Tourisme à La Réunion

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Le tourisme est une activité essentielle sur l'île de La Réunion. Située dans l'archipel des Mascareignes, dans le sud-ouest de l'océan Indien, celle-ci est à la fois un département d'outre-mer français et une région ultrapériphérique de l'Union européenne.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la découverte de l'île à la départementalisation[modifier | modifier le code]

Sur le chemin des thermes de Salazie au milieu du XIXe siècle, Antoine Roussin, Album de la Réunion

Inhabitée jusqu'au milieu du XVIIe siècle, difficilement accessible avant l'apparition de l'aviation commerciale, l'île reste longtemps à l'écart des circuits touristiques. Escale sur la route des Indes, l'île Bourbon est visitée par les marins, les négociants ou les explorateurs, notamment les naturalistes comme Jean-Baptiste Bory de Saint-Vincent. C'est presque par hasard que le jeune Charles Baudelaire y effectue un séjour de quelques semaines en 1841.

Dans l'île même, les déplacements sont aussi problématiques. Jusqu'à l'inauguration du tronçon de chemin de fer entre Saint-Denis et Saint-Pierre en 1882, il faut presque deux jours pour se rendre de la première à la seconde[1]. Seuls des marcheurs intrépides font l'excursion de plusieurs jours qui mène au volcan en activité, le Piton de la Fournaise[2]. Les familles créoles de l'ouest explorent des sites plus accessibles mais encore sauvages comme celui du Bernica ou de la Ravine Saint-Gilles, chantés par Leconte de Lisle[3]. L'Album de l'île, qui est publié sous forme d'une série de fascicules dès 1857 par le peintre Antoine Roussin, réunionnais d'adoption, donne une idée des paysages et des sites les plus populaires de l'île dans la seconde moitié du XIXe siècle.

L'apparition du thermalisme au XIXe siècle développe une petite activité touristique en direction d'une clientèle réunionnaise aisée. Les curistes séjournent dans l'élégante station de Hell-Bourg puis, à partir de 1882, à Cilaos[4]. La difficulté d'accès et la pauvreté des infrastructures ne permet pas à une troisième localité, Mafate-les-eaux, d'exploiter avec succès son potentiel thermal.

Jusque dans la première moitié du XXe siècle, l'économie de l'île repose sur la canne à sucre. En 1946, La Réunion devient département français.

De la départementalisation aux années 1990[modifier | modifier le code]

Les échanges s'accentuent avec la France métropolitaine, avec l'envoi de fonctionnaires à La Réunion et le départ vers la métropole d'une main d'œuvre qui ne trouve plus d'emplois sur place. Dès la fin de la guerre, des liaisons aériennes régulières mettent La Réunion à trois journées seulement de la métropole.

En 1963, la Réunion ne possède que 4 hôtels de tourisme, et reçoit 3000 visiteurs[5]. En 1967, le premier Boeing 707 se pose sur l'aéroport de Gillot ; mais l'île reste en retard sur le plan touristique, notamment par rapport à d'autres DOM[6]. Ce retard est en partie dû au monopole d'Air France (et Air Madagascar) sur la destination. Quelques groupes tentent leur chance, le Club Méditerranée dans la première moitié des années 1970, Novotel en 1976. Il faut cependant attendre la dérèglementation du trafic aérien (dans les années 1983-86) et la fin du monopole d’Air France ou de l’UTA[7] pour que le tourisme commence à se développer de façon spontanée. En 1989, l'île se dote d'une structure spécifique, le Comité du tourisme de la Réunion, ou CTR[6]. C'est au cours des années 1990 que le tourisme se développe véritablement et devient une des ressources économiques importantes de l'île[8].

1990-2004 : le grand boom touristique[modifier | modifier le code]

Gros porteur d'Air France au décollage sur la piste de l'aéroport de La Réunion Roland-Garros construite dans les années 1990.

Le tourisme se développe d'abord presqu'à l'insu des Réunionnais. En janvier 1998, alors qu'un second aéroport doit bientôt s'ouvrir au trafic commercial à Saint-Pierre Pierrefonds[9], l'observatoire du développement de La Réunion constate que l'ensemble de la population reste encore peu sensible au développement d'un secteur pourtant porteur d'emplois[10], qui réalise un chiffre d'affaires de 1,8 milliard de francs lourds et attire plus de 370 000 visiteurs par an[11] dans l'Île intense, ainsi que l'a rebaptisée le CTR.

Mais en 2000, le chiffre d'affaires du tourisme dépasse celui de l'industrie sucrière locale[12], et les autorités sont confrontées à de nouveaux problèmes : la gestion du foncier et l'articulation du tourisme sur la culture locale. Comment « aider au développement sans détruire le fonds de commerce, à savoir paysages et culture locale »[12]?.

En effet les initiatives commencent à se multiplier, témoin l'ouverture de meublés de vacances dans l'ouest de l'île[13]. En 2001, plusieurs communes élaborent le concept des Villages créoles, afin de valoriser la diversité du patrimoine réunionnais. Quinze villages vont ainsi mettre en avant leur spécificité. Pour Bourg-Murat, c'est vivre aux portes du volcan; pour l'Entre-Deux, ce sont les maisons et cases créoles[14]. Une charte de qualité « Réunion Qualité Tourisme » a été élaborée en 1995 et récompense les meilleurs prestataires de l'hébergement et de la restauration[15]. En 2002, 70 établissements ont rejoint le palmarès des « chartés »[16]. L'accent est mis sur la communication, l'idée étant que pour développer le tourisme, il faut faire connaître La Réunion et en donner une image positive.

