Îles de la Petite-Terre

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Îles de la Petite-Terre
Plan parcellaire de 1770
Plan parcellaire de 1770
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Petites Antilles
Localisation Mer des Caraïbes
Coordonnées 16° 10′ 28″ N 61° 07′ 02″ O / 16.1744063, -61.117226416° 10′ 28″ N 61° 07′ 02″ O / 16.1744063, -61.1172264  
Superficie 1,68 km2
Nombre d'îles 2
Île(s) principale(s) Terre de Bas, Terre de Haut
Point culminant non nommé (8 m sur Terre de Bas)
Administration
Statut Réserve naturelle

Régions d'outre-mer Guadeloupe
Département d'outre-mer Guadeloupe
Commune La Désirade
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC-4

Géolocalisation sur la carte : Guadeloupe

(Voir situation sur carte : Guadeloupe)
Îles de la Petite-Terre
Îles de la Petite-Terre

Géolocalisation sur la carte : Petites Antilles

(Voir situation sur carte : Petites Antilles)
Îles de la Petite-Terre
Îles de la Petite-Terre
Archipels de France

Les îles de la Petite-Terre forment un archipel inhabité de France situé dans l'océan Atlantique dans l'arc des Antilles. Il est formé de deux îles, Terre de Haut et Terre de Bas, entourées par un récif corallien et rattachées à l'île de la Désirade, une dépendance de la Guadeloupe. Il se trouve à une dizaine de kilomètres au sud de la pointe des Châteaux, l'extrémité orientale de Grande-Terre de la Guadeloupe.

Les iles de la Petite-Terre sont protégées par une réserve naturelle nationale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

L'archipel est composé de deux îles inhabitées : Terre de Bas, la plus grande avec 1,5 km2, et Terre de Haut.

Le plus ancien phare de la Guadeloupe culmine à 35 mètres d'altitude sur Terre de Bas.

Faune et Flore[modifier | modifier le code]

La faune des deux îles est essentiellement composée d'iguanes antillais avec 9 500 individus, d'oiseaux migrateurs et de tortues auparavant chassées pour leurs œufs, leur graisse et leur carapace. Les croyances prêtaient même aux pénis des tortues des vertus aphrodisiaques. La richesse de la faune est complétée par une grande variété d'espèces de poissons et de larves protégés de la houle par le lagon et le récif corallien. Parallèlement, la flore y est très abondante et à titre d'exemple, le gaïac, autrefois utilisé pour la fabrication de boules de billard et de poulies, ou encore l'agave ne fleurissant qu'une fois dans sa vie y sont des espèces protégées. Ainsi, pour des raisons écologiques, pour réguler l'affluence touristique et pour une meilleure conservation de cette faune et de cette flore, les îles de la Petite-Terre sont classées réserve naturelle depuis septembre 1998.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Arawaks et les Caraïbes occupent l'archipel entre 500 et 1500. L'économie s'articule alors autour de l'élevage, de la pêche, du commerce et de la culture du coton rendue possible grâce à la récupération de l'eau de pluie dans des citernes.

Redécouvertes par Christophe Colomb, les îles ne sont occupées qu'à partir du XVIIIe en raison d'une absence d'eau potable. L'occupation humaine cesse définitivement en 1972.

Administration[modifier | modifier le code]

Réserve naturelle nationale des Îles de la Petite-Terre
Catégorie UICN IV (aire de gestion des habitats/espèces)
Identifiant 317072
Pays Drapeau de la France France
Région d'outre mer Guadeloupe
Superficie 9,9 km2[1]
Création 3 septembre 1998[1]
Administration O.N.F. Guadeloupe en cogestion avec l'association Ti Tè

Les îles de la Petite-Terre sont rattachées à la commune de La Désirade.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Les îles de la Petite-Terre sont visitées par de nombreux touristes attirés par la préservation de leur aspect sauvage ainsi que leurs populations d'iguanes antillais et de bernard l'hermite.

Le site étant protégé, les navettes (bateau à moteur ou catamaran au départ de Saint-François) sont cependant limitées à deux par jour. Le phare de Terre de Bas, localement appelé « phare du bout du monde », est reconverti en musée de la faune et de la flore.

Terre de Haut est rigoureusement interdite au public. C'est une zone préservée du contact humain et seuls des scientifiques et les gardiens de la réserve sont autorisés à s'y rendre. Les accompagnateurs des navettes le précisent bien aux touristes, car il peut y avoir des risques d'amende et de blâme pour non-respect de la réglementation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Muséum national d'Histoire naturelle, « Iles de la Petite Terre (FR3600142) », sur Inventaire national du Patrimoine naturel,‎ 2003+ (consulté le 27 décembre 2013)

Galerie photos[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]