Baba Yaga (mythologie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Baba Yaga.
Baba Yaga, illustration d'Ivan Bilibine pour une édition du conte Vassilissa-la-très-belle.
La petite isba de la baba Yaga, par Ivan Bilibine, illustration pour une édition du conte Vassilissa-la-très-belle.

Baba Yaga (en russe : баба Яга, en polonais : Baba Jaga) est une figure marquante du conte russe et plus généralement slave, à forte résonance mythologique.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Faut-il dire Baba Yaga ou "la baba Yaga" ? Le russe ne possédant pas d'article, il y a là question d'appréciation. Le premier terme: "baba" est un substantif des plus courants signifiant "la femme du peuple, la paysanne". Le deuxième terme: "Yaga" est un nom propre, à l'étymologie incertaine, mais se retrouvant dans toutes les langues slaves. L'étymologie proposée par Alexandre Afanassiev est séduisante: le terme remonterait au sanscrit ahi, signifiant : "le serpent". Ce serait donc: "la femme Serpent", ce qui expliquerait sa jambe unique, autrement dit sa nature anguipède.

La traduction par "la baba Yaga" permet de résoudre le problème du pluriel: il y a en effet parfois dans le même conte plusieurs baba Yaga (trois en général), dénommées la première, la deuxième, la troisième. Par ailleurs, les deux termes ne sont pas toujours accolés, on peut trouver simplement "la baba", ou "la Yaga" qui peut alors être qualifiée (de brune, de vieille, etc.).

Les différents aspects de la baba Yaga[modifier | modifier le code]

Donc, la baba Yaga n'a qu'une jambe. Elle est "la baba Yaga à la jambe d'os», (en russe : баба яга костяная нога) Dans la plupart des contes, elle est décrite comme une vieille femme cruelle qui menace de faire rôtir et de dévorer des êtres humains (surtout des enfants). Montée dans son mortier, elle se déplace à travers les airs, ramant de son pilon, effaçant les traces de son balai (en russe : толкачом погоняет, помелом след заметает». Elle est capable d'abattre des arbres en les rongeant.</ref/> : « Baba-Yaga essaie d'y entrer, de scier les arbres avec ses dents. » Son arrivée est souvent annoncée par une tempête. Baba Yaga possède un chat et des chiens, chargés de garder sa maison: « La sœur de ta marâtre n'est autre que la baba Yaga, la cruelle ogresse ! Mais écoute-moi : il y a chez la baba Yaga un bouleau qui voudra te fouetter les yeux avec ses branches, noue un ruban autour de son tronc. Tu verras une grosse barrière qui grince et qui voudra se refermer toute seule, mets de l'huile sur ses gonds. Des chiens voudront te dévorer, jette-leur du pain. Enfin, tu verras un chat qui te crèverait les yeux, donne-lui un bout de jambon. » Elle n'est pas toujours vieille (la Yaga brune), elle a une ou plusieurs filles, qui peuvent s'opposer à elle.

Certains contes évoquent non pas une, mais plusieurs baba yagas : ainsi dans le conte intitulé en français par Lise Gruel-Apert La Fille-roi à la tresse noire[1]{Сказка о молодце-удальце, молодильных яблоках и живой воде (Afanassiev 104h, Barag et Novikov 178).</ref>, elles sont trois sœurs, habitant à distance l'une de l'autre[2].

La demeure de Baba Yaga[modifier | modifier le code]

La maisonnette (« izbouchka ») de Baba Yaga est montée sur des pattes de poule, que la sorcière peut lancer à la poursuite de ses victimes. Dans le conte Vassilissa-la-très-belle, elle apparaît entourée d'ossements et de crânes « aux yeux ardents »[3]. La maisonnette est souvent présentée comme trop petite pour son occupante, parfois sans fenêtres ni portes (ce qui peut faire penser à un cercueil)[4]. Une formule rituelle présente la baba Yaga « le nez fiché dans le plafond »[5]. Selon le cas, la maisonnette peut se trouver au-delà d'une rivière de feu, sur le rivage d'une mer immense, au milieu d'un marais ou même sous terre ; mais généralement, elle se trouve à l'intérieur ou en bordure d'une forêt sombre et impénétrable[4].