Le bilan de dix années de développement est positif : La Réunion accueille 426 000 touristes en 2002[17] et se classe au cinquième rang des destinations lointaines choisies par les Métropolitains[18]. Les régions se sont inégalement développées, le tourisme bénéficiant surtout au nord et aux plages de l'ouest. Ces succès encouragent les municipalités jusqu'ici peu concernées par cette nouvelle manne, par exemple Saint-Louis ou Sainte-Suzanne, à prendre des initiatives pour attirer les touristes, autant extérieurs qu'intérieurs[19],[20]. Le gouvernement intervient lui aussi pour soutenir le développement du tourisme outre-mer en lançant en 2003 la campagne « la France des trois océans »[21], tandis que l'Insee note un progrès des recettes touristiques à La Réunion malgré les tensions internationales qui affectent le trafic aérien[22]. Une nouvelle compagnie aérienne, Air Bourbon, dont le capital est en partie réunionnais, effectue ses premiers vols entre la métropole et l'île après un début difficile.

Une réflexion est engagée sur les problèmes de l'impact du tourisme sur l'environnement, notamment le tourisme intérieur, lui aussi en augmentation grâce à l'aménagement des espaces récréatifs, des sentiers de randonnées et des aires de pique-nique, entraînant une pollution des sites naturels qui n'avait pas été anticipée[23]. Mais globalement, lorsque la région Réunion publie en 2004 le texte du Schéma de développement touristique de La Réunion, l'heure est à l'optimisme : l'île a accueilli 430 000 touristes extérieurs, générant 6 000 emplois dans le secteur, « 6,5 % de l’emploi salarié marchand total »[24],[25]. En 2004, à l'initiative du CTR, La Réunion se distingue au salon gay européen Rainbow Attitude en faisant la promotion du tourisme gay-friendly sur l'île intense. L'ouverture d'un site internet : www.la-reunion-gayfriendly.org s'inscrit dans la promotion de l'e-tourisme voulue par le CTR[26]. Il reste bien sûr beaucoup à faire, mais la région, depuis janvier 2005 acteur institutionnel principal du tourisme sur l'île à la suite du transfert des compétences du département[27], entend bien assumer pleinement son leadership. En mars 2005, le conseil régional propose l'objectif ambitieux de dépasser le million de touristes en 2020[28]. Pour cela il est prévu toute une série de mesures, notamment d'adapter les structures d'accueil aux personnes handicapées[29] et de surfer sur la vague d'une clientèle nouvelle et aisée, en l'occurrence celle des seniors[30]. En octobre 2005, La Réunion héberge les sixièmes assises du tourisme dans les DOM[31] et conclut avec Maurice, l'île sœur, un partenariat visant à promouvoir les Mascareignes comme destination touristique[32].

La clientèle se distingue par l'importance du nombre de touristes affinitaires, c'est-à-dire venus pour voir de la famille ou des amis résidant sur place.

2005-2006 : La crise[modifier | modifier le code]

Les premiers indicateurs de la crise apparaissent en 2005 avec des chiffres qui témoignent d'un fléchissement de l'activité dans le secteur du tourisme, qui doit faire face, selon l'Insee, à une concurrence de plus en plus forte[33]. La crise est globale et affecte les autres département d'outre-mer, mais à La Réunion elle est attribuée à un défaut de communication[34]. Il est vrai qu'une série d'accidents contribuent à ternir l'image de la destination Réunion. Fin 2004, c'est la mise en liquidation d'Air Bourbon, qui laisse des vacanciers bloqués sur l'île, tandis que 7000 voyageurs attendront en vain le remboursement de leurs billets. En août 2005, Brigitte Bardot écrit au préfet de La Réunion pour dénoncer le scandale des chiens appâts qui fait grand bruit dans les médias[35] ,[36]. Point d'orgue à cette série noire, La foudroyante épidémie de chikungunya qui débute fin 2005 et connaît un pic en janvier 2006 a un effet dissuasif sur les visiteurs, les recettes touristiques extérieures diminuant de 27 %, tandis que l'emploi est durement frappé dans l'hôtellerie[37]. La baisse du tourisme est une fois de plus attribuée à la médiatisation négative de l'épidémie[38], venant s'ajouter, selon le CTR, à la mauvaise image dont l'île souffre dans les médias[39], et d'accuser pèle-mêle la publicité négative résultant du « scandale des chiens-appâts », d'une surmédiatisation des attaques de requins et des risques liés à l'épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère en Asie[39].

Considérant que le crise est avant tout conjoncturelle, le CTR relance une campagne d'information[40], tandis que les professionnels se tournent vers la métropole pour obtenir de l'aide[41]. Trois mois plus tard, à peine 3 millions sur les 60 millions d'euros débloqués ont atteint leurs destinataires[42]. Les groupes de stature internationale comme Bourbon ou Accor sont exclus du dispositif d'aide en raison de la règlementation européenne; les acteurs locaux, eux, peinent à constituer des dossiers[42]. Le gouvernement Villepin promet 4,5 millions pour relancer le tourisme[42]. Un plan de relance de la destination Réunion est annoncé pour septembre 2006[43], date à laquelle, à l'invitation de Bertrand Delanoë, maire de Paris, La Réunion se lance dans une opération de communication sur le parvis de l'hôtel de ville, dans l'espoir de relancer la destination auprès des métropolitains, des réunionnais exilés et des touristes étrangers séduits par le punch et les samoussas du village créole[44]. La campagne en France métropolitaine est relayée par les médias écrits et la télévision, ainsi que par l'Internet[45]. Il est également prévu un budget de 800 000 euros (à la charge majoritairement du CTR) pour mieux faire connaître la destination Réunion en Allemagne, en Belgique et en Suisse[45].

