École des hautes études en sciences sociales

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EHESS
Image illustrative de l'article École des hautes études en sciences sociales
Nom original École des hautes études
en sciences sociales
Informations
Fondation 1947 (VIe section de l'EPHE)
Fondateur Lucien Febvre
Type Grand établissement
Régime linguistique Français
Budget 60 millions d'euros
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 10″ N 2° 22′ 19″ E / 48.836073, 2.37204748° 50′ 10″ Nord 2° 22′ 19″ Est / 48.836073, 2.372047
Ville Paris, Marseille, Toulouse, Lyon
Pays Drapeau de la France France
Direction
Président Pierre-Cyrille Hautcœur
Chiffres clés
Enseignants-chercheurs 250
Chercheurs 500
Étudiants 3 000
Niveau 2e et 3e cycle
Divers
Affiliation PSL
Site web ehess.fr

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(Voir situation sur carte : France)
EHESS

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
EHESS
Porte d'entrée. Maison des sciences de l'homme, 54 boulevard Raspail, Paris 6e (bâtiment en chantier)

L'École des hautes études en sciences sociales (ou EHESS) est un grand établissement français ayant pour mission l'enseignement supérieur et la recherche en sciences sociales (entendues de manière large). Elle est l'héritière de la VIe section de l'EPHE Son statut de grand établissement lui permet de procéder à un recrutement sélectif de ses étudiants. L'EHESS est membre de Paris Sciences et Lettres.

L'EHESS est issue de l'École pratique des hautes études, EPHE, fondée en 1868 sous l'impulsion de Ernest Renan et Victor Duruy pour introduire en France les pratiques allemandes de la formation à la recherche par la recherche et notamment le format du séminaire de recherche. L'EHESS correspond à la VIe section de l'EPHE Sciences Economiques et Sociales (l'EHESS comprend donc les sciences sociales au sens large, dans la définition que l'on trouve dans les pays anglo-saxons: les sciences économiques, politiques, communicationnelles et juridiques sont incluses dans le champ des sciences sociales). Cette VIe section devint autonome en 1975 sous l'impulsion notamment de Fernand Braudel, de Jacques Le Goff et de la Fondation Rockfeller.

La mission de l'EHESS est la recherche et la formation à la recherche dans les différentes sciences sociales : l'histoire, l'archéologie, la sociologie, les statistiques, le droit, le droit comparé, les sciences politiques, la démographie, les sciences économiques, la finance, l'anthropologie (anthropologie historique, anthropologie sociale, anthropologie politique, etc.), l'ethnologie, la géographie, la philosophie, la psychologie, la sémiologie, la linguistique, la théorie littéraire, l'histoire de l'art (théories des arts, des images, de la photographie), etc. À ce titre, l'EHESS représente une institution unique dans l'univers universitaire français.

En raison de travaux de désamiantage du 54 boulevard Raspail, depuis décembre 2011, l’École, son administration, certains laboratoires de recherche, ainsi que la Maison des sciences de l’homme se sont installés dans un immeuble loué 190-198 avenue de France, Paris XIIIe. Ils réintégreront leur siège historique en 2017. Une partie des centres de recherche déménageront en 2019 au sein de la Cité des Humanités et des Sciences-Sociales-Campus Condorcet.

L'EHESS est également implantée hors de Paris, spécialement à Marseillela Vieille Charité), à Lyon et à Toulouse. Elle y a contribué à la fondation de la Toulouse school of economics et de l'École d'économie d'Aix Marseille en partenariat avec le CNRS et les universités.

À Paris également, son activité est très largement partenariale, une dizaine de ses trente deux unités de recherche ayant une autre tutelle universitaire (parmi lesquelles les universités Paris 1, Paris 5, Paris 7, Paris 13, le Collège de France, l'École normale supérieure, l'École pratique des hautes études). Elle est au centre de l'École d’économie de Paris dite Paris School of Economics (PSE) avec l'ENS Ulm, l'ENSAE, l'ENPC et l'Université Paris 1. Elle est par ailleurs en partenariat avec de grandes institutions du monde entier.

Après avoir joué un rôle important en 2011 dans la création du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) HeSam Université, l'EHESS s'en est séparé pour cause de divergence stratégique et a rejoint fin 2014 la nouvelle association Paris Sciences et Lettres (PSL).

