Cité radieuse de Marseille

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Cité radieuse
Présentation
Période ou style Le Corbusier
Architecte Charles-Édouard Jeanneret Gris dit Le Corbusier
Date de construction 1945-octobre 1952
Destination initiale Immeuble d'habitation
Protection  Classé MH (1986)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Blason région fr Provence-Alpes-Côte d'Azur.svg Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason département fr Bouches-du-Rhône.svg
Bouches-du-Rhône (13)
commune Blason ville fr Marseille (Bouches-du-Rhône).svg Marseille (9e)
Coordonnées 43° 15′ 41″ N 5° 23′ 47″ E / 43.26139, 5.3963943° 15′ 41″ Nord
       5° 23′ 47″ Est
/ 43.26139, 5.39639
  

Géolocalisation sur la carte : Bouches-du-Rhône

(Voir situation sur carte : Bouches-du-Rhône)
Cité radieuse

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cité radieuse

L'unité d'habitation de Marseille, connue sous le nom de Cité radieuse mais que les Marseillais nomment familièrement « La Maison du fada »[1], est une résidence édifiée entre 1945 et 1952 par Le Corbusier. Bâtie sous forme de barre sur pilotis (en forme de piètements évasés à l'aspect brutaliste) elle tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un « village vertical » appelé « Unité d'habitation ».

La résidence compte 337 appartements en duplex séparés par des « rues intérieures ».

Sommaire

[modifier] Réalisation

Pour la réalisation de cet immeuble de grande hauteur (IGH), Le Corbusier crée l'Atelier des Bâtisseurs (AtBat), qui regroupe des architectes et des ingénieurs, dirigé par l'ingénieur d'origine russe Vladimir Bodiansky. Les architectes André Wogenscky, Georges Candilis et Jacques Masson collaborent au chantier au sein de cette structure.

L'ensemble est situé au n° 280 du boulevard Michelet de Marseille, cette barre est l'une des cinq unités d'habitation construites par Le Corbusier au cours de sa carrière. À la différence des quatre autres, essentiellement composée de logements, elle comprend également au niveau de sa rue centrale des bureaux et divers services commerciaux (pâtisserie, hôtel, restaurant gastronomique, librairie spécialisée, etc.). Le toit terrasse de l'unité, libre d'accès au public, est occupé par des équipements publics : la cour de récréation de l'école maternelle, un gymnase, une piste d'athlétisme, une petite piscine pour enfants et un auditorium en plein air.

L'innovation que représentait cette construction a notamment eu pour conséquence de la voir affublée du surnom la maison du fada par certains habitants de Marseille car ils trouvaient que ce bâtiment n'était pas normal (pour eux). Aujourd'hui classée Monument historique par arrêté du 12 octobre 1995[2], la cité radieuse, immeuble expérimental dès son origine, est de plus en plus visitée par des touristes et ses logements exercent un nouvel attrait auprès d'une population de cadres et de professions intellectuelles.

Un grave incendie a eu lieu à la cité radieuse le 9 février 2012[3],[4].

[modifier] Les Cités radieuses

Cité radieuse de Berlin
Article détaillé : Unité d'habitation.

L'ensemble de Marseille fut le premier d'une série de cinq cités radieuses qui ont été réalisées sur les mêmes plans, quatre en France : Marseille en 1952, Rezé en 1955, Briey en 1961, Firminy en 1967[5].

Il existe une cinquième cité radieuse, construite à Berlin en 1957.

Les proportions d'une cité radieuse sont calculées avec le Modulor qui est un système de mesures des rapports entre les habitants et l'habitat basé sur le nombre d'or et la suite de Fibonacci[6].

[modifier] Galerie d'images

[modifier] Notes et références

  1. Olivier Bertrand, « La saga de la Cité radieuse de Marseille », dans Libération, 11 février 2012 [texte intégral (page consultée le 12 février 2012)] 
  2. Notice no PA00081373, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  3. « Grave incendie à la Cité radieuse du Corbusier à Marseille », dans Le Monde, 9 février 2012 [texte intégral (page consultée le 9 février 2012)] 
  4. Olivier Bertrand, « La Cité radieuse de Marseille meurtrie par l'incendie », dans Libération, 10 février 2012 [texte intégral (page consultée le 10 février 2012)] 
  5. Frédérique Rousselle, « La Cité radieuse reprend des couleurs », dans Libération, 14 octobre 2011 [texte intégral (page consultée le 10 février 2012)] 
  6. Détails sur le site du collège Lagneau

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

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