Laurent Gervereau

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Laurent Gervereau
Laurent Gervereau selfportrait.jpg
L'auteur en octobre 2013.
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Laurent Gervereau, né le à Neuilly-sur-Seine, est un plasticien, écrivain, documentariste et philosophe français .

Il consacre sa vie professionnelle à la promotion de l'histoire du visuel (ou « histiconologia »), à l'enseignement et à la direction d'institutions patrimoniales et de réseaux internationaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours de création[modifier | modifier le code]

Laurent Gervereau (né d'Annie Bost et Louis Gervereau) a vécu son enfance à Bobigny, puis son adolescence à Versailles (il passe du lycée de Drancy au lycée Hoche en classe de 5e), ce qui influence sa compréhension du monde.

Les créations plastiques et cinématographiques[modifier | modifier le code]

Très tôt attiré par différentes formes artistiques, au tout début des années 1970 il expose ses œuvres picturales à côté de surréalistes historiques (Alfred Courmes, Clovis Trouille, le surréalisme en Belgique et à Prague, Mirabelle Dors et Maurice Rapin), notamment au théâtre du Ranelagh en 1974-1975. Il se forge une conception du monde héritée des libertaires du XIXe siècle et de l'Internationale situationniste[1]. Il devient membre du Collège de 'Pataphysique avant l'occultation temporaire de 1975[2]. Proche de Noël Arnaud, il lui consacre plus tard son film intitulé Politically InKorect !.

En 1989, il anime un groupe et lance une revue avec Louis Rollinde : Les Peintres d'histoire, avec expositions à Naples, Paris et Hanovre[3], cherchant à combiner l'intime et l'interrogation de l'actualité planétaire. Il lance à cette occasion (décembre 1988) une série d'œuvres personnelles intitulée Téléphagies, qui sont des peintures d'images arrêtées de télévision présentées dans des boites-écrans. Face à l'accumulation indifférenciée des images, il prône la rareté et la difficulté à voir (La Disparition des images, 2003), combinant la possibilité d'interventions ou de productions artistiques avec la création de pièces uniques : Unik --titre en 2014 de l'inventaire de ses différentes séries de créations plastiques : Catalogue des œuvres plastiques retrouvées (1969-2014).

Après l'installation en 2014 de la sculpture monumentale à Hautefage (Corrèze, France) intitulée Cité des points de vue et la série d'expositions organisées en 2015-2016 à l'espace ECART rue Jacob à Paris (Granger, Le Ny, Metsoko, Montellier, Speedy Graphito), il a créé le premier "meuble philosophique" aux Sièges d'Argentat en juillet 2016 lors des Rencontres-Promenades : Fauteuil points de vue. Insistant sur la notion de cadrage du réel et la confrontation des regards, invitation à la tolérance, ces réalisations prolongent son œuvre philosophique et scientifique. Elles s'inscrivent dans une réflexion sur l'unicité, la rareté, et, plus généralement, la situation de l'un(e) dans la multitude (sa série d'œuvres intitulées 1-MULTI), au temps de la connexion/déconnexion : se connecter pour favoriser les échanges de réseaux horizontaux (multiterratv.net) et se déconnecter pour sortir du tout-marketing et des sociétés du contrôle. Il répugne à se vendre, considère toute apparence comme une interprétation ("tout vêtement est un déguisement"), et a un rapport ambivalent à la communication ("not an image" : je ne suis pas une image).

Ayant commencé à filmer dans les années 1970 (festival international du super 8...), il est l'auteur également de 8 films longs-métrages documentaires expérimentaux réalisés dans le cadre de ce qu'il nomme le « cinéma espresso » (sortie en salle au Reflet Médicis à Paris en janvier 2011 après plusieurs avant-premières en province, notamment dans les villes de la Métropole Rhin-Rhône[4] pour laquelle ils ont été réalisés). Le dernier, Spectateur --enfermement de plusieurs jours devant la télévision qu'il analyse-- a été co-réalisé avec Raphaël Minnesota / Raphaël Girault (par ailleurs collaborateur d'Agnès Varda).

Les créations littéraires[modifier | modifier le code]

Il commence sa saga romancée Humain planétaire dans la seconde moitié des années 1970, qui aboutira en 2001 à la parution chez Sens & Tonka de Ce livre n'est pas à lire, partie centrale du triptyque, choisi dans les 7 romans de la rentrée littéraire par le magazine Les Inrockuptibles et France Culture[5]. Cet ouvrage se situe dans la volonté de créer une littérature hybride multimedia dans des rapports locaux-globaux : le « crossmedialisme ». Les trois parties en sont : Défaut d'identité (rédigé dans les années 1970) ; Où suis-je ? (paru initialement sous le titre Ce livre n'est pas à lire) ; Mixplanet (écrit de 2002 à 2004). En 2011, paraîtra l'adaptation en bande dessinée du troisième volet du roman titré Mixplanet, qu'il réalise avec l'artiste chinois Xin Ye.

En avril 2018, il décide de résumer ses productions écrites en 4 volumes : Tome I. Humain planétaire, roman en 3 parties ; Tome II. Philosophie de la relativité et pensée locale-globale ; Tome III. Apprendre à voir : Histoire générale du visuel et décryptage des images ; Tome IV. De l'écologie matérielle et culturelle : biodiversité et culturodiversité.

