6 M

3. États-Unis 42 M

4. Drapeau de l'Italie Italie 40 M

5. Drapeau de la République populaire de Chine Chine 37 M

  • L'afflux de touristes aux États-Unis dépend en grande partie du cours du dollar.
  • En 1999, 62 % des visiteurs étrangers viennent du continent américain[9].
  • Les recettes du tourisme international ne représentaient en 1995 que 0,9 % du PNB des États-Unis[10].
  • Chaque année, le tourisme rapporte 545 milliards de dollars au pays[11].
  • Les touristes français privilégient les grandes villes américaines : ainsi, sur les 20 premières destinations touristiques des Français, cinq sont américaines. La première est New York, la cinquième San Francisco et la huitième Las Vegas[12].

Types de tourisme[modifier | modifier le code]

Écotourisme[modifier | modifier le code]

L'écotourisme ou tourisme vert s'est développé aux États-Unis grâce aux nombreux parcs et sites protégés depuis le XIXe siècle :

Le Yosemite


Patrimoine mondial de l’Humanité :

Tourisme urbain[modifier | modifier le code]

Le tourisme urbain profite essentiellement à la mégalopole du Nord-Est, où se concentrent les grandes agglomérations.

La Californie est le second foyer du tourisme urbain aux États-Unis avec deux agglomérations importantes : Los Angeles et San Francisco.

Dans les années 1980, de nombreuses municipalités ont engagé des travaux de reconversion des fronts d'eau pour attirer les touristes : c'est le cas de Fisherman's Wharf (San Francisco), mais d'autres exemples existent à Boston, Détroit ou Baltimore.

Tourisme littoral[modifier | modifier le code]

Tourisme montagnard[modifier | modifier le code]

Loisirs et parcs d’attraction[modifier | modifier le code]

Las Vegas


Tourisme d'affaires[modifier | modifier le code]

Tourisme de croisière[modifier | modifier le code]

  • Miami est le premier centre de croisière du pays avec 3 millions de passagers par an[13].
  • Carnival Group

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. J.-M. Dewailly, E. Flament, Le Tourisme, 2000, p.68
  2. a, b, c, d et e (en) John F. Sears, Sacred Places: American Tourist Attractions in the Nineteenth Century, Amherst, University of Massachusetts Press,‎ 1998, poche, 123 p. (ISBN 978-1-55849-162-5)
  3. « Summer Travel », New York Times (consulté le 18-05-2008)
  4. (en) Joy Standeven, Paul de Knop, Sport Tourism, Champaign, Human Kinetics,‎ 1999, 20 p. (ISBN 978-0-87322-853-4)
  5. a, b et c (en) Catherine Cocks, Doing the Town: The Rise of Urban Tourism in the United States, 1850-1915, Berkeley, University of California Press,‎ 2001, 2e éd. (ISBN 978-0-520-22746-0), p. 6-7
  6. a, b, c et d (en) James Mak, Tourism and the Economy: understanding the economics of tourism, Honolulu, University of Hawaii Press,‎ 2003, poche, 193 p. (ISBN 978-0-8248-2789-2)
  7. (en) Janet B. Parks, Jerome Quaterman, Lucie Thibault, Contemporary sport management, Champaign, Human Kinetics,‎ 2007, 3e éd., 142 p. (ISBN 978-0-7360-6365-4)
  8. Source : The Economist Pocket World in Figures, 2005
  9. J.-M. Dewailly, E. Flament, Le Tourisme, 2000, p.73
  10. J.-M. Dewailly, E. Flament, Le Tourisme, 2000, p.130
  11. Frédéric Martel, De la culture en Amérique, Paris, Gallimard, 2006, (ISBN 2070779319), p.211
  12. Florence Evin, « Les villes américaines très en vogue chez les touristes français », dans Le Monde du 25-09-2007, mis en ligne le 24-09-2007, [lire en ligne]
  13. J.-M. Dewailly, É. Flament, Le Tourisme, 2000, p.79

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Dewailly, Émile Flament, Le Tourisme, Paris, SEDES, 2000, ISBN 2-7181-9071-X

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]