Conséquence de la tempête Xynthia en France

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Inondations à la suite du passage de Xynthia à Sainte-Marie-de-Ré sur l'île de Ré (Charente-Maritime)
Dégâts sur le remblai des Sables-d'Olonne (Vendée)
Digue partiellement détruite à La Rochelle (Charente-Maritime)

La tempête Xynthia est une dépression météorologique majeure sur l'Europe qui a balayé la France entre le 27 février et le 28 février 2010. Elle y a généré un épisode de vents violents, une onde de tempête et, avec la conjonction avec de fortes marées (102) et de la pleine mer quasi simultanée, une brutale et très forte submersion marine ainsi que d'importantes inondations. Les régions françaises fortement affectées sont le Poitou-Charentes, les Pays de la Loire, l'Aquitaine, la Bretagne et la Normandie. Ce sont les départements littoraux qui sont gravement atteints : principalement la Charente-Maritime, la Vendée et les Côtes-d'Armor.

Lors de cette tempête, 47 personnes sont mortes en France, dont 35 en Vendée, dont 29 sur la seule commune de La Faute-sur-Mer[1]. De très nombreux dégâts matériels ont été constatés, et de nombreuses personnes ont été déplacés à la suite des inondations[2],[3].

En France métropolitaine, la tempête Xynthia est considérée comme une catastrophe naturelle des plus violentes et des plus meurtrières depuis les deux tempêtes de décembre 1999. Elle fut un profond traumatisme psychologique social et a eu de nombreuses conséquences économiques, environnementales et sur la prise en compte des risques naturels.

Sommaire

Les effets de l'événement en France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tempête Xynthia.
Dégâts et inondations à la suite du passage de Xynthia à Fouras (Charente-Maritime)

La conjonction de la tempête, de marées de fort coefficient (102) et la pleine mer, conduit à la rupture de plusieurs digues dans plusieurs localités, ce qui entraîne de fortes inondations dans les départements de Vendée (La-Tranche-sur-Mer, L'Aiguillon-sur-Mer, La Faute-sur-Mer)[4], de Charente-Maritime (Aytré, Fouras, Châtelaillon, Boyardville[5], La Rochelle[6]) ou de Gironde (Andernos, Cap-Ferret)[7].

Les îles d'Oléron, de , d'Aix et Madame, sont particulièrement touchées[8].

Sur Ré, les digues ayant cédé en plusieurs points, les communes de La Couarde, Saint-Clément-des-Baleines et des Portes-en-Ré sont en partie inondées, les villages de la côte nord, dotés de ports, subissent également l'intrusion de la mer principalement à La Flotte ou l'on déplore deux décès. Deux chalands d'ostréiculteurs sont fortement endommagés, l'un à quai et l'autre retourné dans l'eau au port de Saint-Martin-de-Ré, les zones ostréicoles tant en mer qu'a terre sont partiellement détruites. Les passages reliant l'île principale aux presqu'îles de Loix et d'Ars sont noyés au Martray et dans les marais salants. Sur l'île, de nombreux dégâts matériels sont à déplorer et la ligne de côte, falaises et dunes, a nettement reculé[9].

La surcote atteint une valeur exceptionnelle de près de 1,50 mètre sur les côtes vendéennes et charentaises du fait de la conjonction de trois facteurs : de forts coefficients de marée (102 contre 77 au moment du passage de la tempête Martin en 1999)[10], l'influence du creusement dépressionnaire, agissant comme un « aspirateur » soulevant l'océan, et l'effet des vents de surface poussant la houle vers le littoral[10]. Ainsi, entre La Rochelle et Rochefort, la voie ferrée qui longe le littoral de l'Atlantique a subi de gros dommages matériels contraignant à la fermeture totale du trafic ferroviaire pendant près de trois mois[N 1].

Par ailleurs, la tempête est également ressentie dans certains quartiers de Bordeaux (Bastide[11]) et de sa grande périphérie (Saint-Louis-de-Montferrand[12]). Des phénomènes similaires, mais de moindre intensité, sont relevés dans les Côtes-d'Armor[13] (Guingamp, Jugon-les-Lacs) et dans la Manche (Granville). Surpris par la brusque montée des eaux, plusieurs dizaines d'habitants se hissent sur les toits de leurs maisons et doivent être secourus par des hélicoptères de la protection civile[14].

Les dégâts matériels sont également importants dans certaines régions (toitures arrachées, éboulements, chutes d'arbres et dégâts des eaux notamment).

Le trafic est fortement perturbé sur plusieurs axes routiers et la frontière franco-espagnole provisoirement fermée, contraignant plus de 1200 routiers à passer la nuit sur des aires d'autoroutes dans les Pyrénées-Atlantiques et les Landes[15]. Les ponts reliant les îles de Ré et d'Oléron, mais aussi le pont d'Aquitaine à Bordeaux sont momentanément fermés à toute circulation au plus fort de la tempête. Le trafic ferroviaire à destination de Bordeaux, de La Rochelle, de Nantes ou de Limoges est également perturbé[16] (la ligne entre La Rochelle et Rochefort est hors service jusqu'à fin mars 2010, la voie étant abimée). À Paris, de nombreux vols Air France sont annulés par mesure de précaution[17].

Aux Sables-d'Olonne (Vendée) le remblai qui était en travaux à ce moment-là subit des dégâts considérables. Des glissements de terrain sont constatés et le trottoir est détruit sur une longueur importante. Lors de la marée haute du 28 février (4 heures du matin), 30 à 40 cm d'eau recouvraient la route. La piscine qui était en dessous du niveau de la marée aux Sables a été remplie d'eau.

À La Roche-sur-Yon (préfecture de la Vendée) les toits d'un lycée, et de deux gymnases se sont envolés de même que des préfabriqués.

Dans plusieurs régions, comme en Bretagne[18], les dégâts proviennent également de la crue des rivières.

Le bilan humain et matériel en France[modifier | modifier le code]

Premier bilan de la tempête Xynthia en France

Un bilan humain lourd localement[modifier | modifier le code]

Le bilan humain apparaît comme particulièrement élevé : La plupart des victimes ont péri du fait de la submersion marine. On dénombre 35 morts dans le seul département de la Vendée (dont 29 sur la commune de La Faute-sur-Mer), 12 dans le département de la Charente-Maritime[19], 2 en Loire-Atlantique, 2 en Pyrénées-Atlantiques, 1 dans le département des Hautes-Pyrénées et 1 dans l'Yonne.

Peu après la catastrophe, le bilan humain en France a été officiellement de 53 tués, mais après une enquête effectuée par l'Agence France-Presse auprès des autorités locales à la fin du mois de juin 2010, ce nombre a été rectifié à 47 décès[20].

