Conséquence de la tempête Xynthia en France

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La tempête Xynthia est une dépression météorologique majeure qui a balayé plusieurs pays européens entre le 26 février et le 1er mars 2010, causant un épisode de vents violents. Le système, en provenance des régions subtropicales mais de type frontal, a principalement touché l'Espagne (Îles Canaries, Galice, Asturies et Pays basque), le Portugal, la France (Aquitaine, Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Bretagne et Normandie), la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne et dans une moindre mesure, le Royaume-Uni, la Scandinavie et les pays bordant la mer Baltique.

Son passage a causé la mort de 47 personnes et de nombreux dégâts matériels. En France, la conjonction de vents violents et de fortes marées a donné lieu à une onde de tempête qui a occasionné d'importantes inondations dans certaines régions littorales, principalement en Charente-Maritime, en Vendée et dans les Côtes-d'Armor. La tempête Xynthia est considérée comme une des plus violentes et des plus meurtrières depuis les deux tempêtes de décembre 1999.

Le nom Xynthia provient d'une liste de noms utilisée depuis 1954 par l’Université Libre de Berlin (ULB) pour nommer les tempêtes synoptiques qui affectent l'Europe. Son usage s'est répandu aux autres pays du continent depuis cette époque. Depuis 2002, l’ULB utilise des noms suggérés par le public qui doit payer un certain montant servant au financement de l'observatoire météorologique de l’université. La liste est renouvelée annuellement et c'est un certain Wolfgang Schütte qui suggéra Xynthia[1].

Sommaire

Contexte météorologique[modifier | modifier le code]

Position de la dépression au large des côtes ibériques (modèle de prévision GFS établie le 25 février pour le 27 février)

Dès le 23 février au soir, suite aux informations reçues des satellites GOES 12, Meteosat 9 et NRL, Météo-France évoque pour la première fois une dépression, située en plein cœur de l'Atlantique sur le tropique du Cancer et vers 30 degrés de longitude Ouest, et susceptible de se transformer en tempête. Le 25 février, des images prises par le satellite Eumetsat laissent apparaître le creusement rapide de cette dépression au large de l'archipel portugais de Madère, dans l'Atlantique subtropical. Les observations permettent de distinguer très rapidement une anomalie d'altitude avec décrochage de basse tropopause, en lien avec une inflexion du courant-jet[2]. L'intensification du creusement de la dépression conduit les services météorologiques espagnols, portugais et français à lancer une procédure d'alerte pour les zones menacées devant l'imminence de ce que les météorologistes appellent un cyclone extratropical de type « bombe » ou cyclogénèse frontale explosive. Ce terme ne doit cependant pas être confondu avec celui de « cyclone » (dans le sens de cyclone tropical) qui est un phénomène régi par des mécanismes différents, même si l'intensité des vents peut parfois être comparable. Ainsi, une tempête de type « bombe » tire son énergie de l'atmosphère, tandis que les cyclones tropicaux tirent leur énergie de la température de la mer.

Position de la dépression au matin du 27 février, 6 heures UTC (carte émise par la NOAA)

La dépression, baptisée « Xynthia » par les météorologues allemands[3], remonte peu à peu des régions subtropicales, advectant au passage des masses d'air sahariennes. Ce phénomène est ressenti dans les régions traversées par la tempête par une douceur inhabituelle peu avant l'arrivée des premières rafales. Le 26 février, elle approche des Îles Canaries, où elle cause quelques dégâts matériels[4]. La cyclogénèse s'accentue tandis que la tempête, qui continue à se creuser (968 hPa), remonte le long des côtes du Portugal, poursuivant vers la mer Cantabrique et le golfe de Gascogne. Dans un communiqué, l'agence météorologique espagnole (AEMET) parle d'une tempête « rapide, intense et profonde » caractéristique des systèmes appelés « cyclogénèses explosives »[5].

Le centre dépressionnaire atteint le golfe de Gascogne dans la soirée du 27 février, apportant des températures très douces par effet de foehn sur le Pays basque où on observait jusqu'à 25 °C, avant de pénétrer dans les terres le 28 février aux alentours de 2 heures du matin, sans toutefois se combler immédiatement. De puissantes rafales de vent et des vagues hautes de plusieurs mètres associées à une marée de fort coefficient provoquent un phénomène de surcote dans plusieurs régions du littoral français (essentiellement Charente-Maritime et Vendée). La rupture de plusieurs digues conduit à de graves inondations dans plusieurs communes[6]. En marge du système, on relève des vents violents dans la vallée du Rhône et sur les contreforts alpins.

La tempête atteint la région parisienne le matin du 28 vers 6 heures. Les vents les plus forts se décalent vers les régions du Centre, la Normandie et le Nord-Pas-de-Calais, atteignant également le Royaume-Uni. Au cours de l'après-midi, la tempête atteint la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Allemagne et la Scandinavie[7]. Durant la journée du 1er mars 2010, elle se termine en engendrant une tempête sur la partie sud de la mer Baltique[8].

Chronologie de l'événement en France[modifier | modifier le code]

Évolution des cartes de vigilance
météorologique
entre le 27 et le 28 février 2010
Carte vigilance diffusée le 27 février à 10 h 46.
Carte vigilance diffusée le 27 février à 16 h.
Carte vigilance diffusée le 27 février à 19 h 30.
Carte vigilance diffusée le 28 février à 6 h.
Carte vigilance diffusée le 28 février à 10 h 28.
Carte vigilance diffusée le 28 février à 12 h 24.
Carte vigilance diffusée le 28 février à 17 h.

Devant l'imminence d'une tempête potentiellement dévastatrice, les services de Météo-France placent quatre départements en alerte rouge[9] (niveau maximum) dans la journée du 27 février : la Charente-Maritime, la Vendée, les Deux-Sèvres et la Vienne ; 69 départements sont placés en vigilance orange. C'est la deuxième fois qu'un avis de vigilance rouge est mis en place pour des vents violents depuis la mise en place du dispositif en 2001[10].

La tempête frappe la France dans la nuit du 27 au 28 février et une partie de la journée du 28. Elle y fait au moins 53 victimes, dont 35 dans le seul département de la Vendée, et de nombreux déplacés suite aux inondations[11],[12]. Des rafales de vent à 160 km/h (Île de Ré) et même 161 km/h dans les Deux-Sèvres, voire 200 km/h sur les crêtes des Pyrénées (242 km/h au Pic du Midi) sont enregistrées localement, tandis qu'au pied des Pyrénées dans la vallée de l’Adour, un phénomène de foehn très important fait grimper les températures à plus de 22 °C autour de minuit CET, ou encore 19 °C à Bordeaux (contre une moyenne nationale autour de 10 °C, et °C dans le Finistère atteint par le front froid et d’importantes précipitations).

Le littoral charentais et vendéen apparaît comme le plus durement touché par ces conditions extrêmes (131 km/h aux Sables-d'Olonne, 133 km/h à La Rochelle, 137 km/h à Royan[13], 140 km/h à Saint-Agnant et 160 km/h à Saint-Clément-des-Baleines), sans que l'intérieur des terres soit pour autant épargné (132 km/h à Châteauroux, 127 km/h à Nangis, 122 km/h à Auxerre, 126 km/h à Niort, 123 km/h à Poitiers, et 136 km/h à Metz[14]).

