Brennos (IIIe siècle av. J.-C.)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Brennos.

Brennos, latinisé en Brennus ou hellénisé à partir de la racine celtique Brenn signifiant « chef de guerre », est un chef celte, ou galate, du IIIe siècle av. J.-C. Il dirige, avec Akichorios, la Grande expédition qui parvient jusqu'au sanctuaire de Delphes en 279 av. J.–C..
Ne pas confondre avec Brennos (IVe siècle av. J.-C.)


Biographie[modifier | modifier le code]

En 279 av. J.–C., Brennos pénètre en Macédoine avec une armée considérable (65 000 guerriers selon Trogue Pompée[1]). Le roi Ptolémée Kéraunos et son général Sosthène sont tués en tentant de repousser l'invasion. À ce moment-là, l'armée celte se scinde en deux. Brennos marche vers le sud avec ses troupes d'élite ; il saccage la Thessalie et massacre les populations locales mais est arrêté à Thermopyles. L'armée grecque était composée de 30.000 hoplites et cavaliers. L'armée de Brennos avait 152.000 hommes, dont 60.000 cavaliers. Le but de Brennos était de piller le sanctuaire de Delphes mais il fut stoppé par les populations locales qui se sont révoltées contre lui, surtout après les massacres en Thessalie (Pausanias [2]).

La légende veut qu'il fut repoussé par une intervention d'Apollon : ses soldats sont saisis d'une terreur panique suite à un ouragan d'une rare violence et prennent la fuite ou s'entretuent. Désespéré de ce désastre et blessé, Brennos se donne la mort en s'empoisonnant.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, page 493, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », Paris, 2000, (ISBN 2-7028-6261-6).
  2. Description de la Grèce,D, Chapitre 22

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edouard Will, Histoire politique du monde hellénistique, Édition du Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 2003

Article connexe[modifier | modifier le code]