Moi (psychanalyse)

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Le moi (das Ich) est une instance psychique de la seconde topique freudienne qui se différencie de celles du ça et du surmoi. Il est plus vaste que le préconscient-conscient de la première topique. La notion de « moi » est présente chez Freud dès le début de son œuvre. Pour Jacques Lacan, le moi s'inscrit dans le registre de « l'imaginaire ».

Vue d'ensemble sur le moi en psychanalyse[modifier | modifier le code]

Traduction[modifier | modifier le code]

Le « Moi » ou le « moi » (sans majuscule) est la traduction d'usage adoptée en France pour das Ich[Notes 1] chez Freud qui forme pour cette instance de la seconde topique un substantif du genre neutre à partir du pronom personnel de la première personne du singulier ich (« je »). La traduction dépend par conséquent de la forme d'usage adoptée en psychanalyse selon les pays. En anglais, c'est la forme latine ego qui est employée[Notes 2].

Selon Alain de Mijolla, le mot allemand Ich « est demeuré ambigu, comme son usage dans les écrits freudiens », ce qui a pu rendre sa traduction problématique dans d'autres langues[1]. A. de Mijolla cite par exemple la critique de Bruno Bettelheim vis à vis de la traduction de Ich par ego dans la Standard Edition: « Traduire Ich par “ego”, c'est faire de ce mot un jargon qui n'exprime plus rien de l'engagement personnel que nous faisons quand nous disons “je” ou bien “moi” (Bettelheim, B., 1982) »[1]. Les premiers psychanalystes français ont d'abord hésité entre « ego » et « Moi » qu'ils ont finalement adopté de préférence à « Je »[1].

Aperçu historique[modifier | modifier le code]

Le terme vient de la philosophie et de la psychologie où il désigne « la personne humaine en tant qu'elle est consciente d'elle-même et objet de la pensée »[2]. Il réfère notamment à la philosophie allemande depuis le milieu du XVIIIe siècle[2].

Sigmund Freud le reprend pour désigner « en un premier temps le siège de la conscience ». Le moi va se trouver alors « dans un système de pensée appelé première topique » qui comprend le conscient, le préconscient et l'inconscient[2].

C'est « à partir de 1920 » que « le terme change de statut pour être conceptualisé comme une instance psychique dans le cadre d'une deuxième topique comprenant deux autres instances: le surmoi et le ça. Le moi est alors en grande partie inconscient »[2].

Selon Roudinesco et Plon, on assiste par la suite à « trois lectures divergentes » de la deuxième topique sur le moi: 1) la première où le moi est « conçu comme un pôle de défense ou d'adaptation à la réalité (Ego Psychology, annafreudisme) »; 2) la deuxième « immerge le moi dans le ça ». Le moi s'y « scinde en un moi et un je (sujet) », lequel sujet est « déterminé par un signifiant (lacanisme) »; 3) la troisième lecture enfin « inclut le moi dans une phénoménologie du soi ou de la relation d'objet (Self Psychology, kleinisme) »[2].

Le moi chez Freud[modifier | modifier le code]

Selon Laplanche et Pontalis, le « moi » est l'« instance que Freud, dans sa seconde théorie de l'appareil psychique, distingue du ça et du surmoi »[3].

Définition et évolution du concept chez Freud[modifier | modifier le code]

Dans le résumé introductif situé au début du long article « Moi » du Vocabulaire de la psychanalyse, Laplanche et Pontalis signalent d'emblée que « par rapport à la première théorie de l'appareil psychique, le moi est plus vaste que le système préconscient-conscient en ce que ses opérations défensives sont en grande partie inconscientes »[3]. Ils ajoutent que « du point de vue historique, le concept topique du moi est l'aboutissement d'une notion constamment présente chez Freud dès les origines de sa pensée »[3]. En raison de « deux théories topiques de l'appareil psychique », il est admis habituellement en psychanalyse que « la notion de moi ne prendrait un sens strictement psychanalytique, technique, qu'après ce qu'on a appelé le « tournant » de 1920 »[3]. Quand Freud, dans ses premiers écrits, parle de « moi », le terme désignerait alors « la personnalité dans son ensemble »[3].

Premières élaborations théoriques[modifier | modifier le code]

En fonction des recherches contemporaines de son temps « sur les “dédoublements de la personnalité”, donc sur les dissociations de la conscience », et du fait de sa pratique de l'hypnose, Freud avait d'abord placé « le Moi-conscience en position de juge actif dans les conflits à l'origine des symptômes psychopathologiques »[1].