Bilan à la fin juin 2010
Département Morts Disparus Blessés
Charente-Maritime 12 - +100
Loire-Atlantique 2 - -
Pyrénées-Atlantiques 2 - -
Hautes-Pyrénées 1 -
Vendée 35 - +100
Yonne 1 -
Total 47 - +200

Des dégâts répartis sur une grande moitié ouest de la France[modifier | modifier le code]

Les premières estimations sur le coût de la tempête Xynthia pour les compagnies d'assurances françaises sont évaluées à 1 milliard d'euros, soit nettement moins que la tempête Klaus. Selon la Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA), la tempête Xynthia, coûterait « au minimum 1,2 milliard d'euros aux assureurs.»[21] . cette estimation a été portée à 1,5 milliard d'euros en avril 2010 (800 millions d'euros pour les conséquences du vent et 700 millions pour les inondations). Cette annonce[22] a été faite par les assureurs alors que l'État venait de mettre en place sa cellule d'indemnisation amiable pour les victimes de la tempête situées dans les zones noires. La FFSA a aussi rappelé que le remboursement se fera sur la base de la valeur de construction de la maison avant la tempête, et que les assureurs couvraient les aléas naturels de type catastrophes naturelles, « sauf les effets du vent »[22].

Les digues et quartiers inondés[modifier | modifier le code]

Des brèches se sont formées dans les digues protégeant le littoral du marais vendéen, ou celles-ci ont été submergées, permettant à la haute mer d'envahir des terres situées sous le niveau des marées hautes de vives eaux[23]. L'effet du courant a accentué les brèches rapidement, provoquant de graves inondations dans des quartiers habités et occasionnant de nombreuses victimes. Ces dernières n'ont pu trouver secours dans les étages, les maisons de la région vendéenne étant souvent construites de plain-pied avec un toit à faible pente, sans aucun étage ni grenier : la seule issue pour ceux qui ont été surpris était de parvenir à s'échapper de leur maison à temps, ou à se réfugier sur le toit.

Au matin du 1er mars, une soixantaine de maisons dans les communes les plus touchées du littoral vendéen se trouvent noyées sous plus de deux mètres d’eau[24] sans que les plongeurs-sauveteurs ne parviennent à les visiter pour les évacuer. Certains de ces quartiers inondés derrière les digues ne connaîtront pas de retrait des eaux avant plusieurs jours (malgré les pompages mis en place par la sécurité civile) en raison des coefficients de marée qui atteindront leur pic le plus élevé dans la journée du lundi 1er mars, mais aussi à cause des précipitations qui ont repris dimanche soir et lundi matin.

Les installations portuaires[modifier | modifier le code]

La montée des eaux a fait se décrocher les pontons d'amarrage dans plusieurs ports de plaisance (dont celui des Minimes à La Rochelle[25], ou encore aux Sables-d’Olonne), les faisant dériver et s’agglutiner en même temps que les bateaux accrochés sur les pontons plus près des quais, voire passer par-dessus. Dans le port de la Rochelle, on retrouve des bateaux empalés au-dessus des poteaux d'amarrage de ces pontons, les passerelles d'accès sont décrochées et tombent directement dans l’eau, certains pontons sont inutilisables. Les plus petites embarcations simplement ancrées s'agglutinent sur les berges, causant des dégâts dans les coques et les quilles.

En Vendée, les chenaux entre bassins ont parfois été endommagés, ainsi que les passerelles bitumées qui les surmontent, soulevées par la pression de l'eau et des vagues.

Le réseau électrique[modifier | modifier le code]

Au matin du 28 février, plus d'un million de foyers sont privés d’électricité[26], dont 400 000 dans le grand ouest, (100 000 en Vendée et autant en Charente-Maritime, 325 000 dans les régions du centre et 80 000 en Aquitaine[27]. 1 500 agents sont mobilisés pour rétablir le réseau, dont de nombreux d'ERDF, filiale de distribution d'Électricité de France.

Nombre de foyers sans électricité :
Région 28 février 2010[28]
Poitou-Charentes et Pays de la Loire 320 000
Auvergne, Centre, Limousin 375 000
Sud-Ouest 57 000
Est 63 000
Île-de-France 37 000
Rhône-Alpes et Bourgogne 75 000
Manche Mer du Nord 31 000

Les voies ferrées[modifier | modifier le code]

La voie ferrée entre Saintes et La Rochelle, partiellement posée sur une digue en bordure de mer, a été endommagée, causant des annulations de trains avant réparations, puis des retards[29]. Les réparations nécessiteront un mois d'interruption de circulation entre la Rochelle et Rochefort[30].

Les Stations de ski ravagées[modifier | modifier le code]

Le massif pyrénéens a souffert d'énormes dégâts dû à l'écroulement de toitures de maisons, de hangars ou d'étables ainsi qu'aux réseaux téléphoniques ou électriques. Certaines remontées mécaniques se sont cassées entraînant la fermeture partielle ou définitive de certaines stations de ski, comme Hautacam[31]. Christophe Merlin, secrétaire général de la préfecture des Hautes-Pyrénées, annonce que « de 20 % à 80 % des équipements suivant les stations » ont été détruits par les vents violents de 200 km/h.

Les bois communaux[modifier | modifier le code]

En mai 2010, un premier chiffrage estime que 82 000 m3 de bois communaux a été endommagés en Aquitaine et 140 000 m3 en Midi-Pyrénées pour un coût total de 11 millions d'euros de dégâts. De plus à certains endroits, les routes sont si encombré par la présence d'arbres que c'est devenu un vrai mikado pour pouvoir effectuer le déblaiement[32]'[33]'[34].

L'agriculture[modifier | modifier le code]

Environs 40 000 hectares de terres agricoles ont été submergées par de l'eau de mer en Charente-Maritime[35] et 12 000 hectares en Vendée[36].

Les réactions politiques et officielles[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Dans une allocution prononcée à la suite d'un réunion de crise, le chef du gouvernement François Fillon parle de « catastrophe nationale »[37]. La venue du président de la République Nicolas Sarkozy, du ministre de l'intérieur Brice Hortefeux, du ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et du secrétaire d'état aux transports Dominique Bussereau en Vendée et en Charente-Maritime est effectuée dès le 1er mars[38].

Un arrêté de catastrophe naturelle a été publié au Journal Officiel le 3 mars 2010, pour les quatre départements de Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vendée et Vienne[39]. Un avis devrait suivre pour le département de la Loire-Atlantique[40].

Les conclusions des rapports d’enquêtes institutionnelles[modifier | modifier le code]

Durant le mois de juillet 2010, les commissions de l'assemblée nationale et du sénat ont rendu leurs rapports.

D'abord les députés membres de la mission d’information annonce 19 propositions destinées à prévenir d’autres catastrophes puis ils ont unanimement blâmé l’État sur la façon dont il a mis en œuvre et présenté les zones noires, rebaptisées depuis zones de solidarité. Celle-ci se traduit une crise de confiance entre les habitants, envers qui on a manqué d’égards, les élus et l’ensemble des services de l’État. En conclusion, un nouveau zonage déclaré d’utilité publique, et par là indiscutable, sera mis au jour d’ici quelques mois pour bien définir les zones.

Deux des recommandations des députés sont l'amélioration de l'information en cas de risques grâce au recours aux nouvelles technologies et de soutenir financièrement les communes qui mettront en place un plan communal de sauvegarde. Enfin la commission souhaite la redéfinition du régime de catastrophe naturelle. Elle souhaite qu’un collège scientifique indépendant redéfinisse clairement la liste de celles-ci pour que les victimes soient plus justement dédommagées par leur assurances[41].

