Racisme antiblanc

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Le racisme antiblanc est une expression utilisée pour désigner une forme de racisme spécifiquement tourné contre les Blancs. Ce type de racisme est parfois vu comme une forme de retournement du racisme[1], d'où l'expression « racisme à l'envers » (en anglais reverse racism), parfois utilisée aux États-Unis ou en Europe[2],[3],[4].

Ce racisme peut se manifester au travers d'injures racistes, de diffamation raciale, d'agressions racistes, ou de discrimination. Aux États-Unis, ce racisme a notamment été exprimé par des groupes nationalistes noirs, avec des figures telles que Khalid Abdul Muhammad appelant au meurtre des Blancs[5],[6]. Au Zimbabwe, le parti ZANU du président Robert Mugabe a mis en place une politique raciste visant à exproprier et chasser les blancs[7],[8],[9]. En Afrique du Sud, un chant incitant à tuer des fermiers blancs a été condamné par la justice[10].

En France, une étude de l'INED[11] et d'autres recherches[12] ont mis en lumière l'existence d'un racisme antiblanc caractérisé par des injures et agressions racistes. D'autre part, des personnalités politiques[13],[14],[15], des chercheurs et des essayistes[16],[17] ont attiré l’attention sur la réalité de ce racisme. L'expression "racisme antiblancs" a aussi fait l'objet de controverses en France. Sans remettre en cause l'existence de ce racisme, des associations, des chercheurs, des journalistes et des personnalités politiques[18],[19] discutent l'utilisation de cette expression, celle-ci ayant d'abord été introduite par le FN[20],[21] et favorisant, selon eux, un antagonisme communautaire faisant des distinctions entre les types de racismes[22].

Racisme antiblanc dans le monde[modifier | modifier le code]

Racisme antiblanc en Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

En 2009, Julius Malema, militant du Congrès national africain, réactive Dubula ibhunu (« Tuez le Boer »), un chant traditionnel de l'époque où l'ANC luttait contre l'apartheid et qui qualifie notamment les Boers (Afrikaners) de « violeurs » et de « voleurs »[23]. La réactivation de cette chanson, plus communément désignée comme le chant shoot the boers, intervient dans un contexte où, selon Agri SA la plus importante union d'exploitants agricoles, deux fermiers sont tués chaque semaine en Afrique du Sud, un pays où 50 personnes sont assassinées chaque jour et qui totalise 11 785 attaques et 1 804 meurtres de fermiers depuis 1991[24],[25]. Selon les partisans de Malema, parmi lesquels il peut compter sur le soutien de Winnie Madikizela-Mandela, ce chant est inoffensif, appartient à l'histoire du pays et ne vise personne en particulier mis à part le système de l'apartheid[26]. Perçue comme une chanson raciste et appelant à la haine, la chanson Dubula ibhunu sera déclarée contraire à la Constitution par la justice sud-africaine en mars 2010[27] sans pour autant que Malema accepte le jugement[28]. L'ANC annonce alors qu'elle fera appel de ce jugement[29].

Poursuivi devant un tribunal de Johannesburg par des organisations civiles afrikaners comme Afriforum et le syndicat des fermiers du Transvaal (TAU), Julius Malema est reconnu coupable d'incitation à la haine pour avoir repris dans ses meetings cette chanson de la lutte anti-apartheid et est condamné à payer une partie des frais de justice[26]. Il accuse alors la Cour de racisme à son égard[30]. Le 19 septembre 2011, le Congrès national africain annonce qu'il fait appel contre ce jugement interdisant le chant contesté[31].

Racisme antiblanc aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, des chercheurs en sociologie comme Jessica T. Simes ou en psychologie comme Len Lecci et James D. Johnson ont abordé la question dans certains articles. Ils désignent ce phénomène en utilisant les expressions "antiwhite sentiment" [32] ou "antiwhite attitude" [33] Il existe des Black supremacists prônant la supériorité de la « race noire ». Il s’agit de groupes organisés comme les Black Muslims et Nation of Islam. Nation of Islam fut notamment représenté par Khalid Abdul Muhammad qui tient des discours antiblancs[34].

Racisme antiblanc en Belgique[modifier | modifier le code]

Dans un article publié sur le site du Parti communiste belge, Oscar Hammerstein évoque l'existence d'un « sentiment anti-blanc dans certains milieux d'origine immigrée (Afrique du nord et Afrique noire)[35] ». Afin d'éviter toute généralisation abusive, il précise toutefois :

Tout autant il est stupide de prétendre que « les Belges » sont (sous-entendu : tous) racistes, tout aussi ridicule est la généralisation du « racisme anti-blanc » à l'ensemble des populations allochtones, comme le fait le Père Samuel, le grand copain de Jean-Claude Van Cauwenberghe[35].

De même, Claude Demelenne, dans un article publié dans le journal La Libre Belgique, note quant à lui une recrudescence de violences visant les « Blancs » notamment à l'occasion des incidents de plus en plus violents qui marquent le ramadan à Bruxelles[36].

En revanche, ResistanceS, un mouvement se revendiquant d'être l'observatoire de l'extrême droite, reconnaît l'existence d'un racisme antiblanc parmi d'autres intolérances, mais accuse l'extrême droite, en l'occurrence le mouvement Nation, d'avoir profité de la confusion initiale ayant suivi le meurtre de Joe Van Holsbeeck, après que la police de Bruxelles et le parquet ont erronément identifiés les auteurs du meurtre comme maghrébins avant de se rétracter[37], pour faire croire à un crime motivé par le racisme antiblanc [38].

Oscar Hammerstein regrette que le débat sur le sentiment antiblanc et ses conséquences soit rendu difficile ou simplement impossible notamment par la culpabilité par association qui les lie à l'extrême droite[39].

Racisme antiblanc en France[modifier | modifier le code]

Le racisme antiblanc selon les enquêtes de l'INED[modifier | modifier le code]

Dans une enquête sociologique réalisée en 2008 en France par Christelle Hamel pour l'Institut national d'études démographiques, il apparaît qu'une partie[pas clair] de la population de souche européenne déclare avoir déjà été confrontée au racisme antiblanc[11]. Ainsi, 16 % des personnes de souche européenne[pas clair] disent avoir été victimes d'une « situation raciste » tandis que 23 % affirment « ne pas avoir vécu de situation raciste mais s'y sentent exposés ». De plus, 10 % des personnes de souche européenne affirment avoir subi au cours des cinq dernières années des discriminations racistes[11] .