La conjonction de la tempête, de marées de fort coefficient (102) et la pleine mer, conduit à la rupture de plusieurs digues dans plusieurs localités, ce qui entraîne de fortes inondations dans les départements de Vendée (La-Tranche-sur-Mer, L'Aiguillon-sur-Mer, La Faute-sur-Mer)[15], de Charente-Maritime (Aytré, Fouras, Châtelaillon, Boyardville[16], La Rochelle[17]) ou de Gironde (Andernos, Cap-Ferret)[18].

Dégâts et inondations suite au passage de Xynthia à Fouras (Charente-Maritime)

Les îles d'Oléron, de , d'Aix et Madame, sont particulièrement touchées[19].

Sur Ré, les digues ayant cédé en plusieurs points, les communes de La Couarde, Saint-Clément-des-Baleines et des Portes-en-Ré sont en partie inondées, les villages de la côte nord, dotés de ports, subissent également l'intrusion de la mer principalement à La Flotte ou l'on déplore deux décès. Deux chalands d'ostréiculteurs sont fortement endommagés, l'un à quai et l'autre retourné dans l'eau au port de Saint-Martin-de-Ré, les zones ostréicoles tant en mer qu'a terre sont partiellement détruites. Les passages reliant l'île principale aux presqu'îles de Loix et d'Ars sont noyés au Martray et dans les marais salants. Sur l'île, de nombreux dégâts matériels sont à déplorer et la ligne de côte, falaises et dunes, a nettement reculé[20].

Inondations suite au passage de Xynthia à Sainte-Marie-de-Ré sur l'île de Ré (Charente-Maritime)

La surcote atteint une valeur exceptionnelle de près de 1,50 mètre sur les côtes vendéennes et charentaises du fait de la conjonction de trois facteurs : de forts coefficients de marée (102 contre 77 au moment du passage de la tempête Martin en 1999)[21], l'influence du creusement dépressionnaire, agissant comme un « aspirateur » soulevant l'océan, et l'effet des vents de surface poussant la houle vers le littoral[21]. Ainsi, entre La Rochelle et Rochefort, la voie ferrée qui longe le littoral de l'Atlantique a subi de gros dommages matériels contraignant à la fermeture totale du trafic ferroviaire pendant près de trois mois[N 1]

Par ailleurs, la tempête est également ressentie dans certains quartiers de Bordeaux (Bastide[22]) et de sa grande périphérie (Saint-Louis-de-Montferrand[23]). Des phénomènes similaires, mais de moindre intensité, sont relevés dans les Côtes-d'Armor[24] (Guingamp, Jugon-les-Lacs) et dans la Manche (Granville). Surpris par la brusque montée des eaux, plusieurs dizaines d'habitants se hissent sur les toits de leurs maisons et doivent être secourus par des hélicoptères de la protection civile[25].

Le bilan humain apparaît comme particulièrement élevé : nombre de victimes ont péri du fait des inondations liées à la tempête. On dénombre 35 morts dans le seul département de la Vendée (dont 29 sur la commune de La Faute-sur-Mer), 12 dans le département de la Charente-Maritime[26], 2 en Loire-Atlantique, 2 en Pyrénées-Atlantiques, 1 dans le département des Hautes-Pyrénées et 1 dans l'Yonne. Les dégâts matériels sont également importants dans certaines régions (toitures arrachées, éboulements, chutes d'arbres et dégâts des eaux notamment).

Le trafic est fortement perturbé sur plusieurs axes routiers et la frontière franco-espagnole provisoirement fermée, contraignant plus de 1200 routiers à passer la nuit sur des aires d'autoroutes dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes[27]. Les ponts reliant les îles de Ré et d'Oléron, mais aussi le pont d'Aquitaine à Bordeaux sont momentanément fermés à toute circulation au plus fort de la tempête. Le trafic ferroviaire à destination de Bordeaux, de La Rochelle, de Nantes ou de Limoges est également perturbé[28] (la ligne entre La Rochelle et Rochefort est hors service jusqu'à fin mars 2010, la voie étant abimée). À Paris, de nombreux vols Air France sont annulés par mesure de précaution[29].

Aux Sables-d'Olonne (Vendée) le remblai qui était en travaux à ce moment-là subit des dégâts considérables. Des glissements de terrain sont constatés et le trottoir est détruit sur une longueur importante. Lors de la marée haute du 28 février (4 heures du matin), 30 à 40 cm d'eau recouvraient la route. La piscine qui était en dessous du niveau de la marée aux Sables a été remplie d'eau.

À La Roche-sur-Yon (préfecture de la Vendée) les toits d'un lycée, et de deux gymnases se sont envolés de même que des préfabriqués.

Au matin du 28 février, près d'un million de personnes sont privées d'électricité, dont 400 000 dans le grand ouest (100 000 en Vendée et autant en Charente-Maritime), 325 000 dans les régions du centre et 80 000 en Aquitaine[30].

Dans plusieurs régions, comme en Bretagne[31], les dégâts proviennent également de la crue des rivières.

Dans une allocution prononcée à la suite d'un réunion de crise, le chef du gouvernement François Fillon parle de « catastrophe nationale »[32]. La venue du président de la République Nicolas Sarkozy, du ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et du secrétaire d'état aux transports Dominique Bussereau en Vendée et en Charente-Maritime est effectuée le 1er mars[33].

Un arrêté de catastrophe naturelle a été publié au Journal Officiel le 3 mars 2010, pour les quatre départements de Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vendée et Vienne[34]. Un avis devrait suivre pour le département de la Loire-Atlantique[35].

Bilan humain et matériel en France[modifier | modifier le code]

Un bilan humain lourd localement[modifier | modifier le code]

Peu après la catastrophe, le bilan humain en France a été officiellement de 53 tués, mais après une enquête effectuée par l'Agence France-Presse auprès des autorités locales à la fin du mois de juin 2010, ce nombre a été rectifié à 47 décès[37].

Premier bilan de la tempête Xynthia en France
Bilan en juin 2010
Département Morts Disparus Blessés
Charente-Maritime 12 - +100
Loire-Atlantique 2 - -
Pyrénées-Atlantiques 2 - -
Hautes-Pyrénées 1 -
Vendée 35 - +100
Yonne 1 -
Total 47 - +200

Des dégâts répartis sur une grande moitié de la France[modifier | modifier le code]

Les premières estimations sur le coût de la tempête Xynthia pour les compagnies d'assurances françaises sont évaluées à 1 milliard d'euros, soit nettement moins que la tempête Klaus. Selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), la tempête Xynthia, coûterait « au minimum 1,2 milliard d'euros aux assureurs.»[38] . cette estimation a été portée à 1,5 milliard d'euros en avril 2010 (800 millions d'euros pour les conséquences du vent et 700 millions pour les inondations). Cette annonce[39] a été faite par les assureurs alors que l'État venait de mettre en place sa cellule d'indemnisation amiable pour les victimes de la tempête situées dans les zones noires. La FFSA a aussi rappelé que le remboursement se fera sur la base de la valeur de construction de la maison avant la tempête, et que les assureurs couvraient les aléas naturels de type catastrophes naturelles, « sauf les effets du vent »[39].

Réseau électrique

Au matin du 28 février, plus d'un million de foyers sont privés d’électricité[40], dont 320 000 dans l'Ouest et 375 000 en Auvergne, Centre et Limousin, selon un communiqué d'ERDF, filiale de distribution d'Électricité de France. 1 500 agents sont mobilisés pour rétablir le réseau.