Parfois la maisonnette « tourne sur elle-même »[6], mais plus souvent encore c'est le héros (ou l'héroïne) qui lui ordonne de « se tourner dos à la forêt, face à [lui / elle] » [7].

L'interprétation de Vladimir Propp[modifier | modifier le code]

Dans Les Racines historiques du conte merveilleux (voir Bibliographie), le folkloriste russe Vladimir Propp cherche à rapprocher les éléments du conte merveilleux russe de ceux d'autres cultures anciennes, et par là des croyances et des rites de ces sociétés humaines. Selon lui, Baba Yaga représente une gardienne du royaume des morts, et sa cabane constitue un passage obligé à la frontière des deux mondes. Il rapproche les pattes de poule de la maisonnette de mythes des Indiens d'Amérique du Nord évoquant une cabane zoomorphe, et esquisse un parallèle entre les formules prononcées par le héros et le Livre des Morts égyptien, où les éléments d'une maison exigent d'être nommés exactement avant d'accorder le passage. Le fait que Baba Yaga nourrisse et lave le héros évoque également les rites du Livre des Morts ; la cabane dans un bois rappelle par ailleurs les lieux d'initiation des jeunes hommes dans de nombreuses cultures (Afrique, Océanie…).

Baba Yaga, comme d'autres personnages du conte russe (le dragon, etc.) profère souvent à l'arrivée du héros qu'elle sent « une odeur russe », ou « de carcasse russe ». Propp interprète cette expression comme signifiant une odeur d'être humain vivant[8], et donne divers exemples de mythes dans lesquels les morts font référence à cette odeur, qui leur répugne (et où le héros cherche à se débarrasser de cette odeur). Le surnom même de la magicienne (« jambe d'os ») suggère qu'elle est un cadavre ; toutefois, Propp rappelle qu'elle est aussi maîtresse des animaux de la forêt, et mentionne qu'elle est parfois décrite elle-même comme semi-animale (diverses cultures considéraient que la mort consistait à se transformer en un animal). Pour lui, l'élément animal est antérieur à l'élément squelettique de Baba Yaga. Il remarque par ailleurs que certains contes russes laissent penser que Baba Yaga serait aveugle[8].

Il conclut que le personnage de Baba Yaga tel qu'il apparaît dans les contes regroupe les caractéristiques de figures distinctes, quoique plus ou moins liées entre elles : la magicienne-ravisseuse, prête à faire rôtir les enfants, et la magicienne-donatrice, qui aide le héros, se retrouvent toutes deux en Baba Yaga, qui relève à la fois des rites initiatiques et du mythe du voyage au royaume de la mort (il mentionne également la magicienne-guerrière). Selon lui, ce n'est qu'une fois que les rites ont perdu leur sens et finalement disparu que leur côté sacré et terrible se voit remplacé par un grotesque héroï-comique.

Dans Les Transformations du conte merveilleux[9], Propp esquisse un rapprochement avec un hymne tiré du Rig-Véda et adressé à la « maîtresse des forêts ». Il note les éléments similaires : la chaumière dans la forêt, le reproche lié aux questions (donné dans un ordre inverse), l'hospitalité, l'indication de la possibilité d'hostilité[10] et de ce qu'elle est la mère des bêtes sauvages. Le Rig-Véda dit aussi : « Quelqu'un abat des arbres là-bas (...) Ainsi pense celui qui passe la nuit chez la maîtresse des forêts. » Dans un conte d'Afanassiev[11], le père attache un morceau de bois à sa charrette, le bois frappe et sa fille dit : « C'est mon père qui abat les arbres ». Propp précise qu'il ne cherche pas à faire remonter le personnage de la Baba Yaga au Rig-Véda, mais que d'une façon générale, c'est la religion qui évolue vers le conte et non l'inverse.

