Argentat

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Argentat
Les quais de la rive gauche d'Argentatdepuis le pont de la République.
Les quais de la rive gauche d'Argentat
depuis le pont de la République.
Blason de Argentat
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Argentat
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Argentat
Statut Commune déléguée
Maire délégué Jean-Claude Leygnac
2017-2020
Code postal 19400
Code commune 19010
Démographie
Gentilé Argentacois
Population 2 977 hab. (2014)
Densité 133 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 05′ 39″ nord, 1° 56′ 19″ est
Altitude Min. 166 m – Max. 441 m
Superficie 22,41 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Argentat-sur-Dordogne
Localisation

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Argentat

Argentat (Argentat en occitan) est une ancienne commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les « Argentacois » et les « Argentacoises ». La ville est traversée par la rivière Dordogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située dans le Massif central, au confluent de la Maronne avec la Dordogne, elle se trouve à l'extrémité sud de la faille d'Argentat. À l'est, la commune est bordée par le Doustre, et à l'ouest elle est arrosée par la Souvigne.

La cité d'Argentat se situe aux confins de trois régions, le Limousin, l'Auvergne et le Quercy, sur la Dordogne après que celle-ci ait traversé des gorges profondes de façon impétueuse. Argentat se trouve dans la partie ouest de la Xaintrie petit pays du Bas-Limousin.

De cette situation géographique découle l'intérêt de la ville : passage de la Dordogne d'une part, et port de trafic fluvial important vers Bergerac et Libourne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Argentat[1]
Saint-Chamant Saint-Bonnet-Elvert, Saint-Bazile-de-la-Roche Saint-Martial-Entraygues
Neuville Argentat[1] Hautefage
Monceaux-sur-Dordogne La Chapelle-Saint-Géraud

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Protohistoire[modifier | modifier le code]

Dès l'époque gauloise, un oppidum perché sur une hauteur voisine, le Puy-du-Tour, contrôle le gué d'une voie protohistorique reliant l'Armorique à la Méditerranée.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Après la conquête romaine, s'établit dans la plaine, la villa gallo-romaine du Longour, domaine tourné vers la culture, proche de la Dordogne.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Période mérovingienne[modifier | modifier le code]

Aux temps mérovingiens, un atelier monétaire fonctionne et facilite les échanges commerciaux.

Période carolingienne[modifier | modifier le code]

Sous les Carolingiens, Argentat est le siège d'une vicairie, circonscription territoriale où sous l'autorité du comte, un vicaire administre la justice.

Dès le Xe siècle, Argentat est connu comme prieuré et cure en ville murée. La ville dépend d'un seigneur religieux, le prieur de Carennac et d'un seigneur laïc, le vicomte de Turenne.

Moyen Âge classique[modifier | modifier le code]

Avare de ses droits la vicomté ne concède aucune charte de libertés et la communauté locale doit se contenter, jusqu'en 1615, de syndics paroissiaux pour la gérer. Toutefois, les Turenne concédèrent à la ville dès 1263, un marché important le jour de la Saint-André, qui passe pour être la foire la plus ancienne du Bas-Limousin.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Argentat prit parti pour les Huguenots, ce qui induit une situation des plus troubles pendant un demi-siècle.

Au XVIIe siècle, avec la Contre-Réforme et l'établissement successif des Récollets et des Clarisses vers 1633, des Ursulines en 1637, les luttes s'apaisent peu à peu. À l'annexion de la vicomté à la Couronne (1738), Argentat devint siège d'une subdélégation de l'intendance de Limoges.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville a connu un essor économique important aux XVIIIe et XIXe siècles grâce à la batellerie effectuée par des gabares appelées localement courpet, qui a permis l'acheminement de richesses (essentiellement du bois sous forme de merrain-douves de chêne pour la tonnellerie et de carassonne-échalas de vigne) vers la région bordelaise[2]. Cette activité périclita à la fin du XIXe siècle, à la suite des épidémies de phylloxéra qui ravagèrent les vignobles, et de l'inauguration de la ligne de chemin de fer du PO-Corrèze entre Tulle et Argentat en 1904 (cette ligne resta en activité jusqu'en 1970).