Nombre de foyers sans électricité :
Région 28 février 2010[41]
Poitou-Charentes et Pays de la Loire 320 000
Auvergne, Centre, Limousin 375 000
Sud-Ouest 57 000
Est 63 000
Île-de-France 37 000
Rhône-Alpes et Bourgogne 75 000
Manche Mer du Nord 31 000
Les stations de ski

Christophe Merlin, secrétaire général de la préfecture des Hautes-Pyrénées, annonce que « de 20 % à 80 % des équipements suivant les stations » ont été détruits par les vents violents de 200 km/h. Certaines stations seront obligées de fermer jusqu'à la fin de la saison dont Hautacam[42].

Installations portuaires

La montée des eaux a fait se décrocher les pontons d'amarrage dans plusieurs ports de plaisance (dont celui des Minimes à La Rochelle[43], ou encore aux Sables-d’Olonne), les faisant dériver et s’agglutiner en même temps que les bateaux accrochés sur les pontons plus près des quais, voire passer par-dessus. Dans le port de la Rochelle, on retrouve des bateaux empalés au-dessus des poteaux d'amarrage de ces pontons, les passerelles d'accès sont décrochées et tombent directement dans l’eau, certains pontons sont inutilisables. Les plus petites embarcations simplement ancrées s'agglutinent sur les berges, causant des dégâts dans les coques et les quilles.

En Vendée, les chenaux entre bassins ont parfois été endommagés, ainsi que les passerelles bitumées qui les surmontent, soulevées par la pression de l'eau et des vagues.

Digues et quartiers inondés.

Des brèches se sont formées dans les digues protégeant le littoral du marais vendéen, ou celles-ci ont été submergées, permettant à la haute mer d'envahir des terres situées sous le niveau des marées hautes de vives eaux[44]. L'effet du courant a accentué les brèches rapidement, provoquant de graves inondations dans des quartiers habités et occasionnant de nombreuses victimes. Ces dernières n'ont pu trouver secours dans les étages, les maisons de la région vendéenne étant souvent construites de plain-pied avec un toit à faible pente, sans aucun étage ni grenier : la seule issue pour ceux qui ont été surpris était de parvenir à s'échapper de leur maison à temps, ou à se réfugier sur le toit.

Au matin du 1er mars, une soixantaine de maisons dans les communes les plus touchées du littoral vendéen se trouvent noyées sous plus de deux mètres d’eau[45] sans que les plongeurs-sauveteurs ne parviennent à les visiter pour les évacuer. Certains de ces quartiers inondés derrière les digues ne connaîtront pas de retrait des eaux avant plusieurs jours (malgré les pompages mis en place par la sécurité civile) en raison des coefficients de marée qui atteindront leur pic le plus élevé dans la journée du lundi 1er mars, mais aussi à cause des précipitations qui ont repris dimanche soir et lundi matin.

Agriculture

Environs 40 000 hectares de terres agricoles ont été submergées par de l'eau de mer en Charente-Maritime[46] et 12 000 hectares en Vendée[47]

Voies ferrées

La voie ferrée entre Saintes et La Rochelle, partiellement posée sur une digue en bordure de mer, a été endommagée, causant des annulations de trains avant réparations, puis des retards[48]. Les réparations nécessiteront un mois d'interruption de circulation entre la Rochelle et Rochefort[49].

Les réactions politiques et officielles[modifier | modifier le code]

Peu après avoir pris connaissance de l'ampleur de la catastrophe en France, de nombreux chefs d'état et de gouvernement envoient des messages de condoléance au président français.

Le président russe Dimitri Medvedev, en visite officielle en France, déclare au nom de son gouvernement : « Nous partageons votre douleur et sommes prêt à apporter notre aide si elle est nécessaire »[50].

Le roi du Maroc Mohammed VI exprime « Au président Sarkozy, aux familles des victimes et au peuple français nos plus sincères condoléances et notre solidarité en ces temps difficiles »[51].

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali exprime également « sa compassion et sa solidarité envers le peuple français ami »[52].

Le président azerbaidjanais Ilham Aliev affirme : « Les pertes en vie humaines et les dommages causés par la tempête Xynthia sont une source de grande peine pour moi »[53].

L'ambassadeur des États-Unis en France déclare quant à lui dans un communiqué : « Nos pensées vont à ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des proches, des amis, des êtres chers, et nous souhaitons un prompt rétablissement à tous ceux qui ont été blessés »[54].

Le premier ministre belge Yves Leterme exprime « ses condoléances à la France pour les conséquences tragiques de la tempête et adresse toutes ses sympathies aux familles des victimes »[55]

Le 3 mars, le pape Benoît XVI exprime « ses vives condoléances aux familles endeuillées et assure de sa profonde sympathie toutes les personnes atteintes par cette catastrophe » dans un message lu durant une messe d'hommage aux victimes en la cathédrale de La Rochelle[56].

Des zones sinistrées face à l'après tempête[modifier | modifier le code]

La création de zones de No man's land[modifier | modifier le code]

De zones noires à zones de solidarité[modifier | modifier le code]

Les quartiers inondés de L'Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer dans lesquels habitaient la majorité des victimes françaises sont situés sur des terrains qui servaient autrefois à l'activité agricole et étaient donc peu habités. À partir des années 1960 l'urbanisation du littoral a entraîné la transformation de ces terrains en zones constructibles, souvent du fait de services de l'État peu enclin à résister à la pression urbanistique des côtes françaises, puis du fait des municipalités quand ces décisions sont devenues de leur ressort[57].

Le 16 mars, lors d'une nouvelle visite à La Rochelle, Nicolas Sarkozy annonce son intention de ne pas laisser s'installer les victimes (et les futurs acquéreurs) « dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels »[58].

Le 7 avril 2010, le gouvernement français annonce le retour prochain à l'état naturel de trois secteurs en Vendée, concernant 915 logements, et de dix secteurs en Charente-Maritime, concernant 595 logements[59]. Ces « zones noires » sont définies comme des « zones d'extrême danger où les risques peuvent être mortels ». Par ailleurs, des zones exposées au risque mais pouvant être protégées, seront appelées « zones jaunes » dans lesquelles des prescriptions seront imposées, dont des systèmes d'alerte, d'évacuation, de prescriptions techniques sur des bâtiments ou de protections collectives[60]. La ville de La Faute-sur-Mer apparaît comme la plus touchée par ces mesures, 674 maisons — représentant environ 25 % de l'habitat — étant concernées. Ces décisions ont provoqué un mélange de colère et d'abattement chez de nombreux riverains, désireux de trouver des responsables[61].

Au niveau régional, la Région des Pays de la Loire a voté à l’unanimité un plan d’urgence régional[62] d’un montant de 20 millions d’euros. Celui-ci se décompose en 4 volets. Un premier (1,8 million d’euros) à l’égard des familles et des communes sinistrées. Un second (7,5 millions d’euros) visant à relancer l’activité économique, par la mise à disposition d’un fonds d’avance pour les entreprises, les commerçants et les artisans. Un fonds d’investissement régional a également été mis en place pour l’exécution de travaux hydrauliques dans le marais poitevin. Le troisième volet est consacré au financement de la reconstruction des infrastructures de protection du littoral, pour un montant global de 10,7 millions d’euros. Enfin, le 4e volet vise à prendre des mesures pour l’avenir, notamment par la mise à jour des Plans de Prévention de Risques et d’Inondation et la redéfinition des Plans Locaux d’Urbanisme. En plus de ce « plan tempête », la région des Pays de la Loire a proposé l’élaboration d’un Contrat Exceptionnel de Solidarité Territorial[63] pour les communes les plus touchées, à savoir : L'Aiguillon-sur-Mer, La Faute-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer. Ce contrat conditionné à l’existence d’une intercommunalité de ces trois communes s’articule autour de 4 axes : soutien aux acteurs économiques, soutien aux investissements publics, protection et valorisation de l’environnement et ingénierie et concertation.