Dans le même temps, l'agence Odit France est chargée par le premier ministre d'établir un rapport analysant les forces et les faiblesses de l'offre touristique réunionnaise[45].

Fin 2006, le Journal de l'île publie un article qui avoue que les problèmes conjoncturels masquent en fait de véritables problèmes structurels dans cette branche[46]. Mauvais ciblage de la clientèle, positionnement flou du « produit Réunion » sur le marché, handicaps multiples, naturels et structurels, face à la concurrence qui se développe dans l'océan Indien, le rapport d'Odit donne une autre image de la crise.

L'Insee a constaté une reprise du tourisme en 2007 avec la fin de l'épidémie[47], mais avec 380 500 touristes, ayant dépensé environ 293 millions d'euros, le niveau d'avant 2006 n'est pas encore atteint[48].

Depuis 2007 : efforts et perspectives[modifier | modifier le code]

En mars 2007, la réflexion engagée les années précédentes sur la protection et la valorisation du patrimoine naturel débouche concrètement sur la création du Parc national des hauts. Au début du mois de janvier 2008, une demande d'inscription de l'île au patrimoine mondial est déposée auprès de l'UNESCO sous l'intitulé « Pitons, cirques, remparts ». Si les chiffres du dernier trimestre 2007 témoignent d'une certaine reprise du tourisme, ils n'atteignent cependant pas ceux de 2005, selon l'Insee qui note les bonnes performance des hôtels 4 étoiles alors que les hôtels de 0 à 2 étoiles voient leur fréquentation chuter pratiquement de moitié[49]. Au mois de mars 2008, l'Insee notait la poursuite de cette tendance[50]. Le Comité du Tourisme de la Réunion (CTR), présidé par Jocelyne Lauret, est liquidé et remplacé par un Comité Régional de Tourisme nommé Île de La Réunion Tourisme et présidé par Pierre Vergès. le 1er octobre 2008, la Maison de la Montagne et de la Mer, équivalent d'un Comité Départemental de Tourisme, qui commercialise l'offre touristique diffuse (gîtes notamment), intègre IRT .

Constatant que les chiffres du tourisme domestique (150 000 visiteurs ayant passé au moins une nuit en chambre d'hôte, gîte ou hôtel) pointent un gisement de recettes, IRT lance une campagne d'information à destination des réunionnais entre juin et août 2008, avec le tirage d'un numéro spécial Tourisme Réunion, une campagne d'affichage, des autocollants, des jeux, des animations et l'ouverture d'un site web interactif[51].

En août 2008 la destination Réunion semble toujours en panne. Même si les chiffres des six premiers mois accusent une hausse par rapport à la même période en 2007 (+ 5,8 %)[52], on est encore loin des résultats atteints en 2005[52]. Les assises du tourisme tenues le 12 septembre sont l'occasion d'une jouxte médiatique entre l'État et la Région[53].

La Région insiste sur la nécessité de faciliter l'obtention des visas et l'Etat souhaite mettre en place un comité stratégique opérationnel sur le tourisme, présidé par le Préfet . [réf. nécessaire] Aux Assises du Tourisme outre-mer, tenues le 21 novembre 2008 à Paris, une "charte de destination" est signée enre l'Etat, la Région et le Département. JY Jego annonce l'organisation d'un groupe de travail sur les visas, l'extension du travail effectué sur la Réunion aux autres territoires d'outre-mer, la mise en place d'une plate-forme Internet (promotion et place de marché) sur l'outre-mer français (en fait, il s'agit très certainement de la plate-forme existante de Maison de la France) et le développement des vols "low cost". En outre, chaque visiteur se verrait remettre un passeport "éco-touriste". Lors de ces Assises, les interventions (présentation de la stratégie du club Med, du groupe Accor, etc.) ont été axées sur les fondamentaux du tourisme (segmentation nécessaire de la clientèle) et le développement d'Internet. Les participants ont cependant déploré que la clientèle métropolitaine apparaisse encore comme le principal marché d'avenir des destinations ultra-marines.[réf. nécessaire]. Cf Communiqué de presse d'Yves Jégo, 21 novembre 2008, http://www.outre-mer.gouv.fr/?tour-d-horizon-sur-les-premieres-assises-du-tourisme-outre-mer.html

Nombre de touristes entrant annuellement à la Réunion entre 1963 et 2007

Aspects économiques[modifier | modifier le code]

Le tourisme est à la fois créateur d'emplois et source de revenus. Les principales dépenses effectuées par les touristes concernent d'abord l'hébergement et la restauration, puis viennent les loisirs et l'achat de souvenirs et de cadeaux. Cependant la Réunion offre un profil particulier.

Clientèle[modifier | modifier le code]

Le tourisme affinitaire, avec des visiteurs venus de France métropolitaine, occupe la place la plus importante. En 2005, il attire 184 000 touristes venus pour la plupart de France métropolitaine[54], devançant le tourisme d'affaires, qui se chiffre à 50 000 visiteurs en 2005[54]. Le tourisme européen, moins important, concerne notamment les Allemands et les voyageurs issus de pays francophones comme la Suisse et la Belgique[54]. Enfin il existe un tourisme intérieur et un tourisme de proximité avec des visiteurs venus de Maurice[54], mais aussi de Madagascar et de l'Afrique du Sud que l'agence du développement de la réunion chiffre à 15 % du nombre de visiteurs[55]. Les statistiques des arrivées dans les aéroports montrent que les arrivants extérieurs sont majoritairement seuls, en couple et plus rarement à trois. La Réunion n'est donc pas une destination familiale et n'a pas vocation à attirer un tourisme de masse.

