Paul-Émile Victor

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Paul-Émile Victor
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Portrait d'après photo

Naissance
Genève (Drapeau de la Suisse Suisse)
Décès
Bora-Bora (Drapeau de la France France)
Nationalité Drapeau : France française
Profession
Distinctions

Paul, Eugène, Victor dit Paul-Émile Victor ou PEV, né le à Genève et mort le à Bora-Bora, est un explorateur polaire, scientifique, ethnologue, écrivain français, fondateur et patron des expéditions polaires françaises durant 29 ans.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts de carrière (1907-1934)[modifier | modifier le code]

Paul (deuxième prénom : Eugène)[1] Victor naît le à Genève en Suisse, de parents français immigrés d'origine juive d'Europe centrale et arrivés en France le 8 juillet 1903. Il est fils d'Erich Heinrich Victor Steinschneider, issu d'un milieu aisé de juristes et d’industriels originaires de la région de Bohême, et de Maria Laura Baum, issue d’une famille bourgeoise de Cracovie. Ses parents choisissent Genève, où ils connaissent une doctoresse réputée, pour qu'y naisse leur premier enfant. Paul est déclaré de nationalité tchèque à sa naissance. Ce n’est que le 10 juin 1907 que son père Erich Heinrich Victor Steinschneider obtint de la Lieutenance générale impériale et royale du Royaume de Bohême l’autorisation de changer son nom en Éric Victor. Soucieux de s'intégrer dans sa nouvelle patrie, cette francisation (en choisissant son troisième prénom) lui permet de masquer la consonance germanique de son nom dans un pays marqué encore par la guerre de 1870[2].

Sa sœur Lily Marguerite naît le .

Il passe une partie de son enfance en France à Saint-Claude dans le Jura où son père possède une usine de pipes en bruyère, les "Établissements E.H.Victor[3].

En 1916, ses parents déménagent à Lons-le-Saunier, toujours dans le département du Jura, où son père crée une nouvelle usine de pipes qui se diversifie en 1928 dans la fabrication de stylos, l'Angleterre, son principal pays débouché s'étant réservé le monopole de la vente de pipes sur son territoire[4].

Très jeune, Paul-Émile se réfugie dans le grenier, loué avec l'appartement de la « Villa Bernard », propriété de la famille Bernard-Genin, où il se plonge dans une collection de livres et de revues, d'affiches et de récits d'aventures, d'exploration et d'ethnologie, qui éveillent en lui des rêves et la passion des voyages polaires et polynésiens. Il entre alors aux Éclaireurs de France (où il devient « Tigre Souriant »[5]) dont il sera responsable local et avec qui il gardera des liens jusque vers 1964.

En 1925, il obtient un baccalauréat math-philo puis poursuit une formation d’ingénieur à l'École centrale de Lyon qu'il quitte en fin de troisième année sans diplôme, pour passer et réussir le concours d'entrée de l'École nationale de navigation maritime de Marseille le 26 novembre 1928, puis il fait son service militaire dans la Marine nationale : incorporé en mai 1929 à Toulon, le matelot de deuxième classe Victor devient après ses classes élève officier sur le bateau-école cuirassé Voltaire puis aspirant sur le porte-avion Béarn. La Marine, dont il se faisait une idée plus poétique, le déçoit[6].

En 1931, il obtient un brevet de pilote d'avion. Les deux années suivantes, il est employé aux Établissements E.H. Victor mais rapidement, son désir d'aller explorer les îles polynésiennes l'en détourne. Après avoir poursuivi ses études à l'Université dont il sort licencié ès lettres et licencié ès sciences, il obtient le diplôme de l'Institut d'ethnographie du Trocadéro de Paris en 1933[7].

Premières expéditions au Groenland (1934-1939)[modifier | modifier le code]

Matériel d'exploration de PEV au Centre polaire Paul-Émile-Victor de Prémanon dans le Jura

En 1934, à la suite d'une rencontre décisive avec le célèbre et très médiatique commandant et explorateur polaire français Jean-Baptiste Charcot, il organise sa première expédition polaire grâce au Musée d'Ethnographie du Trocadéro de Paris et son directeur, Paul Rivet. Il embarque sur le Pourquoi-Pas ? du célèbre commandant et se fait débarquer avec trois compagnons, l'anthropologue Robert Gessain, le géologue Michel Perez et le cinéaste Fred Matter-Steveniers, sur la côte est du Groenland pour sa première expédition polaire chez les "Eskimos" de la ville d'Ammassalik. Au cours de cette première année passée avec les inuits, il apprend à parler couramment leur langue.