Suite au mécontentement général des élus et des habitants des zones sinistrés, le gouvernement annonce début juin 2010 qu'il n’y aura pas de destructions massives de maisons en Charente-Maritime et en Vendée. L'État assure que si des propriétaires souhaitent partir alors leurs maisons seront racheter à leur valeur d'avant tempête plus 10 % et seront détruites, c'est une démarche au cas par cas. En revanche, si au bout de l'enquête publique qui va durer plusieurs mois, certaines personnes habitent encore dans des maisons à risque alors ces propriétaires devront partir sous des mesures de démolition radicale. Enfin l'État reconnaît par l'intermédiaire de Benoist Apparu, secrétaire d’État au Logement que nous avons fait une erreur de communication[64]'[65].

Un deuxième zonage demandé[modifier | modifier le code]

Les premiers départs des zones de solidarité jugées désormais trop dangereuses pour accueillir des habitations, sont attendus en juin dans les deux départements, après la présentation des premières évaluations effectuées par les Domaines début mai. Le bilan à la fin du mois de mai et pour les 915 maisons concernées en Vendée, seul 20 dossiers sont acceptées mais les propriétaires ont trois mois pour se décider explique Franck Chaulet, sous-préfet. Alors qu'en Charente-Maritime, sur les 619 propriétés concernées, seul 16 dossiers sont acceptées selon les dires du préfet Henri Masse. Pour permettre les premières acquisitions à l'amiable, la préfecture de la Vendée a déjà reçu un acompte de l'État de 10 millions d'euros, et la Charente-Maritime 12 millions d'euros, ont indiqué les préfectures[66].

Cependant, les sinistrés qui souhaitent retrouver rapidement un bien dans la même commune se heurtent à de nouvelles difficultés en raison du manque parfois de terrains constructibles. Comme par exemple à Charron, sur les 200 sinistrés qui vont toucher les indemnités dans les jours qui viennent or pour le moment, il n'y a pas de logement pour accueillir les sinistrés au sein de la commune[66].

Enfin une partie des dons ne sont pas totalement utilisé. Dans le seul département de Vendée, il reste 1,5 million d'euros de dons car comme le souligne Franck Chaulet, « les particuliers ne nous sollicitent pas car ils n'osent pas déposer une demande en mairie »[66].

Suite au mécontentement général lors de la publication du premier zonage, celle-ci sera revue après le passage de deux experts de l’État. Ce deuxième zonage sera présenter en automne lors d’une enquête publique, la zone définitive qui sera vouée à retourner à l’état naturel. Si leurs propriétaires n’ont pas choisi la solution de vente à l’amiable à l’État, les maisons situées dans cette zone feront l’objet de la procédure légale d’expropriation[67].

À la mi-septembre, le rapport du deuxième zonage, réalisé par des experts mandatés par l'État, prenant en compte une analyse plus fine de la topographie, quartier par quartier, et incluant l’impact des mesures telles que le renforcement des digues est remis au ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo. Dans ce document, ils préconisent de réduire à 761 le nombre total de maisons devant être démolies à La Faute-sur-Mer (472) et à L'Aiguillon-sur-Mer (289) au lieu de 945 bâtisses[68].

Les conclusions définitif de l'étude sur le plan de zonage sont attendus durant le courant de mars 2011, cela permettra de réduire la zone noire si des systèmes de protections sont mis en place pour limiter l'impact d'une future catastrophe. À Charron, sur 7 des 9 propriétaires qui n'avaient pas trouvés un accord avec l'État ont sauvées leurs maisons. De même 70 % des maisons du quartier des Boucholeurs (Châtelaillon et Yves) ne seront pas détruites[69]. En septembre 2011, l'État annonce l'abandon de la zone noire des Boucholeurs. Celui-ci est effectif au 1er novembre 2011[70].

Accélération de la mise en place des PPRIs manquants et révision de certains[modifier | modifier le code]

À la fin août 2010, l'État présente les différents Plans de prévention des risques d'inondation (PPRI) dans les communes sinistrées qui n'avait pas de PPRI. Dans celle-ci, il existe deux zones distincte : bleu et rouge. En bleu, on peut construire à condition qu'il y ait un étage-refuge ou une trappe dans le bâtiment. En rouge, aucune construction nouvelle et l'obligation d'une issue de secours pour le bâti existant. Ces zones sont délimités par les hauteurs d'eau calculées en fonction des inondations de Xynthia et de l'hypothèse d'une élévation du niveau de la mer d'un mètre en 2100. Les experts ont mis la barre à 4,70 m et rajouté un mètre pour ne prendre aucun risque. Les maisons devront donc se situer à 5,70 m. Ce qui se traduit que la zone rouge est compris entre 0 m et 5,70 m et la zone bleu au-dessus de 5,70 m.

En Vendée, la commune de L'Aiguillon a 60 % de son territoire en zone rouge d'après le maire, Maurice Milcent et à La Faute-sur-Mer celle-ci représente 90 %. René Marratier, maire de la Faute, et Maurice Milcent souhaitent que si des moyens techniques existent pour construire en zone inondable, comme le remblayage qui permet de mettre les maisons en sécurité ou bien le renforcement des digues permettent de faire augmenter la zone bleu au détriment de la zone rouge.

À Noirmoutier où 70 % du territoire est sous le niveau de la mer, le maire, Noël Faucher, a hâte de voir arriver le PPRI. Il rappelle que sur son île, on a toujours cultivé la mémoire du risque[71].

Dans le même temps, la Charente-Maritime et en Gironde voient la mise à jour de certains plans et la création d'autres. Cela se traduite en Charente par la révision de 19 plans et la création de 62. En Gironde, presque toutes les communes de l'agglomération de Bordeaux sont tenues de reprendre leur copie, comme sur le littoral du Médoc et le bassin d'Arcachon. Les maires ont obligation de lancer et d'achever pour 2014 le zonage et la définition de nouvelles règles d'urbanisme qu'encadreront ces PPRI post-Xynthia[72].

Suite aux différentes remarques des élus et des habitants au cours de la consultation de l'avant-projet des PPRIs, le 16 février 2011, l'État sous la houlette de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, assouplie les règles pesant sur l'élaboration des PPRIs. Elle annonce trois principes pris en compte pour modifier les PPRI mais reste rete intrangiste sur la hauteur d'eau maximal lors d'une crue ou d'une surmerssion marine.

Le premier principe remis en cause est la transparence des digues. Pour bâtir les PPRI, l'État a pris en compte que les digues n'existaient pas, au nom d'un nécessaire principe de précaution. L'annonce est que l'État prend en compte l'existant des digues et de leur renforcement dans le cadre du plan digues. D'où une première diminution des zones rouges. Ensuite la deuxième avancée concerne la dynamique des flux. Concrètement, il sera tenu compte de la distance séparant les habitations du trait de côte. Les maisons les plus éloignées des bords de mer ne seront pas logées à la même enseigne que celles qui ont les pieds dans l'eau. Conséquence directe de cette mesure, les zones rouges des futurs PPRI seront plus proche des terrains ayant été les plus submergés par Xynthia. Enfin, troisième concession est la prise en compte des seuils maison en lieu et place des cotes NGF (nivellement général de la France) des terrains. Autrement dit, l'État prendra en compte la hauteur réelle des habitations.

