Guerre civile de Guinée-Bissau

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Guerre civile de Guinée-Bissau
Illustration.
Informations générales
Date -
Lieu Guinée-Bissau
Issue Chute du gouvernement de João Bernardo Vieira
Belligérants
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau
Sénégal Sénégal
Drapeau de la Guinée Guinée
Drapeau de la Guinée-Bissau Forces rebelles
Flag of Casamance.svg MFDC
Commandants
Drapeau de la Guinée-Bissau João Bernardo Vieira Drapeau de la Guinée-Bissau Ansumane Mané
Forces en présence
Drapeau de la Guinée-Bissau 600 hommes (garde présidentielle[1])
Drapeau : Sénégal 1 300 hommes
Drapeau de la Guinée 400 hommes
3 000 à 6 000 rebelles[2]
Pertes
6 000 morts (civils, militaires et rebelles)
350 000 déplacés[3]

La guerre civile de Guinée-Bissau fait suite au coup d'État contre le président João Bernardo Vieira dirigé par le général de brigade Ansoumane Mané en . La guerre civile est étroitement liée au conflit en Casamance : en janvier 1998, une dizaine de séparatistes du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) sont tués et 43 autres arrêtés près de la frontière sénégalaise. L'armée du Guinée-Bissau est déployée le long de la frontière afin d'empêcher toute incursion séparatiste dans le pays. À la fin du mois de janvier, après la saisie en Guinée-Bissau d'une cache d'armes, un certain nombre d'officiers des forces armées ont été arrêtés sur des accusations de fournir des armes aux séparatistes casamançais. Au début du mois de février le ministre de la Défense a annoncé la suspension du chef d'état-major des forces armées, le Brigadier-général Ansumane Mané, sur un motif de « manquement au devoir ».

En , après les protestations des partis d'opposition concernant des retards dans l'organisation des élections législatives, une commission nationale indépendante a été établie. Les élections devaient avoir lieu en juillet. Au sixième congrès du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) tenu en mai 1998, le président João Bernardo Vieira est réélu chef de l'État, obtenant ainsi un second mandat.

Ansumane Mané tente un coup d'État contre le président sortant en juin 1998, résultant en une guerre civile. Les affrontements entre les forces gouvernementales, soutenues par les États voisins (Sénégal et Guinée), et les rebelles ont finalement abouti à des accords de paix le 1er novembre[4] 1998, qui prévoyaient la formation d'un gouvernement d'union nationale et la tenue de nouvelles élections l'année prochaine. De brefs combats reprennent en mai 1999 et voient le renversement de João Bernardo Vieira.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Timeline Guinea-Bissau, consulté le 5 janvier 2012
  2. (en) Uppsala conflict data expansion. Non-state actor information. Codebook, p.357
  3. (en) Health Effects of Civil War in Guinea-Bissau, 12 mars 2009
  4. Yvan Conoir, Gérard Verna, Faire la paix: Concepts et pratiques de la consolidation de la paix, Presses Université Laval, 2005

Liens externes[modifier | modifier le code]