Le sénat formule 92 propositions, avec un seul et même objectif : éviter d’autres catastrophes de ce genre. Dans un premier lieu, il faut mettre à jour les règles d’urbanisme. Les sénateurs recommandent la suppression des autorisations tacites de construction et la généralisation des plans de prévention des risques d’inondation. Une nouvelle cartographie précise devra être établie d’ici à 2011, rappellent les sénateurs. Dans un deuxième temps, il faut optimiser la "culture du risque". Inspirés par les pays champions de la sensibilisation aux catastrophes naturelles, les sénateurs proposent la création d’une journée nationale de prévention des risques, sur le modèle de ce qui existe au Japon. Par ce modèle, la commission souhaite que les Français sachent quoi faire en période de crise.

Enfin le sénat propose de tirer au clair le régime de propriété de digues et de les rattacher au domaine public. Le rapport se prononce pour une gestion locale de proximité, l’État conservera des fonctions de régulation et de surveillance. L’un des chantiers prioritaires réside dans la remise en état des 4 000 km de digues endommagées. Le financement reviendrait pour moitié à l’État, l’autre partie étant assumée par les habitants de ces zones à risques, grâce à une modulation de la taxe locale[42].

Depuis l'étranger[modifier | modifier le code]

Peu après avoir pris connaissance de l'ampleur de la catastrophe en France, de nombreux chefs d'état et de gouvernement envoient des messages de condoléance au président français.

Le président russe Dimitri Medvedev, en visite officielle en France, déclare au nom de son gouvernement : « Nous partageons votre douleur et sommes prêt à apporter notre aide si elle est nécessaire »[43].

Le roi du Maroc Mohammed VI exprime « Au président Sarkozy, aux familles des victimes et au peuple français nos plus sincères condoléances et notre solidarité en ces temps difficiles »[44].

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali exprime également « sa compassion et sa solidarité envers le peuple français ami »[45].

Le président azerbaidjanais Ilham Aliev affirme : « Les pertes en vie humaines et les dommages causés par la tempête Xynthia sont une source de grande peine pour moi »[46].

L'ambassadeur des États-Unis en France déclare quant à lui dans un communiqué : « Nos pensées vont à ceux qui ont perdu des membres de leur famille, des proches, des amis, des êtres chers, et nous souhaitons un prompt rétablissement à tous ceux qui ont été blessés »[47].

Le premier ministre belge Yves Leterme exprime « ses condoléances à la France pour les conséquences tragiques de la tempête et adresse toutes ses sympathies aux familles des victimes »[48]

Le 3 mars, le pape Benoît XVI exprime « ses vives condoléances aux familles endeuillées et assure de sa profonde sympathie toutes les personnes atteintes par cette catastrophe » dans un message lu durant une messe d'hommage aux victimes en la cathédrale de La Rochelle[49].

Les zones sinistrées face à l'après tempête[modifier | modifier le code]

La création de zones d'expropriation (zone noire)[modifier | modifier le code]

Les quartiers inondés de L'Aiguillon-sur-Mer et de La Faute-sur-Mer dans lesquels habitaient la majorité des victimes françaises sont situés sur des terrains qui servaient autrefois à l'activité pastorale et n'étaient pas habités à l'année. À partir des années 1960 l'urbanisation du littoral a entraîné la transformation de ces terrains en zones constructibles, souvent du fait de services de l'État peu enclin à résister à la pression urbanistique des côtes françaises, puis du fait des municipalités quand ces décisions sont devenues de leur ressort[50]. Les inondations liées à la tempête Xynthia amènent les politiques à imposer des zonages de sécurité et à conduire une politique d'expropriation.

Un premier zonage contesté[modifier | modifier le code]

Le 16 mars, lors d'une nouvelle visite à La Rochelle, le Président de la République, Nicolas Sarkozy annonce son intention de ne pas laisser s'installer les victimes (et les futurs acquéreurs) « dans des maisons situées dans des lieux où il y a des risques mortels »[51].

Le 7 avril 2010, le gouvernement français annonce le retour prochain à l'état naturel de trois secteurs en Vendée, concernant 915 logements, et de dix secteurs en Charente-Maritime, concernant 595 logements[52]. Ces « zones noires » sont définies comme des « zones d'extrême danger où les risques peuvent être mortels ». Par ailleurs, des zones exposées au risque mais pouvant être protégées, seront appelées « zones jaunes » dans lesquelles des prescriptions seront imposées, dont des systèmes d'alerte, d'évacuation, de prescriptions techniques sur des bâtiments ou de protections collectives[53]. La ville de La Faute-sur-Mer apparaît comme la plus touchée par ces mesures, 674 maisons — représentant environ 25 % de l'habitat — étant concernées. Ces décisions ont provoqué un mélange de colère et d'abattement chez de nombreux riverains, désireux de trouver des responsables[54].

Au niveau régional, la Région des Pays de la Loire a voté à l’unanimité un plan d’urgence régional[55] d’un montant de 20 millions d’euros. Celui-ci se décompose en 4 volets. Un premier (1,8 million d’euros) à l’égard des familles et des communes sinistrées. Un second (7,5 millions d’euros) visant à relancer l’activité économique, par la mise à disposition d’un fonds d’avance pour les entreprises, les commerçants et les artisans. Un fonds d’investissement régional a également été mis en place pour l’exécution de travaux hydrauliques dans le marais poitevin. Le troisième volet est consacré au financement de la reconstruction des infrastructures de protection du littoral, pour un montant global de 10,7 millions d’euros. Enfin, le 4e volet vise à prendre des mesures pour l’avenir, notamment par la mise à jour des Plans de Prévention de Risques et d’Inondation et la redéfinition des Plans Locaux d’Urbanisme. En plus de ce « plan tempête », la région des Pays de la Loire a proposé l’élaboration d’un Contrat Exceptionnel de Solidarité Territorial[56] pour les communes les plus touchées, à savoir : L'Aiguillon-sur-Mer, La Faute-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer. Ce contrat conditionné à l’existence d’une intercommunalité de ces trois communes s’articule autour de 4 axes : soutien aux acteurs économiques, soutien aux investissements publics, protection et valorisation de l’environnement et ingénierie et concertation.

Face au mécontentement général des élus et des habitants des zones sinistrés, le gouvernement annonce début juin 2010 qu'il n’y aura pas de destructions massives de maisons en Charente-Maritime et en Vendée. L'État assure que si des propriétaires souhaitent partir alors leurs maisons seront racheter à leur valeur d'avant tempête plus 10 % et seront détruites, c'est une démarche au cas par cas. En revanche, si au bout de l'enquête publique qui va durer plusieurs mois, certaines personnes habitent encore dans des maisons à risque alors ces propriétaires devront partir sous des mesures de démolition radicale. Enfin l'État reconnaît par l'intermédiaire de Benoist Apparu, secrétaire d’État au Logement que nous avons fait une erreur de communication[57]'[58].

Le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et la secrétaire d'État à l'Écologie Chantal Jouanno, lors de la visite du 14 avril 2010, ont rappelé que les zones de solidarité (zone noire) doivent permettre le rachat des biens par deux méthodes, soit à l'amiable soit par une procédure d'expropriation arbitrée par les tribunaux. Dans ce cas, si après enquête, on s'aperçoit que le risque pour la vie des gens n'est pas avéré, il ne devrait théoriquement pas y avoir d'expropriation[59].