En conséquence, lors de l'élaboration de la phase projet des PPRIs, les zones bleues gagnent du terrain sur les zones rouges[73]. Il est prévu durant l'été 2011, les enquêtes publics pour valider les PPRIs[74].

Les expropriations ou rachat à l'amiable[modifier | modifier le code]

Les premiers rachats à l’amiable de maisons de sinistrés de la tempête Xynthia par l’État ont été réalisés en Vendée à partir du lundi 9 août 2010 et ceux de Charente-Maritime ont commencé fin juillet 2010. Conforment au zonage établi le 8 avril 2010, les propriétaires de maisons sinistrées de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer ont accepté les estimations de l’État attendent pour certains depuis près de trois mois de pouvoir signer l’acte de vente définitif de leur bien à l’État. Ces indemnisations sont couvertes par le fonds de prévention des risques naturels majeurs dits fonds Barnier[67].

Banderole contre la destruction des maisons situées en « zone noire » à Aytré.

Depuis le début des rachats par l'État, 532 propriétaires se sont portés volontaires pour vendre à l’amiable mais le rapport annonce qu'une vingtaine de bâtisses ne se trouvent plus dans les périmètres à démolir. À l’inverse, une dizaine de maisons initialement épargnées seront rasées[68].

Entre novembre et décembre 2010, 518 propriétaires ont accepté la proposition de l'État. Or 79 maisons pourraient faire l’objet d’expropriation à La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, car leurs propriétaires ont refusé ou n’ont pas donné suite aux propositions de rachat[75]. À Charron, certaines habitations ont eu plus d’un mètre d’eau et leurs propriétaires ont fait traîner le dossier de rachat à l'amiable pour faire monter les prix et pouvoir racheter dans les zones non inondables de la ville. Depuis la tempête, la ville de Charron a perdu 600 habitants. Certaines personnes situées dans la zone noire, soutenues par des élus, refusent de partir car avant même la tempête, ils avaient surélevé leurs habitations, et donc ne souhaitent pas partir. En conséquence la procédure d’expropriation peut être enclenchée à leur encontre[76].

Les premières destructions et les procédures d'expropriation[modifier | modifier le code]

Fin mars 2011 à La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, Les travaux de déconstruction commencent et consistent à vider les maisons de la laine de verre, des câbles électriques et de tout ce qui peut être recyclé. La démolition en elle-même commence dans la foulée. Le chantier qui dure quatre ans, fermé au public, se fait par phase. Il est prévu de faire une pause pendant la période estivale. À La Faute, l'entreprise va d'abord se concentrer sur la zone mortifère, allant de la rue l'Ostréa à la résidence des Voiliers. Cela concernera 95 habitations jusqu'en juin. À L'Aiguillon, une cinquantaine de maisons sont rasées durant l'année 2011[77].

En septembre 2011, la deuxième phase de déconstruction de ces habitations est lancé. 180 habitations à la Faute-sur-Mer et 70 pour l’Aiguillon-sur-Mer sont au programme. La fin totale des destructions est prévu fin 2012. Enfin, l'État annonce que 79 maisons sont soumis à une procédure de Déclaration d’utilité publique en vue de l’expropriation. Celle-ci est prévu en décembre 2011[78].

La création du PPRN littoral pour faire face aux submersion marine et à l'érosion[modifier | modifier le code]

Suite à la tempête, l'État s'est engagé à créer un plan de prévention des risques par submersion marine. Or au cours de l'élaboration de ce plan, il a été décidé de rajouter les risques liées à l'érosion marine. En conséquence cela a abouti à la création du plan de prévention des risques du littoral. Le 17 février 2011, l'État annonce que 303 communes seront concernées par ce plan et que celles-ci devront avoir ce plan pour 2014 au plus tard. Le 2 août 2011 dans une circulaire relative à la mise en œuvre des plans de prévention des risques naturels littoraux, l'État défini les modalités de réalisation de ce plan et invite les communes, les départements et les régions à le mettre en place[79].

Les villes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer étant les plus touchées par la tempête sont les premières villes où le nouveau plan de prévention des risques naturel littoral est présenté. Une consultation a lieu du 17 octobre 2011 au 18 novembre 2011 ; elle permet aussi définir le plan de prévention des risque d'inondations du Lay et le plan communal de sauvegarde des deux communes[80]'[81].

le cas particulier de l'Île de Ré[modifier | modifier le code]

Des actions en justice face au désarroi de la population[modifier | modifier le code]

Vers une action en justice[modifier | modifier le code]

Un mois après l'annonce de l'établissement de « zones noires » — souvent très critiquées par la population locale — une association de victimes s'est constituée, déposant plusieurs recours devant le tribunal administratif de Poitiers contre la délimitation des zones publiées par le préfet de Charente-Maritime[82]. Plusieurs manifestations ont été organisées, dont une marche symbolique sur le pont de l'île de Ré[83].

La plainte se fonde sur un supposé « excès de pouvoir » et vise une demande de référé-suspension afin de mettre en attente l’application des décisions liées à ces zones — devenues zones de solidarité suite à la nouvelle dénomination de l'État durant le mois d'avril[84]. La décision du tribunal du 1er juin 2010 rejette la requête contre la délimitation des zones noires mais demande au préfet de délivrer les documents ayant conduit aux zonages sous peine de 500 € d'amende par jour de retard[85].

Dans le même principe, l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (Avif) a obtenu auprès du tribunal administratif (TA) de Nantes que lui soient communiqués les documents concernant l’élaboration des zones noires dans un délai de quinze jours. Or au bout de ce délai impartie, Renaud Pinoit de l'association dénonce que la préfecture a tardé à nous transmettre un document qui, de surcroît, ne correspond pas à ce que nous attendions. En tout et pour tout, la préfecture de Vendée a communiqué aux sinistrés une note de synthèse de huit pages, rédigée après l’annonce du zonage. Donc le président de l'Avif, Yannick Lange, annonce fin mai qu'un nouveau référé a été déposé auprès du TA de Nantes car l'association attend toujours les rapports d’experts dont les jugements de ceux-ci ont inspiré les décisions de création des zones[86].

Le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'État à l'Écologie Chantal Jouanno, lors de la visite du 14 avril 2010, ont rappelé que les zones de solidarité doivent permettre le rachat des biens par deux méthodes, soit à l'amiable soit par une procédure d'expropriation arbitrée par les tribunaux. Dans ce cas, si après enquête, on s'aperçoit que le risque pour la vie des gens n'est pas avéré, il ne devrait théoriquement pas y avoir d'expropriation[84].

Dans le même temps, plusieurs familles de victimes se sont réunies pour déposer une plainte conjointe contre X auprès du procureur de la République des Sables-d’Olonne. Cette plainte visera les délits d’homicide involontaire, de mise en danger de la vie d’autrui, d'abstention de mesures prises pour combattre un sinistre et de prises illégales d’intérêt. Cette action vient appuyer l'enquête préliminaire ouverte après la catastrophe par le procureur de la République des Sables-d’Olonne[86]'[87].

La mission d'information de l'Assemblée nationale qui fut constituer début avril pour déterminer les raisons des dégâts causés par Xynthia ont demandé le 28 mai 2010 une audience au Premier ministre pour évoquer les conditions dans lesquelles a été réaliser le zonage suite à une non compréhension de certains élus et habitants sur cette délimitation. La mission annonce que la situation entre l'État et les incompris risque d'exploser avant même les conclusions du rapport[88].