Au printemps 2012, l'INED publie une nouvelle enquête réalisée par Patrick Simon et Vincent Tiberj. Cette enquête montre que 18 % des personnes appartenant à la « population majoritaire » de France, donc à la population blanche, ont été « la cible d’insultes, de propos, ou d’attitudes racistes »[40].

En septembre 2012, Jean-Luc Primon, sociologue à l'université de Nice et chercheur à l'unité de recherches Migrations et société (Urmis), participant à l'enquête TEO, première base de données de l'Institut national des études démographiques (INED) sur les origines, déclare  :

« Nous avons dans nos réponses une fraction (un peu plus d'un sur dix) de personnes classées dans la population dite majoritaire – qui ne sont ni immigrées, ni issues de l'immigration, ni originaires des DOM-TOM – et qui déclarent avoir vécu une expérience de racisme. [...] Il s'agit généralement d'expériences limitées, et qui ont lieu souvent dans l'espace public. Ce qu'ils relatent, ce sont souvent une altercation entre automobilistes ou une bousculade dans la rue avec des quolibets ou des injures, des blessures verbales renvoyant ces personnes à leurs origines. Cela se passe rarement à l'école ou sur le lieu de travail[41]. »

Origines de l'expression racisme antiblanc[modifier | modifier le code]

L'emploi du terme racisme antiblanc figurait déjà dans le livre le Racisme dans le monde, de Pierre Paraf, président du MRAP, paru en 1964 (et réédité ensuite) [42].

Selon plusieurs chercheurs[1],[43],[44] et journalistes[45],[46],[47], l'expression racisme antiblanc provient à l'origine du lexique politique de l'extrême droite française. Le quotidien de droite Le Figaro note à ce propos: « L'idée d'un “racisme inversé” a été théorisée depuis plus de vingt ans par le Front national, en opposition aux mouvements antiracistes[45] ». D'après le sociologue Dr Sylvain Crépon, spécialiste de l'extrême droite, l'expression de racisme antiblanc :

« a été conceptualisée en 1978 par François Duprat, alors l'un des responsables du Front national, juste avant sa mort dans un attentat non expliqué. Il est à l'origine des principales thématiques du FN qui sont toujours présentes à l'heure actuelle. À savoir d'une part, le slogan de la préférence nationale "un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop". D'autre part, la dénonciation du "racisme anti-Français". Finalement, c'est le retournement de rhétorique pour laquelle l'extrême droite a toujours été très forte. Puisqu'on les accuse d'être racistes, ils accusent à leur tour les racistes anti-blancs, anti-Français[43]. »

Selon le Dictionnaire de l’extrême droite du psychosociologue Dr Erwan Lecœur[48], la notion de « racisme antiblanc » aurait été également introduite par l’association d’extrême droite, l’AGRIF au côté de termes comme « racisme antifrançais » et « racisme antichrétien » [49]. Cette affirmation est également soutenue et appuyée par le journal Le Figaro[45]. D’après le dictionnaire de Lecœur, l'emploi de ces notions s’inscrit dans une stratégie de « retournement victimaire »[50] contre l’antiracisme pour « sortir du piège de l’accusation récurrente de racisme »[51] et « la retourner par tous les moyens possibles »[50]. La notion a été largement propagée et instrumentalisée par l’extrême droite[1],[52],[45]. (notamment dans le sillage de la Nouvelle Droite), en réponse à l’émergence du thème de l’antiracisme. Selon Le Figaro, l'objectif de cette sémantique est de « décrédibiliser le discours d'associations comme SOS Racisme, alors en plein essor, en leur reprochant de ne pas défendre les “Français de souche” ». Jean-Marie Le Pen le leader du FN affirmait à ce propos:

« L’antiracisme, instrument politique d’aujourd’hui, comme le fut l’antifascisme avant guerre n’est pas un non-racisme. C’est un racisme inversé, un racisme antifrançais, antiblanc, antichrétien. »

D'autres mouvements d'extrême droite comme les Jeunesses identitaires vont également s'emparer de la question au début des années 2000, comme l'observent les journalistes Abel Mestre et Caroline Monot:

« Dès 2003 [...] les Jeunesses identitaires font de la dénonciation du « racisme antiblanc » l'un de leur tout principaux thèmes. Il s'agit, certes, comme le fait le FN, de démonétiser les associations antiracistes. Mais s'y ajoute une autre dimension moins tactique et plus idéologique. Très influencés par la Nouvelle Droite des années 80 et par les écrits sur une supposée « guerre raciale » d'un Guillaume Faye ou d'un Jean-Yves Le Gallou, les Identitaires estiment que « les Européens blancs » sont menacés par « une immigration invasion » dans un mouvement de substitution des populations sur le Vieux Continent. Dans ce contexte, ils deviennent « les nouveaux colonisés », et donc la minorité opprimée à défendre. [...] Le « racisme antiblanc » permet aux Identitaires de tenir un discours racialiste blanc non explicite et suggéré, non passible de poursuites. « Ils utilisent une stratégie d'euphémisation syntaxique afin de légitimer des conceptions jusque-là considérées comme extrémistes », expliquent Stéphane François et Yannick Cahuzac, respectivement politologue et sociologue spécialisés sur l'extrême droite. « Il s'agit, au nom de la résistance au racisme antiblanc de mener une lutte pour la défense de l'identité blanche », explique encore Stéphane François. Il s'agit enfin de démontrer que toute société multiculturelle est vouée à l'échec[52]. »

Selon les dires d'Olivier Estève, chercheur-enseignant en civilisations anglosaxonnes, certains sociologues préfèreraient parler de « contreracisme » à propos de ce phénomène[53].

Selon Sihem Souid, recrutée comme chargée de mission au ministère de la Justice par Christiane Taubira en 2013, l'insulte « sale blanc » ne relèverait pas du racisme antiblanc, mais serait une « réaction épidermique de rejet ponctuel »[54].

