Mitsubishi ATD-X

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trois caractères japonais Cette page contient des caractères japonais. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
Mitsubishi ATD-X
{{#if:
Maquette 1/10 du ATD-X destiné aux essais en soufflerie.
Maquette 1/10 du ATD-X destiné aux essais en soufflerie.

Constructeur Drapeau : Japon Mitsubishi
Rôle Avion expérimental furtif
Statut Démonstrateur
Premier vol Prévu pour 2014-2015[1]
Équipage
1 pilote
Motorisation
Moteur Turboréacteur avec postcombustion
Nombre 2
Type IHI XF5-1
Dimensions
Envergure 9,099[2] m
Longueur 14,174 m
Hauteur 4,514 m
Masses
Maximale 13 000 kg
Performances
Vitesse maximale au moins 2 000 km/h (Mach 2+)

Le Mitsubishi ATD-X Shinshin est un prototype expérimental d'avion de chasse furtif de cinquième génération. Il est développé par le ministère de la Défense japonais. Le principal entrepreneur du projet est Mitsubishi Heavy Industries. Il s'agit du premier avion furtif de conception entièrement japonaise. ATD-X est un acronyme signifiant « Advanced Technology Demonstrator - X ». Le nom en japonais Shinshin (心神) signifie littéralement « le dieu de l'esprit ». Son premier vol est prévu pour 2014-2015.

Historique[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, le Japon, désirant moderniser sa flotte vieillissante d'avions de combat, a débuté des négociations avec les États-Unis en vue d'acheter plusieurs chasseurs furtifs Lockheed Martin F-22 Raptor pour sa propre force aérienne[3]. Cependant, le Congrès des États-Unis a refusé l'exportation de cet appareil dans le but de ne pas dévoiler des technologies stratégiques telle que la furtivité avancée. Ce refus a donc contraint le Japon a développer son propre avion de combat moderne furtif[4] tandis qu'il commande le 20 décembre 2011 un lot de 42 F-35A Lightning II, dont le montant est de plus de sept milliards de dollars américains, livrable à partir de 2016[5].

En 2005, une maquette de l'ATD-X fut construite et utilisée pour étudier la surface équivalente radar en France, dans les infrastructures du centre d'expertise technique DGA Maîtrise de l'information[6]. Une réplique à l'échelle 1/5 radiocommandée a effectué un vol en 2006 pour obtenir des données sur les performances à haut angle d'attaque[2]. Après ces étapes préliminaires, le projet est lancé en 2007, impliquant plusieurs milliards de yen. Le premier vol du prototype est prévu pour 2014[7]. Le prototype a été officiellement dévoilé le 22 juillet 2014.

À long terme, ce prototype devrait aboutir à la mise en service de l'avion de chasse F-3 (qui succédera au F-2 et au F-1) à l'horizon 2027[8].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Vue arrière permettant de distinguer le dispositif de poussée vectorielle.
Images externes
Photographie du modèle taille réelle du Mitsubishi ATD-X.

Le ATD-X sera utilisé en tant que démonstrateur technologique et prototype de recherches pour déterminer la viabilité des technologies aéronautiques militaires avancées du Japon. L'appareil bénéficiera de la poussée vectorielle tridimensionnelle: la poussée sera dirigée par trois palettes situées sur chaque tuyère, ce système a déjà été employé sur l'avion expérimental Rockwell-MBB X-31. Autre particularité, les commandes de vol électriques emploieront la fibre optique en lieu et place des câbles traditionnels, ce qui permettra un débit de données plus élevé et une immunité aux perturbations électromagnétiques. L'appareil embarquera un radar tridimensionnel à balayage électronique (AESA) aux performances et capacités similaires à celles du radar américain AN/APG-81 embarqué à bord du Lockheed Martin F-35 Lightning II[9].

Une caractéristique encore en développement, baptisée littéralement « fonction d'auto-réparation des contrôles de vol » (自己修復飛行制御機能?), permettra à l'appareil de détecter automatiquement les dommages et les dégâts causés aux gouvernes de direction et d'ajuster l'utilisation des gouvernes restantes en conséquence, afin de garantir un vol stable et contrôlé[2]. La JASDF a étudié les différents turboréacteurs fournissant une poussée située entre 44 et 89 kN présents sur le marché afin de propulser le prototype. Parmi ceux-ci figurent entre-autres le Snecma M88 et le General Electric F404. C'est l'entreprise japonaise IHI qui a été chargée de concevoir les réacteurs XF5-1 qui propulseront le prototype final[10].

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Greg Waldron, « First flight of Japanese ATD-X likely in 2014 », Flight International,‎ 30 juin 2011 (lire en ligne)
  2. a, b et c (ja) Junichi Mikayakawa et al., 三菱重工技報 : Research of Flight Control System for High Maneuver Aircraft, vol. 45,‎ 2008 (lire en ligne)
  3. (en)« Mitsubishi ATD-X ShinShin a Japanese Stealth Fighter », Defence Aviation,‎ 11 janvier 2008 (consulté le 03/11/2013)
  4. Michael Colaone, « La relève du « Zéro » japonais est en marche et se nomme ATD-X Shinshin. », sur aeroplans.fr,‎ 25 mai 2010 (consulté le 3 novembre 2013)
  5. Kiyoshi Takenaka, « Tokyo achète 42 avions de chasse F-35 de Lockheed Martin », Boursier.Com,‎ 20 décembre 2012 (consulté le 03/11/2013)
  6. (en) Bill Sweetman, « Mitsubishi Stealth », sur Aviation Week,‎ 5 juin 2007 (consulté le 3 novembre 2013)
  7. Laurent Lagneau, « Mitsubishi Heavy Industries poursuit le développement de l’avion furtif ATD-X “Shinshin” », sur opex360.com,‎ 2 avril 2012 (consulté le 3 novembre 2013)
  8. (en) « Mitsubishi ATD-X (Shinshin) », sur militaryfactory.com (consulté le 03 novembre 2013)
  9. (en) Richard Fisher, Jr., « Japanese Military Technology Advances », sur strategycenter.net,‎ 6 décembre 2007 (consulté le 03/11/2013)
  10. (en) Francis Leithen, « Japan seeks foreign engines for stealth fighter prototypes », sur flightglobal.com,‎ 27 avril 2010 (consulté le 03/11/2013)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :