Chartreuse de Galluzzo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Chartreuse de Galluzzo
Image illustrative de l'article Chartreuse de Galluzzo
La Chartreuse de Galluzzo (aujourd'hui)
Présentation
Nom local Certosa di Firenze
Culte Catholicisme
Type Chartreuse
Début de la construction 1342
Site web www.cistercensi.info/certosadifirenze/
Géographie
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Toscane
Commune Florence
Coordonnées 43° 43′ 53.09″ N 11° 13′ 17.24″ E / 43.7314139, 11.221455643° 43′ 53.09″ Nord 11° 13′ 17.24″ Est / 43.7314139, 11.2214556  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Chartreuse de Galluzzo

Géolocalisation sur la carte : Toscane

(Voir situation sur carte : Toscane)
Chartreuse de Galluzzo

La Chartreuse de Galluzzo (Certosa di Firenze) ou Chartreuse Saint-Laurent de Galluzzo (en Val d'Ema) était un monastère chartreux de Florence dans son quartier de Galluzzo.

Elle est construite sur le mont Acuto, à la confluence de l'Ema et de la Greve.

Histoire[modifier | modifier le code]

Elle est fondée en 1342 par le grand sénéchal du royaume de Naples et noble florentin Niccolò Acciaiuoli, et développé ensuite au cours des siècles grâce aux nombreux dons de bienfaiteurs.

Elle respecte les principes édictés en 1084 par saint Bruno en Chartreuse, entre Chambéry et Grenoble, qui l'impose située loin de la ville, dans un lieu qui doit rester solitaire et silencieux.

Elle n'accueillit jamais que les 18 moines hébergés dans des cellules (constituées de trois pièces, d'un jardin et d'un promenoir privés) accessibles par le haut-cloître des morts.

C'est dans les appartements du couvent que Napoléon Ier enferma le pape Pie VI[1] en juin 1798.

Après les suppressions des ordres religieux de 1810 à 1866, la chartreuse est déserté par les moines. Le couvent a été restitué en 1958 aux cisterciens, qui ont rendu accessible le vaste complexe architectural au public.

Architecture[modifier | modifier le code]

Depuis le niveau de la cour des magasins (où les frères converts travaillent encore), un escalier monumental permet d'accéder à bâtiments conventuels :

L'église San Lorenzo 
si sa fondation remonte aux Trecento, elle fut transformée au XVIe siècle, époque où fut construite la façade de Giovanni Fancelli donnant sur une grande place, et ensuite par de nombreux ajouts baroques. On remarquera l'effigie de l'évêque Leonardo Bonafede en marbre sur le pavement de l'église, sculpture de Francesco da Sangallo.
Le Palais Acciaiuoli 
entre les édifices qui constituent le complexe se distinguent le Palais Acciaiuoli, érigé par Jacopo Passavanti et Jacopo Talenti pour le fondateur de la Certosa : resté interrompu, il est complété vers la moitié du XVIe siècle.
La pinacothèque 
installée dans le grand réfectoire du palais, elle comporte de nombreuses œuvres dont de nombreux portraits de saints par Orazio Fidani et cinq fresques des Scènes de la Passion extraites du grand Cloître, exécutées par le Pontormo (1523 - 1525) pendant son séjour à la Certosa pour échapper à l'épidémie de peste qui sévissait à Florence.
  • Preghiera nell’orto degli ulivi
  • Gesù davanti a Pilato
  • Salita al Calvario
  • Deposizione
  • Resurrezione
Le Chiostrino del Colloquio 
accessible aux frères converts par le réfectoire qui comporte une œuvre de Benedetto da Maiano, San Lorenzo fra due angeli, esquissée en 1496, puis restructurée en terracotta invetriata par Andrea della Robbia.
Le haut-cloître dit « des morts » 
Le nombre des tombes y est strictement celui des cellules, un nouveau décès déplaçant les restes d'un précédent mort vers une fosse commune.
Les arcades de la galerie sont décorées de médaillons à portraits « alla robbiana ».
Un modèle pour Le Corbusier 
L'architecte, qui s'appelait encore Charles Edouard Jeanneret, visita à deux reprises la Chartreuse (voyages de 1907 et 1911) qui joua un rôle décisif dans sa conception de l'habitat idéal ; Au travers de dessins et de textes, Le Corbusier évoque, à plusieurs reprises, la configuration des logements des moines dont il s'inspirera d'abord pour le projet d'immeubles-villas (1922) puis pour les unités d'habitation (Marseille 1948-1952).
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Sandra Orienti, Florence et son charme, Ramella, Florence, 1956, p. 213

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]