La Planète des singes : Suprématie

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La Planète des singes
Suprématie
Description de cette image, également commentée ci-après
Logotype français du film.
Titre québécois La Guerre de la planète des singes
Titre original War for the Planet of the Apes
Réalisation Matt Reeves
Scénario Mark Bomback
Matt Reeves
Acteurs principaux
Sociétés de production Chernin Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 140 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Planète des singes : Suprématie ou La Guerre de la Planète des singes au Québec (War for the Planet of the Apes[1]) est un film de science-fiction américain coécrit et réalisé par Matt Reeves, sorti en 2017.

Il fait suite aux films Les Origines (2011) et L'Affrontement (2014), redémarrage de la série cinématographique adaptée du roman du même nom de Pierre Boulle.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Deux ans après avoir affronté les humains et Koba, César et les singes vivent reculés dans une forêt. Leur camp est alors attaqué par les hommes du colonel McCullough. Cet homme sanguinaire cherche à tout prix à retrouver César pour installer la domination des hommes sur les primates. Plus tard, César retrouve son fils aîné Yeux-Bleus et Rocket, qui ont apparemment enfin trouvé la terre promise des singes à des mois de marche. Le soir même la décision est prise de s'y rendre. Mais après l'échec de ses soldats, le colonel McCullough se déplace en personne dans le refuge de César pour le tuer. Le Colonel tue le fils aîné de César ainsi que sa femme, Cornélia, épargnant sans le savoir l'autre nouveau-né du singe, Cornélius qui s'était caché. César tente de le tuer pour cet acte mais n'y parvient pas. Tandis que la colonie avance vers le désert promis, César se lance alors à la poursuite du colonel, assoiffé de vengeance. Il va bientôt etre épaulé par l’orang-outan Maurice, le singe Rocket et le gorille Luca.

Ils trouvent ensuite sur leur route une petite fille et son père. Celui-ci, ancien combattant dans l'armée du colonel, tentera de tirer sur le groupe, mais César sera plus rapide que lui. L'orpheline s'avère être muette et Maurice insiste pour la prendre sous son aile. Ils vont ensuite rencontrer en chemin un étrange singe échappé d'un zoo et sachant parler, qui se présente lui-même sous le nom de « Méchant Singe » parce que c'est ainsi que les humains le désignait et que dans sa folie naissante occasionnée par trop de solitude il en a fait son nom oubliant le sien propre. Le groupe retrouve l'armée du colonel qui laisse derrière lui de nombreuses traces dont des cadavres humains de sa propre armée. César et Luca partent en éclaireur mais sont pris en embuscade par deux soldats qu'ils parviennent à tuer grâce à l'intervention de Rocket, mais Luca se fait toucher et meurt. Après avoir fait le deuil de son ami, César, toujours obstiné par sa vengeance contre le colonel, décide de continuer tout seul, malgré les recommandations de Maurice. César découvre que la colonie de singes qui s'enfuyait vers le désert a été capturée et est parquée dans la base du colonel. Les singes sont forcés à construire un mur, destiné à les protéger de troupes ennemies voulant défaire le colonel McCullough. En effet, après avoir capturé César, l'homme lui explique que le virus de la grippe simienne qui a détruit l'humanité est encore présent dans les gènes des survivants et est en train de muter. Il rend muet et à l'état d'animal quiconque y est exposé. Le colonel a donc exterminé certains de ses hommes touchés ainsi que son unique fils. Certains soldats, qui avaient des enfants touchés, ont préféré s'enfuir.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Après avoir vu le montage de La Planète des singes : L'Affrontement (2014), Chernin Entertainment et 20th Century Fox signent à nouveau Matt Reeves comme réalisateur. Il est ensuite annoncé que Rick Jaffa et Amanda Silver, producteurs et scénaristes de La Planète des singes : Les Origines et La Planète des singes : L'Affrontement, produiront ce 3e film avec Peter Chernin[5],[6].