Ne faisant pas partie de l'espace Schengen, La Réunion n'est pas soumise au même régime de circulation que la France métropolitaine. Les ressortissants d'un certain nombre de pays, notamment de l'Union européenne[56], peuvent s'y rendre avec un simple passeport en cours de validité, mais les autres doivent obtenir un visa spécifique, souvent difficiles à obtenir[57]. La question des visas reste un point de désaccord entre l'état et la région, cette dernière souhaitant ouvrir les portes de l'île à des investisseurs indien ou chinois[58], projet illusoire pour la préfecture qui recommande d'abord de consolider la destination auprès des européens[59].

Avec les bons résultats affichés par l'hôtellerie haut de gamme en novembre 2007[60], La Réunion cherche à attirer une clientèle comparable à celle qui fréquente l'île sœur, Maurice et être moins dépendante de la clientèle affinitaire.

En 2009, une étude de l'Iedom et de l'Insee indique qu'en 2005 plus de la moitié des dépenses touristiques effectuées sur l'île étaient réalisés par la clientèle locale. Au total, les dépenses des touristes ont atteint 846 millions d'euros en 2005 dont 480 par la clientèle locale[61].

Le calendrier touristique[modifier | modifier le code]

Les indicateurs de fréquentation touristique, basés notamment sur le nombre d'arrivées dans les aéroports, les locations de voiture et la fréquentation des sites touristiques, font ressortir deux pics touristiques majeurs, l'un en juillet-août, correspondant aux vacances scolaires d'été dans l'hémisphère nord et à l'hiver austral, l'autre en octobre-novembre correspondant au printemps austral[62]. Ces pics cependant ne correspondent pas à des variations saisonnières dans l'hôtellerie où l'emploi reste stable toute l'année (voir ci-dessous).

La géographie du tourisme[modifier | modifier le code]

Kiosque touristique au Maïdo.

L'impact du tourisme varie beaucoup d'une commune à l'autre, voire à l'intérieur d'une même commune. En 2000, Saint-Denis, capitale de l'île, Saint-Paul et ses plages et Plaine des Palmistes apparaissent comme les zones les plus touristiques, suivies par Saint-Pierre, Cilaos et Saint-Leu. Viennent ensuite l'Entre-Deux, Salazie et Saint-Leu, les autres communes de l'île étant classées comme peu touristiques.

Le tourisme balnéaire (Saint-Gilles) dit tourisme bleu a été le moteur du développement de l'hôtellerie dans les années 1990; en raison du relief des côtes, il ne concerne pratiquement que l'ouest de l'île. Le développement d'un tourisme vert dans les hauts et dans les cirques (Salazie, Cilaos et Mafate) a entraîné l'apparition de meublés de tourisme, de gîtes et de chambres d'hôtes. Les difficultés de transport qui font le charme des destinations comme Mafate, accessible uniquement à pied, ont pour corollaire des difficultés de ravitaillement et l'impossibilité de développer des établissements haut de gamme. Alors que le Piton de la Fournaise est un des lieux les plus fréquentés de l'île, il n'existe aucune infrastructure touristique haut de gamme dans le sud, mis à part le Palm Hotel à Petite Ile. Le sud, le centre et l'est restent donc plutôt des régions d'excursion, et non de long séjours.

L'emploi[modifier | modifier le code]

En 2005, l'Insee chiffre à plus de 6 000 le nombre des emplois salariés liés au tourisme. Avec 3,1 % d'emplois liés au tourisme, l'île est en retard sur la France métropolitaine où les emplois touristiques constituent 4,3 % de l'emploi (chiffres de 2003). L'hébergement (de tourisme et hôtel), vient en tête avec 37,3 % d'emplois, suivi par la restauration (18,6 %). Les activités sportives et les transports sont deux autres gisements d'emplois importants[63]. Ces emplois sont concentrés dans les régions les plus touristiques, notamment l'ouest et Saint-Paul[63]. Ces emplois, majoritairement occupés par des jeunes, restent souvent précaires[64]. En 2010, les offices de tourisme emploient 54 personnes (hors personnel communal)

Les dispositifs incitatifs[modifier | modifier le code]

Les pouvoirs publics interviennent dans la promotion du tourisme réunionnais à travers les aides à l'investissement et les aides à l'exploitation[55]. Zone européenne ultra-périphérique, La Réunion bénéficie en effet de mesures dérogatoires[65] qui permettent d'obtenir jusqu'à 75 % du montant des crédits d'investissement productif sur des fonds publics.

L'Opération Programmée d'Aménagement et de Restructuration du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme (OPARCAT) définit ainsi l'aide aux investissements de création, modernisation et rénovation, dont peuvent bénéficier les entreprises artisanales, touristiques et commerciales localisées dans les zones du Plan d'Aménagement des Hauts[66]. Des aides plafonnées au tourisme et à l'hôtellerie concernent le soutien aux entreprises de loisirs, ou à la création d'entreprises, le soutien au développement, à la création et à la rénovation du parc hôtelier[65].

Enfin un Fonds d'aide au conseil touristique (FACT) permet de financer des études de marché[65].