Histoire[modifier | modifier le code]

C'est par un décret du 3 novembre 1947[1] qu'est créée la VIe section de l'École pratique des hautes études dite des « sciences économiques et sociales ». Cette création répondait après une longue maturation à un besoin exprimé dès la création de l'EPHE et exprimé plusieurs fois dans l'entre-deux-guerres, celui de regrouper les sciences sociales. Charles Morazé et Lucien Febvre purent mener à bien cette tâche grâce à l'appui financier de la Fondation Rockefeller[1]. Malgré l'intérêt qui semble avoir été manifesté par Georges Gurvitch[2], grande figure de la sociologie de l'époque, la section est finalement dirigée d'abord par l'historien Lucien Febvre puis, à partir de la mort de celui-ci en 1956, par Fernand Braudel. Cette institution, dirigée et organisée par des historiens, devient un centre exceptionnel de réflexions interdisciplinaires et méthodologiques dans les années 1960. Fernand Braudel élabora au milieu des années 1950 avec Gaston Berger le projet d'une Maison des sciences de l'Homme qui put être réalisé grâce à un financement de la Fondation Ford et accueillir tardivement et progressivement les diverses équipes de recherche disséminées dans le quartier latin dans les locaux actuels du boulevard Raspail[1]. La section développe un recrutement plus tourné vers la recherche et l'international. Jacques Le Goff succède en 1972 à Fernand Braudel.

En 1975, la VIe Section s'émancipe administrativement de l'École pratique et devient l'École des hautes études en sciences sociales dotée du statut d'établissement public » et habilitée à délivrer des doctorats d'État. Elle abrite désormais un grand nombre de centres de recherche couvrant l'ensemble des sciences sociales. ch, conférence annuelle réunissant le personnel de l'école. En 1984, l'EHESS devient grand établissement, comme l'EPHE ou le Collège de France.

Depuis le 24 novembre 2012, son président est Pierre-Cyrille Hautcœur.

Particularités dans le paysage de l'enseignement et de la recherche[modifier | modifier le code]

L'EHESS ne délivre pas de licence[modifier | modifier le code]

Spécificité très particulière dans le paysage de l'enseignement français l'EHESS (tout comme l'EPHE) ne sélectionne des étudiants qu'à partir du niveau d'entrée en Master, il n'y a pas de licence à l'EHESS.

Les Sciences Sociales sont entendues dans un sens très large[modifier | modifier le code]

À l'origine l'EHESS est la Section Sciences Economiques et Sociales de l'EPHE, le nom a été simplifié en École des HAutes Études en Sciences Sociales: Ainsi à l'EHESS on peut étudier les sciences cognitives, la finance, l'économétrie, le droit social islandais mais aussi le droit fiscal et des affaires français.

L'EHESS est un petit établissement au regard du nombre de ses étudiants[modifier | modifier le code]

Si l'on se fonde sur le nombre d'étudiants à l'EHESS, il s'agit d'un établissement particulièrement petit : 3000 étudiants c'est 500 étudiants de plus que l'ENS Ulm, à peu prés autant que l'École Polytechnique mais 14 fois moins que l'Université Paris 1,11 fois moins que l'Université Paris X, 4 fois moins que Science-Po et 3 fois moins que l'Université Dauphine.

Un chercheur pour six étudiants[modifier | modifier le code]

Le taux de chercheurs par étudiants est incomparable : il y a un chercheur pour six étudiants (3000 étudiants et 500 chercheurs).Une très grande partie des étudiants de l'EHESS sont des étudiants en doctorat.

Plus de 50% des étudiants viennent de l'étranger[modifier | modifier le code]

Le taux d'étudiants étrangers est particulièrement intéressant puisqu'il a atteint 50% en 2004 pour dépasser ce taux ensuite[3].Il y a donc aujourd'hui plus d'étudiants internationaux à l'EHESS que d'étudiants français ce qui est l'aboutissement d'un long travail d'ouverture à d'excellents étudiants du monde entier.

Une tradition intellectuelle renouvelée[modifier | modifier le code]

Depuis sa création l'EHESS a toujours été au cœur des débats intellectuels mais surtout grâce au format particulier des séminaires de l'EHESS (l'enseignant partage avec les étudiants le fruit de ses recherches au fur et à mesure de leur avancements), elle a été au cœur de la construction de paradigmes fondamentaux dans le champ des sciences sociales éconimiques et juridiques.Par exemple des auteurs comme Aron, Barthes et Derrida ont eu une influence profonde sur l'EHESS.