Appel contre les violences antiblanches (2005)[modifier | modifier le code]

Suite aux violences des manifestations lycéennes du 8 mars 2005 et leur médiatisation, l'article du journaliste Luc Bronner paru dans le quotidien français Le Monde le , « Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-Blancs » a provoqué une controverse médiaticopolitique[réf. nécessaire] en France quant à la labellisation « anti-Blancs » de ces violences. Cet article mentionne les propos de jeunes des cités affirmant avoir participé aux violences[55].

« Dans le discours de ces jeunes se cumulent des explications économiques (« se faire de l'argent facile »), ludiques (« le plaisir de taper ») et un mélange de racisme et de jalousie sociale (« se venger des Blancs ») »[55]

Un journaliste du Nouvel Observateur a également interrogé des lycéennes sur ces événements. Selon l'une d'elles, les casseurs « s'attaquent aux Blancs parce qu'ils sont plus faciles à choper, que ce sont des bourgeois, qui ont peur », alors que les Arabes sont susceptibles de se défendre et qu'« on ne se vole pas entre Arabes et Noirs ». D'autres personnes interrogées déclarent que « tout ce qui est blanc, c'est notre ennemi » en raison de l'esclavage ou que, les Blancs ayant volé les richesses de l'Afrique, « on va foutre la merde ici jusqu'à ce qu'ils soient fatigués »[56].

À la suite de l'article de Luc Bronner, un certain nombre de personnalités, notamment de gauche, comme Ghaleb Bencheikh, Alain Finkielkraut, Bernard Kouchner et Jacques Julliard ont lancé, le , un « Appel contre les "ratonnades anti-Blancs" », appel soutenu et relayé par le mouvement sioniste de gauche Hachomer Hatzaïr et la radio communautaire juive Radio Shalom[1],[57]. L'appel formulait le problème en ces termes :

"[A]ujourd’hui les manifestations lycéennes sont devenues, pour certains, le prétexte à ce que l’on peut appeler des « ratonnades anti-blancs ». Des lycéens, souvent seuls, sont jetés au sol, battus, volés et leurs agresseurs affirment, le sourire au lèvres : « parce qu’ils sont Français ». Ceci est un nouvel appel parce que nous ne voulons pas l’accepter et parce que, pour nous, David, Kader et Sébastien ont le même droit à la dignité. Écrire ce genre de textes est difficile parce que les victimes sont enlevées par l’extrême droite. Mais ce qui va sans dire, va mieux en le disant : il ne s’agit pas, pour nous de stigmatiser une population quelle qu’elle soit. À nos yeux, il s’agit d’une question d’équité. On a parlé de David, on a parlé de Kader mais qui parle de Sébastien ?" [57]

À la suite de cet appel, Pascal Bruckner réagissait dans un article publié par le Nouvel Observateur en 2005[17],

« Il y a vingt-trois ans, je publiais Le Sanglot de l’homme blanc, où je dénonçais déjà la culpabilisation de l’Occident, accusé de tous les maux de la terre parce que lui et lui seul pratique l’autocritique et le repentir. J’y évoquais déjà, à l’époque, le racisme anti-Blancs dont je demandais qu’il soit dénoncé au même titre que les autres. Je fus, pour cet essai, mis au ban de la gauche pendant des années, y compris dans ce journal. Alain Finkielkraut lui-même jugea le livre, à l’époque, excessif. Je constate qu’il m’a rejoint sur ce point. » [17],

« Et comment ne pas avoir la plus grande méfiance, le plus grand dégoût vis-à-vis de tout mouvement, toute révolte qui proclame son anti-occidentalisme a priori et prend le caractère macabre d’une croisade raciale contre l’homme blanc ? Quand l’ONU inscrira-t-elle l’antioccidentalisme et le racisme anti-Blancs au rang des crimes contre l’humanité ? » [17],

Mais même après la médiatisation sans précédent de cette notion, elle reste malgré tout controversée parmi de nombreuses associations de droit de l’homme et de lutte contre le racisme ainsi que parmi de nombreux intellectuels[1] non pas parce que l’existence du racisme visant les Blancs est niée en tant que tel, mais parce que le concept de racisme antiblanc, qui prétend rendre compte de ce racisme, l’envisage comme un racisme à part et adopte un point de vue communautariste qui fait des distinctions entre les différents types de racisme et ses différentes victimes, et attise ainsi les antagonismes communautaires[1]. Dans cette perspective, le concept de racisme antiblanc est contesté au profit d’une vue qui considère le racisme envers les Blancs comme étant un racisme comme les autres. À cet égard, Samuel Thomas, l'un des leaders de SOS Racisme reconnaît que le racisme se trouve dans toutes les couches de la population française, y compris dans celles issues de l'immigration[pas clair]. Il considère donc nécessaire d'éduquer aussi bien les uns que les autres. Il refuse toutefois la notion de « racisme antiblanc  » parce que non seulement elle privilégierait une logique communautariste, mais aussi parce que la notion aurait été instrumentalisée par l'extrême droite. Peu de temps après la pétition de 2005 contre les « ratonnades anti-Blancs », il déclara à ce sujet :

"SOS Racisme n’a jamais pratiqué l’angélisme sur les formes variées de racisme. Nous voulons éduquer les Français, mais aussi les publics issus de l’immigration.[…] La pédagogie antiraciste ne peut supporter le discours de “victimisation”, qui encourage les gens à ne défendre que leur communauté. Il faut défendre tout le monde.[…] Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite" [58]

L'historien Pap Ndiaye souligne également les sous-entendus idéologiques souvent impliqués dans l'emploi de l'expression racisme antiblanc :

"Il faut être très précautionneux : parler de racisme antiblanc me semble être une formule problématique, lourde de sous-entendus et qui reprend des thématiques qui ont cours depuis longtemps dans l’extrême droite."[59]

L'appel et la parution de l'article dans le Monde ont créé un tollé parmi des intellectuels et personnalités politiques, notamment Esther Benbassa, Michel Kokoreff ou Laurent Mucchielli. La sociologue [60],[61],[62], historienne et représentante d'Europe Écologie Les Verts Esther Benbassa dénonce une logique communautariste qui, selon elle, sous-tend cette pétition :

"Cette pétition qui se prétend pétition de rassemblement et qui au départ voulait peut-être créer du rassemblement et de la solidarité, est une pétition communautariste." [63]

Un collectif d’auteurs dans les colonnes de Libération a vivement réagi à cet appel et au traitement médiatique de la notion de racisme antiblanc qu’ils jugent symptomatique « d’une lepénisation des esprits » [64]

"La lecture raciale des violences lors des manifestations lycéennes du 8 mars est irresponsable.

