Bourg-Madame

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Bourg-Madame
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Bourg-Madame
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Les Pyrénées catalanes
Intercommunalité Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne
Maire
Mandat
Jean-Jacques Fortuny
2014-2020
Code postal 66760
Code commune 66025
Démographie
Population
municipale
1 201 hab. (2014)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 07″ nord, 1° 56′ 41″ est
Altitude Min. 1 130 m
Max. 1 235 m
Superficie 7,85 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Bourg-Madame

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Bourg-Madame

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bourg-Madame

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bourg-Madame
Liens
Site web www.bourgmadame.fr

Bourg-Madame (la Guingueta d'Ix en catalan[1]) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Guinguettois, car la ville était autrefois appelée La Guingueta d'Ix.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bourg-Madame est située dans l'extrême ouest du département des Pyrénées-Orientales et dans la région naturelle de Cerdagne, partagée entre la France et l'Espagne. Elle marque l'extrémité méridionale de la route nationale 20 et se trouve au confluent du Rahur et du Sègre (rive gauche), affluent de l'Èbre, qui sur une partie de son cours sert de frontière entre la France et l'Espagne ; sur la rive droite et de l'autre côté de la frontière se trouve la ville de Puigcerdà.

Sa position frontalière est singulière du fait de la présence au sud-ouest de son territoire de la Cerdagne espagnole et au nord-est de l'enclave espagnole de Llívia. La commune est ainsi sertie entre deux territoires espagnols, et forme une sorte d'arceau partant de France et rejoignant la France. Ses limites communales correspondent donc à près de 70 % à des frontières internationales[réf. nécessaire]. Cette situation est rare et semblable à celles de Bousignies-sur-Roc (80 % de ses limites communales sont la frontière belge) et de Lauterbourg, formant l'angle nord-est du territoire métropolitain de la France.

Situation de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bourg-Madame[2],[3]
Ur Llívia
(enclave d'Espagne)
Sainte-Léocadie
Puigcerdà
(Espagne)
Bourg-Madame[2],[3] Nahuja
Palau-de-Cerdagne Osséja

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 785 hectares. L'altitude varie entre 1 130 et 1 235 mètres[4].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Bourg-Madame se situe à la confluence du Sègre, de l'Angoustrine et de la Rahur.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Les routes suivantes mènent à Bourg-Madame :

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La ville est située sur un important axe européen reliant Toulouse, Perpignan via le train jaune, Barcelone et Valence.

La gare se situe dans le quartier des Arènes.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Bourg-Madame comprend plusieurs villages ou hameaux sur son territoire :

  • Hix, village à l'origine de Bourg-Madame ;
  • Caldégas, ancienne commune ;
  • Onzés, ancienne partie de Caldégas ;
  • La Solana.

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bourg-Madame se trouve sur le territoire de l'ancienne localité d'Hix (Ix en catalan), dont les habitants furent déplacés en 1178 afin de peupler la nouvelle ville de Puigcerda. Hix est citée dès 839 (parrochia Hyxi) et 849 (Hixs)[6].

Avec le tracé de la nouvelle frontière au XVIIe siècle, un nouveau hameau apparaît à proximité de celui existant d'Hix et plus près de Puigcerda, que l'on appelle alors la Guinguette d'Hix (Les Guinguetes en 1693, La Guingueta en 1785). Il est renommé Bourg-Madame en 1815 en l'honneur de la duchesse d'Angoulême[6],[7].

Caldégas ou Caldègues est mentionné dès 839 (Kaldegas)[6].

Onzès est mentionné en 950 (Onzes) et en 1025 (villa Undeza)[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, La Guingueta d'Ix (les Guinguettes d'Hix en français) était un hameau de la ville originellement du Comté de Barcelone (Comtat de Barcelona) d'Ix (ou Hix en français), situé près de la nouvelle frontière tracée entre la France et l'Espagne après les traités des Pyrénées de 1659 et de Llivia de 1660. Profitant du développement du commerce transfrontalier et de la contrebande, une grande partie des habitants d'Ix se déplacèrent vers le hameau des Guinguettes d'Hix, qui finit par devenir plus peuplé que le village original.

Lors des Cent-Jours, en 1815, Napoléon Ier avait exilé à Barcelone le duc d'Angoulême Louis-Antoine, fils ainé de Charles d'Artois (futur Charles X) et neveu de Louis XVIII. De retour après la bataille de Waterloo, le duc d'Angoulême s'installa le 10 juillet à Puigcerdà.