Elle est aujourd'hui plus que jamais au cœur des débats en philosophie (Gauchet, Manent, Manin etc.), en science-politique (Rosanvallon et Touraine par exemple), en économie (Piketty et Tirole notamment)..

Les activités: les "sciences sociales" entendues dans un sens large[modifier | modifier le code]

La philosophie[modifier | modifier le code]

L'EHESS est un lieu d'enseignement et de recherche de visibilité internationale en ce qui concerne la philosophie et particulièrement la philosophie analytique et la philosophie politique et morale.

Les sciences de la cognition[modifier | modifier le code]

Avec l'Institut Jean Nicod (EHESS/ENS/CNRS), l'EHESS est un centre excellence pour l'étude des sciences cognitives.

La démographie[modifier | modifier le code]

Lié à l'INED et au cœur du célèbre laboratoire EHESS-Cassini (dite "base EHESS-Cassini), l'EHESS est l'un des principaux centre de recherche français en matière d'études démographiques quantitatives.

L'histoire[modifier | modifier le code]

Une pratique de l'histoire qui s'enrichit par les débats[style à revoir][modifier | modifier le code]

L'EHESS a toujours été au cœur des débats sur l'évolution de l'histoire. Ce qui a fait la force de cet établissement c'est la possibilité que dans un même lieu puissent débattre mais surtout échanger des conceptions de l'analyse historique très différentes. Ces différences ont, grâce à de riches débats, été un moteur de la façon de penser l'histoire depuis 40 ans.

Lucien Febvre et Fernand Braudel étaient issus de l’École des Annales, courant dominant l'histoire en France dans l'entre-deux-guerres, mais contesté par la montée des sciences humaines et le structuralisme naissant. Cette opposition va surtout permettre un enrichissement: Sous les critiques de Claude Lévi-Strauss en particulier, ils vont intégrer les nouveaux apports de la sociologie et de l'ethnologie.

À l'histoire longue, non-événementielle, mise à l'honneur par les Annales (et qui allait jusqu'à prôner le concept d'« une histoire dont le passage est presque imperceptible ») se sont opposé au cœur de l'EHESS des partisans d'une histoire politique et ce particulièrement au moment où se déroulaient les guerres d'émancipation coloniale.

Les travaux de Fernand Braudel, Le Roy Ladurie et des autres historiens qui les entourent vont avoir une grande influence dans la recherche et l'enseignement officiel de l'histoire à partir des années 1960.

Les travaux de Jean-Marie Pesez vont contribuer à rénover la problématique et la méthodologie de l'archéologie médiévale, et à faire émerger en France la notion de « culture matérielle ».

La Nouvelle Histoire et le devoir de mémoire[modifier | modifier le code]

Tandis que se diversifient les activités de ce qui est devenu un des lieux les plus prestigieux de l'enseignement et de la recherche en sciences humaines en France, l'EHESS est durant les années 1970 le siège de la Nouvelle Histoire, attentive à l'évolution des mentalités promue par les historiens Jacques Le Goff et Pierre Nora.

L'EHESS a été un des pôles de réflexion sur le devoir de mémoire et l'importance de l'histoire pour analyser l'actualité, l'académicien Pierre Nora est un des directeurs d'étude de l'EHESS qui l'a montré mais il n'est pas le seul.

Les sciences des religions[modifier | modifier le code]

L'EHESS est, avec l'EPHE, au cœur de l'enseignement et de la recherche en sciences des religions de l'Institut Européen en Sciences des ReligionsLl'IESRe Master recherche mené par l'IESR est en effet cohabilité entre l'EPHE et l'EHESS et correspond au Master en Sciences des Religions phare de l'Université Paris Sciences et Lettres (auxquels EHESS, EPHE et IESR appartiennet). L'IESR a été créé par un arrêté du 26 juin 2002, à la suite des recommandations du rapport réalisé par le philosophe et médiologue Régis Debray sur « l’enseignement du fait religieux dans l’école laïque ».L'EHESS apporte dans cette coopération un accès mis sur l'approche comparative en sciences des religions (religions asiatiques, africaines, les trois religions monothéistes), les approches ethnographique et philologiques sont particulièrement valorisées.

L'anthropologie et l'ethnologie[modifier | modifier le code]

Avec Georges Balandier puis Marc Augé, une génération d'ethnologues héritiers critiques de la tradition coloniale française ont fondé à l'EHESS fonde la sociologie moderne des pays du tiers monde avant d'appliquer les méthodes de l'anthropologie à l'étude de leurs sociétés d'origine.