Atouts[modifier | modifier le code]

Parmi les atouts que les professionnels du tourisme mettent en avant[67],[68] il faut citer le climat tropical, la diversité des plages : lagon en eau peu profonde ou spots de surf, plage de sable noir volcanique ou étendue de sable blanc corallien. Île jeune aux reliefs acérés, la Réunion offre des paysages spectaculaires, souvent inaccessibles par la route : forêts primaires, ravines encaissées, chutes d'eau, caldeiras. Le Piton de la Fournaise, volcan en activité, est inoffensif. Les voyagistes vantent également une population métissée et tolérante, une cuisine parfumée, un art de vivre créole avec les infrastructures, la sécurité et le confort de tout département français.

Son éloignement et le prix du billet d'avion font qu'elle reste cependant assez peu fréquentée, ce qui sert d'argument pour défendre le développement d'un tourisme durable.

Faiblesses[modifier | modifier le code]

  • Une clientèle peu diversifiée

Si le tourisme affinitaire est un atout, c'est aussi une faiblesse, car il attire vers la Réunion des vacanciers qui dépensent peu en hébergement ou en restauration puisqu'ils sont généralement reçus par la famille ou les amis. C'est le cas pour 46 % des visiteurs en 2002[69]. De plus la dépendance vis-à-vis de ce tourisme affinitaire a montré ses limites lors de la crise du chikungunya. En comparaison, l'île Maurice voisine, qui s'adresse à une clientèle plus diversifiée, a moins souffert des répercussions de l'épidémie au niveau touristique.

  • Un coût élevé des transports aériens

La Réunion reste difficile d'accès, et les tarifs pratiqués par les compagnies aériennes restent trop élevés pour une clientèle aux revenus moyens.

  • Des structures d'accueil médiocres

L'offre hôtelière est insuffisante quantitativement (6 000 chambres classées alors qu'il en existe, à titre de comparaison, plus de 30 000 dans l'île Maurice)[70], et qualitativement. L'offre est également mal répartie, certaines destinations emblématiques (le Volcan dans le Sud) étant notamment très en retard dans ce domaine. La chambre de commerce et d'industrie de la Réunion réclame de l'état une libération du foncier qui permettrait selon elle de pallier cette carence[52].

  • Des atouts mal exploités sur un marché concurrentiel

Un autre problème vient du positionnement flou de la Réunion sur un marché concurrentiel. Avec seulement 44 km de plages largement fréquentées par les réunionnais, elle ne peut concurrencer les destinations qui peuvent jouer à fond la carte des plages tropicales stéréotypées. La création du parc des hauts, ainsi que l'inscription au patrimoine de l'UNESCO cherchent à valoriser une autre image, celle d'une destination d'exception, offrant des paysages et une bio-diversité unique au monde. Mais une telle restructuration de l'offre implique une autre clientèle, aisée et exigeante, et donc des efforts dans l'hébergement et la restauration qui n'ont pas encore été menés à bien[70].

  • Un certain amateurisme et une insuffisante visibilité sur Internet, jusqu'en 2009

Les sites d'e-tourisme de La Réunion, environ une cinquantaine, sont pour moitié rédigés uniquement en français[71]; 50 % le sont en anglais et en français, 13 sites seulement offrent des informations en allemand, alors que les germanophones sont parmi les touristes européens non français les plus nombreux à visiter l'île[71]. Cependant, au vu de ce constat, la Région Réunion a déployé une plate-forme d'information et réservation touristique, dite "Soubik": la centrale de réservation IRT utilise ainsi les outils de réservation proposés par la plate-forme, notamment sur son site "boutique" http://www.reunion-nature.com. Le site portail de IRT http://www.reunion.fr est également un des produits de la plate-forme. Ce site comprend une place de marché touristique, renvoyant sur chaque producteur, équipé individuellement d'outils de réservation et de paiement en ligne, mis à disposition par soubik. Ex: http://casenamaste.reunion.fr, les sites des hôtels Boucan Canot, Dimitile, Floralys etc.Une vingtaine de producteurs utilise ainsi directement ces outils sur leur propre site Internet et une centaine à travers la centrale de réservation IRT. Enfin, la plate-forme comprend des outils pour les offices de tourisme ayant notamment permis l'édition des sites territoriaux http://sud.reunion.fr de l'OTI Sud et http://nord.reunion.fr de l'OTI Nord.

  • Carences linguistiques: on observe les mêmes carences linguistiques dans la formation du personnel hôtelier ou celui des offices du tourisme. Là encore c'est à l'état que la chambre de commerce et d'industrie demande des crédits pour la formation[52].

Les acteurs[modifier | modifier le code]

Organismes[modifier | modifier le code]