Le 10 juin 2011, 56 personnes ont porté plainte à la suite des 40 personnes qui ont déjà déposés leurs plaintes en 2010 auprès du procureur de la République des Sables-d’Olonne pour les mêmes motifs que 2010[89].

Une procédure longue est engagée[modifier | modifier le code]

Suite à l'enquête des gendarmes sur les différents aspects du drame provoqué par la tempête Xynthia : processus d'alerte, réactivité des secours, conditions d'urbanisation des lotissements inondés.

Le 14 avril 2011, le maire de la Faute-sur-Mer, René Marratier est présenté au juge d'instruction au palais de justice des Sables-d'Olonne pour être mise en examen pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui après le drame de la tempête Xynthia. Son avocat, Me Metzner défendant son client annonce : « On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas » et assure que son client « a toujours parfaitement respecté toutes les directives et circulaires qui lui avaient été données ». L'avocate des familles de victimes de la tempête Xynthia, Corinne Lepage a jugé qu'il fallait étudier « toute la chaîne de responsabilités », au-delà de celle du maire et annonce « Mes clients que j'ai eus au téléphone sont satisfaits que pour la première fois une mesure symbolique soit prise et ils la considèrent comme justifiée ».

Avant René Marratier, sa première adjointe chargée de l'urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint, membre de la commission locale urbanisme et responsable d'une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont déjà été placés en garde à vue, puis relâchés. Françoise Babin est la mère de Philippe Babin, patron d'une société immobilière qui avait des parts dans trois des quatre lotissements construits en zone inondable où plusieurs personnes ont trouvé la mort. À ce stade, l'information judiciaire ouverte aux Sables-d'Olonne pour «homicide involontaire», «mise en danger de la vie d'autrui», «abstention de combattre un sinistre» et «prise illégale d'intérêt» n'a donné lieu à aucune mise en examen[90].

Le 11 juin 2011, Françoise Babin et Patrick Maslin, adjoints de René Marratier sont mis en examen pour les mêmes motifs que leur maire. Enfin, un fonctionnaire de l’ancienne DDE est mis en examen pour les chefs d’«homicide involontaire» et de «mise en danger de la vie d’autrui» à cause d'une manquement d'information d'alerte aux communes concernées par la tempête, le jour de celle-ci[91].

Procès[modifier | modifier le code]

Les parties civiles, victimes de la tempête furent reçues par le Procureur de la République des Sables d'Olonne ainsi que le Juge d'Instruction chargé de l'enquête le 9 mars 2012[92].

Le 27 août 2013 le juge d'instruction ordonne le renvoi de René Marratier, de deux de ses adjoints, d'un promoteur immobilier local et d'un fonctionnaire de l'ancienne Direction départementale de l'Équipement, devant le tribunal correctionnel[93] : tous comparaîtront pour "homicides involontaires"[94] et les quatre premiers aussi pour "exposition d'autrui à un risque immédiat de mort ou de blessure" du fait de «leur implication dans la construction illégale de bâtiments dans une zone dangereuse»[95], mais sans "prise illégale d'intérêt".

Le procès s'est ouvert le 15 septembre 2014 au tribunal correctionnel des Sables d'Olonne, pour une durée de 5 semaines[96].

Des conséquences politiques avec ou sans procès[modifier | modifier le code]

Dès juin 2010, le maire sortant DVG de Charron, Jean-François Faget, a démissionné de son poste de maire. Il a indiqué ne plus avoir l'esprit à s'occuper d'autre chose que de la tempête alors qu'il est nécessaire pour une commune de s'occuper d'autre chose. En septembre 2010, des élections municipales ont lieu et l'opposition Charron autrement récupère 5 sièges mais cela n'est pas suffisant pour avoir la majorité[97].

L'entretien des digues, une des raisons de l'amplification de la catastrophe[modifier | modifier le code]

Le plan digues de 2010[modifier | modifier le code]

Article détaillé : plan digues 2010 en France.

Le gouvernement annonce un plan de renforcement des digues au niveau national. Un pré-rapport portant sur les causes des ruptures des digues devrait être rendu public, indiquant les travaux à entreprendre de toute urgence. De plus, d'autres objectifs sont annoncés comme accélérer les décisions arrêtant les plans de prévention des risques (PPR), mieux faire respecter les PPR dans les décisions individuelles d’urbanisme, sanctionner plus fortement les manquements aux règles édictées, renforcer la prise en compte du risque dans les règles de constructibilité derrière les digues et améliorer encore le dispositif d’alerte. Dans le cadre de la mission, des éléments de réponse devraient être apportés aux questions suivantes : quelle maîtrise d’ouvrage pour ces digues ? Quelle est la pertinence de la construction de digues en dehors des zones urbanisées ? Et plus généralement quelle stratégie de gestion du trait de côte retenir ? Enfin, la mission devrait établir une proposition des réfections prioritaires des digues existantes et d’un plan de financement sur cinq ans. Elle pourrait en outre proposer des dispositifs juridiques et financiers pour traiter le cas des immeubles existants pour lesquels il existe une menace importante[98].

Le reconstruction des digues dans les zones sinistrées[modifier | modifier le code]

Le maire de la ville de la Rochelle, Maxime Bono, annonce que la promenade de Port-neuf est remise en état et que plus rien n'y paraît. La ville est prête à recevoir tous ses visiteurs. Dans cette ville, 6,7 millions d'euros de travaux ont été engagés pour reconstruire les digues, refaire les promenades mais que le total des dommages non assurables représente 18 millions d'euros que la mairie va étaler sur trois exercices. Le maire explique aussi que quatre millions d'euros de dégâts seront pris en charge par les assurances mais pour l'instant, la commune n'a rien reçu de l'État sinon que des dossiers à remplir. À La Faute-sur-Mer plus rien ne rappelle le drame à part le village fantôme qu'est devenu la zone de lotissements ravagée par les flots[66].

Un plan de sauvegarde mal appliqué[modifier | modifier le code]

Le principe du plan de sauvegarde[modifier | modifier le code]

Les départements de Charente-Maritime en 2007 et de Vendée en 2006 ont adopté chacun un plan de sauvegarde face au risque majeurs[99]'[100]. De ces documents, nous avons les consignes et les procédures que mettent en place les départements. D'abord au niveau de l'annonce d'une alerte soit par Météo France, il y a trois consignes à respecter :

  1. se mettre à l’abri ;
  2. écouter la radio ;
  3. respecter les consignes.

L'échelle de vigilance météorologique de Météo France établi quatre niveaux :

Échelle de vigilance Météo-France
Niveau vert Pas de vigilance particulière Pas de vigilance particulière
Niveau jaune Soyez attentifs Si vous pratiquez des activités sensibles au risque météorologique ou à proximité d'un rivage ou d'un cours d'eau, des phénomènes habituels dans la région mais occasionnellement et localement dangereux (ex. mistral, orage d’été, montée des eaux, fortes vagues submergeant le littoral ) sont en effet prévus ; tenez-vous au courant de l’évolution de la situation.
Niveau orange Soyez très vigilants Des phénomènes dangereux sont prévus ; tenez-vous au courant de l’évolution de la situation et suivez les conseils de sécurité émis par les pouvoirs publics.
Niveau rouge Une vigilance absolue s’impose Des phénomènes dangereux d’intensité exceptionnelle sont prévus ; tenez-vous régulièrement au courant de l’évolution de la situation et respectez impérativement les consignes de sécurité émises par les pouvoirs publics.