Les études politiques[modifier | modifier le code]

Le CESPRA, le Centre Raymond Aron (Aron enseigna à l'École des hautes études dans la section qui est aujourd'hui l'EHESS), compte des intellectuels de renommée internationale tels que Marcel Gauchet, Pierre Manent, Bernard Manin, Perrine Simon-Nahum, etc.

Le droit et le droit comparé[modifier | modifier le code]

Le Centre d'études des normes juridiques Yann Thomas (CENJ) et le Centre Georg Simmel (EHESS/CRNS) sont tournés vers la recherche et l'enseignement du droit, particulièrement en droit comparé (autant économique que social, administratif etc.), c'est l'un des seuls établissements français à proposer ce type d'enseignement. Ses enseignants jouissent dans ce domaine d'une renommée nationale (direction de grandes revues juridiques, nombreuses publications chez Dalloz etc.) mais sont également reconnus à l'international. D'ailleurs l'EHESS est au cœur d'un réseau d'excellence en ce qui concerne la recherche et l'enseignement en droit puisqu'elle collabore avec Paris 1, l'ENS Ulm, l'Université Roma Tre, etc.

La formation en droit proposée par l'EHESS permet à des étudiants d'avoir accès aux dernières recherches en droit et donc d'être au cœur des innovations dans ce champ d'étude [4]

La sociologie[modifier | modifier le code]

L'École compte dès son origine des sociologues de renom dans ses rangs comme Pierre Bourdieu, Luc Boltanski, Robert Castel ou Alain Touraine.

Mathématique appliquée et finance[modifier | modifier le code]

La formation de l'EHESS en mathématique est directement articulée avec les applications en sciences sociales, le Centre d'analyse et de mathématiques sociales jouissant d'une grande renommée pour ses innovations en la matière.

Les aires culturelles[modifier | modifier le code]

Des centres de recherche d'excellence comme le CASE (Asie du Sud Est), le CEAIS (Mondes indiens), le CCJ (Chine, Corée, Japon), le CERCEC (Russie et Europe centrale), le CETOBAC (mondes turcs), Mondes Américains, etc. donnent à l'EHESS une expertise et un enseignement de pointes au niveau international sur les questions politiques, économiques, sociales, historiques etc. relatives à l'Asie (l'EHESS a des liens étroits avec l'EFEO), le Moyen-Orient, l'Amérique latine, l'Europe de l'Est, la Russie, l'Afrique, l'Europe centrale et l'Amérique du Nord. Nombreux sont les étudiants de l'Inalco qui viennent étudier à l'EHESS.

Économie et économétrie, l'EHESS au cœur de PSE, TSE et de AMSE[modifier | modifier le code]

L'École a toujours eu pour priorité de permettre en son sein un réel débat sur les questions économiques. Ce débat est rendu possible par la proximité de chercheurs avec des institutions économiques et par la diversité des points de vue.

Dans ce sens, elle compte dès le début des économistes qui peuvent être en même temps conseillers pour l'État et les institutions et avoir une forte aura médiatique comme Jean Fourastié.

La diversité des points de vue a toujours été aussi une priorité avec par exemple des économistes marxistes dans ses rangs (comme Charles Bettelheim) côte à côte avec des économistes beaucoup plus conservateurs.

Dans les années 1970 et 1980, elle a joué un rôle crucial dans l'introduction de l'économie de modèle anglo-saxon, utilisant les modèles théoriques formalisés et les méthodes statistiques, avec des enseignants comme Louis-André Gérard-Varet, Jean-Jacques Laffont, François Bourguignon ou Roger Guesnerie, qui sont à l'origine des écoles d'économie de Marseille, Toulouse et Paris.

L'EHESS est membre fondateur de la Paris School of Economics, de la Toulouse School of Economics et de Aix-Marseille School of Economics, et est ainsi une institution de niveau mondial en économie. Jean Tirole prix Nobel d'économie 2014 y est d'ailleurs enseignant depuis 1995, comme Thomas Piketty, devenu directeur d'études à seulement 29 ans.

Scolarité: Des diplômes sélectifs après la licence[modifier | modifier le code]

Les deux livrets de l'étudiant à l'EHESS : le vert et le blanc. L'édition de 1982 ne comptait respectivement que 30 et 48 pages.

