Pays les moins avancés

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En 2013, les pays les moins avancés se trouvent en grande majorité en Afrique

Les pays les moins avancés (PMA) sont une catégorie de pays créée en 1971 par l'Organisation des Nations unies (ONU), regroupant les pays les moins développés socio-économiquement de la planète. Ils présentent les indices de développement humain (IDH) les plus faibles et devraient à ce titre obtenir une attention particulière de la part de la communauté internationale. La plupart ont des États en situation de déliquescence.

Critères[modifier | modifier le code]

Dans sa définition de 2003, le Conseil économique et social des Nations unies a retenu trois critères pour déterminer la liste des PMA[1] :

  1. revenu par habitant basé sur une estimation moyenne du produit intérieur brut par habitant pendant trois années ; s'il est inférieur à 900 $ US, le pays est retenu pour la qualification de PMA ;
  2. retard dans le développement humain basé sur un indice composite incluant des indicateurs de santé, nutrition et scolarisation ;
  3. vulnérabilité économique basé sur un indice composite incluant des indicateurs sur l'instabilité, la production et les exportations agricoles, le manque de diversification de la production, et le handicap d'être un petit pays.

En appliquant ces critères, on compte, depuis 2014, 48 PMA : 34 en Afrique, 9 en Asie[2], 4 en Océanie et 1 dans les Antilles. Ils étaient 25 lors de la création de l'appellation PMA en 1971.

Quatre pays ont quitté le groupe des PMA suite à leur croissance économique : le Botswana en 1994 et le Cap-Vert en 2007[3], les Maldives en 2011. En 2010, les Samoa sont considérés comme étant en transition afin de quitter le groupe d'ici à trois ans[4] mais un tsunami retarde le développement du pays en causant des dégâts importants. Le pays sort de la liste des PMA le 1er janvier 2014[5].

Trente-quatre PMA sont membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) ayant adhéré à l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) avant que celui-ci ne soit absorbé par l'OMC. Huit autres pays (Afghanistan, Bhoutan, Comores, Éthiopie, Guinée équatoriale, Liberia, Sao Tomé-et-Principe et Soudan) négocient également leur entrée dans l'OMC et y ont pour l'instant un statut d'observateur. Il reste six États qui n'ont aucun lien avec l'organisation (Érythrée, Kiribati, Somalie, Soudan du Sud, Timor oriental et Tuvalu).

Situation[modifier | modifier le code]

Dans le cadre des tendances économiques et sociales à long terme, les pays les moins avancés présentent une marginalisation persistante dans l’économie mondiale, manifeste dans un certain nombre de domaines[6] :

  • Bien que ces pays représentent une part notable et croissante de la population mondiale (12 % en 2009), leur contribution à la production mondiale reste inférieure à 0,9 %, et donc bien moindre qu’au milieu des années 1970. En d’autres termes, un huitième de la population mondiale produit moins d’un centième du PIB mondial total.
  • Pour le commerce international, la part des PMA dans les exportations mondiales de marchandises tournait autour de 0,6 % entre les années 1980 et le début des années 2000, avant d’atteindre 1 % au cours des dernières années. Toutefois, cette récente amélioration est essentiellement due aux combustibles ; si l’on exclut ces produits, les PMA n’ont représenté que 0,53 % des exportations mondiales en 2009.
  • Le PIB réel par habitant des PMA a diminué par rapport à celui des autres groupes de pays (pays développés et pays en développement excluant les PMA) entre le début des années 1970 et le milieu des années 1990. Pendant cette période, il a en effet baissé en pourcentage de celui des pays développés, passant de plus de 2 % à 1 % seulement. Il représentait près de 40 % du PIB réel par habitant des autres pays en développement en 1970, contre moins de 20 % au milieu des années 1990.

En conséquence, les pays pauvres souhaitent non pas l'affirmation d'une solidarité, quelque peu virtuelle, à l'égard des générations futures, mais d'une solidarité effective, immédiate, entre tous les peuples. Il y a urgence pour un « développement équitable », qui donnerait les moyens aux habitants de la planète d'acquérir leur autonomie, les moyens d'accès à la formation et de lutte contre des désastres sanitaires immenses[7].

Politiques d’aide[modifier | modifier le code]

Des politiques spécifiques ont été menées pour les PMA. On peut citer notamment :

Lors de la quatrième conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés, qui s'est tenue à Istanbul du 9 au 13 mai 2011, les Nations unies ont adopté le programme d'action d'Istanbul en faveur des PMA pour la période 2011-2020[8].

Liste des PMA[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2014 et le retrait des Samoa de la liste, celle-ci comprend 48 pays[9], ici classés par continents (le nombre de pays par continent) :

Afrique (34)

Asie (9)

Amérique (1)

Océanie (4)

Anciens PMA[modifier | modifier le code]

Pays qui ont quitté la liste des PMA (année de retrait de la liste)[10] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]