Les recours juridiques et contestations[modifier | modifier le code]

Un mois après l'annonce de l'établissement de « zones noires » — souvent très critiquées par la population locale — une association de victimes s'est constituée, déposant plusieurs recours devant le tribunal administratif de Poitiers contre la délimitation des zones publiées par le préfet de Charente-Maritime[60]. Plusieurs manifestations ont été organisées, dont une marche symbolique sur le pont de l'île de Ré[61].

La plainte se fonde sur un supposé « excès de pouvoir » et vise une demande de référé-suspension afin de mettre en attente l’application des décisions liées à ces zones — devenues zones de solidarité selon la nouvelle dénomination de l'État durant le mois d'avril[59]. La décision du tribunal du 1er juin 2010 rejette la requête contre la délimitation des zones noires mais demande au préfet de délivrer les documents ayant conduit aux zonages sous peine de 500 € d'amende par jour de retard[62].

Dans le même principe, l’Association des victimes des inondations de La Faute-sur-Mer (Avif) a obtenu auprès du tribunal administratif (TA) de Nantes que lui soient communiqués les documents concernant l’élaboration des zones noires dans un délai de quinze jours. Or au bout de ce délai impartie, Renaud Pinoit de l'association dénonce que la préfecture a tardé à nous transmettre un document qui, de surcroît, ne correspond pas à ce que nous attendions. En tout et pour tout, la préfecture de Vendée a communiqué aux sinistrés une note de synthèse de huit pages, rédigée après l’annonce du zonage. Donc le président de l'Avif, Yannick Lange, annonce fin mai qu'un nouveau référé a été déposé auprès du TA de Nantes car l'association attend toujours les rapports d’experts dont les jugements de ceux-ci ont inspiré les décisions de création des zones[63].

La mission d'information de l'Assemblée nationale qui fut constituer début avril pour déterminer les raisons des dégâts causés par Xynthia ont demandé le 28 mai 2010 une audience au Premier ministre pour évoquer les conditions dans lesquelles a été réalisé le zonage à la suite d'une non-compréhension de certains élus et habitants sur cette délimitation. La mission annonce que la situation entre l'État et les incompris risque d'exploser avant même les conclusions du rapport[64].

Un deuxième zonage plus précis[modifier | modifier le code]

Les premiers départs des zones de solidarité jugées désormais trop dangereuses pour accueillir des habitations, sont attendus en juin 2010 dans les deux départements, après la présentation des premières évaluations effectuées par les Domaines début mai. Le bilan à la fin du mois de mai et pour les 915 maisons concernées en Vendée, seul 20 dossiers sont acceptées mais les propriétaires ont trois mois pour se décider explique Franck Chaulet, sous-préfet. Alors qu'en Charente-Maritime, sur les 619 propriétés concernées, seul 16 dossiers sont acceptées selon les dires du préfet Henri Masse. Pour permettre les premières acquisitions à l'amiable, la préfecture de la Vendée a déjà reçu un acompte de l'État de 10 millions d'euros, et la Charente-Maritime 12 millions d'euros, ont indiqué les préfectures[65].

Cependant, les sinistrés qui souhaitent retrouver rapidement un bien dans la même commune se heurtent alors à de nouvelles difficultés en raison du manque parfois de terrains constructibles. Comme par exemple à Charron : sur les 200 sinistrés devant percevoir leurs indemnités (en 2010), aucun logement ne peut les accueillir dans le même temps au sein de la commune[65].

Enfin une partie des dons n'est pas totalement utilisée. Dans le seul département de Vendée, il reste 1,5 millions d'euros de dons car, comme le souligne Franck Chaulet, « les particuliers ne nous sollicitent pas car ils n'osent pas déposer une demande en mairie »[65].

À la suite du mécontentement général lors de la publication du premier zonage, celle-ci a été revue après le passage de deux experts de l’État. Ce deuxième zonage a été présenté en automne 2010 lors d’une enquête publique, en indiquant la zone qui sera définitivement vouée à retourner à l’état naturel. Si leurs propriétaires n’ont pas choisi la solution de vente à l’amiable à l’État, les maisons situées dans cette zone feront l’objet de la procédure légale d’expropriation[66].

À la mi-septembre 2010, le rapport du deuxième zonage, réalisé par des experts mandatés par l'État, prenant en compte une analyse plus fine de la topographie, quartier par quartier, et incluant l’impact des mesures telles que le renforcement des digues est remis au ministre de l’Écologie, Jean-Louis Borloo. Dans ce document, ils préconisent de réduire le nombre total de maisons devant être démolies à La Faute-sur-Mer de 608 à 472 et, à L'Aiguillon-sur-Mer de 337 à 289 (total passant de 945 à 761)[67],[68],[69]. Pour la Charente-maritime, une expertise des zones de solidarité est publiée en janvier 2011[70].

Les conclusions définitives de l'étude sur le plan de zonage sont attendues durant le courant de mars 2011. Cela permettra de réduire la zone noire si des systèmes de protections sont mis en place pour limiter l'impact d'une future catastrophe. À Charron, 7 des 9 propriétaires qui n'avaient pas trouvés un accord avec l'État ont pu sauver leurs maisons. De même 70 % des maisons du quartier des Boucholeurs (Châtelaillon et Yves) ne seront pas détruites[71]. En septembre 2011, l'État annonce l'abandon de la zone noire des Boucholeurs. Celui-ci est effectif au 1er novembre 2011[72].

Les expropriations ou rachat à l'amiable[modifier | modifier le code]

Banderole contre la destruction des maisons situées en « zone noire » à Aytré.

Les premiers rachats à l’amiable de maisons de sinistrés de la tempête Xynthia par l’État ont été réalisés en Vendée à partir du lundi 9 août 2010 et ceux de Charente-Maritime ont commencé fin juillet 2010. Conforment au zonage établi le 8 avril 2010, les propriétaires de maisons sinistrées de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer ont accepté les estimations de l’État attendent pour certains depuis près de trois mois de pouvoir signer l’acte de vente définitif de leur bien à l’État. Ces indemnisations sont couvertes par le fonds de prévention des risques naturels majeurs dits fonds Barnier[66].

Depuis le début des rachats par l'État, 532 propriétaires se sont portés volontaires pour vendre à l’amiable mais le rapport annonce qu'une vingtaine de bâtisses ne se trouvent plus dans les périmètres à démolir. À l’inverse, une dizaine de maisons initialement épargnées seront rasées[67].

Entre novembre et décembre 2010, 518 propriétaires ont accepté la proposition de l'État. Or 79 maisons pourraient faire l’objet d’expropriation à La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, car leurs propriétaires ont refusé ou n’ont pas donné suite aux propositions de rachat[73]. À Charron, certaines habitations ont eu plus d’un mètre d’eau et leurs propriétaires ont fait traîner le dossier de rachat à l'amiable pour faire monter les prix et pouvoir racheter dans les zones non inondables de la ville. Depuis la tempête, la ville de Charron a perdu 600 habitants. Certaines personnes situées dans la zone noire, soutenues par des élus, refusent de partir car avant même la tempête, ils avaient surélevé leurs habitations, et donc ne souhaitent pas partir. En conséquence la procédure d’expropriation peut être enclenchée à leur encontre[74].