Depuis la réforme LMD, l'EHESS accueille des étudiants à partir du cursus de master. Pour intégrer l'établissement, le candidat titulaire au minimum d'une licence en sciences sociales doit avant tout être parrainé par un des directeurs de recherche, lequel présente la candidature à une commission qui statue sur dossier et, éventuellement, entretien. Le dossier doit faire état du parcours jusque-là réussi du candidat (notes et mentions universitaires ou cursus de grande école dans un domaine proche du master visé seront considérés) et la qualité du projet de recherche rédigé sera déterminante pour convaincre un directeur de recherche, puis la Commission, de l'admissibilité du candidat, en général alors confirmée par un ou plusieurs entretiens. Le statut de grand établissement permet ainsi une sélection rigoureuse des étudiants.

L'EHESS propose de nombreux masters. Elle comprend en 2010 six écoles doctorales, dont la principale, l'École doctorale de l'EHESS, regroupe la plupart de ses doctorants, tandis que dans des domaines particuliers ont été constituées des écoles doctorales cohabilitées (avec l'École normale supérieure, l'École des Ponts ParisTech, l'École polytechnique, l'Institut Mines-Télécom (Télécom École de Management), l'Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, et l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense).

L'École offre également un cursus sanctionné par son diplôme spécifique donnant accès aux études doctorales et aux concours de la fonction publique (Capes ou agrégation, Quai d'Orsay, École nationale d'administration notamment).

L'École accueille environ 3 000 étudiants sans compter les nombreux auditeurs libres, et plus de 200 thèses y sont soutenues par an[5]. L'admission en doctorat à l'École est sélective, elle se fait sur dossier et à partir d'un projet de recherche de qualité pour des étudiants ayant obtenu leur master.

Les étudiants intéressés par l'EHESS connaissent et apprécient le critère de formation à la recherche par la recherche ; cela constitue en plus de l'entrée sur dossier et souvent sur entretien une sélection claire qui permet de retenir des profils désireux d'approfondir une réflexion avec une méthode de recherche et des connaissances sérieuses. Les enseignements, qui sont des séminaires de recherche pointus et de qualité reconnue en France et à l'international, insistent beaucoup sur les références et les connaissances utiles pour éclairer le travail des étudiants.

Quelques membres de l'EHESS[modifier | modifier le code]

Actuels (2015)[modifier | modifier le code]

Les noms sans précision de fonction sont directeurs d'études[6].

Passés[modifier | modifier le code]


Quelques anciens élèves (doctorat)[modifier | modifier le code]

Centres de recherche de l'EHESS (2010)[modifier | modifier le code]

Un pôle édition.

Une partie des « centres » de l'EHESS est UMR ("Unité Mixte de Recherche" associée à des EPST (CNRS, IRD… ), ou des « équipes » d'UMR.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Centre Alexandre-Koyré - Centre de recherche en histoire des sciences et des techniques (CAK-CRHST) UMR8560 TUTELLES Principal : CNRS - Principal : EHESS PARIS - Secondaire MUSEUM NAT. HIST. NAT. - Secondaire CITE DES SCIENCES ET DE L'INDUSTRIE—Date de renouvellement : 01/01/2010 - Sections CNRS : 33 - Mondes modernes et contemporains ; 35 - Philosophie, histoire de la pensée, sciences des textes, théorie et histoire des littératures et des arts ; 32 - Mondes anciens et médiévaux.
  • Centre d’anthropologie sociale.
  • Centre d’archives de philosophie, d’histoire et d’édition des sciences (CAPHÉS).
  • Centre d'anthropologie religieuse européenne.
  • Centre d'archives de philosophie, d'histoire et d'édition des sciences.
  • Centre d'études juives.
  • Centre d'histoire et d'archéologie des mondes chrétiens et musulmans médiévaux.
  • Centre d'histoire et de théorie des arts (CHTA).
  • Centre de recherches historiques (CRH) UMR8558 CNRS-EHESS.
  • Études sociales et politiques des populations, de la protection sociale et de la santé.
  • Groupe d'anthropologie historique de l'Occident médiéval (GAHOM).
  • Centre d'anthropologie religieuse européenne (CARE).
  • Groupe d'anthropologie scolastique.
  • Groupe d'archéologie médiévale.
  • Groupe d'études hispaniques.
  • Groupe de recherche d'histoire arménienne « Monnaies, réseaux, politique ».
  • Groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire.
  • Groupe de recherches sur la vie intellectuelle contemporaine.
  • Laboratoire de démographie historique.
  • Centre de recherches politiques Raymond Aron (CRPRA) UMR8036 CNRS-EHESS.
  • Centre Louis Gernet (ex Centre de recherches comparées sur les sociétés anciennes).
  • Centre d'études urbaines.
  • Groupe de géographie sociale.
  • Histoire, temporalités, turbulences (programme de recherches interdisciplinaires).
  • Laboratoire d’histoire visuelle contemporaine.

