Maison de La Croix de Castries

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Maison de La Croix de Castries
Blason de la famille.
Blason de la famille : Maison de La Croix de Castries
Blasonnement d'azur, à la croix d'or
Période XIVe siècle-XXIe siècle
Pays ou province d'origine Languedoc
Royaume de France Royaume de France
Allégeance(s) Royaume de France Royaume de France
Château(x) et hôtel(s) Château de Castries
Hôtel de Castries
Fonction(s) civile(s) Gentilshommes de la chambre
Un ministre de la Marine
Fonction(s) militaire(s) Un Maréchal de France
Plusieurs lieutenants généraux et maréchaux de camp
Chevaliers de Malte
Fonction(s) ecclésiastique(s) Archevêque de Tours
Archevêque d'Albi
Récompense(s) militaire(s) Chevaliers des ordres du roi

La famille de La Croix de Castries, est une famille noble française subsistante, originaire de Montpellier en Languedoc.

Après plusieurs marchands et hommes de finance, elle a donné un maréchal de France, ministre de la Marine, plusieurs lieutenants généraux et maréchaux de camp, chevaliers des ordres du roi, et gentilshommes de la chambre.

À noter la prononciation particulière de ce nom de famille ancien, consacrée par l'usage : Castries se dit « Castre »[1].

Sommaire

[modifier] Histoire

La famille La Croix était établie à Montpellier à la fin du XIVe siècle. Grâce à des recherches récentes faites sur les compoix, on sait que « Johan Le Cros, peysonnier, fils de Louis Le Cros », également marchand de poissons, possédait deux petites maisons avec boutique et étal transmises quatre fois entre 1381 à 1480. Son fils Raimond, marié à Thibozette Denis, et son petit-fils Jean Lacroux, marié à Judith Pierrefort, sont toujours marchands, mais aussi devenus changeurs, et demeurent dans la même maison[2]. On leur connaît un fils, Guilhem Lacroix, qui est anobli et qui est la souche de toute la famille.

  • Guillaume Lacroix, qui est toujours marchand et changeur en 1469, mais aussi usurier, fait une grosse fortune et une ascension rapide qui le conduit à l'anoblissement: il devient consul de Montpellier entre 1465 et 1474, puis conseiller à la cour des Aides, puis président aux États du Languedoc. En 1495, il devient gouverneur de la ville de Montpellier, achète la seigneurie de Castries à Balthazard de Saint-Étienne, qui l'avait lui-même achetée à René d'Hérail dit de Pierrefort, fils d'Anne de Peyre, dame héritière de Pierrefort et de Ganges. Il avait épousé Suzanne Cezelli, dont il a eu deux fils, Louis et François, secrétaire du roi.

Vers 1520, l'ancien château fort de Castries est rasé et reconstruit sur les bases du château actuel, dont l'histoire pendant cinq siècles va être étroitement liée à celle du village.

[modifier] Anoblissement, titre de duc

La famille de La Croix de Castries est anoblie à la fin du XVe siècle par un office de finances. Elle a été admise aux honneurs de la Cour en 1744, 1753, 1776, 1786.

Le titre de duc de Castries a été conféré par brevet en 1784, avec promesse de réversion du titre de duc de Guines, à Armand Charles Augustin de La Croix de Castries. Sous la Restauration, il fut créé le 4 juin 1817 duc de Castries et pair de France.

  1. 1784-1842 : Armand Charles Augustin de La Croix (1756-1842), 1er duc de Castries.
  2. 1842-1866 : Edmond Eugène Philippe Hercule de La Croix (1787-1866), 2e duc de Castries, fils du précédent. Il épousa Claire de Maillé de La Tour-Landry, plus connue sous le nom de duchesse de Castries, restée célèbre pour sa liaison avec Balzac[3] et pour son salon parisien considéré comme la « fleur » du faubourg Saint-Germain[4]. Elle servit de modèle au personnage d'Antoinette de Langeais dans La Duchesse de Langeais[5].
  3. 1866-1886 : Edmond Charles Auguste de La Croix (1838-1886), 3e duc de Castries, neveu du précédent. Il épousa en 1864 Iphigénie Sina de Hodos et Kyzdia (1846-1914) , sans postérité. Devenue veuve, celle-ci se remarie avec le comte d'Harcourt.

Le titre ducal, tombé en déshérence à la suite de la mort sans descendance du troisième duc en 1886, fut relevé proprio motu en 1907 par René Edmond Marie Gabriel de La Croix de Castries (1842-1913), comte de Castries, ancien diplomate, appartenant à la branche cadette de Meyrargues.

[modifier] Principales personnalités

[modifier] Notes et références

  1. http://www.n.u-cergy.fr/spip.php?article3086
  2. Pierre Burlats-Brun, Le Compoix de Montpellier.
  3. Philarète Chasles, Mémoires, t.I, p. 303, Édition Charpentier, Paris, 1876-1878. Cité par André Maurois dans Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p. 194.
  4. André Maurois,Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965, p.  240
  5. André Maurois, Hachette, 1965,p. 240
  6. Pascale Mormiche, « Les fidélités languedociennes et provençales du cardinal de Fleury à la Cour », Bulletin du Centre de recherche du château de Versailles, Les Méridionaux à Versailles, mis en ligne le 14 juin 2008 ([1]). Consulté le 1er septembre 2008.

[modifier] Sources et bibliographie

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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