Disons-le d'emblée : l'appel contre des "ratonnades anti-Blancs" lancé par des organisations communautaires et signé par des personnalités réputées de gauche nous paraît particulièrement inquiétant. […]En clair, on peut en même temps désapprouver avec force les agressions dont de nombreux lycéens ont été les victimes, et considérer le texte comme "simpliste", "idiot", "irresponsable". Ce texte n'est pas seulement choquant moralement: il est à la fois sociologiquement inexact et politiquement dangereux. Sous couvert d'équité, anticipant la stigmatisation à laquelle il participe pourtant pleinement, il peut être considéré comme un symptôme. Il traduit en effet un profond bouleversement des représentations des rapports sociaux et des clivages politiques traditionnels. Là comme ailleurs, il s'agit de minimiser les déterminations proprement sociales des phénomènes de violence et des conduites délinquantes pour n'en saisir que les dimensions ethniques et raciales. Dans le même temps, le traitement médiatique a rebondi sur les questions sécuritaires et xénophobes. Toute une série de textes (communiqués, articles, points de vue) a contribué à la construction médiatique de la figure des "violences raciales": dans le rôle des agresseurs, des "Noirs", dans celui des victimes, des "Blancs". Quelques "portraits" esquissés dans l'urgence et quelques citations permettaient d'en convaincre. Du coup, on en oubliait le projet de loi Fillon, les critiques qu'il a suscitées, les dérives qu'il comportait, et le fait qu'il a pourtant été voté avec peu d'adaptations à

l'Assemblée." [64]

Le sociologue Michel Kokoref, un des signataires du précédent article ajoutait dans un autre de ses écrits :

"Dans ce débat, on a eu tendance (une nouvelle fois) à tout mélanger. Assimiler des actes de délinquance (vols avec violence, agressions physiques, insultes) à l’origine ou à la couleur de peau est une confusion exaspérante. De même, considérer les comportements de ces groupes de jeunes comme l’expression d’une « haine raciale », voire d’un « mouvement judéophobe et francophobe », est une lecture pour le moins partielle et partiale qui relève plus d’une prise de position idéologique que d’un constat sociologique avéré. Racisme, antisémitisme, xénophobie, « communautés », toutes ces catégories, entérinées sans discussion, à force d’être utilisées se vident de leur substance, non sans produire des effets pernicieux. Elles contribuent, paradoxalement, à alimenter une racialisation des rapports sociaux plutôt qu’à prendre du recul pour en comprendre les mécanismes. On l’a vu à travers l’appel lancé contre les « ratonnades anti-blancs » : cette initiative participe elle-même d’une démarche communautaire incitant à l’exaspération et à la crispation identitaire sous couvert d’équité." [65]

L'association antiraciste la LICRA, pour sa part, n'adhère pas aux critiques formulées contre l'appel et considère comme avéré le caractère raciste des agressions. L'Agence France-Presse en reporte les propos :

Pour la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, « il n'y a pas là matière à polémique. Les faits parlent d'eux-mêmes : de jeunes lycéens manifestants dans les rues de Paris ont été agressés en raison de leur appartenance réelle ou supposée à une nation et à une race ». La Licra demande en conséquence aux pouvoirs publics d'« engager l'enquête et les poursuites qui s'imposent ». Elle dénonce en outre "avec la plus grande fermeté la cécité répétitive d'organisations qui trouvent de pseudo excuses sociales à des agressions à caractère raciste""[66].

Selon les centaines de témoignages que Tarik Yildiz, diplômé de Sciences-Po Paris et doctorant en sociologie politique, a reçus depuis son premier reportage sur le racisme blanc d'octobre 2010, les actes de ce type de racisme et une certaine pression sociale que vivent certains « Français de souche »[réf. nécessaire][pas clair][67] de certains banlieues défavorisées d'Île-de-France les poussent à déménager vers des lieux jugés plus tranquilles[68]. Toutefois, d'après le témoignage des deux musulmans que Yildiz a interrogés pour son livre, il s'agit plus largement d'intolérance de la part de membres du groupe généralement majoritaire de ces endroits que sont les populations musulmanes envers ceux qui vivent différemment qu'eux[69]. Ainsi pour échapper à la même pression sociale, les musulmans non orthodoxes quittent aussi ces lieux pour d'autres estimés plus tranquilles[70]. Ces deux types de phénomènes contribuent à une perte de diversité des endroits qu'ils quittent[71].

Dans son sens commun, le terme « racisme » englobe normalement déjà les formes d’hostilité et d’intolérance dirigées contre les Blancs. Pour Damien Charrieras, étudiant de l'université de Montréal, se pose la question de savoir ce qui se joue à travers cette articulation momentanée et conjoncturelle entre la notion générale de racisme d'une part, et la notion d'intolérance dirigée envers les Blancs d'autre part, « dans un contexte où les discriminations envers les minorités et les Français noirs ou arabes issus de l’immigration existent toujours »[1]. Toujours selon Damien Charrieras, cette question doit être examinée en en analysant plus largement l'usage du concept de racisme antiblanc par diverses instances médiatiques et politiques qui décident d'en faire un enjeu de débat important à la suite de ce que certains médias avaient décrit comme l'agression de lycéens blancs par des jeunes de banlieues en marge des manifestations étudiantes de mars 2005 en France[72]

« Sans nier l’existence d’intolérances envers les communautés juives ou envers les Blancs, nous avons constaté que la généralisation actuelle de l’emploi du concept de racisme pour étiqueter des réalités très hétérogènes peut contribuer à aviver des tensions communautaires et informer de nouvelles logiques de mobilisation. Particulièrement dans une France contemporaine qui prend peu à peu conscience de son multiculturalisme. ».