Sociologie, psychologie, anthropologie sociale[modifier | modifier le code]

  • Anthropologie et linguistique (programme de recherches interdisciplinaires).
  • Biologie et société (programme de recherches interdisciplinaires).
  • Centre d'analyse et d'intervention sociologiques (CADIS).
  • Centre d'étude des mouvements sociaux (CEMS).
  • Centre d'étude des normes juridiques « Yan Thomas ».
  • Centre d'études interdisciplinaires des faits religieux (CEIFR).
  • Centre de linguistique théorique.
  • Centre de recherche médecine, sciences, santé et société (CERMES).
  • Centre de recherche sur la santé, le social et le politique.
  • Centre de recherches sur les arts et le langage (CRAL).
  • Centre de sociologie du travail et des arts (CESTA).
  • Centre de sociologie européenne (CSE).
  • Centre Quetelet Le nouveau centre français pour les données en sciences sociales (unité mixte de service).
  • Équipe fonctions imaginaires et sociales des arts et des littératures.
  • Genèse et transformation des mondes sociaux (GTMS).
  • Groupe de recherche apprentissage et contexte.
  • Groupe de recherche sur les savoirs.
  • Groupe de recherches sur l'Europe.
  • Groupe de sociologie politique et morale (GSPM).
  • Groupe de sociologie pragmatique et réflexive (GSPR).
  • Centre Norbert Elias (CNE) pôle de Marseille de l'EHESS, UMR8562 CNRS/EHESS/Université d'Avignon/ENS-LSH.
  • Institut interdisciplinaire d'anthropologie du contemporain (IIAC), UMR8177 CNRS/EHESS/Ministère de la Culture.
  • Institut Jean-Nicod UMR8129 CNRS/ENS/EHESS.
  • Institut Marcel Mauss UMR8178 CNRS/EHESS.
  • Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux - Sciences sociales, politique, santé (IRIS) - UMR 8156 EHESS-CNRS-Université Paris 13-Inserm
  • Laboratoire d'analyse secondaire et de méthodes appliquées à la sociologie - Institut du longitudinal (LASMAS-LIL).
  • Laboratoire d'anthropologie sociale (LAS) UMR7130 CNRS/Collège de France/EHESS.
  • Laboratoire de psychologie sociale et de psychologie de l'action.
  • Laboratoire de sciences cognitives et psycholinguistique.
  • Laboratoire de sciences sociales.
  • Médecine, santé et sciences sociales (programme de recherches interdisciplinaires).
  • Sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles (SHADYC).
  • Centre interdisciplinaire de recherche sur la paix et d'études stratégiques (CIRPES).

Aires culturelles[modifier | modifier le code]

Amériques
  • Centre d'études nord-américaines (CENA)
  • Centre de recherche sur l'Amérique préhispanique
  • Centre de recherches sur le Brésil contemporain
  • Centre de recherches sur les mondes américains Empires, sociétés, nations, Amérique latine et Méditerranée occidentale, xve-xxe siècle
Afrique
  • Centre d'études africaines
Europe et monde méditerranéen
  • Centre d'études byzantines, néo-helléniques et sud-est européennes
  • Centre d'études du monde russe, soviétique et post-soviétique
  • Centre d'études portugaises
  • Centre d'études turques, ottomanes, balkaniques et centrasiatiques (CETOBaC)
  • Centre d'histoire sociale de l'Islam méditerranéen
  • Centre de recherches interdisciplinaires sur l'Allemagne (CRIA)
  • Groupe de recherche sur l'Europe centrale et orientale
  • Institut d'études de l'Islam et des sociétés du monde musulman
  • Repenser l'histoire de l'Europe (programme de recherches interdisciplinaires)
Asie
  • Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) UMR8564 CNRS/EHESS
  • Centre de recherches linguistiques sur l'Asie orientale (CRLAO)
  • UMR 8173 (CNRS/EHESS) - Chine, Corée, Japon (CECMC, CRC et CRJ)
  • Centre d'études sur la Chine moderne et contemporaine (CECMC)
  • Centre de recherches sur la Corée (CRC)
  • Centre de recherches sur le Japon (CRJ)
  • Groupe d'études insulindiennes
Océanie
Arctique
  • Centre d'études arctiques