Les premières destructions et les procédures d'expropriation[modifier | modifier le code]

Fin mars 2011 à La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer, Les travaux de déconstruction commencent et consistent à vider les maisons de la laine de verre, des câbles électriques et de tout ce qui peut être recyclé. La démolition en elle-même commence dans la foulée. Le chantier qui dure quatre ans, fermé au public, se fait par phase. Il est prévu de faire une pause pendant la période estivale. À La Faute, l'entreprise va d'abord se concentrer sur la zone mortifère, allant de la rue l'Ostréa à la résidence des Voiliers. Cela concernera 95 habitations jusqu'en juin. À L'Aiguillon, une cinquantaine de maisons sont rasées durant l'année 2011[75].

En septembre 2011, la deuxième phase de déconstruction de ces habitations est lancé. 180 habitations à la Faute-sur-Mer et 70 pour l’Aiguillon-sur-Mer sont au programme. La fin totale des destructions est prévu fin 2012. Enfin, l'État annonce que 79 maisons sont soumis à une procédure de Déclaration d’utilité publique en vue de l’expropriation. Celle-ci est prévu en décembre 2011[76].

Le drame de La-Faute-Sur-Mer : l'action en justice et les condamnations[modifier | modifier le code]

Vers une action en justice[modifier | modifier le code]

Plusieurs familles de victimes se sont réunies pour déposer une plainte conjointe contre X auprès du procureur de la République des Sables-d’Olonne. Cette plainte visera les délits d’homicide involontaire, de mise en danger de la vie d’autrui, d'abstention de mesures prises pour combattre un sinistre et de prises illégales d’intérêt. Cette action vient appuyer l'enquête préliminaire ouverte après la catastrophe par le procureur de la République des Sables-d’Olonne[63]'[77].

Le 10 juin 2011, 56 personnes ont porté plainte à la suite des 40 personnes qui ont déjà déposés leurs plaintes en 2010 auprès du procureur de la République des Sables-d’Olonne pour les mêmes motifs que 2010[78].

Une procédure longue est engagée[modifier | modifier le code]

À la suite de l'enquête de gendarmerie sur les différents aspects du drame provoqué par la tempête Xynthia : processus d'alerte, réactivité des secours, conditions d'urbanisation des lotissements inondés ; le procureur de la République des Sables-d’Olonne ouvre une enquête judiciaire.

Le 14 avril 2011, le maire de la Faute-sur-Mer, René Marratier est présenté au juge d'instruction au palais de justice des Sables-d'Olonne pour être mise en examen pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui après le drame de la tempête Xynthia. Son avocat, Me Metzner défendant son client annonce : « On lui reproche de ne pas avoir respecté des règlements que, pour beaucoup, il ne connaissait pas » et assure que son client « a toujours parfaitement respecté toutes les directives et circulaires qui lui avaient été données ». L'avocate des familles de victimes de la tempête Xynthia, Corinne Lepage a jugé qu'il fallait étudier « toute la chaîne de responsabilités », au-delà de celle du maire et annonce « Mes clients que j'ai eus au téléphone sont satisfaits que pour la première fois une mesure symbolique soit prise et ils la considèrent comme justifiée ».

Avant René Marratier, sa première adjointe chargée de l'urbanisme, Françoise Babin, et le maire-adjoint, membre de la commission locale urbanisme et responsable d'une entreprise de construction immobilière, Patrick Maslin, ont déjà été placés en garde à vue, puis relâchés. Françoise Babin est la mère de Philippe Babin, patron d'une société immobilière qui avait des parts dans trois des quatre lotissements construits en zone inondable où plusieurs personnes ont trouvé la mort. À ce stade, l'information judiciaire ouverte aux Sables-d'Olonne pour «homicide involontaire», «mise en danger de la vie d'autrui», «abstention de combattre un sinistre» et «prise illégale d'intérêt» n'a donné lieu à aucune mise en examen[79].

Le 11 juin 2011, Françoise Babin et Patrick Maslin, adjoints de René Marratier sont mis en examen pour les mêmes motifs que leur maire. Enfin, un fonctionnaire de l’ancienne DDE est mis en examen pour les chefs d’«homicide involontaire» et de «mise en danger de la vie d’autrui» à cause d'une manquement d'information d'alerte aux communes concernées par la tempête, le jour de celle-ci[80].

Le procès Xynthia[modifier | modifier le code]

Les parties civiles, victimes de la tempête furent reçues par le Procureur de la République des Sables d'Olonne ainsi que le Juge d'Instruction chargé de l'enquête le 9 mars 2012[81].

Le 27 août 2013 le juge d'instruction ordonne le renvoi de René Marratier, de deux de ses adjoints, d'un promoteur immobilier local et d'un fonctionnaire de l'ancienne Direction départementale de l'Équipement, devant le tribunal correctionnel[82] : tous comparaîtront pour "homicides involontaires"[83] et les quatre premiers aussi pour "exposition d'autrui à un risque immédiat de mort ou de blessure" du fait de «leur implication dans la construction illégale de bâtiments dans une zone dangereuse»[84], mais sans "prise illégale d'intérêt".

Le procès[85] s'est ouvert le 15 septembre 2014 au tribunal correctionnel des Sables d'Olonne, pour une durée de 5 semaines[86]. Par jugement rendu le 12 décembre 2014, l'ancien maire de La Faute-sur-Mer est condamné[87],[88],[89] à 4 ans d'emprisonnement pour homicides involontaires et mises en danger de la vie d’autrui, l'ancienne adjointe à l'urbanisme est condamnée à 2 ans d'emprisonnement et à 75 000 €, l'ancien dirigeant du syndicat chargé de l'entretien des digues, Philippe Babin, est condamné à 18 mois d'emprisonnement, la SARL TDA à 30 000 € d'amende. Le jugement indique que « les conséquences de Xynthia ne doivent rien au hasard. Cette affaire ne peut se réduire à la question de l’urbanisation en zone inondable. Le risque était connu. Les permis de construire accordés par René Marratier et Françoise Babin sont à l’origine directe de neuf décès. Ce dossier est l’histoire de la captation d’une information vitale et du piège qui s’est refermé sur les victimes. Les prévenus ont tenté de mettre sur le même plan causal la colère de la nature, les mauvais hasards, l'imprudence des victimes, l'apathie généralisée face au risque naturel majeur, les erreurs et le manque de moyens de l’État, pour faire oublier l'intensité de leurs propres fautes. Ils ont intentionnellement occulté ce risque, pour ne pas détruire la manne du petit coin de paradis, dispensateur de pouvoir et d'argent. Ils ont menti à leurs concitoyens, les ont mis en danger, les ont considérés comme des quantités négligeables, en restant confis dans leurs certitudes d'un autre temps. Ils ont parié que le risque connu ne se réaliserait pas. » Le cinquième prévenu (agent préfectoral) a été relaxé.

Les réactions aux condamnations.[modifier | modifier le code]

Ce procès qui se voulait exemplaire, le fut de part sa longueur, son organisation et son jugement.

