Le Givre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Givre (homonymie).
Le Givre
La campagne givraise traversée par un affluent du Troussepoil
La campagne givraise traversée par un affluent du Troussepoil
Blason de Le Givre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d’Olonne
Canton Moutiers-les-Mauxfaits
Intercommunalité Communauté de communes du Pays moutierrois
Maire
Mandat
René Bourcier
2014-2020
Code postal 85540
Code commune 85101
Démographie
Gentilé Givrais
Population
municipale
438 hab. (2011)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 27′ 50″ N 1° 23′ 52″ O / 46.463889, -1.39777846° 27′ 50″ Nord 1° 23′ 52″ Ouest / 46.463889, -1.397778  
Altitude Min. 2 m – Max. 72 m
Superficie 12,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Vendée

Voir sur la carte administrative de Vendée
City locator 14.svg
Le Givre

Géolocalisation sur la carte : Vendée

Voir sur la carte topographique de Vendée
City locator 14.svg
Le Givre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Le Givre

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Le Givre

Le Givre est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite commune située à trente kilomètres au sud des Sables d’Olonne, à trente-cinq de La Roche-sur-Yon et dix-sept de Luçon, la commune du Givre sise à côté du carrefour du « Pont-rouge ». Traversée par la rivière dénommée « Troussepoil », elle est le berceau de la légende de la malbête, une légende liée à la commune d’Angles, située à quelques kilomètres, dont la bête a été mise en haut de son église.

La commune du Givre est balisée par la RD949 (route Les Sables-d'OlonneLuçonFontenay-le-Comte), la RD747 au sud (route La RocheLa Tranche), et la RD19 au nord (route MoutiersChamp-Saint-PèreMareuil).

Le Givre est constitué d’un bourg, comprenant le centre de la vie du village (mairie, église et salle Saint-Pierre) et d’un certain nombre de hameaux, qui deviennent selon les recensements récents plus peuplés que le bourg, avec principalement :

  • « La Bouchetière » ;
  • « La Templerie » ;
  • « La Grisse » ;
  • « Choisy » ;
  • « La Mainborgère ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L’origine de la dénomination de la commune du Givre ne se trouve pas dans la froideur de son climat, mais provient du patois poitevin qui signifie « lieu remplit de vipères ». La même origine de ce nom de lieu se retrouve dans celui de « La Grisse », lieu-dit situé de l’autre côté de la RD949 en direction d’Angles. Le blason du Givre comporte, à ce titre, dans le bas la représentation de trois serpents.

Une légende locale parle d’un ours, vivant dans les bois alentour du bourg qui terrorisait les villageois. Elle est plus connue sous le nom de « malbête ». D’ailleurs, l’origine du nom de la rivière « Troussepoil » se rattacheraient à cette dernière.

Sous les Romains, le village était situé à la fin du golfe des Pictons, la mer jusqu’aux limites de la commune et notamment celles du « Pont Rouge ». Depuis le golfe a disparu suite à son assèchement ; aujourd’hui, la zone du golfe correspond au Marais poitevin.

Au Moyen Âge, une première église a été construite dans la commune avec comme unique vestige une crypte conservée.

Le château originel du lieu-dit « La Brunière » a été édifié vers le XIIIe siècle. Sur ses ruines, un nouvel édifice renaissance a vu le jour sur la partie arrière de l’ancienne construction. Le futur roi Henri IV y a passé une nuit.

Sous la Révolution, le village était occupé par les blancs qui ont essayé de prendre le bourg lors de la bataille de Moutiers, alors que Moutiers-les-Mauxfaits était toute acquise aux républicains (les « bleus »). Suite à ces attaques, le bourg du Givre a été incendié, y compris son église. Un lieu-dit « Le patis aux filles » aurait vu l’exécution par les bleus de jeunes filles.

Dans les années 1860, avec la contribution de la famille impériale, une nouvelle église a été édifiée sur les ruines de l’ancienne. Le cimetière actuel accueille les tombes qui se trouvaient sous l’actuelle place.

Depuis les années 1960 et 1970, ce village a connu une urbanisation croissante due la ruralisation (par l’extension des hameaux situés près de Moutiers comme celui de « La Bouchetière ») et du tourisme estival de masse, avec entre autres des achats de terrains constructibles et des ventes de maisons existantes à des Franciliens puis à des populations intra-européennes (comme les Britanniques ou les Suédois). Un premier lot de logements HLM a été bâti dans le bas du bourg au début des années 1990.

