André Gunthert

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André Gunthert
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André Gunthert en 2013.
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André Gunthert, né en 1961, est maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il occupe la chaire d'histoire visuelle. Historien des cultures visuelles, il est spécialiste d'histoire de la photographie et de l'édition illustrée. Fondateur de la revue Études photographiques (1996-2017), animateur du Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine (Lhivic, 2005-2016)[1] qui constitue la première équipe de recherche française consacrée au champ des Visual Studies et du média scientifique collaboratif Culture visuelle (2009-2014), il participe au développement des études visuelles francophones.

Biographie[modifier | modifier le code]

André Gunthert soutient en 1999 à l'EHESS un doctorat en histoire de l'art intitulé « La conquête de l'instantané. Archéologie de l'imaginaire photographique en France, 1841-1895 »[2] sous la direction de Louis Marin puis de Hubert Damisch.

De 1989 à 2001, il est chargé de cours en tant que doctorant puis postdoc dans les universités de Paris VIII, Paris III, à l’École nationale de la photographie d’Arles et à l’université de Mannheim. Il est élu en 2001 maître de conférences à l’EHESS.

Auteur de nombreux articles et ouvrages consacrés à l’histoire des pratiques de l’image, son premier livre est consacré à Albert Londe : L’Instant rêvé, préfacé par Louis Marin. En 1996, il traduit la Petite histoire de la photographie de Walter Benjamin. En 2007, il codirige avec Michel Poivert L'Art de la photographie[3] aux éditions Citadelles-Mazenod (prix de l'académie des Beaux-Arts). Ses recherches portent en particulier sur la « révolution technologique » constituée par l'arrivée de l'image instantanée au XIXe siècle. Il poursuit actuellement ses recherches sur les nouveaux usages de l’image numérique et les usages ordinaires des images.

En 2005, il crée son premier blog consacré aux études visuelles, intitulé Actualités de la recherche en histoire visuelle (1001 billets, 2005-2009). En janvier 2007, il co-signe une tribune intitulée Le droit aux images à l'ère de la publication électronique avec Didier Rykner, Jean-Baptiste Soufron, Giovanni Careri et Corinne Welger-Barboza.[4]. En 2009, il lance un média collaboratif d'enseignement et de la recherche nommé Culture visuelle, composés de divers carnets de chercheurs dans la discipline, puis Totem (250 billets, 2009-2014) et L'Atelier des icônes (384 billets, 2009-2014). Ouvert en , L'Image sociale prend la suite des blogs précédents en proposant, tel un carnet de recherche, une extension publique de ses séminaires de recherche[5] en s'inspirant de leurs fonctionnements. Dans son approche il défend l'idée d'analyser l'ensemble d'images car, "à ses yeux la photographie, le cinéma ou la télévision forment une seule « culture visuelle » au sein de laquelle on peut repérer des motifs récurrents"[6].

Associé au sauvetage et au redressement de la plus ancienne association de photographes, la Société française de photographie, il y occupe les fonctions de secrétaire général (1993-2005), en relance le Bulletin dès 1994 puis fonde en 1996 la revue Études photographiques[7] dont le dernier numéro, le no  35, paraît au printemps 2017, la revue s'arrêtant pour des raisons économiques comme il l'explique dans son billet de blog, « Études photographiques, Clap de fin »[8].

Depuis 2015, il présente ses réflexions au travers de chroniques pour le Fisheye Magazine[9] et, depuis 2017, sur le site d'Arrêt sur images sur Le regard oblique [10][source insuffisante].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'Instant rêvé, Albert Londe, avec Denis Bernard, préface de Louis Marin, Nîmes, éd. Jacqueline Chambon, 1993
  • L'Art de la photographie[11], avec Michel Poivert (dir.), Paris, éd. Citadelles-Mazenod, 2007 — prix de l’Académie des beaux-arts
  • Paris 14-18. La guerre au quotidien. Photographies de Charles Lansiaux, avec la collaboration d’Emmanuelle Toulet, Paris, Paris Bibliothèques, 2014
  • L'Image partagée. La photographie numérique[12], Paris, Textuel, 2015

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Laboratoire d'histoire visuelle contemporaine - LHIVIC | Centre national des arts plastiques », sur cnap.fr, (consulté le 26 mars 2018).
  2. « La conquête de l'instantané. Archéologie de l'imaginaire photographique en France, 1841-1895 » sur issuu.com.
  3. André Gunthert et Michel Poivert, voir sur son blog : parution de L'Art de la photographie, Actualités de la recherche en histoire visuelle, 15 octobre 2007.
  4. André Gunthert et Didier Rykner, « Le droit aux images à l'ère de la publication électronique », sur Images Re-vues, (consulté le 21 mai 2020).
  5. « Séminaires 2017-2018 », L'image sociale,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mars 2018).
  6. Xavier Molénat, « André Gunthert, ethnographe du LOL », sur Sciences Humaines (consulté le 21 novembre 2020)
  7. « Études photographiques », sur revues.org, Société française de photographie (consulté le 16 août 2020).
  8. Voir sur imagesociale.fr.
  9. « Fisheye Magazine | Un magazine de photo qui parle de société », sur Fisheye Magazine (consulté le 20 mars 2018).
  10. Voir arretsurimages.net, juillet 2017.
  11. Traduction italienne par L. Cetti, Electa, Milan, 2008 ; traduction espagnole par M. Garcia, Lunwerg, Barcelone, 2009.
  12. « L’image partagée », sur L'image sociale, (consulté le 16 août 2020).

Liens externes[modifier | modifier le code]