L'animation d'aventures collectives[modifier | modifier le code]

Comme première initiative collective, il lance et dirige avec Guy Bodson, de 1977 à 1979, la revue[6] Aux poubelles de la Gloire[7]. Elle adopte une apparence ancienne en référence au Collège de 'Pataphysique avec des contenus liés aux thèses situationnistes. Elle sera présentée dans plusieurs expositions liées à l'Internationale Situationniste, dont Guy Debord. Un art de la guerre en 2013 à la Bibliothèque nationale de France. C'est ainsi que dans les années 1970 il acquiert et développe ses convictions libertaires et écologistes. Il les complète avec un sens de la relativité (Pour une philosophie de la relativité réunit en 2010 des textes divers antérieurs sur ce sujet), contre le relativisme (tout se vaut, donc rien ne vaut rien). Défenseur de l'écologie culturelle, il prône le respect de conceptions du monde différentes entre les continents avec des individus aux identités imbriquées et aux histoires stratifiées. Il affirme la nécessité d'une boussole éducative adaptée à l'environnement de chacune et chacun, qui permet le choix. Il refuse l'uniformisation (textes rassemblés parus en 2010 dans Ici et partout. Trois essais d'écologie culturelle) et stigmatise les emballements scientifiques, techniques ou commerciaux. Il continue ainsi la critique de la notion de progrès amorcée par Élisée Reclus en affirmant la nécessité d'évolution perpétuelle, de mouvement, de limites volontaires[8], dans une conscience de tri rétrofuturo (ce qu'on garde, là où il faut innover et les innovations néfastes) au sein d'un contexte où s'opposent les plurofuturos (ayant une conception pluraliste et voulant faire évoluer l'existant) et les monorétros (défendant une seule vision du monde, née autrefois, à imposer partout). Tout cela est résumé dans son livre, publié en 2016, Le Progrès est une erreur[9] avec les 16 engagements volontaires des Multiterriennes et des Multiterriens.

En juillet 2015, constatant la déconnexion à l'œuvre en France par rapport aux pouvoirs centraux, il lance une initiative locale-globale à Argentat-sur-Dordogne : les rencontres-promenades « Histoires de passages »[10], qui mettent en valeur les savoirs et les créations dans tous les domaines, apiculture, histoire de l'art, agronomie, science politique, gastronomie ou musique, grâce à une économie du don, de l'échange, de la gratuité. Pour la première édition, le dessinateur Cabu réalisa là sa dernière affiche. Après "Les utopies réalisées" en 2016, le thème de l'édition 2017 fut : "Rallumons les Lumières !" Pétillon composa l'image et les participations furent nombreuses et diverses : Speedy Graphito qui expose et peint un mur, Louis Winsberg à la guitare, une évocation d'Alexandre Grothendieck, une exposition rétrospective de Mandryka autour du concombre masqué (premier super-héros végétal), une avenue Roland Topor, la présentation de la "Porte du musée imaginaire" (sculpture géante faisant référence à l'invention de cette expression par André Malraux en 1943 à Saint-Chamant), du miel de la Maronne à déguster, l'artiste transmedia YAK avec ELYX...

L'édition 2018 (19-22 juillet) est titrée "connecter / déconnecter" avec une image d'Alain Le Quernec et plusieurs innovations : le lancement des Escapades d'Histoires de Passages... (rendez-vous disséminés dans l'année), les Trésors d'Histoires de Passages...(des œuvres publiques monumentales offertes par les artistes jalonnant le pays d'Argentat) et Histoires de Passages... off (le parrainage de manifestations hors du parcours des plus de 50 événements en 4 jours). L'édition 2018 poursuit une programmation diverse,[non neutre], autant autour des croqueurs de pommes, d'une peinture grand format ("L'Art c'est ?" avec des définitions variées) créée par Villeglé sur structure mobile pour ensuite servir à des séances gratuites d'histoire du visuel dans les villages, de jazz manouche avec Tchiquito Lambert, de Gilles Clément et Marc Dufumier, d'une exposition d'Eugénie Bachelot, de films de Jacques Perconte ou autour de Dziga Vertov, de ruches écologiques, d'un mur inventé par Emilie Sajot qui était venue en 2017 avec Speedy Graphito, de gastronomie en dégustant des "poux" préparés et commentés par Régine Rossi-Lagorce, d'un grand moment avec une "avenue Henri et Marinette Cueco" en présence de la famille avec des interventions de Pierre Bergounioux et Pascal Ory...

En 2019, le thème sera : "Le réveil des villages".

Les créations musicales[modifier | modifier le code]

En mars 2017, il invente le label musical mOm (maronne Oceans muzik), lié au studio construit à Hautefage et diffusé par multiterratv.net. Dans un principe local-global, les morceaux composés fonctionnent sur des collages musicaux avec agencements de textes et sons. Il sort, sous le pseudonyme de Mister Local-Global, le premier album du label en juillet 2017 ("BOTAziK") composé de 14 chansons toutes écrites, conçues et dites par lui avec des collaborations variées pour la musique : Areski, Catherine Le Forestier, Stan Refet, Michel Dintrich, Claude et Yann Molenat, Gaëtan Neuville. En août 2017, il crée avec le guitariste de jazz manouche Tchiquito Lambert la chanson "T-mania[11]" (pour "Terrorist-Mania") écrite au moment des attentats de Barcelone (17 et 18 août). Elle critique la starisation médiatique du terrorisme.

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Après avoir travaillé dans des librairies et au Crédit Agricole, il prend le 1er octobre 1978 un poste précaire dans un musée. Cette activité aura deux conséquences : sa forte implication dans la transformation internationale des institutions patrimoniales ; son choix de se consacrer scientifiquement à l'étude de tous types d'images en s'apercevant que 98 % des collections du musée où il travaillait n'étaient étudiées par personne. Il se spécialisera dans l'histoire mondiale de la production visuelle humaine, discipline qu'il nommera « Histiconologia ».

Après des études de droit, de sciences politiques et d'histoire de l'art, à l'Institut d'études politiques de Paris et à l'École du Louvre, interrompues pour travailler, il reprend ses études dans les années 1980, pour des raisons administratives, dans le cadre d'un DEA sur les représentations dans l'affiche politique française, qu'il passe en 1988 sous la direction de Marc Ferro à l'EHESS. Il privilégie ensuite l'écriture de livres.

Les musées[modifier | modifier le code]

Il devient en 1991 conservateur du Musée d'Histoire contemporaine, qui dépend de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine. Sa carrière est atypique puisque, entré le 1er octobre 1978 à la BDIC, il est gardien et magasinier jusqu'à devenir conservateur général en 2014. Il fonde en 1991 l'Association internationale des musées d'histoire, qu'il préside pendant 14 ans[12]. Il y fonde et préside le Conseil européen des musées d'histoire et le Conseil français des musées d'histoire. Parallèlement, en 1992, il crée avec Fabrice d'Almeida, Antoine de Baecque, Laurence Bertrand Dorléac, Philippe Buton, Christian Delporte, David El Kenz, Thomas Michael Gunther, Orsula E. Koch, Michael Nicolaïev, Sarah Wilson, le Groupe d'études sur l'image fixe, qui popularise notamment les expressions « image fixe » et « images mobiles ». Sous sa direction, le GEIF devient le groupe L'image assorti d'une revue bilingue diffusée par Gallimard en France et l'université Harvard. Des colloques internationaux en jalonnent l'histoire (« Où va l'histoire de l'art contemporain ? », « Peut-on apprendre à voir ? », puis « Quelle est la place des images en histoire ? » avec Christian Delporte), comme la création de sites internet (imagesmag, imageduc, primages) et de cédéroms (collection [décrypter les images]).

Au Musée d'histoire contemporaine, il rassemble des chercheurs de différentes obédiences, des personnalités politiques et culturelles de tous bords. Il mène des opérations comparatistes avec des partenaires d'autres pays (La Course au moderne, France et Allemagne des années 1920, Les Sixties : France et Angleterre des années 1960...). Il traite de sujets délicats avec toujours des co-commissariats et des livres-bilans collectifs qui donnent le dernier état des recherches : Images de 1917 en 1987 (où il réalise une importante étude sur la propagande par l'image en 1914-1918), Mai-juin 68 en 1988, La propagande sous Vichy en 1991, La France en guerre d'Algérie en 1992, Images et colonies en 1993, L'affaire Dreyfus et le tournant du siècle en 1994, La Déportation - le système concentrationnaire nazi en 1995, l'histoire de l'immigration (Toute la France en 1998), Un siècle de manipulations par l'image en 2000... Il promeut des regards sur des pays étrangers comme l'espace yougoslave sur un siècle ou la Russie et l'URSS. Il traite de supports alors méprisés ou insuffisamment étudiés : affiches politiques en France et dans le monde, dessins de presse (De de Gaulle à Mitterrand , histoire du dessin de presse en France sous la Ve République en 1989), histoire de la télévision (La Grande aventure du petit écran en 1997), photographies de guerre (Voir / ne pas voir la guerre en 2001)... En 1997, il défend, avec un comité prestigieux présidé par Jacques Julliard, la création d'un musée du XXe siècle. Ce comité comprend : Maurice Agulhon, Jean-Pierre Azéma, Jean-Jacques Becker, François Bédarida, Serge Berstein, Jean-Denis Bredin, Jean-Marie Cavada, Alain Decaux, Marc Ferro, Robert Frank, René Girault, Alfred Grosser, Stanley Hoffmann, Jean-Noël Jeanneney, Jack Lang, Jacques Le Goff, François Léotard, Pierre Milza, Pierre Nora, Jean d’Ormesson, Pascal Ory, Mona Ozouf, Jack Ralite, René Rémond, Jean-Pierre Rioux, Michel Rocard, Sergio Romano, Henry Rousso, Hermann Schäfer, Philippe Séguin, Jean-François Sirinelli, Christoph Stölzl, Rudolf von Thadden, Hubert Tison, Maurice Vaïsse, Simone Veil, Michel Winock. Ce projet n'ayant pas abouti, en 2001 il succède à Antoine de Baecque à la tête du musée du cinéma-Henri Langlois à la Cinémathèque française.

