Syrie-Palestine

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32° 30′ N 34° 54′ E / 32.5, 34.9 ()

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Syrie-Palestine est le nom qui fut donné, dans l'empire romain, à l'ancienne province de Judée à partir de la fin du règne d'Hadrien.

À la suite de la révolte de Bar Kocheba (132-134) une répression sévère toucha la province, qui fut réorganisée. Les mesures d'Hadrien étaient destinées à nier le caractère juif de la région, les Juifs étant expulsés de Jérusalem qui fut transformée en colonie romaine et rebaptisée Ælia Capitolina. Antonin le Pieux, sans annuler l'essentiel de la réorganisation d'Hadrien, en adoucit peut-être les mesures les plus rudes, revenant ainsi sur l'interdiction de la circoncision.

Pour empêcher toute nouvelle révolte, la garnison de la province fut considérablement augmentée. Elle comptait désormais deux légions et de nombreux auxiliaires. La province était dirigée par un légat propréteur ancien consul. Par la suite la province semble être restée fidèle à l'empire, ne semblant pas accompagner les usurpations d'Avidius Cassius ou Pescennius Niger.

La légion VI Ferrata était établie à Caparcotna (Legio - Lejjun) et la X Fretensis était installée à Ælia Capitolina. En 139, trois ailes de cavalerie et douze cohortes d'infanterie auxiliaire complétaient ces troupes[1]. En 186, les troupes auxiliaires comptaient toujours au moins deux ailes et sept cohortes[2]. À partir d'Antonin le Pieux et de Marc Aurèle, les légions de la province envoient parfois des détachements qui servent lors de guerres se déroulant dans d'autre provinces.

Les réorganisations administratives du Bas-Empire font disparaître le terme de Syrie-Palestine, les provinces de Palestine I, II et III apparaissant au IVe siècle.

Bibliographie et liens[modifier | modifier le code]

  • Histoire de la Palestine
  • Maurice Sartre, Le Haut-Empire romain. Les provinces de Méditerranée orientale d'Auguste aux Sévères, Points, Paris, 1997.

Références[modifier | modifier le code]

  1. CIL XVI, 87
  2. R.M.D., 69