Sainte-Croix-de-Quintillargues

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sainte-Croix-de-Quintillargues
Vue sur le village de Sainte-Croix-de-Quintillargues
Vue sur le village de Sainte-Croix-de-Quintillargues
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Arrondissement Montpellier
Canton Les Matelles
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Pic Saint Loup
Maire
Mandat
Antoine Martinez
2014-2020
Code postal 34270
Code commune 34248
Démographie
Population
municipale
611 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 46′ 24″ N 3° 54′ 35″ E / 43.7733, 3.9097 ()43° 46′ 24″ Nord 3° 54′ 35″ Est / 43.7733, 3.9097 ()  
Altitude Min. 104 m – Max. 321 m
Superficie 6,62 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sainte-Croix-de-Quintillargues

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sainte-Croix-de-Quintillargues

Sainte-Croix-de-Quintillargues est une commune française située dans le département de l'Hérault en région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte

Histoire[modifier | modifier le code]

Les communautés villageoises autour du Pic Saint Loup ont été plutôt accueillantes pour les “étrangers”. Sainte Croix de Quintillargues porte doublement la marque de ces apports successifs : un légionnaire romain dans son nom, des migrants italiens dans ses murs et ses bois.

Le vieux centre de Sainte-Croix.

Tout commence avec un légionnaire dénommé Quintillus qui s’établit dans un coin de bois au bord de la voie reliant Nîmes au Larzac. Le nom de la villa bâtie par ce colon venu de l’Empire des Césars – la ferme de Quintillus – s’est transmis à travers presque deux millénaires à celui de la commune, sous la forme de Quintillargues (suffixe -argues que l’on retrouve souvent indique l’appartenance du lieu-dit à un propriétaire gaulois ou romain).

Quand, vers l’an mil, la communauté villageoise décida de bâtir une église, elle n’oublia pas son illustre concitoyen italien et associa le nom de Sainte Croix à Quintillus.

L’histoire médiévale de celle-ci est une suite de querelles entre les comtes de Melgueil, l’évêque de Maguelone, le Sénéchal de Beaucaire… comme tous les villages de la région, convoités pour les impôts, taxes et droits divers. Il y avait des péages et de substantiels bénéfices pour ceux qui les tenaient. La commune fut le lieu de farouches rivalités pour s’octroyer les bénéfices de celui de Sainte Croix de Quintillargues. Nous sommes dans les années 1210. L’évêque Guillaume d’Autignac vient d’être nommé comte de Melgueil et de Montferrand par le pape pour la modique somme de vingt cinq mille sols qu’il ne possède pas. Il veut remplir son escarcelle. De son côté, le roi de France envoie ses officiers pour glaner des deniers. Les Montpelliérains, quant à eux, prétendent n’avoir rien à payer... Une mine d’or très convoitée ! Sainte Croix de Quintillargues appartient alors au comté de Melgueil qui s’étale sur un axe nord-sud. Pour se rendre dans sa partie nord, ou à Alès ou vers le Massif Central, le plus court est de passer par l’axe Arsacio (Assas) – Quissac qui passe par le péage de Sainte Croix. Mais les autorités comprirent vite que les petits malins faisaient un détour par Restinclières et Sommières ou par Prades, Tréviers et Quissac où il n’y avait pas de péage. Le problème fut résolu par la mise en place de péages sur ces trois itinéraires.

Le royaume de France centralisateur a mis fin à ces guerres picrocholines en imposant l’administration de la capitale sur le territoire.

En 1789, la République jacobine a poursuivi la tradition : en créant les communes, Sainte Croix de Quintillargues et sa voisine Fontanès ont été fusionnées. Puis, en 1795, décision contraire. Le tout nouveau département de l’Hérault les sépare : la première rejoint le canton des Matelles, la seconde celui de Claret.

Quand, après la première guerre mondiale, les Italiens vinrent en masse, ils furent naturellement accueillis, dans un esprit plutôt xénophile. Avec les agriculteurs espagnols, arrivèrent charbonniers et maçons italiens. Dans les années 1930, il y avait 20 % d’étrangers dans la commune !