  • Formation :
    • IUP tourisme : DEUG, licence et maîtrise
    • Master 2 professionnel Tourisme, patrimoine et territoires (Faculté des Lettres et des Sciences Humaines)
    • BTS, BEP et CAP de tourisme au Lycée Évariste de Parny, Plateau-Caillou.
    • Le CENTHOR offre des formations en alternance
  • État : ministre délégué au tourisme, Maison de la France, ODIT.
  • Région :
    • Direction des Affaires Economiques: subventions aux organismes (IRT, MMM, offices, hôtels, restaurants etc.)
    • Direction des TIC: projet de plate-forme d'information et réservation touristique, dit "Soubik"
  • Île de la Réunion Tourisme (association loi 1901 avec statut de CRT, essentiellement financée par la Région)qui a intégré le 1er octobre 2008 Maison de la Montagne et de la Mer (équivalent CDT avec un service de réservation de type SRLA qui avait, elle-même, déjà intégrée la Fédération régionale du tourisme de La Réunion[72].
  • Agence de Développement
  • Délégation régionale à l'artisanat, au commerce et au tourisme (DRACT)
  • La commission Tourisme et loisirs de la chambre de commerce et d’industrie de la Réunion (CCIR)
  • Offices de tourisme : À la Réunion, il s'agit le plus souvent d'associations loi 1901, financées par les communes et la Région:
    • Office de Tourisme Intercommunal du Nord (OTI Nord), avec des antennes à Saint-Denis (Maison Carrère)et Sainte-Suzanne (phare de Bel Air) et qui couvre aussi Ste Marie.
    • Office de Tourisme Intercommunal du Sud (OTI Sud**)créé en décembre 2007 par la CIVIS avec des antennes à Cilaos, Saint-Pierre, l'Etang Salé et qui couvre également Saint louis et Petite-Ile
    • Offices Municipaux de Tourisme de Saint-André créé en 1987, Saint-Benoît, le Tampon.
    • Maison du Tourisme du Sud Sauvage avec des antennes à Saint-Joseph, Saint-Philippe.
    • Maison du tourisme de Salazie
    • Territoire de la Côte Ouest (TCO)et Offices de tourisme de St Paul, St Leu, la Possession, Entre-Deux** créé en 1998....
    • 1 régie communale: le point d'information de Bras Panon
    • CIREST qui, par délibération du 3 novembre 2009, a décidé de mettre un œuvre un office de tourisme intercommunal.
  • Association Vacances et Innovations Touristiques(association loi 1901) proposant différentes activités pour apprendre ou découvrir la culture et le patrimoine Réunionnais.

Transports[modifier | modifier le code]

Au niveau des transports aériens extérieurs, le marché se partage entre des compagnies basées en métropole, Air France et Corsairfly, et des compagnies implantées dans l'océan Indien, Air Mauritius et Air Austral. 30 vols hebdomadaires relient l'Europe à la Réunion[55]. Situé près de Saint-Denis, dans le nord de l'île, l'aéroport Roland Garros accueille les gros porteurs. Dans le sud, à Saint-Pierre, l'aéroport de Pierrefonds accueille les courts et moyens courriers. Des vols en avion de tourisme ou en hélicoptère permettent de découvrir l'île à vol d'oiseau, à des tarifs qui restent dissuasifs pour les petits budgets.

Les transports maritimes jouent un rôle peu important dans le tourisme. Il existe des croisières à destination de l'océan Indien qui font de brèves escales à la Réunion (transocéanique océan Indien, transocéanique d'Afrique), ainsi qu'une petite flotte basée sur l'île qui organise des excursions le long des côtes. La compagnie maritime italienne Costa envisage à partir de décembre 2008 des croisières dans l'océan Indien au départ de la Réunion[73].

Les transports routiers : la Réunion est très mal desservie en transports en commun. L'aéroport de Saint-Denis, par exemple, situé à 8 km de la ville, n'est plus accessible le soir sinon par taxi. Conséquence du tourisme affinitaire, qui garantit aux arrivants une réception par les amis ou la famille, rien n'est prévu pour les touristes individuels qui viennent découvrir l'île. Les locations de voiture sont la solution, onéreuse pour certains budgets, auquel les touristes ont généralement recours. Le site interactif d'IRT a reçu des plaintes émanant de touristes qui reprochent à l'île des embouteillages qui rappellent ceux des grandes villes en France métropolitaine.

En 2005, le tourisme concernait 35 PME (transport aérien, maritime et routier de voyageurs) sur l'île, employant plus de 2000 personnes[74].

Hébergement et restauration[modifier | modifier le code]

Un plaque à l'entrée des Villas du Récif, un établissement hôtellier de Saint-Gilles les Bains.

Les chiffres de l'Insee montrent que les visiteurs sont très majoritairement reçus par la famille ou les amis. En seconde position viennent les hôtels, fréquentés par les touristes d'agrément[75]. Très faiblement développé avant les années 1990, le secteur de l'hôtellerie a clairement bénéficié de l'essor du tourisme. L'hébergement se partage entre hôtels (tourisme « bleu » balnéaire) le long du littoral et gîtes ou meublés de tourisme dans l'intérieur (tourisme « vert »)[76].

Article détaillé : Hôtellerie à La Réunion.

Loisirs[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel et culturel[modifier | modifier le code]

  • Patrimoine naturel
La plupart des visites sont gratuites et très accessibles : admirer une cascade (Voile de la Mariée sur la route de Salazie, cascade Niagara à Sainte-Suzanne), un point de vue sur les cirques (point de vue sur Mafate depuis le Maïdo ou Dos d'âne), le volcan ou la lave coulant dans la mer ("Tremblet"), etc.
D'autres se méritent davantage, au prix d'une petite marche (point de vue sur les Makes, point de vue sur le Trou de fer).
  • Les édifices religieux
Il est possible également de visiter des mosquées, des temples chinois ou tamouls, l'étrange église de Sainte-Anne ou l'église miraculée de Sainte-Rose.
L'opération "Villages créoles" permet de rencontrer des artisans dans les villages.
Les offices de tourisme organisent régulièrement des "sorties patrimoines" permettant de découvrir une thématique particulière : l'architecture et l'histoire d'une rue, la Réunion des religions.
  • Musées, éco-musées et sites patrimoniaux
L'architecture extérieure de la maison du Volcan.
  • Les Parcs et jardins

La Réunion possède une flore riche dont une partie est endémique.