En 1995, il organise au Musée d'histoire contemporaine l'exposition et le livre La Déportation - le système concentrationnaire nazi, co-dirigés avec François Bédarida. Un grand bilan historique est réalisé et il travaille à un article sur les représentations de la Déportation et leurs évolutions dans le temps accompagné d'un entretien avec Boris Taslitzky. C'est la première exposition-bilan sur cette question réalisée dans un partenariat franco-allemand avec le Deutsches Historisches Museum de Berlin et la participation à égalité de spécialistes allemands et français dans le livre. Simone Veil soutient l'initiative et inaugure la manifestation accompagnée de sa sœur Denise Vernay. De nombreuses personnalités ont participé au conseil scientifique de façon active, dont Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle-Anthonioz ou Anise Postel-Vinay. À la demande de Simone Veil, Laurent Gervereau intègrera plus tard le conseil scientifique de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah (bien qu'il considère ce mot "Shoah" comme anachronique). Il le quittera en 2007 quand Simone Veil elle-même renonce à ses fonctions de présidente. Il fait partie par ailleurs de nombreux conseils scientifiques (centre de recherches du Château de Versailles où il co-dirige Le Musée révélé sur les collections de peinture, camp du Struthof, musée de la mine de Lewarde, Musée-château des ducs de Bretagne à Nantes...). Il conseille aussi les musées à l'étranger, comme lorsqu'il organise au Cap en Afrique du Sud en 2001 un grand colloque de 3 jours pour aider les musées sud-africains à se transformer et qu'il rencontre Nelson Mandela qui inaugure un mémorial.

Dans le cadre de l'Association internationale des musées d'histoire, il mène des congrès thématiques mondiaux à partir de 1992 tous les deux ans jusqu'en avril 2004 au Brésil (Comment organiser un monde multipolaire ?) et pilote EUROCLIO, opération sur le patrimoine et l'histoire européenne soutenue pendant quatre ans (1999-2003) par la Commission européenne et faisant participer tous les pays de l'Union européenne et au-delà. Il crée le Réseau des Musées de l'Europe, bâtit la revue d'histoire comparatiste Comparare avec Jacques Le Goff, Eric Hobsbawm, Carlo Ginzburg, Rudolf von Thadden, Bronislaw Geremek. Il rassemble ses réflexions dans un essai Vous avez dit musées ? Tout savoir sur la crise culturelle (CNRS Éditions). Depuis la session de Turku en Finlande du 15 au 17 septembre 2006, il est membre du Parlement Européen de la Culture (ECP/European Cultural Parliament).

Les images[modifier | modifier le code]

Pour ce qui concerne les images, ses productions sont très nombreuses.

Tenons-nous en à quelques étapes :

  • l'ouvrage de méthode plusieurs fois réédité Voir, comprendre, analyser les images (La Découverte) ;
  • Histoire du visuel au XXe siècle (Points Seuil) ;
  • avec Cabu, la bande dessinée pour enfants Le Monde des images. Comprendre les images pour ne pas se faire manipuler (Robert Laffont) ;
  • le Dictionnaire mondial des images (Nouveau monde, réédité en poche) ;
  • Ces images qui changent le monde (Seuil) ;
  • Images, une histoire mondiale (Nouveau monde/CNDP) ;
  • après Un siècle de manipulation des images (Somogy/BDIC), Inventer l'actualité.La construction imaginaire du monde par les médias internationaux (La Découverte) ou La Guerre mondiale médiatique (Nouveau monde) à partir du Baromètre européen des médias qu'il a mis au point avec une équipe internationale dans le cadre du programme imageduc, l'exposition et le livre Les images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public (d'éducation culturelle).

Le 16 juillet 1997, à l'université du Kent à Canterbury, acceptant la demande du professeur David Welch, il est chargé de faire la réponse solennelle sur les questions de médias et de propagande à Michel Rocard, qui est alors nommé docteur honoris causa.

Membre de nombreux comités scientifiques, il est choisi comme Président d'honneur lors du 10e anniversaire du prix Artemisia, qui récompense des femmes créatrices de bandes dessinées, dont la remise intervient le 12 janvier 2017 juste avant le festival d'Angoulême.

Il préside l'Institut des images et dirige avec la Ligue de l'Enseignement le portail d'éducation culturelle : www.decryptimages.net. Sur ce site, il crée en juillet 2013 le vidéomagazine culturel mensuel : « decryptcult ».

En 2016, il y conçoit l'exposition téléchargeable et le livre de synthèse : L'histoire mondiale des images. S'initier en 10 étapes-repères.

Ayant promu l'histoire mondiale du visuel, il décide en 2016 de donner sa bibliothèque et ses archives sur ce sujet au Musée de l'Image (Epinal, France).

En novembre 2017, il alerte sur un enjeu pédagogique crucial : Apprendre à voir. Pourquoi tant de cécité dans les enseignements au XXIe siècle ? A l'ère de l'ubiquité, de la multiplication des images, des manipulations et du complotisme, il incite ainsi à une révolution dans les enseignements à tout âge car "apprendre à voir est aussi important qu'apprendre à lire".

L'écologie[modifier | modifier le code]

En 2004, il est nommé à la direction du patrimoine culturel et des documentations de l'école d'ingénieurs l'Agro (AgroParisTech). Il y fonde en 2005 le musée du Vivant (premier musée international sur l'écologie et le développement durable et le réseau mondial à l'UNESCO lors du congrès au Te Papa Museum en Nouvelle-Zélande : Ecology and Sustainable Development Network). Il écrit Une histoire générale de l'écologie en images (les rapports des humains et de l'environnement depuis la Préhistoire) et dirige en 2012 avec Christian Delporte le colloque international « Patrimoine de l'écologie et écologie du patrimoine » et sa publication. Il est vice-président de la Fondation René-Dumont[13], défenseur de l'écologie culturelle et auteur avec Marc Dufumier d'un appel (2015) pour une Cité de l'écologie - René Dumont. Historien de l'écologie, il conçoit en 2016 pour le Musée du Vivant-AgroParisTech avec Cécile Blatrix l'exposition et le livre TOUT VERT ! Le grand tournant de l'écologie (1969-1975), bilan sur le passage de l'écologie scientifique à l'écologie politique quand apparaissent toutes les grandes problématiques contemporaines. Il codirige avec Cécile Blatrix le CIRE (Centre Interdisciplinaire de Recherches sur l'Écologie, dont le dessinateur Cabu a créé le logo).