En 1935, à son retour en France, fort de son aura et de son sens de la communication exceptionnels, il acquiert du succès et de la notoriété médiatique grâce à de nombreuses conférences et articles dans des revues diverses sur ses aventures.

En 1936, il réalise l'exploit de traverser le Groenland en traîneaux à chiens, d'ouest en est, avec ses compagnons Robert Gessain, Michel Perez et le Danois Eigil Knuth. Arrivé à l'est, il reste quatorze mois seul à Kangerlussuatsiaq au sein d'une famille Inuits « comme un Eskimo parmi les Eskimos ». Aventure durant laquelle il a une liaison avec Doumidia, une jeune inuit.

Les populations Inuits sont restées peu connues avant les récits des premiers explorateurs

À son retour en France, il rencontre un nouveau grand succès médiatique et scientifique grâce à ses nombreuses conférences et articles de presse et de revue diverses et publie pour le Musée de l'Homme les résultats de son étude ethnologique et ses nombreuses notes et dessins sur la culture traditionnelle groenlandaise entièrement organisée autour du phoque.

En 1938, avec Michel Perez et le commandant Flotard (armée des Alpes), il effectue un raid transalpin Nice / Chamonix en traîneaux à chiens pour démontrer, avec succès, que les techniques polaires peuvent pallier les problèmes de transport d'hommes et de matériel en cas d'hiver rigoureux.

En 1939, il réalise une étude ethnologique en Laponie norvégienne, finlandaise, suédoise avec les docteurs Michel Latarjet et Raymond Latarjet.

Pilote de l'US Air Force (1941-1946)[modifier | modifier le code]

Lors de la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé dans la marine française basée à Stockholm en Suède, il est à la fois officier de renseignement et officier de liaison avec la Finlande alliée jusqu'à l'armistice de 1940. Il quitte la France à l'automne 1940 et séjourne au Maroc puis en Martinique dans le cadre de missions ethnologiques, et arrive aux États-Unis en juillet 1941.

En 1942, il s'engage dans l'US Air Force aux États-Unis comme lieutenant-instructeur, pilote et parachutiste. Il devient par la suite commandant d'une des escadrilles « recherche et sauvetage » de pilotes perdus en milieu polaire pour l'Alaska, le Canada et le Groenland et obtient à ce titre la double nationalité française et américaine.

Rentré en France en décembre 1945,, il est démobilisé en juillet 1946 et se marie le 30 juillet, avec Éliane Decrais dont il a un premier fils le , Jean-Christophe[8], puis les jumeaux Stéphane et Daphné le . Plus tard il aura un autre fils Teva (sculpteur) avec sa seconde femme Colette.

Chef des Expéditions polaires françaises (1947-1976)[modifier | modifier le code]

Le 28 février 1947, après 13 ans d'exploration et d'ethnologie, Paul-Émile Victor s'oriente dans la direction des expéditions scientifiques en créant les Expéditions Polaires Françaises - EPF - Missions Paul-Émile Victor[9] grâce à son fantastique charisme, à son don pour les relations publiques et avec l'appui entre autres des médias, du gouvernement et du député et ministre André Philip.

De 1947 à 1976, il dirige les Expéditions polaires françaises. Au cours de ces 29 ans, 150 expéditions sont menées, dix-sept d'entre elles qu'il vit et dirige personnellement en terre Adélie en Antarctique et quatorze au Groenland en Arctique avec, entre autres, comme caméraman Samivel.

Il est également chef de l'Expédition glaciologique internationale au Groenland (EGIG), président du Scientific Committee on Antarctic Research (SCAR), président du Comité antarctique français pour l'Année géophysique internationale (AGI).

Paul-Émile Victor réalise en 1956 son premier voyage en terre Adélie. Il installe, 3 ans plus tard, la base antarctique Dumont d'Urville et la base Charcot 320 km vers l'intérieur du continent Antarctique. Pour progresser sur les zones glaciaires il fait fabriquer par l'intermédiaire de la Someto des chenilles spéciales dessinées par M. Cousin.

À partir de 1962, il s'intéresse puis se passionne pour la défense de l'homme et de son environnement et devient en 1968 délégué général de la Fondation pour la Sauvegarde de la Nature, créée par Louis Armand.

Le 1er mars 1965, il épouse en secondes noces Colette Faure, une hôtesse de l'air qui vit dans une péniche voisine de la sienne, amarrée sur la Seine à Paris, dont il a un fils : Teva[10], né le . C'est Colette qui lui fait découvrir le livre Printemps silencieux de l'océanographe Rachel Carson, ouvrage qui le décide à s'investir pleinement dans le mouvement écologiste[11].

En 1974, il crée le « Groupe Paul-Émile Victor pour la défense de l'homme et de son environnement » avec notamment, Jacqueline Auriol, Alain Bombard, Jacques-Yves Cousteau, Haroun Tazieff, les professeurs Louis Leprince-Ringuet et Jacques Debat, groupe dont les travaux fourniront la matière de son livre Jusqu'au cou... et comment s'en sortir publié en 1979 chez Nathan, où il aborde ce que l'on appelle aujourd'hui le « Développement durable » dans une perspective globale et pratique.

En 1976, à 69 ans, il prend sa retraite et transmet la direction des EPF à ses compagnons, notamment Gaston Rouillon, et devient membre du Conseil consultatif des TAAF (Terres australes et antarctiques françaises).

Retraite en Polynésie (1976-1995)[modifier | modifier le code]

Bora Bora où demeure Paul-Émile Victor de 1977 à sa mort

En 1977, il réalise son second rêve d'adolescent avec sa femme Colette et leur fils, ils s'installent sur leur motu vierge en Polynésie française, le Motu Tane (« l'île de l'homme » en langue tahitienne) où il passe sa retraite à rédiger ses mémoires, des articles... tout en jouant encore à l'occasion de son énorme aura médiatique dans des causes diverses et en recevant le gotha scientifique planétaire de passage dans son île paradisiaque.

Les 5 et 6 octobre 1982 a lieu à l'hôtel Drouot la vente de sa bibliothèque polaire et de voyages. Le catalogue comporte une intéressante introduction de Paul-Emile Victor expliquant les raisons de la vente : " il n'est guère possible de faire venir mes 125 mètres linéaires de ma bibliothèque polaire" et "raison profonde ... je ne veux pas qu'ils aillent se noyer dans une bibliothèque de Musée..."[12].

En 1987, pour fêter ses 80 ans, il retourne en février en terre Adélie accompagné de quatre adolescents puis en avril-mai au pôle Nord avec l'expédition polaire en ULM de Hubert de Chevigny et Nicolas Hulot. Les quatre adolescents étaient son fils de 15 ans et trois étudiants français qui ont gagné un concours organisé par les Explorations polaires françaises et le journal Science et Vie. Philippe Castellant, 11 ans a gagné le premier prix. Les autres étaient Thomas Justin, 16 ans et Stéphanie Chiron, 15 ans[13].

En 1988, sur son île, il est frappé par un accident vasculaire cérébral qui le paralyse à moitié, mais dont il récupère en grande partie.

En janvier 1989 est inauguré le « musée polaire Paul-Émile-Victor » à Prémanon, près des Rousses à 30 km de Saint-Claude dans le Jura franc-comtois de son enfance, où il effectue de nombreux séjours lorsqu'il est en France. Ce musée fondé avec son ami jurassien Pierre Marc devient en 1998 le « Centre polaire Paul-Émile Victor ».

Le 7 mars 1995, il meurt sur son île de Bora-Bora à l'âge de 87 ans et, selon ses dernières volontés, est immergé en haute mer avec les hommages de la Marine nationale à bord du bâtiment de transport léger de classe Champlain, le Dumont d'Urville.

Paul-Émile Victor est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages scientifiques, techniques, de vulgarisation et d'aventures, et de très nombreuses revues et articles. Il obtient le prix de l'Académie française en 1973 pour l'ensemble de son œuvre littéraire, la grand-croix de la Légion d'honneur et le titre de Satrape du Collège de 'Pataphysique.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • 1952 : Chevalier de l'Ordre de Dannebrog (Danemark)
  • 1952 : Médaille du Souverain, Royal Géographical Society (Grande-Bretagne, Royaume Uni)
  • 1er septembre 1953 : Chevalier de la Légion d'honneur (France)
  • 1955 : Médaille Vega (Suède)
  • 1956 : Grand Officier de l'Ordre de l'Étoile d'Anjouan (France)
  • 1958 : Commandeur de l'Ordre du mérite sportif (France)
  • 13 juillet 1962 : Officier de la Légion d'honneur (France)
  • 1966 : Livingstone Medal, Royal Scottish Geographical Society (Écosse, Royaume Uni)
  • 1970 : Médaille Bellinghausen, Académie des sciences (U.R.S.S.)
  • 1973 : Prix Jean Walter, Académie française (France)
  • 14 avril 1976 : Commandeur de la Légion d'honneur (France)
  • 1981 : Prix Jean Macé, Ligue française de l'enseignement, pour son livre Les loups, écrit avec Jean Larivière (France)
  • 12 juillet 1989 : Grand Officier de la Légion d'honneur (France)
  • 1er janvier 1993 : Grand Croix de la Légion d'honneur (France)

Musée[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

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  • « Ce n'est pas ce que nous sommes qui nous empêche de réaliser nos rêves ; c'est ce que nous croyons que nous ne sommes pas. »[14]
  • « L’aventure est un état d’esprit. Elle se trouve dans le cœur de l’homme. L’aventure, c’est être capable de refuser son destin, être prêt à partir à tout moment, concevoir encore et toujours de nouveaux projets, ne pas être assis, c’est en un mot vivre sa vie et la construire. »
  • « Parmi mes semblables, je me croyais un autre. Parmi les Eskimos, je me sentais l'un des leurs. [...] J'avais appris à être un homme. J'étais devenu un homme. »[15]
  • « La nostalgie, c'est quelque chose qui vous grignote, qui vous amoindrit, c'est quelque chose qui est basé sur le passé, on vit pas dans le passé et les gens qui vivent dans le passé comme je dis sont des vieux. On vit demain, après demain, ou pour dans 50 ans. Moi je vis pour dans 500 ans. »[16]
  • « Il y a une chose dont je suis absolument certain, c'est que si on se prend au sérieux, on ne peut pas faire de travail sérieux. Pour faire du travail sérieux, il ne faut pas se prendre au sérieux, car c'est le seul moyen d'avoir la possibilité de faire une auto-critique. Et si on se prend au sérieux, on ne fait pas d'auto-critique. »
  • « Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent, ils s'évanouissent... »
  • « La seule chose promise d'avance à l'échec, c'est celle que l'on ne tente pas. »[17]
  • « Nous n'avions pour eux aucune haine. Ils faisaient métier de loups comme nous faisions métier d'hommes. Ils étaient créatures de Dieu. Comme nous. Ils étaient nés prédateurs. Comme l'homme. Mais ils étaient restés prédateurs, alors que l'homme était devenu destructeur. »[18]
  • "Le présent est toujours autre chose, et c'est de ce présent qu'i faut toujours repartir. À chaque seconde il faut repartir pour la suivante. Si on ne repart pas, on stagne et on crève."[19]

Œuvres écrites par Paul-Émile Victor[modifier | modifier le code]

  • 1938 : Boréal - récit - Grasset
  • 1939 : Banquise - récit - Grasset
  • 1939 : Jeux de ficelle chez les lapons nord occidentaux, Stockholm - publication scientifique, ethnographie
  • 1940 : Jeux de ficelle des eskimos d'Angmagssalik, Copenhague - publication scientifique, ethnographie
  • 1941 : La Poterie pré-caraïbe à la Martinique - publication scientifique, ethnographie
  • 1942 : Polar survivol, US Air Force - publication technique
  • 1942 : Polar technics, US Air Force - publication technique
  • 1948 : Coutumes et techniques de la piste blanche - ethnographie
  • 1948 : Apoutsiak, le petit flocon de neige - album pour enfants - Flammarion
  • 1949 : Techniques; chasse, piégeages, pêche, pour survivre dans les régions polaires
  • 1949 : Aventure esquimau
  • 1951 : Poèmes esquimau - Seghers
  • 1951 : Groenland 1948 -1949 90 photographies en noir et en couleurs de J-J.Languepin, M Ichac, J.Masson. - Arthaud
  • 1953 : La Grande faim - Julliard - récit ethnographique
  • 1953 : Glaciology of the Groenland ice-cap, Georgetown University USA - glaciologie
  • 1956 : Les Explorations polaires - Nouvelle librairie de France
  • 1958 : Pôle Sud - Hachette
  • 1958 : Progrès des techniques polaires - Nathan
  • 1960 : Aventures aux pôles - Ima
  • 1960 : Les Glaces - Larousse
  • 1961 : La Voie lactée - Julliard
  • 1962 : Biologie antarctique et logistique - EPF
  • 1962 : L'Homme à la conquête des pôles - Plon - histoire
  • 1963 : Pôle Nord - Hachette
  • 1963 : À l'assaut des pôles - RST
  • 1963 : Aventures aux quatre coins du monde - Ima
  • 1963 : Pilote de terre Adélie - EPF
  • 1966 : Tahiti - Hachette
  • 1967 : Pôle Nord - Pôle Sud - histoire géographie
  • 1968 : Sur la piste blanche - Laffont
  • 1971 : Terres polaires, terres tragiques - Plon - récit historique
  • 1972 : Eskimos, nomades des glaces - Hachette - récit ethnologique
  • 1973 : Smoke Adaptation
  • 1974 : Chiens de traîneaux, Compagnons du risque.'- Flammarion - récit et technique
  • 1974 : La prodigieuse histoire des pôles - Nathan - géographie, histoire naturelle
  • 1975 : Mes aventures polaires - G .P. Paris
  • 1975 : S.eau.S - écologie
  • 1975 : La Vie des eskimos - Nathan - récit ethnographique
  • 1976 : À l'assaut du pôle Nord - Gallimard - récit
  • 1977 : Du Groenland à Tahiti - Nathan
  • 1977 : Les Survivants du Groenland - Laffont - récit historique
  • 1978 : Protégeons l'eau - Nathan - écologie
  • 1979 : Jusqu'au cou - et comment s'en sortir - Nathan - écologie
  • 1980 : Les Loups, avec Jean Larivière - Nathan - récit zoologique
  • 1981 : La Mansarde - Stock - autobiographie
  • 1982 : Blizzards, aventures par moins 50° - Fayard - récit historique
  • 1982 : Doumidia, Grasset - récit autobiographique et ethnologique
  • 1983 : Les Pôles et leurs secrets - Nathan - géographie pour les jeunes
  • 1987 : L'Iglou - Stock - autobiographie ethnologie
  • 1988 : Eskimo - Stock - album photos ethnographiques d'Ammassalik 1934-1937
  • 1989 : La Civilisation du phoque, avec Joëlle Robert-Lamblin, tome 1
  • 1990 : L'Empire des loups - avec Jean Larivière - récit zoologique
  • 1991 : Premières expéditions au Groenland - Nathan
  • 1991 : Chants d'Ammassalik, avec Catherine Enel et Élisa Maqe - ethnographie
  • 1992 : Mémoires d'un humaniste - éditions Agep - autobiographie
  • 1992 : Planète Antarctique, avec Jean-Christophe Victor - Robert Laffont - géopolitique
  • 1993 : La Civilisation du phoque, avec Joëlle Robert-Lamblin, tome 2
  • 1993 : Chiens Arctiques - Arthaud - récit zoologique
  • 1995 : Ah ! que le monde est beau ! - poèmes inuit mis en vers français par Jean Lescure - Proverbe
  • 1995 : Nanouk l'eskimo
  • 1995 : Dialogues à une voix - Laffont
  • 2005 : Coffret Œuvres autobiographiques - 3 livres - Transboréal
  • 2005 : Poèmes eskimo - Seghers Jeunesse
  • 2005 : Le Génie des loups - Éditions de Monza
  • 2006 : Paul-Émile Victor, voyage(s) d'un humaniste - dessins, croquis, peintures - Ouest-France
  • 2007 : Adieu l'Antarctique, réédition avec mise à jour de Planète Antarctique - Robert Laffont
  • 2008 : Pouyak, la petite fille eskimo qui jouait à la poupée tout le temps - album pour enfants - Transboréal

et aussi :

  • 2015 : "Paul-Émile Victor, J'ai toujours vécu demain", biographie, par Daphné Victor et Stéphane Dugast - Robert Laffont

Établissements et voies baptisés Paul-Émile Victor[modifier | modifier le code]

La promotion 1994 de Sciences Po Rennes porte son nom.

Il existe depuis 2008 une place Paul-Émile-Victor dans le 8e arrondissement de Paris.