La nouvelle municipalité a prévu entre septembre 2012 et le premier semestre 2013 d’effectuer des travaux d’assainissement collectif dans le bourg du Givre. En premier seront raccordés, les habitants se situant dans le périmètre (rue de la Vallée, rue Georges Clemenceau, rue de Madagascar, rue de l’ancien bourg et environs immédiats de lamMairie), puis les nouveaux locataires du futur lotissement. Ce lotissement doit voir le jour, courant 2013. Ce raccordement bénéficiera, à terme, à environ 350 à 400 résidents. Cependant, les autres hameaux — qui comptent plus d’habitants que le bourg — ne sont pas concernés. La place de l’église sera refaite avec des places de stationnement supplémentaires courant 2013. Des implantations florales sont prévues.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Tiercé en pairle : au premier, de gueules à la mitre d’or ; au second, d’azur au château d’argent, ouvert et couvert de sable ; au troisième, d’or à la bisse de sinople ondoyante en pal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1981 Henri Caillemer CNIP homme de lettres
conseiller général du canton de Moutiers-les-Mauxfaits (1956-1960, 1975-1981)
député de la Vendée (1958 à 1962)
1981 2008 Gabriel Patarin[Note 1]    
2008 en cours René Bourcier[1]   retraité de l'enseignement
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 438 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
314 168 216 318 322 344 366 388 405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
418 424 438 456 437 486 495 495 492
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
469 476 475 405 392 392 395 410 316
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
351 282 263 276 265 273 342 358 424
2011 - - - - - - - -
438 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d’un âge supérieur à 60 ans (25,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (52,1 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d’âge est, en 2007, la suivante :

  • 52,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,8 %, 15 à 29 ans = 17,7 %, 30 à 44 ans = 15,4 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 26,2 %) ;
  • 47,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,7 %, 15 à 29 ans = 11,3 %, 30 à 44 ans = 24,2 %, 45 à 59 ans = 20,7 %, plus de 60 ans = 24,1 %).
Pyramide des âges à Le Givre en 2007 en pourcentage[4]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,5 
5,4 
75 à 89 ans
4,9 
20,8 
60 à 74 ans
18,7 
19,9 
45 à 59 ans
20,7 
15,4 
30 à 44 ans
24,2 
17,7 
15 à 29 ans
11,3 
20,8 
0 à 14 ans
19,7 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château vit le jour durant la période troublée de la guerre de Cent Ans. Douze cheminées monumentales en granit ornent l’intérieur de la demeure. En 1591 Jean Bodin entreprit de le reconstruire et le marqua de son sceau (sa signature est inscrite sur la célèbre cheminée pot-de-beurre récemment restaurée). Il prit alors le style de la Renaissance qui le rendit très hospitalier. C’est d’ailleurs dans ce château que le roi Henri IV choisit de s’y reposer. En 1621, les troupes royales l’envahirent et le saccagèrent.

Le château était autrefois la propriété de la famille de Veillechèze de la Mardière . Il appartient aujourd'hui à ses descendants, le Docteur Thierry Gorphe et la baronne de Vauchaussade de Chaumont, (née Christine Gorphe), enfants de Monsieur Jacques Gorphe, polytechnicien, et de madame Gorphe, (née Geneviève de Veillechèze de la Mardière).

Le château possède une curiosité — ce qui lui a valu son classement en tant que monument historique — une cheminée dite en forme de « Beurrier ». À l’entrée, avant le portail, se situe un pont en pierre qui a remplacé le pont-levis. Sur le devant de la cour, on distingue quelques restes du château médiéval (canons du type bombarde avec leurs boulets). Sur le côté droit, on aperçoit le colombier féodal. En arrivant de l’église, on peut voir les bâtiments de l’ancienne ferme féodale, inoccupée depuis quelques années ; seul est utilisé le grand bâtiment situé avant le tournant.

Construite sous Napoléon III, l’église Saint-Martin-de-Vertou a été restaurée dans les années 2000 par des artisans locaux. En dessous de l’édifice, il existe une crypte médiévale mais elle ne se visite pas. En revanche, sur son parvis — qui est visible —, deux marches sont des pierres tombales, peut-être d’ecclésiastiques par la présence de calices sur chacune d’elles. Partie intégrante de la paroisse de Saint Jacques du Val Graon, elle est ouverte au culte, au moins, une fois par mois, le samedi soir en complémentarité avec l’église de Saint-Sornin, située à Saint-Vincent-sur-Graon.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Réélu en 1983, 1989, 1995 et 2001.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de la préfecture de la Vendée - liste des maires(doc pdf)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Insee.
  5. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 14 mai 2011)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]