Tourisme sportif[modifier | modifier le code]

Cette île jeune aux dénivelés accentués, à la pluviométrie remarquable[77], où l’eau dévale de toutes parts les pentes abruptes, offre une multiplicité de parcours de tous les niveaux, allant jusqu'à "ABO" ou "abominablement difficile" pour le Trou de Fer. Le canyoning permet de s'aventurer dans des paysages qui resteraient autrement inaccessibles où l'on peut observer orgues basaltiques, sources d’eau chaude, toboggans naturels, cascades et bassins au cœur d'une végétation tropicale. Sur toute l'île, mais plus particulièrement à Cilaos et Salazie, les parcours de descente sont nombreux. À l'Est, la Rivière des Roches permet de pratiquer la randonnée aquatique.

Les reliefs et une météo très favorable permettent de voler plus de 300 jours de vol par an et d'apprécier les paysages. L’ouest de l'île comporte 3 sites de décollage (Saint-Leu, Bellemène et Dos d'Âne). Des compétitions (coupe de France, Coupes du monde..) sont régulièrement organisées à St Leu, avec arrivée les pieds dans l'eau. En 2007 s'est tenue la première édition de la compétition internationale « la route des Tamarins World Cup Series », la route des Tamarins étant une grande route en cours de construction, à mi-hauteur, et comportant de nombreux et impressionnants ouvrages d'art.

Les sites sont variés et propices à l’initiation comme à l’exploration profonde, pour découvrir coraux et poissons colorés (perroquets, anges, trompettes, clowns, etc.). Les clubs de plongée sont nombreux sur la marina de Saint-Gilles les Bains et à Saint-Leu.

Les plus beaux paysages de l’île peuvent être découverts à dos de Mérens. Des pistes cavalières sillonnent le Maïdo, le Grand Étang (Saint-Benoît), la Plaine des Cafres.

La côte ouest de La Réunion offre un choix de spots de qualité pour surfeurs de tous niveaux, dont la « gauche de Saint-Leu », classée parmi les trois meilleures vagues du monde.

La location de VTT et le retour en navettes sont bien développés, particulièrement au Maïdo pour parcourir (et humer) les champs de géraniums et également au volcan pour traverser les sites lunaires.

Tourisme balnéaire[modifier | modifier le code]

Accès à une plage de Saint-Leu.

En 2007 les eaux de baignades surveillées par le ministère de la santé ont été notées de bonne qualité. En 2006 aussi, à l'exception des plages de Boucan-Canot et Saint-Pierre ou les prélèvements faits ont montré des eaux de qualité moyenne[78]. La plage de St Leu et celles de St Paul figurent au Pavillon Bleu 2007/2008

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Émilie Parnière, (DT - DSPES), Le tourisme dans l'Outre-Mer français, 2003, ISBN 2-11-092-425-X

