Dominique Sopo

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Dominique Sopo
Dominique Sopo le 14 juillet 2011 au concert pour l'égalité organisé par SOS Racisme.
Dominique Sopo le 14 juillet 2011 au concert pour l'égalité organisé par SOS Racisme.
Fonctions
Président de l'association SOS Racisme
20037 juillet 2012
Prédécesseur Malek Boutih
Successeur Cindy Leoni
Biographie
Date de naissance 30 juillet 1976 (1976-07-30) (36 ans)
Lieu de naissance Valenciennes (France)
Nationalité Française
Parti politique PS
Diplômé de IEP de Paris
Université Paris I
Profession Professeur d’économie

Dominique Sopo, né le 30 juillet 1976 à Valenciennes, est un militant associatif français. Président de SOS Racisme de 2003 à 2012, il enseigne également les sciences économiques et sociales au lycée Claude Monet, à Paris, dans le 13e arrondissement.

Sommaire

Biographie [modifier]

Dominique Sopo est né en 1976 d’une mère française (Bernadette Sopo, actuellement maire de La Sentinelle) et d’un père togolais naturalisé français en 1993. Son père est venu en France en 1966 pour y suivre des études de mécanique. Reparti au Togo en 1969, il revient s'installer définitivement en France dès 1970 en travaillant dans l'industrie automobile comme agent de maîtrise.

Il a fait toute sa scolarité jusqu'au baccalauréat à Valenciennes dans le nord de la France, puis est allé à Paris pour suivre des études de sciences politiques à l'IEP de Paris (dont il sortira diplômé en 1997), et d’économie à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il obtiendra un DEA d'épistémologie économique. En 2003, il est reçu à l'agrégation de sciences économiques et sociales.

Dominique Sopo a commencé à s’investir dans des associations en 1995-1996 par du syndicalisme étudiant au sein de l’UNEF-ID dont il sera le responsable pour la région parisienne en 1998-1999.

Il devient l'attaché parlementaire de Julien Dray.

Il adhère au Mouvement des jeunes socialistes à la même époque et à SOS Racisme en 1996. Il s'investit davantage dans l'association en 1999 quand Malek Boutih devient président.

En juin 2003, il est nommé président de SOS Racisme[1].

Le 4 octobre 2006, Dominique Sopo a accepté, avec Patrick Gaubert, président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme, une « mission de médiation » dans l'affaire des expulsés de Cachan.

En 2007, il est — aux côtés notamment d'Élisabeth Badinter, François Hollande, Antoine Sfeir, François Bayrou… — l'un des témoins au « procès des caricatures » intenté contre Charlie Hebdo par plusieurs organisations religieuses. Il prend la défense de la publication des caricatures de Mahomet au nom de la liberté d'expression et du droit au blasphème.

Il a été, avec SOS Racisme, un des initiateurs de la création, en février 2005, du Collectif Urgence Darfour, ce qui le mènera, au cours de la campagne présidentielle de 2007, à être un des initiateurs, à la Mutualité, d'un meeting d'interpellation publique des candidats quant à leur politique à l'égard du conflit au Darfour.

Durant cette campagne présidentielle, il publie Le Manifeste pour l'égalité qui se veut une série de propositions visant à rétablir l'égalité mise à mal par les logiques de ghettoïsation et de discriminations.

Quelques mois après l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, il rédige la pétition « Touche pas à mon ADN » pour contester l'amendement Mariani visant à instaurer des tests ADN dans le cadre du regroupement familial. Cette pétition sera publiée en collaboration avec Charlie Hebdo et Libération. Elle réunira plus de 315 000 signatures et débouchera sur un meeting-concert au Zénith, en présence de nombreuses personnalités politiques, artistiques, dont Carla Bruni.

En décembre 2009, dans le cadre de l'enquête sur des mouvements de fonds suspects sur les comptes du député Julien Dray, ce dernier, Dominique Sopo et six autres personnes font l'objet d'un rappel à la loi[2].

Publications [modifier]

Il publie, en 2005, SOS Antiracisme dans lequel il s'en prend en termes vifs aux dérives de l'antiracisme. Il écrit alors au sujet de l'Islamisme: « Pour cela, les islamistes savaient pouvoir compter en Europe sur un allié de poids : la mauvaise conscience post coloniale. Le discours antiraciste fut alors dévoyé en prenant en compte cet élément majeur. Pour échapper à toutes critiques de leurs visées réactionnaires et de leurs stratégies d’influence, ces extrémistes entreprirent, en dénaturant profondément la philosophie et les mots de l’antiracisme, de dénoncer une “islamophobie” dont la moindre critique à leur égard aurait été le signe »[3].

Notes et références [modifier]

  1. La petite main, Charlotte Rotman, Libération, 1er juillet 2003
  2. Un simple rappel à la loi pour Julien Dray, Libération, 18 décembre 2009.
  3. Dominique Sopo, SOS Antiracisme, éditions Denoël, 2005, p.78

Lien externe [modifier]