Le duc décida d'élever le premier village français qu'il allait traverser au rang de ville : les habitants proposèrent alors de rebaptiser la ville Bourg-Angoulême. Mais le duc préféra rendre hommage à son épouse Marie-Thérèse de France (fille ainée de Louis XVI, elle portait donc le titre de « Madame Royale »), et donna à la ville le nom de Bourg-Madame.

De janvier à mars 1939, le gouvernement Daladier ouvre la frontière aux réfugiés espagnols affluant à travers les Pyrénées par Le Perthus, Cerbère et Bourg-Madame. Cet épisode de la Guerre civile espagnole, connu sous le nom de Retirada, inspirera la Chanson de Bourg-Madame qui évoque l'entrée des réfugiés dans le bourg[8],[9].

La commune de Caldégas est rattachée le à Bourg-Madame par arrêté préfectoral du [7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

La commune d'Hix est incluse en 1790 dans l'ancien canton d'Angoustrine, rapidement dissous, et rejoint vers 1793 le canton d'Ur, lui aussi supprimé en 1801. Hix rejoint alors le canton de Saillagouse, qu'elle ne quitte plus par la suite, y compris après son changement de nom pour Bourg-Madame en 1815[7],[4].

À compter des élections départementales de 2015, la commune est incluse dans le nouveau canton des Pyrénées catalanes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1930  ? Thomas Casals ... cousin du maire de Puigcerdà Jacques Cadefau[10]
1945 1965 Jean Salvat ... ...
1965[11] 1995 Joseph Calvet DVD Conseiller général de 1976 à 1994
1995 en cours Jean-Jacques Fortuny[12],[13] UMP  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1515 1553 1709 1720 1767 1774 1788
6 f 4 f 8 f 5 f 7 f 7 f 97 H 22 f 99 H
1789 - - - - - - - -
24 f - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 201 habitants, en diminution de -2,67 % par rapport à 2009 (Pyrénées-Orientales : 4,38 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
133 115 128 122 121 220 240 338 288
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
263 278 289 296 280 305 356 351 366
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
367 363 350 387 507 468 480 516 508
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
656 742 1 120 1 257 1 238 1 166 1 198 1 234 1 201
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

À partir de 1975, la population de Caldégas est comptée avec celle de Bourg-Madame.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[18] 1975[18] 1982[18] 1990[18] 1999[18] 2006[19] 2009[20] 2013[21]
Rang de la commune dans le département 66 51 53 65 69 71 71 74
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

Enseignement[modifier | modifier le code]

Bourg-Madame possède deux écoles publiques : une école primaire et une école maternelle[22].

Collège d'enseignement secondaire Cerdanya[23],[24].

Lycée professionnel d'enseignement agricole : le Mas Blanc[25]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 11 et 18 novembre[26] ;
  • Foire : dimanche et lundi suivant le 11 octobre[27].

La commune est membre du l'Union des villes taurines françaises, mais les corridas ont été interrompues[Quand ?] à Bourg-Madame sous la pression des associations de défense des animaux et par la désaffection du public.

Santé[modifier | modifier le code]

Elle et Puigcerdà sont propriétaires de l'un des plus grands centres hospitaliers des Pyrénées. L'hôpital se situe à Puigcerdà.

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 943 €[28].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Site de la mairie de Bourg-Madame
  • Bourg-Madame sur le site de l'Institut géographique national (archive)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 23 mars 2013)
  4. a et b Notice Cassini de Bourg-Madame
  5. « Plan séisme »
  6. a, b, c et d Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  7. a, b et c Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. http://espana36.voila.net/chants/bourgmada.html
  9. (es) [vidéo] Visionner la vidéo sur YouTube
  10. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Bombardement collatéral en Cerdagne, janvier 1938, 23 décembre 2014
  11. « La parole aux deux nouveaux sénateurs », sur lindependant.fr, (consulté le 18 décembre 2011)
  12. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  13. Réélection« Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. a, b, c, d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  19. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  20. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  21. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  22. [PDF] Académie de Montpellier, « Répertoire des écoles du premier degré », (consulté le 20 juillet 2013)
  23. Conseil général des Pyrénées-Orientales, « Les collèges du département », (consulté le 20 juillet 2013)
  24. Collège Cerdanya, « Site officiel », (consulté le 20 juillet 2013)
  25. Ministère de l'Éducation, « Lycée professionnel agricole Le Mas Blanc » (consulté le 20 juillet 2013)
  26. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  27. flanerbouger.fr, Calendrier des foires des Pyrénées-Orientales
  28. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  29. Présentation historique et architecturale de l'église Saint-Martin d'Hix [1]