Dans l'article sur les psychonévroses de défense (1894), l'aspect « défensif » du moi est souligné: Le Moi a pour tâche de « traiter la représentation inconciliable comme “non arrivée” »[1].

En 1895, dans l' Esquisse d'une psychologie scientifique, le Moi est décrit en termes biologiques « comme un ensemble de neurones destinés à contrôler les processus primaires et à éviter le déplaisir »[1].

Le moi dans la première topique[modifier | modifier le code]

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Dans la métapsychologie freudienne, depuis l'Esquisse[4] le terme, créé déjà par la philosophie était à disposition, désigne de manière plus ou moins précise la personnalité dans son ensemble. Le moi, nommé aussi "personne propre" pour désigner la personne ayant conscience d'elle même, ou "moi total"[5] est théorisé comme l'organisateur des mécanismes de défense. Dans l'Esquisse, Freud le décrit comme l'ensemble des investissements entre neurones « psy » présents à tel ou tel moment, au sein desquels un constituant permanent se sépare d'un constituant changeant. Plus tard, il est aussi l'instance qui intervient dans la dualité des pulsions sexuelles et d'autoconservation. Il est le représentant de ces dernières et fonctionne à leur service, c'est-à-dire en déclenchant le refoulement qui détourne la représentation psychique censurée et la renvoie dans l'inconscient.[réf. souhaitée]

Le moi dans la seconde topique[modifier | modifier le code]

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Dans la seconde topique, Freud dégage trois instances qui assurent une fonction précise dans l'appareil psychique : le Moi, le Ça et le Surmoi. Le moi englobe le conscient et le préconscient tout en étant en partie inconscient et en cela ils s'éloigne de la conception philosophique classique: le moi, considéré en tant que sujet de connaissance, est constitué en partie de ce qu'il ne peut pas savoir[6]. Le « Moi » possède deux facettes : le Moi idéal et l'Idéal du Moi. Le premier est celui qu'il aurait vécu les premières satisfactions narcissiques, celui de la "toute-puissance" à l’aube de la vie quand l'enfant "était lui-même son propre idéal". C'est ce moi idéal du narcissisme infantile que l'individu incarne lors de ses rêveries, c'est le surhomme auquel le Moi s'identifie alors qu'il accomplit des actions héroïques fantasmées (rêvées). L'Idéal du Moi est un absolu que l'individu tente ou non d'atteindre, mais considère comme étant l'incarnation de sa vision de l'Homme parfait (notion extrêmement relative et subjective). La fameuse phrase de Freud "Wo Es war, soll Ich werden" qui clôt la 31è des Nouvelles Conférences de 1932[7] laisse la possibilité à plusieurs traductions: Où était le Ça, le Moi doit advenir ; ou Là où était du ça, doit advenir du moi ;ou encore Où C'était, Je dois advenir ; traduisant plus ou moins le but de renforcer le Moi[8].

Le moi au temps de Freud et après Freud[modifier | modifier le code]

Le moi chez Melanie Klein[modifier | modifier le code]

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Melanie Klein n'a pas défini une notion du moi particulière, comme Freud a pu le faire : elle emploie souvent « moi » et « soi » de façon interchangeable[9] : sa naissance correspond dans sa théorie à l'accès à la position dépressive. Le Moi est l'instance qui distingue réalité interne et réalité externe. À l'origine, le nourrisson découvre sa mère comme objet total, et non comme fragments dispersés sans cohérence. Le Moi sera remanié tout au long de la vie, par des processus d'introjection et de projection, c’est-à-dire qu'il y aura la vie durant un travail d'appropriation et de rejet, par le biais d'identifications, comme l'identification projective.

La théorie du moi de Paul Federn[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paul Federn.

Très proche de Freud, Paul Federn s'engage néanmoins dans une révision de la théorie du moi à partir de la seconde topique freudienne, en marge des théoriciens de l'Ego psychology qui ne reconnaîtront pas ses travaux[10].