Les réactions d'un petit nombre d'élus et associations de Maires ne se fit pas attendre défendant la corporation. Réactions nettement moins engagées de ceux qui on pris le temps de lire le jugement

Le développement des plans et actions de prévention[modifier | modifier le code]

L'accélération de la mise en place des PPRIs manquants et révision de certains[modifier | modifier le code]

À la fin août 2010, l'État présente les différents Plan de prévention du risque inondation (PPRI) dans les communes sinistrées qui n'en disposait pas. Le PPRI distingue deux zones  : bleu et rouge. En bleu, on peut construire à condition qu'il y ait un étage-refuge ou une trappe dans le bâtiment. En rouge, aucune construction nouvelle et l'obligation d'une issue de secours pour le bâti existant. Ces zones sont délimités par les hauteurs d'eau calculées en fonction des inondations de Xynthia et de l'hypothèse d'une élévation du niveau de la mer d'un mètre en 2100. Les experts ont mis la barre à 4,70 m et rajouté un mètre pour ne prendre aucun risque. Les maisons devront donc se situer à 5,70 m. Ce qui se traduit que la zone rouge est compris entre 0 m et 5,70 m et la zone bleu au-dessus de 5,70 m.

En Vendée, la commune de L'Aiguillon a 60 % de son territoire en zone rouge d'après le maire, Maurice Milcent et à La Faute-sur-Mer celle-ci représente 90 %. René Marratier, maire de la Faute, et Maurice Milcent souhaitent que si des moyens techniques existent pour construire en zone inondable, comme le remblayage qui permet de mettre les maisons en sécurité ou bien le renforcement des digues permettent de faire augmenter la zone bleu au détriment de la zone rouge.

À Noirmoutier où 70 % du territoire est sous le niveau de la mer, le maire, Noël Faucher, a hâte de voir arriver le PPRI. Il rappelle que sur son île, on a toujours cultivé la mémoire du risque[90].

Dans le même temps, la Charente-Maritime et en Gironde voient la mise à jour de certains plans et la création d'autres. Cela se traduite en Charente par la révision de 19 plans et la création de 62. En Gironde, presque toutes les communes de l'agglomération de Bordeaux sont tenues de reprendre leur copie, comme sur le littoral du Médoc et le bassin d'Arcachon. Les maires ont obligation de lancer et d'achever pour 2014 le zonage et la définition de nouvelles règles d'urbanisme qu'encadreront ces PPRI post-Xynthia[91].

À la suite des différentes remarques des élus et des habitants au cours de la consultation de l'avant-projet des PPRIs, le 16 février 2011, l'État sous la houlette de Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l'Écologie, assouplie les règles pesant sur l'élaboration des PPRIs. Elle annonce trois principes pris en compte pour modifier les PPRI mais reste rete intrangiste sur la hauteur d'eau maximal lors d'une crue ou d'une surmerssion marine.

Le premier principe remis en cause est la transparence des digues. Pour bâtir les PPRI, l'État a pris en compte que les digues n'existaient pas, au nom d'un nécessaire principe de précaution. L'annonce est que l'État prend en compte l'existant des digues et de leur renforcement dans le cadre du plan digues. D'où une première diminution des zones rouges. Ensuite la deuxième avancée concerne la dynamique des flux. Concrètement, il sera tenu compte de la distance séparant les habitations du trait de côte. Les maisons les plus éloignées des bords de mer ne seront pas logées à la même enseigne que celles qui ont les pieds dans l'eau. Conséquence directe de cette mesure, les zones rouges des futurs PPRI seront plus proche des terrains ayant été les plus submergés par Xynthia. Enfin, troisième concession est la prise en compte des seuils maison en lieu et place des cotes NGF (nivellement général de la France) des terrains. Autrement dit, l'État prendra en compte la hauteur réelle des habitations.

En conséquence, lors de l'élaboration de la phase projet des PPRIs, les zones bleues gagnent du terrain sur les zones rouges[92]. Il est prévu durant l'été 2011, les enquêtes publics pour valider les PPRIs[93].

Le développement des PPRN littoral pour faire face aux submersion marine et à l'érosion[modifier | modifier le code]

À la suite de la tempête, l'État s'est engagé à créer un plan de prévention des risques par submersion marine. Or au cours de l'élaboration de ce plan, il a été décidé de rajouter les risques liées à l'érosion marine. En conséquence cela a abouti à la création du plan de prévention des risques du littoral. Le 17 février 2011, l'État annonce que 303 communes seront concernées par ce plan et que celles-ci devront avoir ce plan pour 2014 au plus tard. Le 2 août 2011 dans une circulaire relative à la mise en œuvre des plans de prévention des risques naturels littoraux, l'État défini les modalités de réalisation de ce plan et invite les communes, les départements et les régions à le mettre en place[94].

Les villes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer étant les plus touchées par la tempête sont les premières villes où le nouveau plan de prévention des risques naturel littoral est présenté. Une consultation a lieu du 17 octobre 2011 au 18 novembre 2011 ; elle permet aussi définir le plan de prévention des risque d'inondations du Lay et le plan communal de sauvegarde des deux communes[95]'[96].

Le plan digues de 2010[modifier | modifier le code]

Le gouvernement annonce un plan de renforcement des digues au niveau national. Un pré-rapport portant sur les causes des ruptures des digues devrait être rendu public, indiquant les travaux à entreprendre de toute urgence. De plus, d'autres objectifs sont annoncés comme accélérer les décisions arrêtant les plans de prévention des risques (PPR), mieux faire respecter les PPR dans les décisions individuelles d’urbanisme, sanctionner plus fortement les manquements aux règles édictées, renforcer la prise en compte du risque dans les règles de constructibilité derrière les digues et améliorer encore le dispositif d’alerte. Dans le cadre de la mission, des éléments de réponse devraient être apportés aux questions suivantes : quelle maîtrise d’ouvrage pour ces digues ? Quelle est la pertinence de la construction de digues en dehors des zones urbanisées ? Et plus généralement quelle stratégie de gestion du trait de côte retenir ? Enfin, la mission devrait établir une proposition des réfections prioritaires des digues existantes et d’un plan de financement sur cinq ans. Elle pourrait en outre proposer des dispositifs juridiques et financiers pour traiter le cas des immeubles existants pour lesquels il existe une menace importante[97].

Le reconstruction des digues dans les zones sinistrées[modifier | modifier le code]

Le maire de la ville de la Rochelle, Maxime Bono, annonce que la promenade de Port-neuf est remise en état et que plus rien n'y paraît. La ville est prête à recevoir tous ses visiteurs. Dans cette ville, 6,7 millions d'euros de travaux ont été engagés pour reconstruire les digues, refaire les promenades mais que le total des dommages non assurables représente 18 millions d'euros que la mairie va étaler sur trois exercices. Le maire explique aussi que quatre millions d'euros de dégâts seront pris en charge par les assurances mais pour l'instant, la commune n'a rien reçu de l'État sinon que des dossiers à remplir. À La Faute-sur-Mer plus rien ne rappelle le drame à part le village fantôme qu'est devenu la zone de lotissements ravagée par les flots[65].