L'affaire de racisme sur l'île de Saint-Martin (2006)[modifier | modifier le code]

En 2006, sur l’île franco-néerlandaise de Saint-Martin, l’attitude de certains badauds à la suite de l’accident qui a entraîné la mort du gendarme Raphael Clin a soulevé l’indignation et déclenché la polémique quant à la présence d’un racisme local à l’égard des blancs. Le gendarme Raphael Clin a été percuté par une moto tandis qu’il cherchait à s’interposer dans un run (une course sauvage) [73]. Des témoignages font état de propos racistes et haineux de la part de certains badauds se réjouissant de la mort du gendarme. Une information judiciaire a été ouverte le 7 mars 2006 par le parquet de Basse-Terre (Guadeloupe) pour déterminer les circonstances[74]. Rodolphe Geisler du Figaro rapporte que les premières enquêtes semblent confirmer la teneur raciste de ces propos :

« Après plus de vingt jours d'investigations ininterrompues, il est maintenant vérifié» que certaines personnes se trouvant sur les lieux de l'accident et à l'hôpital «se sont ouvertement réjouies de voir un gendarme mortellement blessé», indique le texte. Selon le procureur de la République, Patrick Quincy, ces personnes ont tenu «des propos hostiles, menaçants et racistes à l'égard des autres gendarmes présents». Outrages et menaces Il précise toutefois que «ces individus étaient peu nombreux, vraisemblablement moins d'une dizaine» et qu'«ils s'exprimaient, pour la plupart, en langue anglaise». L'un d'entre eux serait originaire de Sainte-Lucie, une petite île indépendante située à 600 kilomètres au sud de Saint-Martin. Enfin, précise le communiqué, si «tous ne sont pas encore identifiés», ils seront poursuivis pour outrages et menaces à agents de la force publique, injures raciales et provocations à la haine raciale[75].

Comme le reportent Le Figaro et Le Nouvel Observateur, le 28 février, l’association Sos racisme a réagi et dénoncé l’attitude raciste des badauds et a proposé de se constituer partie civile dans cette affaire pour soutenir la plainte de la femme du gendarme[73],[76]. :

«SOS Racisme a annoncé dans la soirée par voie de communiqué qu"après avoir contacté la famille du défunt", elle avait décidé de se porter partie civile. L'association s'est déclarée "indignée de l'attitude raciste et inhumaine des gens qui ont hué Raphaël Clin après qu'il se fut fait heurter par une moto"[76].

Quelques jours plus tard, Ivan Rioufol, dans Le Figaro, commente les réactions des associations antiracistes. Il y juge qu’elles n’ont pas été assez rapides à réagir sur l'affaire- ce qui serait, selon lui, la preuve de leur myopie :

« SOS-Racisme s'est « indigné » de « l'attitude raciste et inhumaine des gens qui ont hué» le gendarme Raphaël Clin durant son agonie. Réprobation reprise par la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) et la Ligue des droits de l'homme. Il aura fallu plus de deux semaines à ces organisateurs d'émotions pour réagir au drame, qui s'est déroulé le 12 février sur l'île antillaise de Saint-Martin et qui aurait vu des Noirs applaudir à la mort d'un Blanc » [77]

Sur l'île les élus locaux de tout bord ont condamné « avec la plus grande fermeté » les attitudes racistes et les propos jugés « indignes »[78]. Mais ils disent aussi s’insurger contre certains amalgames propagés par les médias de la métropole, au regard de certaines accusations qui chercheraient, selon eux, à faire une généralisation de ce racisme dans l’île[79]. Le Figaro reporte notamment les propos de Maurice Michaud, sous-préfet de Saint-Martin:

« "Il n'y a pas, comme dans certaines banlieues de métropole, de climat insurrectionnel" dans l'île, ni de racisme anti-Blancs même si "il peut y avoir parfois quelques manifestations d'hostilité de la part de jeunes asociaux"» [78]

Les différentes positions des associations antiracistes : LICRA, MRAP, SOS Racisme, LDH[modifier | modifier le code]

Un homme de 28 ans est jugé pour des violences commises en 2010 dans le métro parisien et pour avoir insulté la victime en criant « sale Blanc, sale Français ». Renvoyé avec la circonstance aggravante de « racisme », le prévenu risque cinq ans de prison et 75 000 € d'amende. Pour la première fois dans ce type d'affaire, une association antiraciste, la LICRA est partie civile. Cette organisation prévoit d'ailleurs de consacrer son congrès annuel de mars 2013 à ce thème. Au début de l'année, le MRAP s'est aussi penché sur cette question. Pour son coprésident Pierre Mairat: « Nous avons conscience des risques d'instrumentalisation. Mais la vraie question, c'est : 'Est-ce que l'on nie [le racisme anti-Blancs] ou est-ce que l'on constate et analyse ? », position critiquée par d'autres actions du mouvement anti-raciste, qui n'empêche pas le MRAP de maintenir néanmoins sa ligne. À l'opposé, le radical PIR veut recomposer le mouvement antiraciste autour de son organisation pour défendre les « véritables racisés », soit les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs descendants. Le président de la LDH Pierre Tartakowsky voit dans l'action de la LICRA le risque de « banaliser l'idée que tout le monde est raciste (...) Il peut y avoir des imbécillités chroniques, mais le racisme anti-Blancs, en soi, ça n'existe pas. » ". La présidente de SOS Racisme Cindy Leoni refuse ainsi de reprendre la formule de « "racisme anti-Blancs" : la notion de "racisme" tout court se suffit à elle-même (...) On ne va pas faire la course à l'échalote pour avoir à tout prix des dossiers de personnes blanches. Mais si l'occasion se présente, SOS Racisme pourrait faire comme la Licra. Le cœur du combat, c'est la laïcité, le communautarisme et l'obscurantisme »[80].

Prise de position de Jean-François Copé[modifier | modifier le code]

En septembre 2012, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé écrit un manifeste dans lequel il dénonce le développement d'un racisme antiblanc en France[81], citant des situations dont il aurait été témoin en tant que maire de Meaux. Ces déclarations provoquent alors un vif débat . Interrogé, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault reconnaît qu'un tel racisme « peut exister » et qu'il est important de « faire reculer le racisme, c'est faire reculer les discriminations »[82]. Il estime toutefois qu'il faut faire « très attention quand on emploie des mots de cette nature », mettant en garde contre « une espèce de course poursuite derrière les idées du FN »[82].