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Eric Boulogne, « Le petit train longtemps, île de La Réunion », Le siècle des petits trains, éditions Cenomane/La Vie du Rail & des Transports, 1992.
  2. Le mensuel de l'université, juin 2008, no 27, « Bourbonnais, explorateurs européens et la Fournaise du XVIIe siècle au début du XIXe siècle », Prosper Ève. On estime à un millier les visiteurs qui ont accédé au moins au Pas de Bellecombe entre la découverte de l'île et les années 1950, alors que plusieurs centaines de visiteurs s'y rendent quotidiennement de nos jours
  3. Perdu sur la montagne, entre deux parois hautes,/ Il est un lieu sauvage, au rêve hospitalier,/ Qui, dès le premier jour, n'a connu que peu d'hôtes ;, «Le Bernica », 1862, paru dans Poèmes barbares.
  4. Thermalisme à La Réunion
  5. [1]
  6. a et b Tourisme et développement (Note d'Information no 34, 01/04/1998)
  7. « Les DOM-COM : poussières d’empire ou paradis touristiques ? », Jean-Christophe Gay, géographe, professeur à l’université de Montpellier III, Alexandra Monot, 31 mai 2005, disponible sur cafe.geo.net
  8. Le Tourisme à La Réunion
  9. Site de l'aéroport Saint-Pierre Pierrefonds
  10. Journal de l'Île de la Réunion, lundi 26 janvier 1998, « Un enjeu pour la population réunionnaise ? ».
  11. Journal de l'Île de la Réunion, mercredi 17 juin 1998, « Un outil de référence ».
  12. a et b Journal de l'Île de la Réunion, mardi 14 novembre 2000, «Pour un tourisme sans risque »
  13. Journal de l'Île de la Réunion, vendredi 14 janvier 2000, « Tourisme : un toit pour les vacances »
  14. Site du concept Villages créoles
  15. JIR, mardi 22 mai 2001, « Saint-Denis : Remise de diplômes Réunion qualité tourisme ».
  16. JIR, vendredi 25 octobre 2002, « Le club des "chartés" s'agrandit ».
  17. L'emploi lié à la fréquentation touristique
  18. JIR, samedi 23 novembre 2002, « Le tourisme réunionnais reste stable malgré la conjoncture ».
  19. « Saint-Louis édite un guide touristique », JIR, samedi 6 septembre 2003.
  20. JIR, 24 novembre 2003,« Plein phare sur sainte Suzanne ».
  21. JIR, mercredi 10 septembre 2003, « Une campagne en faveur du tourisme outre-mer ».
  22. « Économie de La Réunion », no 116 - deuxième trimestre 2003
  23. JIR, samedi 20 septembre 2003, « Concilier développement du tourisme et environnement ».
  24. Chiffres de l’Observatoire du Développement de la Réunion, JIR, lundi 5 avril 2004, « Le tourisme génère plus de 6000 emplois salariés ».
  25. JIR, samedi 23 avril 2005, « Office de tourisme intercommunal » : « [..] le bilan des actions menées par ses trois antennes à Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne tout au long de 2004. Une année couronnée de succès... du nord : fréquentation touristique en hausse. »
  26. Schéma de développement touristique de La Réunion, p. 12
  27. Schéma de développement touristique de La Réunion, p. 61
  28. JIR, mardi 8 mars 2005, « Objectif : un million de touristes en 2020 ».
  29. JIR, vendredi 8 avril 2005, « Un tourisme plus accessible aux handicapés ».
  30. JIR, 2 août 2005, « Le tourisme des seniors, un phénomène de masse »
  31. JIR, mardi 30 août 2005, « Assises du tourisme dans les DOM ».
  32. JIR, samedi 1er octobre 2005, « La Réunion et Maurice s'allient ».
  33. Économie de La Réunion, no 123 - 1er trimestre 2005
  34. JIR, mardi 28 juin 2005, « La Réunion s'exporte pour mieux importer les touristes »
  35. Voir l'émission du dimanche 3 avril 2005, sur France 2, 30 millions d'amis
  36. L'actualité de l'Outre-Mer « A La Réunion, les chiens alimentent plus les fantasmes que les requins », 15 octobre 2005 (AFP)
  37. [2]
  38. JIR, mercredi 1er février 2006, « Le chik infeste la presse professionnelle du tourisme »
  39. a et b JIR, mercredi 14 juin 2006, « L'île à sensations victime de ses images négatives »
  40. JIR, samedi 11 mars 2006, « Opération séduction pour 11 professionnels du tourisme ».
  41. JIR, mardi 21 mars 2006, « De l'aide et vite ! », L'association Defit Réunion (Défense des indépendants du tourisme) se mobilise autour des modalités d'attribution des aides gouvernementales.
  42. a, b et c Nouvel Observateur, jeudi 18 mai 2006, « Villepin : 4,5 millions pour relancer le tourisme ».
  43. JIR, mercredi 24 mai 2006, « Le plan de relance du tourisme annoncé pour septembre ».
  44. Relance du tourisme à La Réunion
  45. a, b et c Relance du tourisme à La Réunion, 15/09/2006
  46. JIR, dimanche 1er octobre 2006, « Tourisme, pourquoi ça foire ? »
  47. n°82avril 2008:Les touristes reviennent, no 84 Mai 2008 Poursuite du redressement dans l’hôtellerie-restauration
  48. Revue économie de La Réunion no 4 Hors série - juillet 2008
  49. Insee : Revue économie de La Réunion, no 4 Hors série - juillet 2008, « Services - Tourisme - Transports »
  50. Tendances en mars 2008, Insee
  51. « Nouvelle campagne de l'IRT : J'aime l'île de La Réunion »
  52. a, b, c et d Chiffres de l'Insee cités par le JIR, « La fréquentation de l’île a progressé depuis le début de l’année », 10 septembre 2008
  53. JIR, 8 septembre 2008, « Les assises du tourisme s’annoncent explosives ».
  54. a, b, c et d Relance du tourisme à La Réunion
  55. a, b et c Le Tourisme à la Réunion, rapport de l'agence de développement de la Réunion
  56. Andorre, Argentine, Australie, Bermudes, Bolivie, Brunei, Canada, Chili, Corée du Sud, Costa Rica, Croatie, Salvador, États-Unis, Guatemala, Honduras, Japon, Malaisie, Mexique, Monaco, Nicaragua, Nouvelle-Zélande, Panama, Paraguay, Saint-Marin, Saint-Siège, Singapour, Uruguay, Venezuela
  57. JIR, « La Réunion réclame le règlement rapide de la question des visas », 9 juillet 2006
  58. JIR, « Interview de Pierre Vergès : Comment voulez-vous que des investisseurs hôteliers d’origine asiatique ou sud-africaine s’implantent à la Réunion si leur propre clientèle ne peut pas séjourner dans l’île ?, « Pierre Vergès : “Nous ne courberons pas la tête devant l’État” », 10 septembre 2008
  59. JIR, « L’État confirme son désaccord avec la Région », 9 septembre 2008
  60. Revue économie de La Réunion no 4
  61. (fr) « Un grand merci à la clientèle locale », Le Quotidien de La Réunion,‎ 17 décembre 2009 (lire en ligne)
  62. L'Emploi lié à la fréquentation touristique, p. 12, chiffres de 2000
  63. a et b Insee : tourisme emploi
  64. no 119 - 1er trimestre 2004
  65. a, b et c Économie Réunion : Aides et subventions
  66. Artisanat Commerces Tourisme rural
  67. Office du tourisme de La Réunion
  68. Climat idyllique, plages de sable fin, eaux turquoises et cocotiers… Forêts tropicales, rivières tumultueuses et relief volcanique…, ses paysages sont d’un contraste saisissant, à l’image de son extraordinaire diversité ethnique ! Avril 2003 - no 77, « L’ILE DE LA REUNION : Recherche scientifique et Opportunités d’affaires dans un cadre paradisiaque »
  69. L'Emploi lié à la fréquentation touristique p. 10
  70. a et b Témoignage, « Tout reste à faire » - Tourisme » 15 février 2007.
  71. a et b E-Tourisme, rapport de la Région Réunion
  72. Site de la FRTR
  73. JIR, « Costa Croisières veut transformer la Réunion en tête de pont », 22 septembre 2008
  74. Chiffres de l'Insee
  75. L'évolution du tourisme à La Réunion : chiffres-clés
  76. Économie de la Réunion, no 121 - 3e trimestre 2004
  77. Pluviométrie de La Réunion sur le site de l'académie
  78. Escherichia coli et Coliformes totaux (pollution d'origine fécale)