Le Champ-Saint-Père

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Le Champ-Saint-Père
La gare.
La gare.
Blason de Le Champ-Saint-Père
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Moutiers-les-Mauxfaits
Intercommunalité Communauté de communes du Pays moutierrois
Maire
Mandat
Marcel Gauducheau
2014-2020
Code postal 85540
Code commune 85050
Démographie
Gentilé Pérois
Population
municipale
1 725 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 33″ N 1° 20′ 43″ O / 46.509167, -1.34527846° 30′ 33″ Nord 1° 20′ 43″ Ouest / 46.509167, -1.345278  
Altitude Min. 1 m – Max. 75 m
Superficie 24,67 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.champ-saint-pere.fr/

Le Champ-Saint-Père ou Champ-Saint-Père, dans l'usage courant, est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire. Elle fait partie du canton des Moutiers-les-Mauxfaits. Les habitants sont appelés Pérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bourg du Champ-Saint-Père est né sur les bords du Graon (qui était beaucoup plus large qu’aujourd’hui), vraisemblablement au lieu-dit « la Nanté ». Des restes de poterie attesteraient ce fait. Puis le bourg s’est développé en remontant vers le nord-est.

Champ-Saint-Père a connu son heure de gloire quand Henri IV a traversé la région. Tombé malade, il séjourna au château de la Mothe Freslon. De ce logis, il ne reste aujourd’hui que peu de choses (douves) ainsi que la Seigneurie des Aurays et celle de la Payraudiére, propriétés d´Anne de Buor et de Parmenas de La Poeze. Vers 1776 le domaine fut acqui par le barom Charles de Gyves. Après plusieurs ürpriétaire successif on trouve à partir de 1911 la famille Merveilleux du Vignaux.

Les guerres de Vendée, sous la Révolution, ne marquèrent que peu le pays. Le bourg devint « Champ Perdu » et la paroisse eut son curé jureur. Cependant, pendant longtemps, resta dans la mémoire collective l’épisode du Sanguenitou. Ce résistant et espion vendéen, simulant l’ivresse avait eu connaissance des projets des soldats de la République et les transmit aux troupes vendéennes qui infligèrent une correction à leurs ennemis.

Le bourg se développa au XIXe siècle et tout particulièrement avec l’arrivée du chemin de fer (ligne Nantes-Bordeaux). D’importantes foires aux bestiaux permettaient l’expédition des animaux par voie ferrée. Ajouté à cela, un chemin de fer départemental partait vers les Sables (en passant par les Moutiers les Mfts, Avrillé). Il en reste des « maisonnettes », des routes élargies… L’expansion du bourg continua au début du XXe siècle. La population fut si nombreuse qu’il fut décidé de construire une nouvelle église (1902). Après la Première Guerre mondiale, Champ-Saint-Père abrita, au château des Aurays, l’amiral Jean Marie Benjamin Merveilleux du Vignaux, grand marin s’il en fut. Avant la seconde guerre mondiale et pendant celle-ci, résida à Champ-Saint-Père le préfet de la Libération, Léon Martin.

Au cours des siècles, se sont constitués des quartiers bien définis : Champ de la Croix, Le Petit Paris (autrefois Quartier de la Chapelle), La Nanté, le Quartier de la Gare, Centre-Bourg… Aujourd’hui, de nouveaux lotissements vont en créer de nouveaux.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'argent aux quatre épis de blé au naturel en bouquet mûris par un soleil non figuré de gueules mouvant de la pointe, à la chape abaissée, partie au premier de sinople à la roue dentée d'argent et au second d'or à la grappe de raisin de gueules feuillée de sinople, au compas ouvert au naturel brochant sur le trait de la chape.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 en cours Marcel Gauducheau[Note 1],[1] Divers droite cadre de santé retraité
président du Pays moutierrois
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 048 695 976 1 177 1 121 1 308 1 380 1 468 1 634
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 692 1 742 1 802 1 811 1 838 1 778 1 841 1 919 1 929
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 967 1 879 1 847 1 675 1 635 1 566 1 533 1 388 1 372
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 251 1 201 1 236 1 376 1 436 1 316 1 506 1 533 1 725
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, le Champ-Saint-Père comptait 1 560 habitants (soit une augmentation de 18 % par rapport à 1999). La commune occupait le 6 351e rang au niveau national, alors qu'elle était au 6 750e en 1999, et le 115e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (34,8 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 14,6 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 17,8 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 32,1 %) ;
  • 50,9 % de femmes (0 à 14 ans = 12,8 %, 15 à 29 ans = 14,4 %, 30 à 44 ans = 15,6 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 37,6 %).
Pyramide des âges à Le Champ-Saint-Père en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
1,5 
90 ans ou +
2,2 
11,7 
75 à 89 ans
17,2 
18,9 
60 à 74 ans
18,2 
21,5 
45 à 59 ans
19,6 
17,8 
30 à 44 ans
15,6 
14,1 
15 à 29 ans
14,4 
14,6 
0 à 14 ans
12,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Aimé Charles Louis Modeste Biret (1767-vers 1830), juriste et littérateur, auteur de plusieurs ouvrages de droit.
  • Jean Marie Benjamin Merveilleux du Vignaux, contre-amiral de France (mars 1916), vice-amiral de France (1920), grand-croix de la Légion d'honneur, né en 1865 au château de La Bijoire à Saint-Vincent-sur-Graon en Vendée, décédé en 1930 aux Aurays, à Champ-Saint-Père, en Vendée.
  • Prosper Le Corre, purineur royal au XVIe siècle.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]