En septembre 2016, il ouvre la télévision en ligne multiterratv.net, destinée à donner d'autres angles de vue à l'information et à être un média-relai (sous-titre : "local-global lab") pour beaucoup d'expressions variées locales et sur la planète. Ce site publie par ailleurs les 16 engagements des Multiterriennes et Multiterriens, prises de conscience individuelles et pour le devenir collectif. Le 3 juin 2017, en réponse à la décision du président des États-Unis Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat, il crée le label « Earth-Village / Village-Terre », défendant la biodiversité et la culturodiversité, thème du colloque dont il est à l'origine les 15 et 16 novembre 2017 à AgroParisTech avec le musée du Vivant et la fondation René-Dumont.

Il conçoit en 2017 à Argentat sur Dordogne le "Nuage Vert / Green Cloud - musée mobile Vallée de la Dordogne", dont il préside le Conseil scientifique et qui associe les pouvoirs locaux et les forces vives en liaison avec les Rencontres-Promenades "Histoires de Passages...". Le sous-titre du musée mobile --définissant son projet culturel-- est : "Comprendre et défendre la biodiversité et la culturodiversité".

Philosophie et politique[modifier | modifier le code]

Il est par ailleurs sensibilisé depuis l'enfance à l'altérité. Il est en effet un descendant direct du créateur de la Fondation John Bost, qui accueille et soigne des personnes (enfants, adolescents, adultes et seniors) souffrant de troubles psychiques et de handicaps physiques et/ou mentaux, ainsi que des personnes âgées dépendantes. Cela a bien sûr une influence sur l'élaboration de la philosophie de la relativité. Il accepte également de constituer et de présider en 2008 le conseil scientifique de l'institut sur les fous littéraires et artistiques (I.I.R.E.F.L). Le 1er avril 2009, à son initiative, a lieu à la Bibliothèque nationale de France une journée sur les fous littéraires et artistiques, qui est ouverte par son court-métrage inédit : Ouf (12 minutes). Par ailleurs le 4 mars 2017, a lieu l'inauguration d'une nouvelle institution à La Force près de Bergerac dont il a conçu le projet et dont il préside le conseil scientifique : la Maison John et Eugénie Bost - un musée pour comprendre la différence (maisonbost.com). Placée par lui sous cet appel à "comprendre la différence", cette institution pluridisciplinaire et gratuite appartient à la Fondation John Bost. L'originalité du musée est d'être la carte d'un territoire et d'inviter à circuler dans ces lieux ouverts, de provoquer des rencontres avec un parcours d'expositions évolutives auxquelles participent les résidents. La première exposition a été consacrée en 2017 à : Francis Masson, le Calder de La Force. Plusieurs livres sont sortis à cette occasion, dont La Saga Bost (Labor et Fides), co-dirigé par Patrick Cabanel et Laurent Gervereau, qui retrace les persécutions sous Louis XIV de la famille originaire de Beaumont-lès-Valence et la fuite à Genève, la diaspora sur plusieurs continents et des personnages forts comme Pierre Bost (écrivain et scénariste avec Jean Aurenche), Jacques-Laurent Bost, ami de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, ou le chanteur Renaud.

En avril 2018, la Maison John et Eugénie Bost - un musée pour comprendre la différence inaugure une exposition et publie un livre sur : Une chaise à roulettes. Partant d'un sujet minimal, il s'agit de porter une réflexion, curieusement inédite, sur l'évolution de ces chaises et fauteuils roulants qui sont désormais si importants dans notre quotidien. Elle est développée grâce à des recherches de fond d'Anne Nardin sur l'histoire des fauteuils roulants et de François Albera sur leurs représentations au cinéma et à la télévision. En avril 2018 est lancée aussi, sous sa direction, avec la Ligue de l'Enseignement (sur les sites decryptimages.net et maisonbost.com) une exposition gratuite téléchargeable en ligne de diffusion massive : Voir / ne pas voir les "handicaps". Elle est une première synthèse, aidée des meilleurs spécialistes, pour comprendre sur la longue durée à la fois la façon dont on a considéré ces questions et aussi l'évolution de leurs représentations. La Fondation John Bost la publie sous forme de livre avec l'abondante iconographie qu'il a rassemblée. En 2019, est organisé un colloque international, un livre chez Liénart et des expositions sur L'art brut existe-t-il ?.

Toutes ces réalisations s'inscrivent dans le cadre d'une réflexion d'ensemble. Refusant en effet les attitudes nostalgiques et mortifères, Laurent Gervereau ne cesse depuis le début des années 2000 de promouvoir des concepts pour aider à comprendre les nouveaux enjeux planétaires et agir : le local-global, mais aussi les choix rétro-futuro, les spectateurs-acteurs au temps de la surabondance et de l'invisibilité, la philosophie de la relativité contre l'uniformisation par la norme, les identités imbriquées, l'Histoire stratifiée, les monos ou les multi, le mouvement perpétuel contre la volonté d'arrêter l'Histoire, le média-terrorisme et les sociétés du contrôle, le darwinisme philosophique face au morcellement autarcique et communautariste, l'écologie culturelle et le génocide culturel, etc. Il prend en 2010 la direction du See-socioecolo Network[14], fondé au Brésil et au Canada, mettant en avant les nécessités de liberté, de justice et de durabilité dans une dimension locale-globale. Surnommé depuis des années « Mister Local-Global », il publie en 2012 : Le Local-Global. Changer soi pour changer la planète. Il insiste dans ce livre sur la priorité partout d'un retour au local avec parallèlement une structuration planétaire indispensable autour d'un Pacte commun évolutif. Méfiant par rapport aux idéologies fermées, de même que Guy Debord réfutait un "situationnisme" pour parler de l'action de "situationnistes", il ne veut pas souscrire à un "localglobalisme" pour évoquer des points de vue locaux-globaux défendus par des individus faisant le choix de la multiplicité.