Accusé de reprendre un thème fort de l'extrême droite, Jean-François Copé se défend en soulignant que la ministre socialiste porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait utilisé avant lui cette expression dans son livre Raison de plus ! publié pendant la dernière campagne présidentielle  : « racisme anti-Blanc dont chacun peut convenir sans mal ni complaisance qu'il existe et qu'il est aussi condamnable et stupide que tout autre »[83]. La ministre réagit à l'utilisation de cette citation en dénonçant un contre-sens et une manipulation  :

« M. Copé aurait été bien inspiré de lire jusqu'au bout le chapitre de mon livre dont il tire une citation. Il n'y aurait pas trouvé une alliée comme il veut le faire croire, mais une adversaire qui dénonce le flirt d'une partie de la droite avec l'extrême droite[84] »

. Le Front national s'est également insurgé contre l'utilisation du terme par Jean-François Copé et sa présidente Marine Le Pen dénonce aussi l'utilisation de cette formule par Copé  :

« Pendant cinq ans au pouvoir, l'UMP de Jean-François Copé a totalement nié ce racisme, hurlant avec les loups contre le Front national qui, seul, a eu le courage de le dénoncer et de réclamer qu'il soit poursuivi. Le cynisme de cet homme est sans aucune limite et en matière de revirements électoralistes, il a bien appris de Nicolas Sarkozy[85]. »

Diffusion dans des chansons de rap[modifier | modifier le code]

En France, plusieurs chanteurs de rap (comme le groupe Sniper) ont été accusés d’incitation à la haine et de racisme envers les personnes ayant une couleur de peau blanche[réf. nécessaire]. Ils ont notamment fait l’objet de poursuites judiciaires de la part de députés UMP, à l’initiative de l’un d’entre eux, François Grosdidier. La plainte de François Grosdidier n’a pas été reçue, au motif que « le tribunal a jugé irrecevable son action en justice, estimant que les poursuites en sa qualité de député n’étaient pas fondées et qu’il n’avait pas d’intérêt personnel à le faire, n'étant plus le père d'enfants mineurs[86]. »

Le racisme antiblanc dans l'opinion française[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, selon un sondage Ifop pour le magazine Valeurs actuelles, 47 % des Français estiment que le racisme antiblanc est « un phénomène assez répandu en France », contre 53 % qui le jugent « assez marginal ». Au total, 83 % des sympathisants du Front national et 58 % des sympathisants de l'UMP considèrent que le racisme antiblanc est une réalité, contre 28 % chez les sympathisants de gauche. Inversement, 72 % des sympathisants de gauche estiment que le phénomène est assez marginal, contre 42 % des sympathisants de l'UMP et 17 % des sympathisants du Front national[87].

Racisme antiblanc au Zimbabwe[modifier | modifier le code]

Le président Mugabe a mis en œuvre au Zimbabwe une réforme agraire en 2000 visant essentiellement les grands fermiers du pays, spécifiquement les fermiers blancs qui avaient été maintenus sur leurs terres à l’occasion de l’indépendance. Les redistributions de terre se sont passées de manière semi-anarchique en ce sens que, souvent, des groupes ou milices notamment d’anciens combattants de la guerre d’indépendance prenaient purement et simplement possession de la terre, chassant les fermiers blancs et leurs employés[8]. Certains fermiers et aussi certains de leurs employés noirs ont été confrontés à la violence, et il y eut des morts sans que les autorités interviennent autrement que pour soutenir les envahissements - ou en limogeant un ministre qui s’était élevé contre les confiscations de fermes aux Blancs[88]. Robert Mugabe et son parti ont donc été accusés de complicité au moins de fait dans les meurtres survenus et de mener une politique raciste ; cette dernière accusation est renforcée par une décision d’un tribunal régional pour l’Afrique australe en [8]. La force publique a refusé d’appliquer des décisions de justice donnant raison à des fermiers blancs qui contestaient leur expropriation[8].

Cette réforme, conjuguée à la corruption et au népotisme généralisés, a eu des conséquences catastrophiques sur la situation alimentaire du pays[89]. De plus, à la suite de la dégradation de la situation politique, et notamment aux élections truquées de 2002, le pays s'est vu suspendu de sa participation au Commonwealth. À la suite de cet événement et de la levée de bouclier que cette politique a provoqué dans le monde, les autorités zimbabwéennes dénoncent un complot des « pays blancs » (notamment ceux du Commonwealth, le Canada, la Grande-Bretagne, et Australie). En 2005, il reste encore environ 400 fermiers blancs au Zimbabwe (sur 4 500 avant la réforme agraire), et le président Mugabe a exprimé son souhait de les « chasser » à court terme. En 2005, le parti au pouvoir, le ZANU-PF a lancé une campagne appelé « Tous les Blancs dehors en 2005 ».

Par ailleurs, le président du Zimbabwe, Robert Mugabe a fait à de nombreuses reprises des déclarations racistes[90] :

  • « Notre parti doit continuer de faire entrer la peur dans le cœur de l’homme blanc, notre véritable ennemi » (s’adressant au ZANU-PF)
  • « Le seul homme blanc que vous pouvez croire est l’homme blanc mort »
  • « L’homme blanc est ici comme le second citoyen : vous êtes en numéro un. Il est numéro deux ou trois. C’est ce qui doit être enseigné à nos enfants »