Au XXe siècle, la décentralisation arrive, elles se retrouvent à nouveau réunies dans la Communauté de Communes du Pic Saint Loup et, associées à 31 autres, dans le périmètre du Schéma de cohérence territoriale (SCOT, voir pages 2 et 3). Les nouveaux territoires réunissent ce que les précédents avaient désuni. Car, avec ses 622 ha de superficie et ses 540 habitants, Sainte Croix de Quintillargues ne peut faire face, seule, aux deux mouvements contradictoires et paradoxaux qui secouent les territoires d’Oc : un déclin qui stimule, un essor qui inquiète. La ruineuse crise viticole qui contraint à l’imagination créatrice ; l’enrichissant afflux massif de nouveaux habitants qui peut détruire nos paysages. À 17 dans la CCPSL ou à 33 dans le SCOT, on est plus forts pour faire face.

Mais, à Sainte Croix de Quintillargues, si l’on pense global à long terme, on agit aussi local tout de suite : regroupement des nouveaux lotissements autour du cœur de village restauré et protégé, acquisitions foncières pour développer des sentiers de randonnée et les balades à thème, développement touristique associé à la découverte des produits de terroir, stimulation de la vie associative, mise en valeur du patrimoine et des technologies traditionnelles…

Les charbonniers

Le Foyer Rural Les Quintillades est l’un des piliers de la vie culturelle de Sainte Croix de Quintillargues. Parmi ses activités, le projet intitulé Charbon actif vise à perpétuer les métiers et les technologies traditionnelles liées à la production et à l’exploitation du charbon de bois. Et, quand on parle de charbon de bois, on parle forcément des carbonari (charbonniers) ou boscatieri (hommes des bois) italiens venus du Piémont après la première guerre mondiale pour exploiter la garrigue qui n’était jusque-là que le domaine des bergers. Chose remarquable, sur le territoire du Pic Saint Loup, ces bouscatiers sont tous des “pays”, Qu’ils s’appellent Salvi, Milesi, Mosca… tous viennent des hameaux de la commune de San Pellegrino, près de Bergame, connue aujourd’hui pour son eau minérale. Ce Piémont très pauvre ne pouvait nourrir ses familles nombreuses. Dans chaque famille, quelques-uns partaient chercher du travail ailleurs : les États-Unis, le Brésil, la France. Parfois pour la saison, parfois pour toujours. Le premier arrivé faisait venir les autres, si le filon était bon. Ce fut le cas des charbonniers de San Pellegrino autour du Pic Saint Loup. Deux générations de bouscatiers ont façonné la garrigue. Achetant des droits d’exploitation aux propriétaires, ils ont “nomadisé” dans nos forêts, construisant des cabanes de pierres et de branchages pour vivre, défrichant des clairières pour y construire leurs “meules”, fours à charbon faits de bois coupé, de paille et de terre. Jusque dans les années soixante, ils donnèrent à nos collines un aspect très différent de celui d’aujourd’hui. Les dents des moutons et la hache des bûcherons en ont fait des reliefs blancs du calcaire dénudé. Depuis qu’ils sont partis, la garrigue a repoussé, le kermès a couvert le sol, le sanglier est venu s’y abriter et se nourrir de ses glands. Mais la technique et la tradition des charbonniers ne se perd pas. Encore bien vivants, ceux qui ont passé leur enfance dans les bois enseignent maintenant la technique de la carbonisation aux membres du foyer Les Quintillades. En janvier, Charbon actif a permis de reconstruire, d’allumer et de mener à terme une meule à l’ancienne, sur le site d’une charbonnière abandonnée, dans un bois communal de Sainte Croix de Quintillargues. Sur la colline, pendant que le chêne carbonisait lentement, on pouvait visiter d’autres anciennes charbonnières et imaginer la rude vie de ces hommes des bois.

Pour conserver la mémoire de ces hommes et de leurs techniques, le Foyer rural et la municipalité ont décidé d’aménager un sentier de randonnée sur le thème des bouscatiers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sainte-Croix-de-Quintillargues Blason D'or à la croix de gueules chargée en son cœur d'une fontaine d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 a été réélu pour un second mandat. Antoine Martinez sans étiquette  
2007 a été réélu pour un troisième mandat Antoine Martinez sans étiquette  
23 mars 2014 en cours - a été réélu au premier tour pour un quatrième mandat Antoine Martinez sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 611 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
124 102 115 118 126 108 125 147 150
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
150 127 144 142 129 97 111 119 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
134 135 130 115 111 114 104 97 102
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
100 107 129 218 382 531 574 573 576
2011 - - - - - - - -
611 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

M. Plagnol

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]