Au niveau national, des conseils de comportements à donner au public sont préalablement listés selon le phénomène redouté [101] (ex : vent violent, vague-submersion, pluie-inondation).

En cas d'alerte orange ou rouge, la préfecture du département informe les communes (= les mairies) concernées par téléphone ou fax. Chaque commune prévient ensuite sa population particulièrement concernée.

Au niveau local (départemental, communal) des consignes de sécurité peuvent être arrêtées :

Consignes de sécurité en cas d'alertes météorologiques
Alerte météorologique de niveau orange Alerte météorologique de niveau rouge
Vent Violent
  • Limitez vos déplacements. Limitez votre vitesse sur route et autoroute, en particulier si vous conduisez un véhicule ou attelage sensible aux effets du vent.
  • Ne vous promenez pas en forêt (et sur le littoral).
  • En ville, soyez vigilants face aux chutes possibles d’objets divers.
  • N’intervenez pas sur les toitures et ne touchez en aucun cas à des fils électriques tombés au sol.
  • Rangez ou fixez les objets sensibles aux effets du vent ou susceptibles d’être endommagés.
  • Dans la mesure du possible :
    • Restez chez vous.
    • Mettez-vous à l’écoute de vos stations de radio locales.
    • Prenez contact avec vos voisins et organisez-vous.
  • En cas d’obligation de déplacement :
    • Limitez-vous au strict indispensable en évitant, de préférence, les secteurs forestiers.
    • Signalez votre départ et votre destination à vos proches.
  • Pour protéger votre intégrité et votre environnement proche :
    • Rangez ou fixez les objets sensibles aux effets du vent ou susceptibles d’être endommagés.
    • N’intervenez en aucun cas sur les toitures et ne touchez pas à des fils électriques tombés au sol.
    • Si vous êtes riverain d’un estuaire, prenez vos précautions face à de possibles inondations et surveillez la montée des eaux.
    • Prévoyez des moyens d’éclairage de secours et faites une réserve d’eau potable.
    • Si vous utilisez un dispositif d’assistance médicale (respiratoire ou autre) alimenté par électricité, prenez vos précautions en contactant l’organisme qui en assure la gestion.
Fortes précipitations
  • Renseignez-vous avant d’entreprendre vos déplacements et soyez très prudents.
  • Respectez, en particulier, les déviations mises en place.
  • Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée.
  • Dans les zones habituellement inondables, mettez en sécurité vos biens susceptibles d’être endommagés et surveillez la montée des eaux.
  • Dans la mesure du possible :
    • Restez chez vous ou évitez tout déplacement dans les départements concernés.
  • En cas d’obligation de déplacement :
    • Soyez très prudents. Respectez, en particulier, les déviations mises en place.
    • Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée.
    • Signalez votre départ et votre destination à vos proches.
  • Pour protéger votre intégrité et votre environnement proche :
    • Dans les zones inondables, prenez d’ores et déjà, toutes les précautions nécessaires à la sauvegarde de vos biens face à la montée des eaux, même dans les zones rarement touchées par les inondations.
    • Prévoyez des moyens d’éclairage de secours et faites une réserve d’eau potable.
    • Facilitez le travail des sauveteurs qui vous proposent une évacuation et soyez attentifs à leurs conseils.
    • N’entreprenez aucun déplacement avec une embarcation sans avoir pris toutes les mesures de sécurité

Face à des inondations ou à des submersions, les consignes de sécurité sont les suivantes :

Consignes de sécurité en cas d'alertes inondations ou de submersion marine
Avant Pendant Après
  • S’organiser et anticiper :
    • S’informer des risques, des modes d’alerte et des consignes en mairie ;
    • S’organiser et élaborer les dispositions nécessaires à la mise en sûreté ;
    • Simuler annuellement ;
  • et de façon plus spécifique :
    • Mettre hors d’eau les meubles et objets précieux : album de photos, papiers personnels, factures…, les matières et les produits dangereux ou polluants ;
    • Identifier le disjoncteur électrique et le robinet d’arrêt du gaz ;
    • Aménager les entrées possibles d'eau : portes, soupiraux, évents ;
    • Amarrer les cuves, etc. ;
    • Repérer les stationnements hors zone inondable ;
    • Prévoir les équipements minimum : radio à piles, réserve d'eau potable et de produits alimentaires, papiers personnels, médicaments urgents, vêtements de rechange, couvertures…
  • Mettre en place les mesures conservatoires ci-dessous :
    • S'informer de la montée des eaux par radio ou auprès de la mairie.
    • Se réfugier en un point haut préalablement repéré : étage, colline… ;
    • Écouter la radio pour connaître les consignes à suivre ;
  • et de façon plus spécifique :
    • Ne pas tenter de rejoindre ses proches ou d’aller chercher ses enfants à l’école;
    • Éviter de téléphoner afin de libérer les lignes pour les secours.
    • N'entreprendre une évacuation que si vous en recevez l'ordre des autorités ou si vous êtes forcés par la crue.
    • Ne pas s'engager sur une route inondée (à pied ou en voiture) : lors des inondations du Sud Est des dix dernières années, plus du tiers des victimes étaient des automobilistes surpris par la crue.
  • Respecter les consignes ;
    • Informer les autorités de tout danger ;
    • Aider les personnes sinistrées ou à besoins spécifiques ;
  • et de façon plus spécifique :
    • Aérer ;
    • Désinfecter à l'eau de javel ;
    • Chauffer dès que possible ;
    • Ne rétablir le courant électrique que si l'installation est sèche.

Chaque plan communal de sauvegarde tient compte de ces consignes.

Les conclusions des rapports des institutions[modifier | modifier le code]

Durant le mois de juillet 2010, les commissions de l'assemblée nationale et du sénat ont rendu leurs rapports.

D'abord les députés membres de la mission d’information annonce 19 propositions destinées à prévenir d’autres catastrophes puis ils ont unanimement blâmé l’État sur la façon dont il a mis en œuvre et présenté les zones noires, rebaptisées depuis zones de solidarité. Celle-ci se traduit une crise de confiance entre les habitants, envers qui on a manqué d’égards, les élus et l’ensemble des services de l’État. En conclusion, un nouveau zonage déclaré d’utilité publique, et par là indiscutable, sera mis au jour d’ici quelques mois pour bien définir les zones.

Deux des recommandations des députés sont l'amélioration de l'information en cas de risques grâce au recours aux nouvelles technologies et de soutenir financièrement les communes qui mettront en place un plan communal de sauvegarde. Enfin la commission souhaite la redéfinition du régime de catastrophe naturelle. Elle souhaite qu’un collège scientifique indépendant redéfinisse clairement la liste de celles-ci pour que les victimes soient plus justement dédommagées par leur assurances[102].

Le sénat formule 92 propositions, avec un seul et même objectif : éviter d’autres catastrophes de ce genre. Dans un premier lieu, il faut mettre à jour les règles d’urbanisme. Les sénateurs recommandent la suppression des autorisations tacites de construction et la généralisation des plans de prévention des risques d’inondation. Une nouvelle cartographie précise devra être établie d’ici à 2011, rappellent les sénateurs. Dans un deuxième temps, il faut optimiser la "culture du risque". Inspirés par les pays champions de la sensibilisation aux catastrophes naturelles, les sénateurs proposent la création d’une journée nationale de prévention des risques, sur le modèle de ce qui existe au Japon. Par ce modèle, la commission souhaite que les Français sachent quoi faire en période de crise.