L'analyse de Luda Schnitzer[modifier | modifier le code]

Luda Schnitzer (voir Bibliographie) se pose également la question de l'ambivalence du personnage de Baba Yaga, à la fois ogresse cruelle et auxiliaire bienveillante, et en particulier de son revirement d'attitude vis-à-vis du héros qui est parvenu jusqu'à sa cabane (« cette incarnation du Mal peut se transformer à l'improviste en une bonne mère-grand, prête à aider les héros de tous ses pouvoirs magiques »). Elle fait remarquer que dans les contes d'inspiration musulmane, notamment géorgiens, « le héros touche le sein de l'ogresse et l'appelle mère », et elle lui répond « si tu ne l'avais fait, je te dévorais » : l'asile maternel serait, selon une ancienne coutume, inviolable. Elle évoque ensuite d'autres explications avancées : mythologique (Baba Yaga serait la divinité personnifiant l'hiver, à la fois cruel et protecteur des graines dormant sous terre) ; pragmatique (la loi de l'hospitalité vaut pour tous, même pour les ogres) ; ethnologique (le code du savoir-vivre des « coins perdus » interdit de demander au voyageur de but en blanc d'où il vient et où il va, tenant compte notamment qu'il peut se trouver en marge de la légalité). Elle ajoute « la conviction naïve, propre au conte populaire », que par la confiance on peut désarmer la méchanceté. Elle remet ainsi en cause le supposé manichéisme des contes (les bons d'un côté, les méchants de l'autre).

Postérité[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

Plusieurs compositeurs de musique classique russes s'inspirent des contes et notamment de la figure de Baba Yaga. Modeste Moussorgski, dans ses Tableaux d'une exposition (1874), composa une pièce sur le thème de Baba-Yaga avec sa cabane sur pattes de poule. Cette pièce est l'avant-dernière de sa suite, elle s'enchaîne au tableau final de la Grande Porte de Kiev. La pièce est un scherzo cinglant et diabolique dont l'atmosphère oppressante n'est pas écartée dans son trio central, plus calme mais sans cesse menaçant. Piotr Ilitch Tchaïkovski a écrit une pièce appelée La Sorcière (Baba Yaga) dans son Album pour Enfants (1878). Baba Yaga (1903-04) est également un tableau symphonique d'Anatoli Liadov. Dans cette évocation fantastique de Baba Yaga, c'est le basson qui expose le thème avec accompagnement obligé de sifflements des bois en triples croches.

Dans le domaine du rock, William Sheller inclut dans son album William Sheller et le quatuor Stevens live, sorti en 2007, un morceau instrumental titré « Babayaga ».

Le groupe de Thrash Metal Technique Mekong Delta a composé un morceau instrumental intitulé « The Hut Of Baba Yaga » sur leur album éponyme de 1987.

Danse[modifier | modifier le code]

En 1917, les Ballets russes de Serge de Diaghilev présentent à Paris, au théâtre du Châtelet, un ballet Les Contes russes de Léonide Massine, sur une musique d'Anatoli Liadov, avec des décors et costumes conçus par le peintre Michel Larionov, où figure notamment un décor représentant l'isba de Baba Yaga.

En 1996, un ballet intitulé Baba-Yaga a été créé sur une musique de Jean-Jacques Lemêtre et dans une chorégraphie de Nadjeda L. Loujine.

Littérature[modifier | modifier le code]

La série romanesque américaine fantastique Les Soeurs Grimm, de Michael Buckley, parue depuis 2005, met notamment en scène Baba Yaga, qui y joue à la fois le rôle d'adjuvante et d'opposante pour les deux sœurs.

Peinture et illustration[modifier | modifier le code]

Baba Yaga, tableau de Viktor Vasnetsov, 1917.

