Marine ottomane

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Les forces navales de l'empire ottoman ont historiquement été parmi les plus grandes puissances maritimes en Méditerranée et en mer Noire depuis le Moyen Âge.

Période pré-ottomane[modifier | modifier le code]

Article connexe : Émirat d'Aydın.

La première flotte de la marine turque anatolienne, qui se composait de 33 bateaux à voile et de 17 navires, a été créée dans le port d'Izmir par Zachas (turc :Çaka Bey) en 1081 et ce, après sa conquête de Smyrne (Izmir), Urla, Cesme, Phocée et Sigacik sur la côte égéenne de l'Anatolie en cette même année. La flotte de Zachas conquis Lesbos (1089) et Chios (1090), avant de vaincre une flotte byzantine le 19 mai 1090 marquant ainsi la première grande victoire navale des Seldjoukides d'Anatolie, dans une guerre maritime. En 1091, la flotte de l'Emir Zachas conquiert les îles de Samos et de Rhodes en mer Égée; en 1095, la ville portuaire stratégique et le golfe du Adramyttion (Edremit) sur la côte égéenne de l'Anatolie et la ville d'Abydos, sur le détroit des Dardanelles.

L'empereur seldjoukide d'Anatolie Kay Qubadh Ier conquiert Alanya et, là, met en place un arsenal naval turc. Alanya devient le port d'attache de la flotte turque en Méditerranée. Kay Qubadh Ier crée plus tard une flotte turque en mer Noire basée à Sinop, qui, sous le commandement de l'Emir Coban, conquiert une partie de la péninsule de Crimée et Soudak sur la mer d'Azov (1220-1237).

Débuts de la marine[modifier | modifier le code]

En 1373, les premiers débarquements et des conquêtes sur les rives de la mer Égée en Macédoine ont été faites, suivies par le premier siège ottoman de Thessalonique en 1374. La première conquête ottomane de Thessalonique et de la Macédoine a été achevée en 1387. Entre 1387 et 1423, la flotte ottomane a contribué à l'expansion territoriale de l'Empire ottoman sur la péninsule des Balkans et sur les côtes anatoliennes de la mer Noire. Après les premières conquêtes territoriales de Venise en Morée, la première guerre ottomano-vénitienne (1423-1430) débute.

Période d'expansion (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Constitution d'une marine permanente[modifier | modifier le code]

Au début du XVIe siècle, les conquêtes ottomanes sur le pourtour méditerranéen (Syrie, Égypte) modifient l'organisation de l'empire, et il devient nécessaire de constituer une flotte de guerre permanente, au lieu des expéditions ponctuelles organisées jusqu'alors[1]. Cette évolution commence sous le règne de Sélim Ier (1512-1520), mais la flotte ne prend réellement son essor que sous les règnes de Soliman le Magnifique et de ses successeurs immédiats, surtout Sélim II (1566-1574)

Conquête de la Méditerranée orientale et de la mer Noire (1522-1571)[modifier | modifier le code]

Opérations en Méditerranée occidentale et dans l'océan indien[modifier | modifier le code]

Article connexe : Siège de Malte.

Domination menacée (XVIe siècle)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Guerre de Candie.

Mutation de la marine, priorité donnée aux vaisseaux (1684-1699)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Mezzomorto Hüseyin Pacha.

Rétablissement d'une domination fragile (1701-1774)[modifier | modifier le code]

Article connexe : Bataille de Tchesmé.

Renouveau au cours du Nizam-i cedid (1775-1812)[modifier | modifier le code]

Article connexe : en:Cezayirli Gazi Hasan Pasha.

Difficultés du début du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Bataille de Navarin et Méhémet Ali.

Période des Tanzimat (1842-1878)[modifier | modifier le code]

Constitution d'une flotte moderne (1861-1876)[modifier | modifier le code]

Période d'Abdulhamid II (1878-1897) : déclin[modifier | modifier le code]

La flotte démontre de façon criante son incapacité au cours de la Guerre gréco-turque de 1897.

Rénovation sous l'égide des Européens (1897-1914)[modifier | modifier le code]

Le navire amiral ottoman Barbaros Hayreddin et son sister-ship, le Turgut Reis étaient mieux armés et blindés que l’Averof de la marine hellénique mais étaient moins rapides de cinq nœuds.

La marine ottomane s'était comportée de manière épouvantable lors de la guerre gréco-turque de 1897, ce qui força le gouvernement à lancer un programme de réorganisation massif. Les anciens navires furent retirés et de nouveaux furent commandés principalement en France et en Allemagne. De plus, les Ottomans invitèrent une mission militaire britannique en 1907 pour mettre à jour l'entraînement et les doctrines[2]. Cependant, cette tache était quasiment irréalisable du fait des bouleversements provoqués par la révolution des Jeunes-Turcs ; Entre 1908 et 1911, le ministère de la marine changea neuf fois. Les querelles intestines entre les différents officiers supérieurs empêchèrent cette réorganisation. De plus, les tentatives britanniques pour contrôler le programme d'armement maritime furent mal vues par les ministres ottomans et les fonds pour l'ambitieux plan de réorganisation ne furent pas accordés[3].

Pour contrer l'acquisition de l’Averof par les Grecs, les ottomans tentèrent d'acheter le nouveau croiseur allemand SMS Blücher ou même le croiseur de bataille SMS Moltke. Face au coût exorbitant d'un tel achat, la marine ottomane choisit d'acheter deux vieux pré-Dreadnoughts de la classe Brandenburg, qui devinrent les Barbaros Hayreddin et Turgut Reis[4]. Avec les croiseurs Hamidiye et Mecidye, ces navires formaient le cœur de la flotte ottomane[5]. Cependant, ils étaient déjà en mauvais état dès l'été 1912 du fait d'une négligence chronique : les instruments de télémétrie et les palans à munitions avaient été retirés, les téléphones ne fonctionnaient pas, les pompes étaient rouillées et la plupart des portes étanches ne se fermaient pas correctement[6]

Prépondérance anglaise (1908-1914)[modifier | modifier le code]

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dissolution de l'empire et fin de la marine ottomane[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Panzac, Histoire de la marine ottomane, p8
  2. Langensiepen & Güleryüz (1995), p. 9–14
  3. Langensiepen & Güleryüz (1995), p. 14–15
  4. Langensiepen & Güleryüz (1995), p. 16–17
  5. Erickson (2003), p. 131
  6. Langensiepen & Güleryüz (1995), p. 20

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Panzac, Histoire de la marine ottomane, de l'apogée à la chute de l'Empire (1572-1923), 2009, CNRS Éditions, 537 pages, (ISBN 978-2-271-06799-9)