En 2015, il résume une partie de ses thèses dans l'ouvrage : BE MULTI ! Vivre local-global ou le nécessaire dépérissement des nations et s'emploie à défendre concrètement la diversité. Pour lui en effet, par-delà toute religion, idéologie ou philosophie, la frontière entre les humains sépare désormais les tolérants et les intolérants, celles et ceux qui prônent une science expérimentale, critique et évolutionniste avec une liberté de convictions individuelles (les MULTI) et les partisans d'un dogme intangible à imposer partout (les MONOS). Dans ce sens, sa vision du monde dépasse les questions de classement par l'argent ou l'origine culturelle pour s'ouvrir à la capacité de mouvement et de choix dans la recherche d'un épanouissement individuel et collectif, quels que soient les paramètres locaux et globaux.

Enfin, il réalise des interventions artistiques dans les villes sur des thèmes différents, comme celle commencée en 2012 à Hong Kong : Economy is a belief[15] démarrant la campagne mondiale « Résistance des savoirs / Knowledge is beautiful », dont le but est de réévaluer les savants et les créateurs comme modèles sociaux contre l'idéologie de la consommation addictive favorisée par des génocides culturels sur tous les continents.

Le Dictionnaire mondial des images[modifier | modifier le code]

Jacques Le Goff a écrit dans le journal Le Monde du 15 décembre 2006 à l'occasion de la sortie du Dictionnaire mondial des images

« Président de l'Institut des images, Laurent Gervereau publie un ouvrage appelé à faire date. Il a réuni une équipe d'une qualité exceptionnelle, qu'il s'agisse d'artistes et d'intellectuels confirmés ou de brillants jeunes chercheurs, autour d'un concept d'image. On sait que l'on considère que, depuis les dernières années du XXe siècle, l'humanité est entrée dans ce qu'on appelle l'ère des images. La somme présentée par Gervereau est dans la ligne des travaux qui ont apporté depuis vingt-cinq ans une contribution de premier ordre à l'objectif Voir, comprendre, analyser les images, titre d'un ouvrage précédent de l'historien (La Découverte, première édition en 1994), et s'inscrit dans sa réflexion sur un nouvel objet de la culture humaine, le visuel, auquel il a également consacré un volume (Histoire du visuel au XXe siècle, « Points histoire », Le Seuil, 2000). (...) Aujourd'hui nous serions entrés avec en particulier Internet dans l'« ère du cumul » et cet ouvrage semble être la première tentative globale pour pénétrer dans ce nouveau domaine de l'image mondialisée et globalisée. »

Œuvres[modifier | modifier le code]

Publications d'ouvrages[modifier | modifier le code]

La liste des publications recense les livres personnels et ceux signés avec d'autres auteurs ; elle ne prend pas en compte les directions de revues — depuis Aux poubelles de la Gloire commencée en mars 1977 —, ni les directions d'ouvrages, ni les articles publiés.