Les illustrateurs et peintres qui s'inspirent des contes russes donnent à Baba Yaga un visage directement inspiré par les textes des contes. Au milieu du XIXe siècle, le peintre russe Viktor Vasnetsov, qui peint de nombreux sujets mythologiques, représente notamment Baba Yaga en plein vol. En 1873, le peintre russe Viktor Hartmann peint des tableaux inspirés par les contes, et notamment un tableau de la maison de Baba Yaga (ces tableaux servent d'inspiration au compositeur Modeste Moussorgski pour ses Tableaux d'une exposition). Parmi les illustrateurs, l'un des plus fameux est le Russe Ivan Bilibine, qui réalise de nombreuses illustrations de contes au début du XXe siècle, dont l'une pour le conte traditionnel Vassilissa-la-très-belle qui montre la sorcière avançant dans la forêt, montée dans son mortier avec son pilon et son balai, et qui est restée fameuse.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Dans l'un des albums de sa bande dessinée érotique Valentina de Guido Crepax (Baba Yaga, paru en 1971), l'héroïne Valentina, photographe qui enquête parfois sur des affaires surnaturelles, rencontre une femme d'âge mûr nommée Baba Yaga qui s'avère dotée de pouvoirs surnaturels et d'un charme plus que troublant. L'album fait l'objet en 1973 d'une adaptation au cinéma titrée Baba Yaga.

Baba Yaga apparaît dans le comic américain fantastique Hellboy de Mike Mignola, qui paraît depuis 1994. Elle y joue un rôle d'antagoniste, et est éborgnée par Hellboy au cours d'un affrontement.

Dans le manga Soul Eater d'Atsushi Ōkubo, qui paraît depuis 2004, la sorcière Arachné et son organisation Arachnophobia ont pour quartier général le « château de Baba Yaga ». De plus, la doyenne des sorcières s'appelle Baba Yaga.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le réalisateur soviétique Alexandre Rou met en scène Baba Yaga dans pas moins de quatre de ses films, qui montrent une grande variété de tons, de l'inquiétant au comique : Vassilissa-la-très-belle (1939, très librement inspiré du conte du même nom), Jack Frost (1964), Le Feu, l'eau et les tuyaux de cuivre (1964) et enfin Baba Yaga (1973). Dans ces quatre films, la sorcière est incarnée par un homme, l'acteur Gueorgui Milliar, qui joue parfois plusieurs rôles dans un même film (il incarne aussi parfois le sorcier Kochtcheï).

En 1973 sort un film fantastique érotique intitulé Baba Yaga, adapté d'un album de la bande dessinée italienne Valentina.

La sorcière apparaît également dans plusieurs films d'animation. Le long-métrage d'animation américain Bartok le Magnifique de Don Bluth et Gary Goldman, une suite du long métrage d'animation Anastasia sortie directement en vidéo, compte Baba Yaga parmi ses personnages principaux : la chauve-souris Bartok, autrefois serviteur du sorcier Raspoutine, se voit contraint d'aller trouver Baba Yaga pour obtenir son aide. Au Japon, un court-métrage d'animation du studio Ghibli, Pan-dane To Tamago-Hime (M.Pâte et la princesse Œuf), sorti en 2010, compte Baba Yaga parmi ses principaux personnages.

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans la série d'animation américaine Scooby-Doo : Mystères associés, produite par Warner Bros. et diffusée à partir de 2010, les héros sont confrontés à Baba Yaga dans l'épisode 2 de la saison 2.

Parmi les séries télévisées en prises de vue réelles, Baba Yaga apparaît dans la série télévisée canadienne fantastique Lost Girl, dans l'épisode 4 de la saison 2. Elle y est décrite comme une puissance sorcière vivant dans une maison constituée uniquement d'ossements humains. Elle possède son propre monde qui ne peut être atteint qu'à travers un miroir ou un lac à l'eau claire. Elle enlève les jeunes femmes mal éduquées afin de les engraisser pour les manger.

