Émile Allais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Allais.
Émile Allais Alpine skiing pictogram.svg
Illustration manquante : importez-la
Contexte général
Sport(s) pratiqué(s) ski alpin
Biographie
Nationalité sportive Drapeau de France France
Naissance 25 février 1912 (1912-02-25) (100 ans)
Lieu de naissance Megève
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques d'hiver 0 0 1
Championnats du monde 4 4 0
Coupe du monde (globes) 0 0 0
Coupe du monde (épreuves) 10 8 4


Émile Allais, né le 25 février 1912 à Megève, est un ancien skieur alpin français de renom.

Premier médaillé français en ski alpin, il réalisa un triplé au championnat du monde en 1937 à Chamonix.

Il fut l'inventeur de la méthode de ski française rivale de la méthode autrichienne jusqu'alors dominante dans le monde (la méthode française et les victoires d'Émile Allais en 1937 et 1938 ont été popularisées par les films de Marcel Ichac) et le premier porteur de pantalons à fuseaux aérodynamiques dans ses chaussures.

Pionnier du ski en France, Émile Allais reste une légende, qui, à plus de 100 ans, continue à skier et descend, avec la même passion chevillée au corps, les pistes de Megève ou de Courchevel.

Sommaire

[modifier] Biographie

Ses parents tenaient une boulangerie au début des années 1920, a une époque où un skieur était chose rare à Megève. Sa première paire de ski est faite par un menuisier du village et Émile Allais se fabrique lui-même les courroies pour tenir les chaussures en copiant ce que faisaient d'autres jeunes, mais les skis étaient impossibles à diriger. Il a alors l'idée d'utiliser les charnières d'un vieux placard pour créer ses premières fixations.

Lors de l'hiver 1926-1927, il accompagne comme porteur de sacs des premiers clients du nouvel hôtel du Mont-d'Arbois que la baronne de Rotschild venait d'ouvrir. C'est un moniteur autrichien engagé par la baronne qui lui apprend la technique pour tourner et à la fin de la saison, lors de la course des moniteurs autrichiens de la station, il termine second à la Côte 2000.

En 1933, il part à Clermont pour son service militaire dans les chasseurs alpins et sert dans les skieurs-éclaireurs ce qui lui permet de pratiquer le ski pendant tout l'hiver. Il se casse une jambe ce qui aura pour conséquence de la raccourcir un petit peu, beaucoup plus tard lors d'un slalom, il se casse l'autre jambe ce qui donne l'occasion au médecin de mettre les deux jambes à la même longueur.

Repéré par la fédération de ski, il fait sa première course internationale à Saint-Moritz, mais sort de la piste et termine 35e. Il obtient sa première médaille en 1935, en terminant deuxième lors d'une descente, puis à Garmisch-Partenkirchen aux jeux olympiques il termine troisième. C'est là, qu'il repère un skieur autrichien, Toni Seelos, qui n'utilise pas la même technique que les autres, celle du parallélisme des skis, mais qui semble être supérieure sur les premières piste damées.

Il est à l'origine de la première méthode française de ski publié à le fin de 1937 en collaboration avec Paul Gignoux.

La même année l'École nationale du ski français (future École nationale de ski et d'alpinisme) voit le jour sous l'égide du ministre des Loisirs et des Sports Léo Lagrange. C'est le départ de l'enseignement du ski à la française et la fin de la suprématie autrichienne. En décembre 1937, Émile Allais devient moniteur diplômé avec la médaille numéro 1.

Au début de la guerre 1939-1945 il est mobilisé comme chasseur alpin dans le Bataillon de haute montagne de Chamonix. Après l'armistice, il devient directeur technique de l'École nationale de ski et d'alpinisme qui commence à former les premières générations de moniteurs de ski. Il participe à la Libération et s'engage dans le Bataillon du Mont Blanc.

Après la Seconde Guerre mondiale, Émile Allais part découvrir d'autres horizons en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Il participe à la création de nombreuses stations, parmi elles, Portillo au Chili, Squaw Valley et Sun Valley en Californie.

Il partage son temps entre le Chili et la Californie, où il découvre les techniques américaines, avant de venir s'installer à Courchevel où il a l'impression de revenir au Moyen Âge avec des pistes non damées. Il fait utiliser une chenille, mais pour réaliser les premiers damages acceptables il fait souder des gros tonneaux, ce qui n'est pas probant, avant d'essayer des taquets.

Il est également entraîneur des équipes canadiennes de ski pour les JO de 1948 à Saint Moritz et américaines pour les JO de 1952 à Oslo.

Dans les années 1960, il met son expérience au service des stations françaises comme Courchevel où il crée le métier de pisteur secouriste, Flaine, Vars et La Plagne.

Il participe également au développement de nombreux modèles de ski, en particulier les fameux Allais 60 fabriqués par Rossignol.

Il a prévu de participer à des compétitions de ski jusqu'à ses 100 ans, âge qu'il a atteint en 2012. Il doit aussi être le plus vieil athlète ayant participé aux jeux encore en vie.

[modifier] Jeux olympiques

[modifier] Championnats du monde

[modifier] Arlberg-Kandahar

[modifier] Livres

  • Émile Allais & Paul Gignoux, Ski français, B. Arthaud éditeur, Grenoble, 1937
  • Gilles Chappaz, Allais, la légende d'Émile, Éditions Guerin, Chamonix, 2007

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes


Outils personnels
Espaces de noms

Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues