Availles-en-Châtellerault

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Availles-en-Châtellerault
Image illustrative de l'article Availles-en-Châtellerault
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Chauvigny
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Châtelleraudais
Maire
Mandat
François Arnault
2014-2020
Code postal 86530
Code commune 86014
Démographie
Gentilé Availlais
Population
municipale
1 751 hab. (2014)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 45′ 20″ nord, 0° 34′ 48″ est
Altitude Min. 47 m – Max. 135 m
Superficie 15,46 km2
Localisation

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Availles-en-Châtellerault

Availles-en-Châtellerault est une commune du Centre-Ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Ses habitants sont appelés les Availlais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La région d'Availles-en-Châtellerault présente un paysage de plaines vallonnées plus ou moins boisées et de vallées. Le terroir se compose[2] :

  • de calcaires (pour 41 %) dans les vallées et les terrasses alluviales ;
  • de champagnes ou aubues (sol gris clair, argilo-limoneux, sur craie et donc calcaire) (pour 49 %) sur les collines ;
  • de Bornais (ce sont des sols brun clair sur limons, profonds et humides, à tendance siliceuse)(pour 10 %) sur les plateaux du Seuil du Poitou.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par 4 km de cours d'eau, avec comme rivières principales la Vienne et l'Ozon pour une longueur identique de 2 km.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom du bourg proviendrait du gaulois aballo qui signifie pomme. Châtellerault a été rajouté en 1967[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1945, pour fêter la Libération et le retour de la République, un arbre de la liberté est planté[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Jacky Peltier    
mars 2008   François Arnault[5]    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics[modifier | modifier le code]

Les réformes successives de la Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 751 habitants, en augmentation de 10,75 % par rapport à 2009 (Vienne : 1,65 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
552 430 540 769 791 739 771 766 756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
738 794 765 680 693 700 714 682 702
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
709 663 665 592 618 605 606 648 669
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
685 680 902 1 066 1 175 1 226 1 365 1 581 1 751
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

La densité de population de la commune est de 100 hab./km2. Celle du département est de 61 hab./km2. Elle est de 68 hab,/km 2 pour la région Poitou-Charentes et de 115 hab./km2 pour la France[10].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 11 exploitations agricoles en 2010 contre 16 en 2000[11].

Les surfaces agricoles utilisées ont, toutefois durant cette période, augmenté et sont passées de 729 hectares en 2000 à 817 hectares en 2010[11]. Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[12].

67 % des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre et maïs essentiellement mais aussi un peu d'orges), 10 % pour les oléagineux (tournesol), 4 % pour les protéagineux (pois) et 4 % reste en herbes[11].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

  • Le Perron : ancienne métairie de René Descartes transformée en hôtel-restaurant de très haut gamme.
  • Le souterrain-refuge : il est situé au sud d'Availles-en-Châtellerault, dans le hameau de Prinçay. C'est un souterrain qui a été aménagé en refuge sur deux étages. Il possède trois salles principales avec des banquettes, des niches à lampes et des tuyaux perforés dans la roche jusqu'à la surface du sol permettant l'aération du refuge.
  • Le château de la Tour d'Oyré, ancienne seigneurie de la famille d'Argence dont l'élévation, la toiture, le salon et le décor intérieur sont inscrits comme Monument Historique depuis 1987.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La commune contient deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) [13] qui couvrent 2 % de la surface communale :

  • les Meulieres ;
  • la carrière de la Doubtiere.

La carrière de la Doubtiere[modifier | modifier le code]

C’est une ancienne carrière souterraine située au flanc du coteau qui marque le rebord nord du plateau de Chitré. Cette carrière, la plus intéressante d’une série située sur le même coteau, est localisée dans le parc d’un château. Cette localisation lui permet de bénéficier d’une relative tranquillité. Son intérêt biologique réside dans le fait qu’elle constitue un gîte d’hibernation important pour une forte population d'espèces variées de chauves-souris. Ainsi, dix espèces ont été recensées à ce jour :

* Barbastelle d’Europe ;
* Grand Murin. C’est un des plus grands chiroptères européens.C'est la 3e plus importante population de chauve-souris du site. Pour son hibernation, le Grand Murin utilise des cavités souterraines : des grottes ou d'anciennes carrières ou des caves. Dans tous les cas, la température doit être comprise entre 7 °C et 12 °C et l'hygrométrie doit être élevée. Comme pour les autres chiroptères européens, le Grand Murin est un insectivore strict dont le régime alimentaire comprend de gros coléoptères (> 10 mm) dont beaucoup sont glanés à même le sol. Cette espèce a subi une forte régression dans le Nord de l’Europe. Ainsi, elle est éteinte en Angleterre et aux Pays-Bas. Toutefois, en France, un recensement effectué en 1995 a pu comptabiliser 13 000 individus répartis dans 681 gîtes d’hibernation. Les principales menaces qui pèsent sur le Grand Murin concernent à la fois ses gîtes d’hibernation et d’estivage ainsi que ses territoires de chasse. En effet, la reconversion des milieux autrefois naturels ou semi-naturels riches en proies, en cultures intensives ainsi que les épandages d’insecticides constituent les facteurs essentiels de dégradation des lieux fréquentés par le Grand Murin. La protection réglementaire ou physique des gîtes, notamment par la pose de grilles, et le retour à des pratiques agricoles moins intensives et moins consommatrices de pesticides seraient les mesures les plus favorables au rétablissement des populations de cette espèce en déclin.
* Grand Rhinolophe. Avec un effectif hivernant de 70 individus, le Grand Rhinolophe est la chauve-souris la plus importante du site. Cette espèce, le plus grand des rhinolophes européens avec son envergure atteignant 40 cm, utilise comme gîtes d’hibernation des cavités naturelles ou artificielles, souvent souterraines, aux caractéristiques bien définies; Il faut: une obscurité totale, une température comprise entre 5 °C et 12 °C, une hygrométrie supérieure à 96 %, une ventilation légère et surtout une tranquillité maximale car l’espèce est très sensible aux dérangements. En Europe, l’espèce est en net déclin. En France un recensement mené en 1997 comptabilisait 25 000 individus répartis dans 1 200 gîtes d’hibernation dont 50 % pour les régions Bretagne, Pays de Loire et Poitou-Charentes.
* Murin à moustaches.
* Murin à oreilles échancrées.
* Murin de Bechstein.
* Murin de Daubenton.
* Murin de Natterer.
* Oreillard roux.
* Petit rhinolophe.

Arbres remarquables[modifier | modifier le code]

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[14], il y a un arbre remarquable sur la commune qui est un poirier sauvage.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 29/09/2008.
  2. Chambre Régionale d'agriculture de Poitou-Charente - 2007
  3. Le Patrimoine des communes de la Vienne en 2 tomes – Edition FLOHIC – 2002 – (ISBN 2-84234-128-7)
  4. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 219
  5. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. (INSEE- 2008)
  11. a, b et c Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  12. Agreste – Enquête Structure 2007
  13. Secrétariat scientifique de l'inventaire des ZNIEFF, DREAL Poitou-Charentes , 2011
  14. Poitou-Charentes Nature, 2000