Au début du XXe siècle culmina une activité d'extraction, avec l'exploitation de mines de charbon, qui fermèrent dans les années 1930[3].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Argentat

Son blasonnement est : D'azur à deux clefs adossées d'argent posées en pal et entrelacées par l'anneau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 1989 13 février 2014 René Teulade PS Vice-président du conseil général, sénateur, ancien ministre
14 février 2014 29 mars 2014 François Bretin PCF Maire par intérim à la suite du décès de René Teulade
conseiller général du canton d'Argentat (2011-2015)
29 mars 2014 en cours Jean-Claude Leygnac LR Maire, conseiller départemental

Jumelages[modifier | modifier le code]

Argentat a développé des associations de jumelage avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 977 habitants, en diminution de -2,46 % par rapport à 2009 (Corrèze : -0,83 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 850 2 574 2 629 2 822 3 121 3 029 3 156 3 318 3 535
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 520 3 435 3 449 3 350 3 380 3 304 3 262 3 087 3 093
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 801 2 830 2 895 2 578 2 539 2 560 2 620 3 241 3 451
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 196 3 256 3 371 3 234 3 189 3 125 3 111 3 052 2 977
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006 [9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La Maison du Patrimoine[10].
  • L'église Saint-Pierre[11].
  • Le couvent des Récollets, fondé au début du XVIIe siècle.
  • La croix des gabariers.
  • Le quai maçonné Lestourgie XIXe siècle avec jolie promenade, sur la rive droite de la Dordogne.
  • Le couvent des Clarisses, 7 rue des Clarisses.
  • L'hôtel de Turenne, la " Raymondie ", 13 rue des Clarisses.
  • La chapelle édifiée à la fin du XIXe, rue des Clarisses.
  • La rue Porte-Basse.
  • La maison natale du général Delmas.
  • La maison Filliol (XVIe), ancien relais de poste
  • Le manoir de l'Eyrial (1457).
  • Le château Neuville, dénommé aussi château Fénelon, .
  • Le château du Bac : façade XVIIIe siècle, pigeonnier XVIe siècle.
  • La Chapelle-aux-Plats, ancienne paroisse fusionnée avec la commune d'Argentat. Son château appartenait à une branche de la famille de Pestels.
  • Le Barrage d'Argentat et le château du Gibanel
Argentat et son barrage depuis le Roc Castel
  • Pont sur la Maronne
Pont sur la Maronne à Argentat

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Philatélie[modifier | modifier le code]

Un timbre postal, d'une valeur de 4,40 francs, dessiné par Ève Luquet et représentant le quai Lestourgie et les belles maisons rénovées d'Argentat a été émis le 18 juin 1994[12],[13].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Galerie photos[modifier | modifier le code]

La Gabarre d'Argentat

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédéric Pesteil, Eusèbe Bombal, un précurseur argentacois, Tulle, Mille Sources, 2015.
  • Jacques Patureau, Les mines de charbon d'Argentat, Tulle, Mille Sources, 2001.
  • Eusèbe Bombal, "La haute Dordogne et ses gabariers", avant-propos de Henri Soudeille, illustrations de Simone Hymon, biobibliographie de Daniel Borzeix, éditons "Les Monédières", 1981 (édition originale de 1903).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Office du tourisme du pays d'Argentat, Historique de la ville d'Argentat
  3. Jacques Patureau (2001), Les Mines de charbon d'Argentat (Corrèze), Ed. de l'Esperluette, 2012 (ISBN 979-1090784079).
  4. Déclaration à la préfecture de la Corrèze du comité de jumelage Argentat - Sakal site du journal Officiel
  5. Jumelage Argentat - Bad König sur le site Les échos limousin d'Argentat
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. La Maison du Patrimoine sur le site de l'Office du tourisme du pays d'Argentat
  11. Église Saint-Pierre d'Argentat
  12. Le timbre
  13. Description sur Wikipédia

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Argentat est la première ville de la région de kanto dans les jeux pokemon Or HeartGold et Argent SoulSilver

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]