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Quatre du Groenland, film de l'expédition de 1936 (30'), réalisé par Fred Matter
  • Dans les pas de Paul-Emile Victor, l'aventure polaire, film documentaire (52'), réalisé par Stéphane Dugast (2006)
  • Paul-Emile Victor, Voyage(s) d'un Humaniste, film documentaire de Aubin Hellot (1999)
  • La vie des Français en terre Adélie, film documentaire sur son dernier voyage en terre Adélie, et ses adieux aux expéditions polaires (1976), réalisé par Jacques Ertaud

Iconographie[modifier | modifier le code]

  • Chez les Eskimo avec Paul-Emile Victor et Robert Gessain, Éditions du Museum national d'histoire naturelle, 1989. Sélection d'objets et documents rapportés lors des expéditions de 1934-1936.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. C'est dans la Marine nationale que Henry Léon, un ami matelot, interprète mal ses initiales PEV et « croit lire Paul-Émile au lieu de Paul-Eugène. Estimant sans doute que ce prénom sonne mieux, Victor l'adopte ». Source : François Garde, Paul-Émile Victor et la France de l'Antarctique, L. Audibert, , p. 5.
  2. Daphné Victor, Stéphane Dugast, Paul-Émile Victor. J'ai toujours vécu demain, Robert Laffont, , p. 9
  3. Daphné Victor, Stéphane Dugast, Paul-Émile Victor, J'ai toujours vécu demain, Robert Laffont, , p. 17
  4. Daphné Victor, Stéphane Dugast, Paul-Émile Victor. J'ai toujours vécu demain, Robert Laffont, , p. 57
  5. Charlie Buffet, « Sur l’immensité blanche de l’inlandsis avec Paul-Emile Victor », no 2 (sur 6) de la série « Un été au Groenland » in l’édition sur papier du quotidien le Monde datée du mercredi 10 août 2016, page 20, colonne 1 : « « Tigre Souriant ». Le chef de troupe qui a choisi le totem de Paul-Emile Victor aux Eclaireurs de France a visé juste.» En ligne : http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/08/09/paul-emile-victor-sur-l-immensite-blanche-de-l-inlandsis_4980258_4415198.html , consulté le 10 août 2016.
  6. Daphné Victor, Stéphane Dugast, Paul-Émile Victor. J'ai toujours vécu demain, Robert Laffont, , p. 15
  7. Benoît Berthou, Sophie Chautard, Gilbert Guislain, 100 hommes qui ont fait la France du XXe siècle, Studyrama, , p. 171
  8. Jean-Christophe Victor est spécialiste de géopolitique et présente l'émission télévisée Le Dessous des cartes sur Arte.
  9. IPEV / IPEV - Institut Paul Émile Victor
  10. Après avoir fait des études aux États-Unis, Téva présente et coréalise des émissions de télévision documentaires sur la découverte des paysages naturels du monde et de leurs habitants sur France 3 et sur La Cinquième et une série de documentaires sur la Polynésie française traditionnelle.
  11. Colette Victor, Le cœur d'un couple, R. Laffont, , 170 p.
  12. Jean-Etienne Huret, Paul-Emile VICTOR Bibliothèque Polaire et de voyages Autographes, manuscrits personnels, philatélie polaire....souvenirs des expéditions BYRD, CHARCOT, MAWSON, SCOTT, SHACKLETON, Paris, ADER PICARD TAJAN, , 40 p p.
  13. source: La Depêche du Midi 27-2-1987 et The Mercury, Hobart, l'Australie 5-2-1987
  14. Victor Paul-Émile, Dialogues à une voix, 1995, Éd. Robert Laffont, p. 218
  15. Victor, Paul-Émile, L'Iglou, Coffret autobiographique T.2, 2005, Transboréal, p. 370.
  16. Retour vers le futur, documentaire de Dominique Martial, 1986, pour Antenne 2
  17. Victor, Paul-Émile, Dialogues à une voix, 1995, Éd. Robert Laffont, p. 13
  18. Victor, Paul-Émile, et Larivière, Jean, Le génie des loups, 2005, Éditions de Monza
  19. Paul-Émile Victor, dans une lettre à sa femme, 23 février 1953.
  20. http://www.ec-lyon.fr/campus/hebergement/residence-paul-emile-victor-adoma

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Garde, Paul-Émile Victor et la France de l'Antarctique, Louis Audibert 2006 (ISBN 978-2847490671)