Jeux[modifier | modifier le code]

Parmi les jeux de société, le jeu de rôle sur table fantastique Vampire : la Mascarade, intègre la figure de Baba Yaga à son univers. Dans ce jeu où le monde est manipulé en secret par de très anciennes familles de vampires, Baba Yaga est présentée comme une ancienne vampire hideuse du clan Nosferatu qui règne sur l'URSS jusqu'à son assassinat par les envoyés de son « père » vampirique. Le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu mentionne aussi le personnage de Baba Yaga dans le scénario "Une petite chaumière dans les bois" de la campagne "Terreur sur l'Orient-Express".

Baba Yaga fait également des apparitions dans plusieurs jeux vidéo. Elle joue un rôle dans le jeu d'action-aventure Castlevania: Lords of Shadow, un titre de la franchise Castlevania sorti sur PlayStation 3 et Xbox 360 en 2010. Dans le jeu vidéo Zelda, The Twilight Princess, Baba Yaga est le nom donné à un personnage secondaire (sous la forme d'une oie à tête humaine, accompagnée de son fils) croisé dans les donjons par le héros, Link. Le jeu Shadow Man: 2econd Coming, sorti sur Playstation 2 en 2002, inclut également un personnage inspiré de Baba Yaga : un démon grigori nommé Babayagoth.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Afanassiev, Contes populaires russes, trad. Lise Gruel-Apert, tome II, Imago, 2009 (ISBN 978-2-84952-080-2)
  2. Ce motif des trois vieilles femmes aux pouvoirs magiques, vivant à distance l'une de l'autre et envoyant chacune le héros ou l'héroïne à la suivante se retrouve par exemple dans le conte norvégien intitulé À l'est du soleil et à l'ouest de la lune.
  3. Vassilissa emporte l'un de ces crânes : les yeux brûlants se fixent sur la marâtre et ses filles, et les réduisent en cendres.
  4. a et b Elizabeth Warner, Mythes russes, Seuil / Points, 2005 (ISBN 978-20206040169).
  5. En russe : нос в потолок врос (nos v potolok vros). Comme le remarque Lise Gruel-Apert en note à sa traduction du conte Prince Daniel, mots de miel, « cette expression, très rythmée en russe, s'applique plus fréquemment à la baba Yaga couchée sur le poêle ou dans la soupente. Elle correspond plus à un tic de langage qu'à un sens précis ».
  6. Вдруг видит: стоит перед ней чугунная избушка на курьих ножках и беспрестанно повертывается. (« Soudain, voici ce qu'elle [l'héroïne] voit : devant elle se dresse une maisonnette de fonte sur des pattes de poule, tournant sans cesse sur elle-même ») [Finist Clair-Faucon, version d'Afanassiev 129b, no 235 dans l'édition de Barag et Novikov].
  7. Избушка, избушка : встань к лесу задом, ко мне передом ! [idem]. Selon Propp, le sens originel serait celui du retournement, qui aurait peu à peu donné, par confusion, l'image de l'isba tournant sans cesse sur elle-même.
  8. a et b Dans le conte de Grimm Hänsel et Gretel, il est dit explicitement : « Les sorcières ont des yeux rouges et elles ne peuvent pas voir loin, mais elles ont l'odorat très fin, comme les animaux et, quand des humains s'approchent, elles le sentent. » (Contes pour les enfants et la maison, trad. Natacha Rimasson-Fertin, José Corti, 2009 (ISBN 978-2-7143-1000-2)).
  9. Inclus dans l'édition française de la Morphologie du conte.
  10. Le Rig-Véda dit : « La maîtresse des forêts ne te fait pas de mal, si toi tu ne l'attaques pas. »
  11. Conte n° 99, La Tête de jument. L'expression originale (en ukrainien) est : «Се мій батенька дровця рубає!». On retrouve ce motif dans certains contes de Grimm, comme Hänsel et Gretel.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lien externe[modifier | modifier le code]