Enfin le sénat propose de tirer au clair le régime de propriété de digues et de les rattacher au domaine public. Le rapport se prononce pour une gestion locale de proximité, l’État conservera des fonctions de régulation et de surveillance. L’un des chantiers prioritaires réside dans la remise en état des 4 000 km de digues endommagées. Le financement reviendrait pour moitié à l’État, l’autre partie étant assumée par les habitants de ces zones à risques, grâce à une modulation de la taxe locale[103].

Vers des nouveaux moyens pour mieux appliquer le plan de sauvegarde[modifier | modifier le code]

La montagne pyrénéenne durement touché par la tempête[modifier | modifier le code]

Des stations de ski ravagées[modifier | modifier le code]

Durant la tempête, le massif pyrénéens a s’ouvert d'énormes dégâts dû à l'écroulement de toitures de maisons, de hangars ou d'étables ainsi qu'aux réseaux téléphoniques ou électriques. De plus des arbres se sont écroulés dans des lits de rivières d'où la crainte des élus d'inondations importants en cas de fortes pluies si des arbres n’est pas dégagée. Enfin dans une moindre mesure, certaines remontées mécaniques se sont cassées entraînant la fermeture partielle ou définitive de certaines stations de ski.

En mai 2010, un premier chiffrage estime que 82 000 m3 de bois communaux a été endommagés en Aquitaine et 140 000 m3 en Midi-Pyrénées pour un coût total de 11 millions d'euros de dégâts. De plus à certains endroits, les routes sont si encombré par la présence d'arbres que c'est devenu un vrai mikado pour pouvoir effectuer le déblaiement[104]'[105]'[106].

Une reconstruction rapide[modifier | modifier le code]

Sources et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En raison des conséquences de la Tempête Xynthia, la ligne Rochefort - La Rochelle étaient fermée à la circulation des trains du 28 février au 23 avril 2010. La SNCF et Réseau Ferré de France avaient annoncé que les dégâts sur les voies étaient très importants à plusieurs emplacements. En effet, près de 3 kilomètres de lignes étaient à reconstruire, notamment sur les communes d'Yves et d'Aytré. Les travaux ont duré sept semaines et ont occasionné la mise en place de bus de substitution entre les gares de Rochefort et La Rochelle pendant toute cette période. Le trafic ferroviaire a repris progressivement depuis le 23 avril 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Bérénice Dubuc, « Pourquoi la tempête s’appelle-t-elle Xynthia ? », Reuters,‎ 1er mars 2010 (consulté le 2010-03-04)
  2. Xynthia : bulletin de suivi Infoclimat, consulté le 1er mars 2010
  3. (de) Institut für Meteorologie, Adopt a vortex
  4. (es) Tenerife résiste a los vientos huracanados de Xynthia,consulté le 1er mars 2010
  5. (es) El temporal de viento huracanado deja tres muertos en la Península,consulté le 1er mars 2010
  6. Des Vendéens sont morts noyés dans leur maison,consulté le 1er mars 2010
  7. La tempête Xynthia secoue la Belgique,consulté le 1er mars 2010
  8. (pl) Nawałnica Xynthia słabnie. Wichury zabiły co najmniej 50 osób, consulté le 1er mars 2010
  9. Delphine Chayet, La puissance de la tempête a pris de court les communes du littoral, Le Figaro, le 2 mars 2010.
  10. Pyrénées, sud-ouest, Massif central, Rhône : la tempête pénètre la France, consulté le 27 février 2010.
  11. Information mise à jour sur Libération consulté le 28 février 2010.
  12. Dominique Hervouët, Des Vendéens sont morts noyés dans leur maison, Le Figaro, le 1er mars 2010
  13. La tempête du 28 février 2010
  14. a et b La tempête du 28 février 2010 sur le site de Météo-France
  15. Ouest France : La tempête a fait au moins 45 morts en France
  16. Un cataclysme en Oléron
  17. Châtelaillon-plage, Aytré, Angoulins, rescapés des eaux
  18. Bassin d'Arcachon : Les rives sous les eaux
  19. Sud Ouest : La tempête débit l'Île de Ré en trois morceaux
  20. Le Phare de Ré : Tempête 2010 : gros dégâts matériels à l'Île de Ré
  21. a et b Inondations littorales : le danger des surcotes
  22. La Bastide avait les pieds dans l'eau
  23. La vague frappe à nouveau
  24. Du vent, mais surtout beaucoup trop d'eau !
  25. La tempête a submergé des maisons en moins d'une heure
  26. La tempête Xynthia a fait au moins 52 morts en France
  27. La tempête est une catastrophe nationale
  28. Tempête : des transports fortement perturbés
  29. Des vols Air France annulés à cause de la tempête, consulté le 28 février 2010.
  30. Tempête : électricité, retour à la normale mercredi pour 80 % des foyers
  31. France 3 : La Bretagne face aux crues, consulté le 2 mars 2010.
  32. La tempête Xynthia fait entre 40 et 50 morts, la Vendée endeuillée
  33. Sarkozy attendu sur le littoral atlantique lundi
  34. Arrêté du 1er mars 2010 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle
  35. Le bilan de la tempête Xynthia s'alourdit, l'arrêté de catastrophe naturelle publié, consulté le 2 mars 2010
  36. Relevés des stations automatiques de Météo France
  37. (fr) Tempête Xynthia : le bilan est de 47 morts et pas 53, Le Point, 25 juin 2010
  38. A.G., Xynthia coûtera un milliard aux assureurs, Le Figaro, le 3 mars 2010.
  39. a et b Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) devant les députés
  40. Près d'un million de foyers sans électricité après la tempête
  41. Communiqué ERDF
  42. Tempête : au moins 45 morts, Sarkozy sur place lundi, consulté le 28 février 2010
  43. Tempête Xynthia, bilan et consternation dans la zone artisanale du port des Minimes à La Rochelle
  44. Les cotes sur les cartes IGN indiquent généralement 2 m au-dessus du niveau moyen et le marnage est d'environ 7 m pour un coefficient maximum de 120. Dans ces conditions extrêmes, ces terres seraient donc recouvertes par 1,5 m d'eau sans les digues qui les protègent. Avec une surcote de 1,5 m, cela fait 3 mètres d'eau au cours de la tempête Xynthia
  45. Xynthia, un vent de colère
  46. 45 000 ha de terres agricoles sous les eaux salées sur le site Actualités Agricoles.
  47. Tempête: 12 000 hectares «impropres à la culture» en Vendée sur le site de Ouest France.
  48. (fr) Information erronée ou incomplète concernant tempête du 28/02/2010
  49. (fr) La ligne SNCF La Rochelle-Rochefort fermée un mois sur le site Web Trains.
  50. (en) Russia ready to help France deal with storm aftermath
  51. (en) HM King Mohammed VI sends condolence message to French President
  52. (en) President Ben Ali sends condolences to President Sarkozy
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Xynthia, une tragédie prévisible », sous la direction de Denis Mercier et Martine Acerra, Place publique, n° spécial, février 2011, (ISBN 978-2-84809-169-3)
  • Stéphane Hallegatte, Valentin Przyluski, Gestion des risques naturels. Leçons de la tempête Xynthia, Éditions Quae, 2012, 264 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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