  • Législatives 1986. Les affiches de la campagne électorale, Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1986.
  • Le Couteau entre les dents. 70 ans d'affiches communistes et anticommunistes en France. 1919-1989 avec Philippe Buton, Paris, Éditions du Chêne, 1988, (ISBN 978-2851085641).
  • La Propagande par l'affiche. Histoire de l'affiche politique en France, 1450-1990[16], Paris, Syros-Alternatives, 1991, (ISBN 978-2867385933).
  • [collectif] Rêver demain. Utopies, science-fiction, cités idéales avec Yolène Dilas et Thierry Paquot, Paris, Syros-Alternatives, 1994, (ISBN 978-2841461080).
  • Voir, comprendre, analyser les images, coll. Guides repères, Paris, La Découverte, 1994 (1re édition) — rééd. 2004, (ISBN 978-2707142993).
  • Terroriser, manipuler, convaincre ! Histoire mondiale de l'affiche politique, Paris, Somogy, 1996, (ISBN 978-2850562495).
  • (avec Christian Delporte), Trois Républiques vues par Cabrol et Sennep, Paris, Musée d'histoire contemporaine-BDIC, 1996
  • (avec Marie-Hélène Joly), Musées et collections d'histoire en France, Paris, Association internationale des musées d'histoire/Direction des musées de France, 1996
  • Guernica. Autopsie d'un chef-d'œuvre, Paris, Paris-Méditerranée, 1996, (ISBN 978-2842720049).
  • Topor. Le Dictionnaire, Paris, Alternatives, 1998 — réédité en version augmentée sous le titre (Presque) tout Topor, Paris, Alternatives, 2005, (ISBN 978-2862274560).
  • Les Images qui mentent. Histoire du visuel au XXe siècle, Paris, Seuil, 2000 — nouvelle édition augmentée : Histoire du visuel au XXe siècle, coll. Histoire, Paris, Points-Seuil, 2003, (ISBN 978-2020554671).
  • Un siècle de manipulations par l'image, Paris, Somogy-BDIC, 2000, (ISBN 978-2850563928).
  • Ce livre n'est pas à lire, coll. 10/vingt, Paris, Sens & Tonka, 2001, (ISBN 978-2845340251).
  • Critique de l'image quotidienne. Asger Jorn, coll. Diagonales, Paris, Cercle d'art, 2001, (ISBN 978-2702206256).
  • L'Envers des sens avec Gérard Aimé, Nathalie Kristy et Véronique Willemin, Paris, Syros-Alternatives, 2001, (ISBN 978-2862272757).
  • La Disparition des images, Paris, Somogy, 2003, (ISBN 978-2850566417).
  • Ces images qui changent le monde, Paris, Seuil, 2003, (ISBN 978-2020558112).
  • Ce matin, je me réveille encore..., coll. 10/vingt, Paris, Sens & Tonka, 2003, (ISBN 978-2845340664).
  • Le Monde des images. Comprendre les images pour ne pas se faire manipuler, bande dessinée, illustration de Cabu, Paris, Robert Laffont, 2004, (ISBN 978-2221101254).
  • Inventer l'actualité. La construction imaginaire du monde par les médias internationaux, coll. Cahiers libres, Paris, La Découverte, 2004, (ISBN 978-2707143150).
  • Halte aux voleurs d'avenir ! [devenez plurofuturos ou un peu de lecture pour regarder le monde autrement], Paris, Plurofuturo/www.gervereau.com, 2005 — remanié et mis en ligne gratuitement en 2010, puis en 2015 avec une édition papier.
  • Laurent Gervereau (s./dir.), Dictionnaire mondial des images, coll. Opus Magnum, Paris, Nouveau Monde éditions, 2006 — réédition en poche en 2010, (ISBN 978-2847365139).
  • Vous avez dit musées ? Tout savoir sur la crise culturelle, coll. Carré des sciences, Paris, CNRS Éditions, 2006, (ISBN 978-2271064806).
  • Montrer la guerre ? Information ou propagande, coll. Pôle photo, Paris, Isthme éditions/Canopé/Historial de la Grande Guerre (Péronne), 2006, (ISBN 978-2912688637).
  • La Guerre mondiale médiatique, Paris, Nouveau Monde éditions, 2007, (ISBN 978-2-84736-248-0).
  • D'après nature. Sciences et fantasmes depuis le XVIe siècle, Paris, Alternatives, 2007, (ISBN 978-2862275352).
  • Images, une histoire mondiale, préfacé par Jean-Yves Moirin, Paris, Nouveau Monde éditions/CNDP, 2008, (ISBN 978-2847363623).
  • La Guerre sans dentelles, Paris, Skira-Flammarion/Musée du Château de Versailles, 2009, (ISBN 978-2081227590).
  • Pour une philosophie de la relativité, Paris, Plurofuturo, 2010, (ISBN 978-2919331024).
  • L'Homme planétaire, Paris, Plurofuturo, 2010, (ISBN 978-2919331000).
  • Ici et partout. Trois essais d'écologie culturelle, Paris, Plurofuturo, 2010, (ISBN 978-2919331031).
  • Rien à voir, Paris, Plurofuturo, 2010, (ISBN 978-2919331048) — roman policier autour des événements du 11 septembre 2001.
  • Je suis pluriel, Paris, Plurofuturo, 2010, (ISBN 9782919331017).
  • Mixplanet, bande dessinée illustrée par Xin Ye, Paris, Plurofuturo, 2011, (ISBN 978-2-919331-05-5).
  • Les Images mentent ? Manipuler les images ou manipuler le public, Paris, Plurofuturo, 2011, (ISBN 978-2919331079).
  • Une histoire générale de l'écologie en images, Paris, Plurofuturo, 2011, (ISBN 978-2919331086).
  • Le Local-global. Changer soi pour changer la planète, Paris, Plurofuturo, 2012, (ISBN 978-2919331093).
  • Cabu à la ville, Cabu aux champs, Paris, Musée du vivant-AgroParisTech, 2014, (ISBN 9781291877021)
  • Unik. Catalogue des œuvres plastiques retrouvées (1969-2014), Paris, Plurofuturo, 2014, (ISBN 978-2919331116).
  • Tu es plurofuturo ?, Paris, Plurofuturo, 2015, (ISBN 978-2322016969) — livre en 4 langues : français, anglais, chinois, arabe.
  • René Moreu. Célébrer la nature, résister à l'aveuglement, Paris, Musée du vivant-AgroParisTech, 2015
  • Be Multi ! Vivre local-global ou le nécessaire dépérissement des nations, Paris, Plurofuturo, 2015, (ISBN 9782919331130).
  • Parti de rien, je suis arrivé nulle part, Paris, Plurofuturo, 2015, (ISBN 978-2919331123).
  • Halte aux voleurs d'avenir !, Paris, Plurofuturo, 2016, (ISBN 978-2919331154).
  • L'Histoire mondiale des images. S'initier en 10 étapes-repères, Paris, Plurofuturo, 2016, (ISBN 978-2-919331-16-1).
  • Le progrès est une erreur. Limites dynamiques, mouvement perpétuel et tri rétro-futuro, Paris, Plurofuturo, 2016, (ISBN 978-2-919331-18-5)
  • Apprendre à voir. Pourquoi tant de cécité dans les enseignements au XXIe siècle ?, Paris, Plurofuturo, 2017, (ISBN 978-2-919331-20-8)
  • Tome I. Humain planétaire (roman), Paris, Plurofuturo, 2018, (ISBN 978-2-919331-22-2)
  • Tome II. Philosophie de la relativité et pensée locale-globale, Paris, Plurofuturo, 2018, (ISBN 978-2-919331-23-9)
  • Tome III. Apprendre à voir : Histoire générale du visuel et décryptage des images, Paris, Plurofuturo, 2018, (ISBN 978-2-919331-24-6)
  • Tome IV. De l'écologie matérielle et culturelle : biodiversité et culturodiversité, Paris, Plurofuturo, 2018, (ISBN 978-2-919331-25-3)
  • Voir / ne pas voir les "handicaps" (dir.), La Force, Fondation John Bost, 2018, (ISBN 978-2-900921-01-2)