Le Moi chez Jacques Lacan[modifier | modifier le code]

Formation du Moi[modifier | modifier le code]

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Pour Lacan, l'imaginaire est « le registre du moi avec ce qu'il comporte de méconnaissance, d'aliénation, d'amour et d'agressivité dans la relation duelle »[11]. Le sujet se voit dans le Moi, qui n'est qu'un arrêt sur image de la fonction sujet. Sa formation implique une première triangulation, entre la mère, l'enfant et l'objet du manque, tous trois imaginaires. L'enfant est assujet, il est assujetti à sa mère. L'enfant en viendra à se reconnaître ailleurs, en l'Idéal du Moi, symbolique. Mais le Moi demeurera instance d'aliénation, de captation imaginaire.[réf. souhaitée]

Temporalité du Moi[modifier | modifier le code]

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  • C'est avec la constitution du Moi qu'apparaît le temps vécu du parcours subjectif, l'Histoire du sujet avec ses repères de passé, présent et futur.
Les événements psychiques seront dès lors décrits comme des mouvements du corps, et le langage usuel ne permet pas de décrire autrement le temps : c'est le parcours d'un corps à travers l'espace qui mesure pour nous le temps. Seul le langage mathématique, utilisé dans la physique relativiste par exemple, parvient à une description non intuitive du temps : dans l'intuition commune, « Je » (le Moi) viens du passé et « Je » vais vers l'avenir.
Ceci masque que le futur n'est qu'un futur antérieur (« j'aurai été »), et que l'histoire que le sujet va porter au compte de sa volonté, de son libre arbitre est le développement déjà déterminé d'une inscription présente à son insu dans les signifiants de sa demande et de son désir.
  • Ici, il nous faut définir le concept d'acte, bien différent du comportement observé chez l'animal, car lié à l'existence, chez l'homme, de la dimension du langage.
Agir, c'est « retraduire la Logique (du signifiant) dans le Lieu (du corps) ».
— Le corps existant dans le réel, il s'ensuit que tout acte fait apparaître du nouveau dans ce Réel.
— Mais du fait que l'acte est une répétition liée à des signifiants, à du Symbolique, il peut également être décrit comme réalisant de l'ancien.
  • Le Moi méconnaît qu'il n'est que le jouet de cette répétition signifiante. Il s'imagine exclusivement créateur de nouveau, agent de changement, architecte de l'univers subjectif. Il pense, au fil de ses actes, laisser le passé derrière lui, être en route vers l'avenir.
Il existe donc une distinction essentielle entre changement apparent (perçu dans la temporalité linéaire du Moi) et changement structural (celui qui met fin à la répétition). On comprendra alors mieux qu'un désir de changement (apparent) puisse n'être qu'une résistance de plus au changement (structural)[12].

Rapports du Moi avec le discours[modifier | modifier le code]

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  • La constitution du Moi est dépendante à tous les niveaux du langage.
  1. C'est le langage, à travers la demande des parents, qui conduit le sujet, pour trouver un signifié (le Moi) à ce signifiant particulier qu'est l'Idéal du Moi, à prendre comme référent l'image spéculaire (moi idéal).
  2. C'est ensuite le langage qui va fournir au Moi, instance imaginaire, tous ses mécanismes de défense, qui sont des figures de rhétorique, des tropes, exerçant sur le discours de l'inconscient (gouverné par les déterminations signifiantes du sujet) une censure au sens littéraire ou journalistique du terme[13].
  3. C'est enfin dans et par le langage que le corps fantasmé va parler : à travers les métaphores mettant en jeu l'image et la géométrie du corps, les pulsions partielles vont se satisfaire dans le cadre du fantasme, le Moi du sujet gardant l'illusion de conduire l'opération.
  • Lorsqu'une métaphore est énoncée, il importe de résister à la fascination qu'elle produit sur nous (effet de signifié, impression d'un sens plein, masquant le non-sens de toute figure de rhétorique). Il faut au contraire faire jouer l'effet de signification en considérant les associations qui s'y rattachent et qui peuvent rendre compte du surgissement de cette métaphore dans le discours. Ce point est développé dans l'article de Juan David Nasio : « Métaphore et Phallus » (in Démasquer le Réel de Serge Leclaire, Paris, Le Seuil).
  • L'important est alors de savoir que l'espoir de changement décrit en ces termes métaphoriques n'est qu'imaginaire et voué à l'échec, car la structure qui produit de tels fantasmes reste elle-même non modifiée quand ils cherchent à se réaliser sous forme d'actes.

En conclusion de ce rappel du fonctionnement du Moi pour Lacan, on peut dire :

  • que la notion d'identité à soi-même, entrant dans la définition de l'être pour la philosophie classique, reprise en psychiatrie à propos du sujet avec les termes de personne, d'individu, apparaît comme un leurre imaginaire.
  • que la genèse de ce processus d'identification rend par ailleurs compte de la méconnaissance de la dimension symbolique, qui caractérise tant la philosophie classique que l'explication réductionniste en psychiatrie.