En , Mugabe et son parti le ZANU-PF proposent au parlement de voter une loi qui interdira toute fusion, restructuration ou acquisition d’une entreprise si 51 % de son capital n’est pas en possession de Zimbabwéens noirs[91]. Puis, en , un accord conclu avec l’opposition du MDC fait quelque peu marche arrière sur la confiscation des fermes aux Blancs même si le ministre de la Justice affirme le contraire[92], que l’accord souligne le caractère raciste-colonialiste de la répartition précédente des terres, et qu’aucune restitution ne se fera en tant que telle[93]. En , le Zimbabwe rejette le jugement du tribunal de la Communauté de développement d’Afrique australe qui a estimé que les confiscations terriennes étaient discriminatoires[94],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Damien Charrieras,« Racisme ? Une étude rhétorique critique de la polémique sur le racisme anti-Blancs en France », in COMMposite V2007.1, p. 40-73 (ISSN 1206-925)
  2. Ernest Cashmore, Dictionary of Race and Ethnic Relations, Routledge, 1996, page 322
  3. Gilles-William Goldnadel et Tarik Yildiz, Racisme à l'envers ? La question du racisme anti-blanc est-elle vraiment d'extrême droite ?, Atlantico.fr, 27 septembre 2012
  4. Emmanuel Jovelin, Ambiguïtés de l’antiracisme. Retour sur quelques associations militantes, revue Le Sociographe, n°34, Racismes ordinaires ?
  5. ADL ALERTS NATION'S ACADEMIC LEADERSHIP ABOUT VIRUS OF BIGOTRY BEING SPREAD BY KHALID ABDUL MUHAMMAD
  6. Keane College, 29 novembre 1993
  7. (en) Human Right Watch ¦ Zimbabwe: Mass Evictions Lead to Massive Abuses
  8. a, b, c, d et e (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe vows to defy land ruling
  9. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Upset over latest Zimbabwe farm death
  10. Le Figaro, article du 20 avril 2010 intitulé Af. du Sud: 2 fermiers tués par semaine
  11. a, b et c Christelle Hamel, Expérience et perception des discriminations et du racisme,Trajectoires et Origines, INED-INSEE, 2008
  12. Tarik Yildiz, Le racisme anti-blanc Ne pas en parler : un déni de réalité, les Éditions du Puits de Roulle, 2010
  13. Le Figaro, article du 26 septembre 2012 intitulé Copé dénonce l'existence d'un «racisme anti-Blanc»
  14. Le Monde, article du 27 septembre 2012 intitulé ""Racisme anti-Blanc" : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme "
  15. Discours de Jean-Marie Le Pen, lors de l’université d’été de 1998 du FN, accédé en 2005 sur le site du Front national, plus disponible en juin 2006 Archive du discours de Jean-Marie Le Pen, sur web.archive.org, archive crée le 4 juin 2004
  16. "Un Appel Controversé contre le racisme Anti-blanc" in Le Nouvel Observateur 31 mars 2005
  17. a, b, c et d Pascal Bruckner, « Finkielkraut, le Sarkozy des intellos », Le Nouvel Observateur no 2143, .
  18. SOS racisme: « Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-blanc parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême droite », CASADESUS Frédérick, "Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas" in Reformes, no 3031, juin, 2005
  19. MRAP, communiqué officiel intitulé "Jean-François COPE : le tartuffe de l’antiracisme"
  20. Le JDD, article intitulé "Copé et "l’empiétement sémantique" sur le FN", Sylvain Crépon
  21. Le racisme anti-Blanc, un concept hérité du FN, sur le site lefigaro.fr du 26 septembre 2012
  22. GROSJEAN Blandine entretien avec Esther Benbassa "On crée des compétitions de victimes", Libération 26 mars 2005
  23. Afrique du Sud: Julius Malema reconnu coupable d'incitation à la haine, 20 Minutes, 12 septembre 2011
  24. Af. du Sud: 2 fermiers tués par semaine, AFP, 20/04/2010
  25. Selon la police, il y a eu 1248 meurtres dans des fermes, fermiers et ouvriers confondus entre 1997 et 2007 - Dépêche AFP sur Site Libération.fr, 12 septembre 2011.
  26. a et b Julius Malema reconnu coupable d'incitation à la haine, Libération et AFP, 12 septembre 2011
  27. 'Shoot the boer' song banned, News24.com, 26 mars 2010
  28. ANC youth wing defies party's call not to sing 'Shoot the Boer', the guardian, 7 avril 2010
  29. (en) ANC shocked at banning of 'shoot the boer', IOL News, 26 mars 2010
  30. (en) South Africa's Julius Malema denounces 'racist' courts, BBC, 14 septembre 2011
  31. Le parti au pouvoir en Afrique du Sud conteste en appel l'interdiction d'un chant révolutionnaire, Afriquinfos, 19 septembre 2011.
  32. SIMES Jessica, "Does anti-Semitism among African Americans simply reflect anti-White sentiment?" in The Social Science Journal, no 46, 2009, p. 384–389
  33. LECCI Len Lecci et JOHNSON James D., "Black anti-White attitudes: The influence of racial identity and the Big Five" in Personality and Individual Differences, no 44, 2008, p. 182–192.
  34. (en) ADL ALERTS NATION’S ACADEMIC LEADERSHIP ABOUT VIRUS OF BIGOTRY BEING SPREAD BY KHALID ABDUL MUHAMMAD
  35. a et b Hammerstein Oscar cet article sur le site du Parti communiste belge
  36. Voir cette tribune de Claude Demelenne, rédacteur en chef du Journal du mardi, publiée dans La Libre Belgique du 3 septembre 2009. L'article relève également, sans en tirer de conclusion, l'utilisation de l'expression Visages pâles par le président du MRAX
  37. Le Soir, « Un procès belge pour la mort de joe »
  38. Voir article de Resistance.be
  39. article précité sur le site du Parti Communiste belge
  40. Patrick Simon et Vincent Tiberj, Les registres de l'identité. Les immigrés et leurs descendants face à l'identité nationale, Documents de travail no 176, INED, 2012
  41. Le Monde.fr, 27 septembre 2012