Les plans de sauvegarde[modifier | modifier le code]

Les départements de Charente-Maritime en 2007 et de Vendée en 2006 ont adopté chacun un plan de sauvegarde face au risque majeurs[98]'[99]. De ces documents, nous avons les consignes et les procédures que mettent en place les départements. D'abord au niveau de l'annonce d'une alerte soit par Météo France, il y a trois consignes à respecter :

  1. se mettre à l’abri ;
  2. écouter la radio ;
  3. respecter les consignes.

Nouveaux moyens pour mieux appliquer le plan de sauvegarde

Le renforcement de la vigilance météorologique et les consignes de sécurité[modifier | modifier le code]

À la suite de la tempête Xynthia, l'échelle de vigilance météorologique de Météo France a été modifiée en 2011 avec l'ajout du phénomène "Vagues - submersion".

Au niveau national, des conseils de comportements à donner au public sont préalablement listés selon le phénomène redouté [100] (ex : vent violent, vague-submersion, pluie-inondation-crue).

En cas d'alerte orange ou rouge, la préfecture du département informe les communes (= les mairies) concernées par téléphone ou fax. Chaque commune prévient ensuite sa population particulièrement concernée.

Au niveau local (départemental, communal) des consignes de sécurité peuvent être arrêtées :

Consignes de sécurité en cas d'alertes météorologiques
Alerte météorologique de niveau orange Alerte météorologique de niveau rouge
Vent Violent
  • Limitez vos déplacements. Limitez votre vitesse sur route et autoroute, en particulier si vous conduisez un véhicule ou attelage sensible aux effets du vent.
  • Ne vous promenez pas en forêt (et sur le littoral).
  • En ville, soyez vigilants face aux chutes possibles d’objets divers.
  • N’intervenez pas sur les toitures et ne touchez en aucun cas à des fils électriques tombés au sol.
  • Rangez ou fixez les objets sensibles aux effets du vent ou susceptibles d’être endommagés.
  • Dans la mesure du possible :
    • Restez chez vous.
    • Mettez-vous à l’écoute de vos stations de radio locales.
    • Prenez contact avec vos voisins et organisez-vous.
  • En cas d’obligation de déplacement :
    • Limitez-vous au strict indispensable en évitant, de préférence, les secteurs forestiers.
    • Signalez votre départ et votre destination à vos proches.
  • Pour protéger votre intégrité et votre environnement proche :
    • Rangez ou fixez les objets sensibles aux effets du vent ou susceptibles d’être endommagés.
    • N’intervenez en aucun cas sur les toitures et ne touchez pas à des fils électriques tombés au sol.
    • Si vous êtes riverain d’un estuaire, prenez vos précautions face à de possibles inondations et surveillez la montée des eaux.
    • Prévoyez des moyens d’éclairage de secours et faites une réserve d’eau potable.
    • Si vous utilisez un dispositif d’assistance médicale (respiratoire ou autre) alimenté par électricité, prenez vos précautions en contactant l’organisme qui en assure la gestion.
Fortes précipitations
  • Renseignez-vous avant d’entreprendre vos déplacements et soyez très prudents.
  • Respectez, en particulier, les déviations mises en place.
  • Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée.
  • Dans les zones habituellement inondables, mettez en sécurité vos biens susceptibles d’être endommagés et surveillez la montée des eaux.
  • Dans la mesure du possible :
    • Restez chez vous ou évitez tout déplacement dans les départements concernés.
  • En cas d’obligation de déplacement :
    • Soyez très prudents. Respectez, en particulier, les déviations mises en place.
    • Ne vous engagez en aucun cas, à pied ou en voiture, sur une voie immergée.
    • Signalez votre départ et votre destination à vos proches.
  • Pour protéger votre intégrité et votre environnement proche :
    • Dans les zones inondables, prenez d’ores et déjà, toutes les précautions nécessaires à la sauvegarde de vos biens face à la montée des eaux, même dans les zones rarement touchées par les inondations.
    • Prévoyez des moyens d’éclairage de secours et faites une réserve d’eau potable.
    • Facilitez le travail des sauveteurs qui vous proposent une évacuation et soyez attentifs à leurs conseils.
    • N’entreprenez aucun déplacement avec une embarcation sans avoir pris toutes les mesures de sécurité

Les consignes de sécurité / conseils de comportement individuel face à une submersion marine se trouvent sur cet article. Xynthia a renforcé en consignes majeures les actions de :

  • Prévoir dans son logement une issue vers le haut, facilement accessible (en particulier depuis les chambres) pour tous, utilisable sans éclairage ni électricité et restant hors d'eau : étage supérieur, toit ;
  • S'informer par radio (ou auprès de la mairie) de la montée des eaux (prévoir une marge (survenue plus tôt / plus haut)), des consignes à suivre (évacuation, ...) ;