Le Moi-Peau de Didier Anzieu[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moi-Peau.
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Deux principes psychanalytiques peuvent servir pour comprendre les fonctions du Moi-Peau, concept développé par Didier Anzieu. Le premier suppose que le psychisme du sujet et toutes ses fonctions se développent par étayage sur des bases biologiques et corporelles, desquelles il se différencie. Le second postule que dans le psychisme, tout comme dans le système nerveux, l’organe le plus récent ou le plus superficiel contrôle le fonctionnement du système dont il fait partie.

L'Egopsychology[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Egopsychology.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Freud écrit (das) Ich avec une majuscule parce que le pronom personnel est substantivé (Tous les substantifs s'écrivent avec une majuscule en allemand). La forme ich indique qu'il s'agit grammaticalement du cas-sujet (Nominatif).
  2. Le Vocabulaire de la psychanalyse (1967) de J. Laplanche et J.-B. Pontalis donne pour chaque concept leur traduction dans différentes langues européennes: l'allemand, l'anglais, l'espagnol, l'italien, le portugais.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e et f Alain de Mijolla, « Moi », Dictionnaire international de la psychanalyse (dir. A. de Mijolla), vol. 2, Paris, Hachette-Littérature, 2005, p. 1068-1075.
  2. a b c d et e Élisabeth Roudinesco et Michel Plon, Dictionnaire de la psychanalyse (1997), Entrée: « Moi », Paris, Fayard, 2011, p. 1009-1015.
  3. a b c d et e Jean Laplanche et J.-B. Pontalis, Vocabulaire de la psychanalyse (1967), entrée: « Moi », Paris, PUF, 8e éd.: 1984, p. 241-255.
  4. Sigmund Freud : Projet d'une psychologie (1895), in "Lettres à Wilhelm Fliess 1887-1904", PUF, 2006 (ISBN 2130549950)
  5. Dictionnaire freudien, (dir) Claude Le Guen, PUF, 2008, p.  880.
  6. Chemama Roland, Vandermersch Bernard, Dictionnaire de la Psychanalyse, Larousse, 2009, p. 354
  7. FREUD Sigmund, Nouvelles conférences d’introduction à la psychanalyse, [1933], Gallimard, Paris, 1984, p. 102.
  8. Danielle Eleb, « Là où était du ça, doit advenir du moi » (Freud) « Là où c’était, je dois advenir » (Lacan) [1]
  9. Robert D. Hinshelwood, « Moi », in Dictionnaire de la pensée kleinienne, Puf, 2000, coll. « Bibliothèque de psychanalyse », p. 396-398
  10. É. Roudinesco et M. Plon, Dictionnaire de la psychanalyse, Entrée « FEDERN Paul (1871-1950) — Psychiatre et psychanalyste américain », p.  444.
  11. Dictionnaire de la psychanalyse. Dictionnaire actuel des signifiants, concepts et mathèmes de la psychanalyse (sous la direction de Roland Chemama), entrée: « imaginaire » (article d'Edmonde Salducci), Larousse, 1993, p. 116.
  12. Extrait de la thèse de Jean-Jacques Pinto, psychanalyste et intervenant en argumentation à l'Université de Provence. Voir source dans la bibliographie.
  13. Lacan : "C’est là la raison pour laquelle une exhaustion des mécanismes de défense, aussi sensible que nous la fait un Fenichel (...), se manifeste, sans qu’il en rende compte ni même qu’il s’en rende compte, comme l’envers dont les mécanismes de l’inconscient serait l’endroit. La périphrase, l’hyperbate, l’ellipse, la suspension, l’anticipation, la rétractation, la dénégation, la digression, l’ironie, ce sont les figures de style (figurae sententiarum de Quintilien), comme la catachrèse, la litote, l’antonomase, l’hypotypose sont les tropes, dont les termes s’imposent à la plume comme les plus propres à étiqueter ces mécanismes. Peut-on n’y voir qu’une simple manière de dire, quand ce sont les figures mêmes qui sont en acte dans la rhétorique du discours effectivement prononcé par l’analysé ?. « L’instance de la lettre dans l’inconscient ou la raison depuis Freud » in Écrits, Paris, Seuil, 1966.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes-sources[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]