  42. Pierre Paraf, Le racisme dans le monde, chapitre: « Néocolonialisme et racisme antiblanc ? », 1972, pp. 63 - 66. Voire aussi la récension de la revue Persée : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/pop_0032-4663_1968_num_23_1_11829)
  43. a et b Interview avec Sylvain Crépon, Journal du Dimanche, septembre 2012.
  44. article « Il n’y aura pas une histoire pacifiée » sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulouse Interview avec l'historien Pap Ndiaye
  45. a, b, c et d « Le racisme anti-Blanc, un concept hérité du FN », Le Figaro, 27 septembre 2012
  46. « Comment l'extrême droite a fait du racisme antiblanc une arme politique, sur le site droites-extremes.blog.lemonde.fr du 26 septembre 2012
  47. « "Racisme anti-Blanc" : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme », sur le site lemonde.fr
  48. Lecœur Erwan (éd.) p. 50-51; p. 249
  49. LECŒUR Erwan (éd.) p. 50-51; p. 249
  50. a et b LECOEUR Erwan (éd.) p. 51
  51. LECŒUR Erwan (éd.), p. 51
  52. a et b Abel Mestre, Caroline Monnot, « Comment l’extrême droite a fait du “racisme anti-blanc” une arme politique », 26 septembre 2012, lemonde.fr
  53. « L'énorme ficelle du "racisme anti-Blanc" », Le Monde, 01.10.2012
  54. Sihem Souid, « L'imposture du racisme anti-blanc ! », sur Le Point.fr,‎ 14 novembre 2013 (consulté le 8 janvier 2014).
  55. a et b Bronner Luc, "Manifestations de lycéens : le spectre des violences anti-"Blancs"", Le Monde, 16 mars 2005
  56. Caroline Brizard, « "Les Blancs sont plus faciles à choper" », Le Nouvel Observateur, 14 avril 2005
  57. a et b "Un appel controversé contre le racisme antiblanc" in Le Nouvel Observateur
  58. CASADESUS Frédérick, "Disputatio - Quand le racisme en voit de toutes les couleurs. Le pont de vue de Samuel Thomas" in Reformes, no 3031, juin, 2005
  59. article "il n’y aura pas une histoire pacifiée" sur le site de la ligue des droits de l'homme de Toulouse
  60. Nouvel observateur, « Un appel controversé contre le racisme "anti-blancs" » 2005
  61. Le Figaro, « 3 500 signatures pour les chercheurs », 2009
  62. Tony S Juge, Racism in France, 2009, p. 165
  63. GROSJEAN Blandine entretien avec Esther Benbassa "On crée des compétitions de victimes", in Libération 26 mars 2005
  64. a et b Marie Bastianelli, Manuel Boucher, Christophe Daadouche, Maryse Esterle-Hedibel, Yazid Kherfi, Michel Kokoreff, Laurent Mucchielli, Marwan Mohammed, Laurent Ott « la dérive ethnique » in Libération 5 avril 2005
  65. KOKOREV Michel, "La banalisation raciale. À propos du racisme "anti-blanc" , in Mouvements, no 41, septembre-octobre, 2005, p. 128
  66. "Appel contre "ratonnades anti-blancs": "polémique surprenante" (Licra) in AFP, 30 mars 2005
  67. Causeur.fr, interview de Tarik Yildiz, article intitulé « Un Français de souche peut être victime »
  68. Tarik Yildiz, Le racisme anti-blanc Ne pas en parler : un déni de réalité, les Éditions du Puits de Roulle, 2010, (ISBN 978-2-919139-04-0), p.  11, 51 et 53-54
  69. Tarik Yildiz, op. cit., p.  30 et 52-53
  70. Tarik Yildiz, op. cit., p.  54
  71. Tarik Yildiz, op. cit., p.  53
  72. Damien Charrieras,« Racisme ? Une étude rhétorique critique de la polémique sur le racisme anti-Blancs en France », in COMMposite V2007.1, p. 51-52 et 57(ISSN 1206-9256)
  73. a et b Geisler Rodolphe « Sur l'île de Saint-Martin, l'affaire du gendarme Clin » in Le Figaro, 1er mars 2006
  74. «Le drame filmé par un des badauds » in Le Monde 25 mars 2006
  75. Geisler Rodolphe « A Saint-Martin, le procureur évoque des injures raciales », in Le Figaro, 8 mars 2006
  76. a et b "Un témoin de la mort du gendarme Clin aurait été identifié, selon Nicolas Sarkozy", in Le Nouvel Observateur, 1er mars 2006.
  77. Ivan Rioufol « Le bloc-notes d'Ivan Rioufol- L’imposture des "antiracistes" » in Le Figaro 3 mars 2006
  78. a et b Geisler Rodolphe « Saint-Martin réfute le racisme anti-Blancs » in Le Figaro, 27 février 2006
  79. Geisler Rodolphe « Saint-Martin réfute le racisme anti-Blancs » in Le Figaro, 27 février 2006
  80. « Le "racisme anti-Blancs" divise les antiracistes », Lemonde.fr,‎ 26 octobre 2012 (consulté le 28 octobre 2012)
  81. « Copé dénonce l'existence d'un “racisme anti-Blanc” », Le Figaro du 26 septembre 2012
  82. a et b "Racisme anti-blanc: "ça peut exister", mais "je suis contre les communautarismes", indique Ayrault, Le Point du 27 septembre 2012
  83. Racisme anti-Blanc : Vallaud-Belkacem explique pourquoi elle a aussi utilisé ce terme, Le Monde du 27 septembre 2012
  84. A qui appartient l'expression "racisme anti-blancs" ?, sur le site bfmtv.com du 27 septembre 2012
  85. "Racisme anti-blancs" : quand Copé reprend un thème du FN, sur le site bfmtv.com du 26 septembre 2012
  86. Mustapha Kessous,«  Les poursuites contre le rappeur Monsieur R. jugées irrecevables », Le Monde, 28 juin 2006
  87. Reuters, « Le racisme anti-Blanc existe selon 47% des Français », sur Le Figaro.fr,‎ 8 janvier 2014 (consulté le 8 janvier 2014).
  88. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Upset over latest Zimbabwe farm death, sur le site news.bbc.co.uk
  89. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe’s famished fields, sur le site news.bbc.co.uk
  90. www.racismeantiblanc.bizland.com - Compilation d’articles relatifs au Zimbabwe, sur le site racismeantiblanc.bizland.com
  91. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Mugabe vows to save sick economy
  92. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ What’s the lie of Zimbabwe’s land?
  93. (en) BBC NEWS ¦ Africa ¦ Zimbabwe Deal: Key Points
  94. Mike Campbell (Pvt) Ltd and Others v Republic of Zimbabwe (2/2007) [2008] SADCT 2 (28 novembre 2008)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]