Chaque plan communal de sauvegarde tient compte de ces consignes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En raison des conséquences de la Tempête Xynthia, la ligne Rochefort - La Rochelle étaient fermée à la circulation des trains du 28 février au 23 avril 2010. La SNCF et Réseau Ferré de France avaient annoncé que les dégâts sur les voies étaient très importants à plusieurs emplacements. En effet, près de 3 kilomètres de lignes étaient à reconstruire, notamment sur les communes d'Yves et d'Aytré. Les travaux ont duré sept semaines et ont occasionné la mise en place de bus de substitution entre les gares de Rochefort et La Rochelle pendant toute cette période. Le trafic ferroviaire a repris progressivement depuis le 23 avril 2010.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ouest-France du mercredi 3 mars 2010
  2. Information mise à jour sur Libération consulté le 28 février 2010.
  3. Dominique Hervouët, Des Vendéens sont morts noyés dans leur maison, Le Figaro, le 1er mars 2010
  4. Ouest France : La tempête a fait au moins 45 morts en France
  5. Un cataclysme en Oléron
  6. Châtelaillon-plage, Aytré, Angoulins, rescapés des eaux
  7. Bassin d'Arcachon : Les rives sous les eaux
  8. Sud Ouest : La tempête débit l'Île de Ré en trois morceaux
  9. Le Phare de Ré : Tempête 2010 : gros dégâts matériels à l'Île de Ré
  10. a et b Inondations littorales : le danger des surcotes
  11. La Bastide avait les pieds dans l'eau
  12. La vague frappe à nouveau
  13. Du vent, mais surtout beaucoup trop d'eau !
  14. La tempête a submergé des maisons en moins d'une heure
  15. La tempête est une catastrophe nationale
  16. Tempête : des transports fortement perturbés
  17. Des vols Air France annulés à cause de la tempête, consulté le 28 février 2010.
  18. France 3 : La Bretagne face aux crues, consulté le 2 mars 2010.
  19. La tempête Xynthia a fait au moins 52 morts en France
  20. (fr) Tempête Xynthia : le bilan est de 47 morts et pas 53, Le Point, 25 juin 2010
  21. A.G., Xynthia coûtera un milliard aux assureurs, Le Figaro, le 3 mars 2010.
  22. a et b Bernard Spitz, président de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) devant les députés
  23. Les cotes sur les cartes IGN indiquent généralement 2 m au-dessus du niveau moyen et le marnage est d'environ 7 m pour un coefficient maximum de 120. Dans ces conditions extrêmes, ces terres seraient donc recouvertes par 1,5 m d'eau sans les digues qui les protègent. Avec une surcote de 1,5 m, cela fait 3 mètres d'eau au cours de la tempête Xynthia
  24. Xynthia, un vent de colère
  25. Tempête Xynthia, bilan et consternation dans la zone artisanale du port des Minimes à La Rochelle
  26. Près d'un million de foyers sans électricité après la tempête
  27. Tempête : électricité, retour à la normale mercredi pour 80 % des foyers
  28. Communiqué ERDF
  29. (fr) Information erronée ou incomplète concernant tempête du 28/02/2010
  30. (fr) La ligne SNCF La Rochelle-Rochefort fermée un mois sur le site Web Trains.
  31. Tempête : au moins 45 morts, Sarkozy sur place lundi, consulté le 28 février 2010
  32. «Tant d'arbres sur les rivières», La république des Pyrénées, consulté le 30 avril 2011.
  33. Le soleil manque aux stations de ski, La république des Pyrénées, consulté le 30 avril 2011.
  34. La forêt a besoin d'argent, La république des Pyrénées, consulté le 30 avril 2011.
  35. 45 000 ha de terres agricoles sous les eaux salées sur le site Actualités Agricoles.
  36. Tempête: 12 000 hectares «impropres à la culture» en Vendée sur le site de Ouest France.
  37. La tempête Xynthia fait entre 40 et 50 morts, la Vendée endeuillée
  38. Sarkozy attendu sur le littoral atlantique lundi
  39. Arrêté du 1er mars 2010 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle
  40. Le bilan de la tempête Xynthia s'alourdit, l'arrêté de catastrophe naturelle publié, consulté le 2 mars 2010
  41. Les propositions des députés pour l’après-Xynthia, le Parisien, consulté le 15 août 2010.
  42. Le Sénat s’érige en rempart contre un nouveau Xynthia, Libération, consulté le 15 août 2010.
  43. (en) Russia ready to help France deal with storm aftermath
  44. (en) HM King Mohammed VI sends condolence message to French President
  45. (en) President Ben Ali sends condolences to President Sarkozy
  46. (en) Azerbaijan President offers condolences to his French counterpart
  47. (en) Condolence Message to Victims of the February 28, 2010 Storm
  48. (fr) Tempête: la Belgique exprime ses condoléances à la France
  49. (fr) Xynthia: la Vendée enterre ses morts, le Pape adresse ses condoléances
  50. L'urbanisation du littoral en question
  51. (fr) Xynthia : pas de réinstallation des victimes en zone à risques, Le Figaro.fr, 16 mars 2010.
  52. Le Moniteur 9/4/2010
  53. Le Nouvel Observateur 7/4/2010
  54. Xynthia : colère ou résignation à l'annonce des «zones noires», consulté le 9 avril 2010.
  55. Plan Tempête
  56. Contrat Exceptionnel de Solidarité Territoriale
  57. Xynthia : il n’y aura pas de destructions massives, Le parisien, consulté le 3 juin 2010.
  58. Le parisien du 3 juin 2010, consulté le 3 juin 2010
  59. a et b «Malentendu» sur les zones noires de Xynthia, libération, consulté le 6 mai 2010.
  60. Xynthia: recours en justice contre les «zones noires», libération, consulté le 6 mai 2010.
  61. Des sinistrés de Xynthia défilent contre les zones noires, libération, consulté le 6 mai 2010.
  62. Le parisien du 2 juin 2010, consulté le 2 juin 2010
  63. a et b Xynthia : quarante victimes portent plainte, le Parisien, consulté le 26 mai 2010.
  64. Xynthia: une mission parlementaire en appelle au Premier ministre, Le parisien, consulté le 2 juin 2010.
  65. a, b, c et d Tempête Xynthia : premiers départs dans les zones sinistrées, le Parisien, consulté le 26 mai 2010.
  66. a et b Premiers rachats de maisons par l'État après la tempête Xynthia, Libération, consulté le 15 août 2010.
  67. a et b En Vendée, la zone noire post-Xynthia rapetisse, Libération, consulté le 11 octobre 2010.
  68. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/xynthia-un-rapport-reduit-le-nombre-d-expropriations_920991.html
  69. http://www.ladepeche.fr/article/2010/09/20/911185-xynthia-rapport-revoit-baisse-nombre-maisons-exproprier-rapporte-figaro.html
  70. http://perignystory.e-monsite.com/medias/files/007336-02-rapport-xynthia-2.pdf
  71. Bientôt le nouveau zonage, Sud-Ouest, consulté le 30 janvier 2011.
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  73. Chiffre. 79 maisons, Libération, consulté le 19 décembre 2010.
  74. Xynthia : résistance dans les zones noires, Libération, consulté le 19 décembre 2010.
  75. Xynthia : les premières maisons détruites en milieu de semaine , Ouest-France, consulté le 15 avril 2011.
  76. Xynthia : les démolitions reprennent, Ouest-France, consulté le 5 novembre 2011.
  77. Xynthia: les familles portent plainte, libération, consulté le 6 mai 2010.
  78. Tempête Xynthia : 56 nouvelles plaintes déposées, Ouest-France, consulté le 1er juillet 2011.
  79. Xynthia : le maire de la Faute-sur-Mer mis en examen, Le parisien, consulté le 15 avril 2011.
  80. Xynthia. Trois nouvelles mises en examen, Ouest-France, consulté le 1er juillet 2011.
  81. les familles de victimes rencontrent le juge d’instruction. http://www.lafautesurmer.net/2012/03/09/xynthia-les-familles-de-victimes-rencontrent-le-juge-dinstruction-ouest-france/
  82. [1], consulté le 19 septembre 2013
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  89. [8], consulté le 12 décembre 2014
  90. Après Xynthia, l'État sécurise son littoral, Ouest France du 31 août 2010, consulté le 19 mars 2011.
  91. De nouveaux plans de prévention à instaurer, Sud-Ouest France du 27 février 2011, consulté le 19 mars 2011.
  92. Après Xynthia : l'État lâche du lest sur les PPRI, Ouest France du 26 février 2011, consulté le 19 mars 2011.
  93. Xynthia et ses conséquences, priorités du préfet, Ouest France du 5 février 2011, consulté le 19 mars 2011.
  94. Circulaire du 2 août 2011 relative à la mise en œuvre des plans de prévention des risques naturels littoraux, Ministère de l'Écologie et du Développement Durable, consulté le 3 novembre 2011.
  95. Un an et demi après Xynthia, toujours du flou dans les zones à risque, Ouest-France, consulté le 5 novembre 2011.
  96. Xynthia : la foule pour la présentation publique des différents plans, Ouest-France, consulté le 5 novembre 2011.
  97. Tempête Xynthia : les mesures mises en œuvre, ministère de l'écologie.
  98. Le dossier départemental sur les risques majeurs de Charente-Maritime
  99. le dossier départemental de la Vendée
  100. [9], Annexe 3

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Xynthia, une tragédie prévisible », sous la direction de Denis Mercier et Martine Acerra, Place publique, n° spécial, février 2011, (ISBN 978-2-84809-169-3)
  • Stéphane Hallegatte, Valentin Przyluski, Gestion des risques naturels. Leçons de la tempête Xynthia, Éditions Quae, 2012, 264 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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