Économie et méthodes mathématiques[modifier | modifier le code]

  • Centre d'analyse et de mathématiques sociales (CAMS) - UMR8557 EHESS/CNRS
  • Centre d'études des modes d'industrialisation (CEMI) EHESS
  • Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (CIRED) UMR8568 CNRS/École Nationale des Ponts et Chaussées – tutelles secondaires EHESS/AGROPARISTECH/CIRAD/METEO FRANCE
  • Groupe de recherche en économie mathématique et quantitative (GREMAQ) UMR5604
  • Groupement de recherche en économie quantitative d'Aix-Marseille (GREQAM) UMR6579 CNRS/Université Aix-Marseille 2/EHESS PARIS/Université AIX-MARSEILLE 3
  • Paris-Jourdan Sciences Économiques (PSE) UMR8545—Pôle Jourdan de l'École d'Économie de Paris - Paris School of Economics (EEP-PSE)

Anciens Centres[modifier | modifier le code]

  • Centre d'anthropologie des mondes contemporains (CAMC) Centre propre EHESS

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site des archives de l'EHESS
  2. S. Carof, « École des hautes études en sciences sociales. Au service de la recherche », Sciences humaines, numéro spécial « Cinq siècles de pensée française », octobre-novembre 2007.
  3. Grandes Écoles Paris, École des Hautes Études en Sciences Sociales, Campus France 2014, lien:(http://ressources.campusfrance.org/guides_etab/etablissements/fr/ge_ehess_fr.pdf)
  4. CENJ, http://cenj.ehess.fr/index.php
  5. Cf. l'évaluation par l'AERES des Écoles doctorales de l'EHESS.
  6. Source : liste des enseignants de l'EHESS.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stéphane Baciocchi, Isabelle Backouche, Pascal Cristofoli, Olivier Godechot, Delphine Naudier, Christian Topalov avec la collaboration de Fabien Cardoni et Emmanuel Taïeb, Vingt ans d'élections à l'École des hautes études en sciences sociales (1986-2005). Synthèse des résultats d'enquête, Paris, EHESS, 2008, 119 p. disponible en ligne : pdf
  • Isabelle Backouche, Olivier Godechot et Delphine Naudier , « Un plafond à caissons. Les femmes à l'EHESS », dans Sociologie du travail, 2009, vol. 51, no 2, p. 253-274, en ligne : pdf
  • Isabelle Backouche et al., Rapport de la commission Égalité professionnelle femmes/hommes à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, EHESS, 2007, en ligne : pdf
  • Olivier Godechot, 2010, « Pourquoi y a-t-il si peu de femmes à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) ? », in Association femmes et sciences, Carrières des femmes en entreprises et dans la recherche publique. Quelles solutions pour les valoriser ?” (Actes du colloque du samedi 10 octobre 2009), Paris, 2010 p. 27-32, en ligne : pdf
  • Olivier Godechot, « La formation des relations académiques au sein de l'EHESS », dans Histoire & Mesure, , 2011, vol. 26, no 2, p. 221-260, en ligne : html
  • Rose-Marie Lagrave, « En vertu de l’excellence ? », dans Réflexion sur l’accès, la promotion et les responsabilités des hommes et des femmes à l’École des hautes études en sciences sociales, Paris, EHESS, 2003, p. 4–10.
  • Brigitte Mazon, Aux origines de l’EHESS Le rôle du mécénat américain (1920-1960), Paris, Cerf, 1988. Préface de Pierre Bourdieu, postface de Charles Morazé.
  • D. Naudier, « Comparaisons des carrières masculines et féminines des enseignants de l’EHESS : premiers résultats », dans Réflexion sur l’accès, la promotion et les responsabilités des hommes et des femmes à l’École des hautes études en sciences sociales, EHESS, Paris, 2003, p. 29–37.
  • Jacques Revel et Nathan Wachtel (dir.), Une école pour les sciences sociales. De la VIe Section à l´École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, EHESS, 1996, 554 p. Avant-propos de Marc Augé.

Liens externes[modifier | modifier le code]