Émile Allais
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| Contexte général | ||||||
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| Sport(s) pratiqué(s) | ski alpin | |||||
| Biographie | ||||||
| Nationalité sportive | ||||||
| Naissance | 25 février 1912 | |||||
| Lieu de naissance | Megève | |||||
| Décès | 17 octobre 2012 (à 100 ans) | |||||
| Lieu de décès | Sallanches | |||||
| Palmarès | ||||||
| Or | Arg. | Bro. | ||||
| Jeux olympiques d'hiver | 0 | 0 | 1 | |||
| Championnats du monde | 4 | 4 | 0 | |||
| Coupe du monde (globes) | 0 | 0 | 0 | |||
| Coupe du monde (épreuves) | 10 | 8 | 4 | |||
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Émile Allais, né le 25 février 1912 à Megève et mort le 17 octobre 2012 à Sallanches[1],[2] et inhumé à Megève, est un skieur alpin français de renom et Gloire du sport.
Premier médaillé français en ski alpin, il réalise un triplé au championnat du monde en 1937 à Chamonix.
Il est l'inventeur de la méthode de ski française rivale de la méthode autrichienne jusqu'alors dominante dans le monde (la méthode française et les victoires d'Émile Allais en 1937 et 1938 ont été popularisées par les films de Marcel Ichac) et le premier porteur de pantalons à fuseaux aérodynamiques dans ses chaussures.
Pionnier du ski en France, Émile Allais reste une légende, qui a, jusqu'à l'âge de 100 ans, continué à skier et descendu, avec la même passion chevillée au corps, les pistes de Megève ou de Courchevel.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Ses parents tenaient une boulangerie au début des années 1920, à une époque où un skieur était rare à Megève. La première paire de ski qu'il voit sont celle de son oncle qui l'avait ramenée de Russie. Sa première paire de ski est faite par un menuisier du village et Émile Allais se fabrique lui-même les courroies pour tenir les chaussures en copiant ce que faisaient d'autres jeunes, mais les skis étaient impossibles à diriger. Il a alors l'idée d'utiliser les charnières d'un vieux placard pour créer ses premières fixations.
Lors de l'hiver 1926-1927, il accompagne comme porteur de sacs les premiers clients du nouvel hôtel du Mont d'Arbois que la baronne de Rothschild venait d'ouvrir. C'est un moniteur autrichien engagé par la baronne qui lui apprend la technique pour tourner et à la fin de la saison, lors de la course des moniteurs autrichiens de la station, il termine second à la Côte 2000.
En 1933, il part à Clermont pour son service militaire dans les chasseurs alpins et sert dans les skieurs-éclaireurs ce qui lui permet de pratiquer le ski pendant tout l'hiver. Il se casse une jambe ce qui aura pour conséquence de la raccourcir un petit peu, beaucoup plus tard lors d'un slalom, il se casse l'autre jambe ce qui donne l'occasion au médecin de mettre les deux jambes à la même longueur.
Repéré par la fédération de ski, il fait sa première course internationale à Saint-Moritz, mais sort de la piste et termine 35e. Il obtient sa première médaille en 1935, en terminant deuxième lors d'une descente, puis à Garmisch-Partenkirchen aux Jeux olympiques il termine troisième. C'est là, qu'il repère un skieur autrichien, Toni Seelos, qui n'utilise pas la même technique que les autres, celle du parallélisme des skis, mais qui semble être supérieure sur les premières piste damées.
Il est à l'origine de la première méthode française de ski publiée à la fin de 1937 en collaboration avec Paul Gignoux.
La même année l'École nationale du ski français (future École nationale de ski et d'alpinisme) voit le jour sous l'égide du ministre des Loisirs et des Sports Léo Lagrange. C'est le départ de l'enseignement du ski à la française et la fin de la suprématie autrichienne. En décembre 1937, Émile Allais devient moniteur diplômé avec la médaille numéro 1.
Au début de la guerre 1939-1945 il est mobilisé comme chasseur alpin dans le Bataillon de haute montagne de Chamonix. Après l'armistice, il devient directeur technique de l'École nationale de ski et d'alpinisme qui commence à former les premières générations de moniteurs de ski. Il participe à la Libération et s'engage dans le Bataillon du Mont Blanc.
Après la Seconde Guerre mondiale, Émile Allais part découvrir d'autres horizons en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Il participe à la création de nombreuses stations, parmi elles, Portillo au Chili, Squaw Valley et Sun Valley en Californie. A Portillo, il mettra au point la technique du "Mambo Christiania", inspirée de la célèbre danse brésilienne, très en vogue à cette époque[réf. nécessaire].
Il partage son temps entre le Chili et la Californie, où il découvre les techniques américaines, avant de venir s'installer à Courchevel où il a l'impression de revenir au Moyen Âge avec des pistes non damées. Il fait utiliser une chenille, mais pour réaliser les premiers damages acceptables il fait souder des gros tonneaux, ce qui n'est pas probant, avant d'essayer des taquets.
Il est également entraîneur des équipes canadiennes de ski pour les Jeux olympiques d'hiver de 1948 à Saint-Moritz et américaines pour ceux de 1952 à Oslo.
Dans les années 1960, il met son expérience au service des stations françaises comme Courchevel où il crée le métier de pisteur secouriste, Flaine, Vars et La Plagne.
Il participe également au développement de nombreux modèles de skis, en particulier les fameux Allais 60 fabriqués par Rossignol. C'est lui qui aura l'honneur d'inaugurer les Championnats du Monde de Ski (FIS) à Portillo au Chili en 1966.
Il participe à des compétitions de ski jusqu'à ses 100 ans, âge qu'il atteint en 2012, quelques mois avant sa mort.
Ses exploits sont à plusieurs reprises cités dans l'autobiographie de Frison-Roche, Le Versant du soleil[3], notamment dans le 15e chapitre.
Palmarès [modifier]
Jeux olympiques [modifier]
Championnats du monde [modifier]
- Championnat du monde de 1935 à Mürren (Suisse) :
- Championnat du monde de 1937 à Chamonix (France) :
- Championnat du monde de 1938 à Engelberg (Suisse) :
Arlberg-Kandahar [modifier]
- Vainqueur du Kandahar 1937 à Mürren
- Vainqueur de la descente 1936 à Sankt Anton
Publications [modifier]
- Émile Allais et Paul Gignoux, Ski français, B. Arthaud éditeur, Grenoble, 1937
- Gilles Chappaz, Allais, la légende d'Émile, Éditions Guerin, Chamonix, 2007, (ISBN 978-2352210245)
- Marc Turrel et Macarena Velasco (textes), Guy Wenborne (photographies), El Ski en Chile, Éditions Huerquehue, Santiago du Chili, 2005.
Notes et références [modifier]
- Émile Allais n'est plus, sur lequipe.fr, 18 octobre 2012. Consulté le 18 octobre 2012
- Voir, (en)Émile Allais, Father of Modern Skiing Dies at 100. Douglas Martin. The New York Times, October 20, 2012.
- Le versant du soleil sur Google Livres