Réalisation de documentaires[modifier | modifier le code]

Huit films longs métrages ont été réalisés (h 45 en moyenne) avec des collaborateurs différents. Cinq sont sortis en salles en janvier 2011[17].

  • 2010 : L'Info est-elle comestible ? Réalisé avec la collaboration de Cyril Stern[18].
  • 2011 : À travers les utopies. Réalisé avec la collaboration de Basile Remaury. Road movie entre France et Suisse sur des lieux d'utopies anciennes pour transformer la vie aujourd'hui
  • 2011 : La fabrique des images hybrides Plongée dans le Japon avec une enquête à Hiroshima et la censure des images de la bombe puis, à travers Tezuka, les mangas et les films, l'histoire de la construction d'une culture mainstream mondialisée
  • 2011 : La pauvreté, c'est quoi ? Réalisé avec la collaboration d'Alban de Chambrun. Seuls les Maliennes et les Maliens parlent : ils montrent la relativité planétaire et la lutte contre l'uniformisation dans une longue enquête à travers tout le pays, de Bamako à Kayes, Ségou ou Mopti, du pays Dogon à Tombouctou.
  • 2011 : Où sont les déchets ? Co-réalisé avec Othello Vilgard. Film expérimental à travers l'Inde, quasiment sans paroles, pour réfléchir aux questions de pollution, aux rejetés de la société (Adivasis considérés comme non humains), à la conception de la vie et de la mort.
  • 2013 : En attendant l'hiver... Réalisé avec la collaboration avec Emmanuel Chirache. Tourné à l'extrême nord du Nunavik avec les habitants, ce film montre des Inuit décidés à garder leurs traditions (chasse, pêche, propriété collective) à l'heure de graves changements climatiques.
  • 2013 : Politically InKorect ! Réalisé avec la collaboration avec Jean-Hugues Berrou et Emmanuel Chirache. Sur Noël Arnaud, Dada, Jarry, Picasso, Jorn, Duchamp, Debord, Vian, l'Oulipo...[19].
  • 2014 : Spectateur. Co-réalisé avec Raphaël Minnesota / Raphaël Girault. Laurent Gervereau s'enferme 24 heures devant la télévision et analyse ce qu'il voit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dissoute en 1972 par Debord.
  2. Le Collège revient au jour en 2000.
  3. Institut français de Naples en mai 1994, galerie Pascal Gabert à Paris en octobre 1994, au Kubus de Hanovre en juin 1996.
  4. http://www.metropolerhinrhone.eu
  5. Les Inrockuptibles no 301, 21 août 2001
  6. influencée à la fois par les théories du Collège de 'Pataphysique et celles de l'Internationale situationniste
  7. Bibl. : (ISSN 0399-9440).
  8. Concept résumé dans son livre ultime (choisi comme étant le dernier) : Laurent Gervereau Mister Local-Global, Le progrès est une erreur. Limites dynamiques, mouvement perpétuel et tri rétro-futuro, (voir Biblio).
  9. Laurent Gervereau, Le Progrès est une erreur. Limites dynamiques, mouvement perpétuel et tri rétro-futuro, Paris, Pluro-futuro, , 44 p. (ISBN 978-2-919331-18-5)
  10. « Programme du 16 au 19 juillet 2015 », dans histoiresdepassages.com, site officiel, en ligne.
  11. maronne Oceans muzik (mOm), « T-Mania by Mister Local-Global », (consulté le 10 avril 2018)
  12. http://www.iamh-aimh.org
  13. « Hommage à René Dumont », sur fondationdumont.com (consulté le 10 novembre 2012)
  14. http://www.see-socioecolo.com
  15. une heure d'entretien en anglais sur Radio Hong Kong dans World Vibes le 10/11/2012
  16. Notes bibliographiques par Jean-Paul Gourévitch, in Revue française de sciences politiques, 1991, volume 41, numéro 4, p. 582-583.
  17. Distribution : www.adav-assoc.com
  18. Enquête dans les médias de Paris et de province avec un regard sur la Suisse et l'Allemagne dans le but de comprendre la crise en cours.
  19. Suite d'entretiens inédits avec Noël Arnaud, personnage oublié mais central : voilà le chaînon manquant – et longtemps caché – entre Dada et les situationnistes (conférence avec Guy Debord en 1957) ou Fluxus, en passant par le surréalisme clandestin pendant la guerre et Cobra (entretien inédit avec Constant).

Liens externes[modifier | modifier le code]