Pour développer son film, le réalisateur-scénariste Matt Reeves avoue s'être beaucoup inspiré de films des années 1970 :

« Nous avons regardé beaucoup de films de guerre avant de commencer. Les réalisateurs qui m’ont donné envie de faire ce métier sont ces metteurs en scène américains des années 70. J’aime beaucoup Martin Scorsese et Francis Ford Coppola, c’étaient mes héros. Apocalypse Now est un film qui m’a époustouflé quand je l’ai vu. Alors que nous commencions à écrire, Mark Bomback et moi avons fait une chose que tous les scénaristes d’Hollywood sont censés faire dans l’esprit des gens, mais que personne n’a jamais eu le temps de faire en réalité. Nous nous sommes assis et nous avons regardé un film ou deux tous les jours. Nous avons regardé Apocalypse Now, bien sûr. Nous avons regardé Le Pont de la rivière Kwaï, La Grande Évasion, Ben-Hur, Les Dix commandements, Josey Wales hors-la-loi, Impitoyable, Les Sentiers de la gloire, Le Cid, tous les anciens épisodes de La Planète des singes. Nous avons vu beaucoup de films[7]. »

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Andy Serkis incarne à nouveau le personnage principal de César en capture de mouvement, tout comme Judy Greer qui reprend son rôle de sa femme Cornelia, Toby Kebbell retrouve Koba, Karin Konoval est l’orang-outan Maurice et Terry Notary est toujours Rocket.

En septembre 2015, Woody Harrelson est confirmé comme antagoniste principal[8].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage débute le dans les Basses-terres continentales dans la région de Vancouver, sous le faux-titre Hidden Fortress[9],[10]. Des scènes sont tournées dans le district d'amélioration de Kananaskis en janvier-février 2016[11]. En mars 2016, Andy Serkis confirme qu'il a tourné toutes ses scènes[12]. Le tournage s'est terminé en mars 2016.

Musique[modifier | modifier le code]

War for the Planet of the Apes
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Michael Giacchino
Sortie
Durée 75:35
Genre musique de film
Label Sony Classical

Albums de Michael Giacchino

Bandes originales de La Planète des singes

La musique du film est composée par Michael Giacchino, déjà à l’œuvre sur La Planète des singes : L'Affrontement[13].

Liste des titres[14]
  1. Apes' Past Is Prologue - 10:53 (écrit par Griffith Giacchino)
  2. Assault Of The Earth - 5:29
  3. Exodus Wounds - 4:23
  4. The Posse Polonaise - 1:23
  5. The Bad Ape Bagatelle - 1:13
  6. Don't Luca Now - 3:53
  7. Koba Dependent - 2:54
  8. The Ecstasy Of The Bold - 1:57
  9. Apes Together Strong - 7:12
  10. A Tide In The Affairs Of Apes - 5:31
  11. Planet Of The Escapes - 2:42
  12. The Hating Game - 2:04
  13. A Man Named Suicide - 5:32
  14. More Red Than Alive - 2:41
  15. Migration - 2:03
  16. Paradise Found - 5:35
  17. End Credits - 9:30

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

En France, l'accueil critique est très positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 3,7/5, et des critiques spectateurs à 4,0/5[15].

Mathieu Macheret, dans Le Monde, évoque « un des blockbusters les plus stimulants de la saison » ; il souligne la richesse et le croisement des thèmes sociaux et politiques, mais regrette cependant les penchants familialiste, anthropomorphique et hollywoodien de l'intrigue[16].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 146 500 084 $[2] 12 (en cours)
Drapeau de la France France 2 788 949 entrées[17] 9 (en cours)
Drapeau de la République populaire de Chine Chine 107 665 705 $[18] 3 (en cours)
Monde Monde 480 749 540 $[2] 12 (en cours)

Clins d’œil[modifier | modifier le code]

Logo d'une Chevrolet Nova de 1962 similaire à celui donné à la petite fille muette

Le film contient plusieurs références et easter eggs à la série de films notamment à La Planète des singes (1968)[19] :

  • Pour retrouver le colonel, César part avec Maurice, Rocket et Luca. Ils chevauchent sur la plage, comme Taylor (Charlton Heston) chevauchait aux côtés de Cornelius, Zira et Zaius pour découvrir la vérité sur la planète des singes dans le premier film.
  • Le gorille Red, qui trahit ici les singes pour servir le colonel, rappelle le gorille de La Bataille de la planète des singes (1973).
  • Le jeune fils de César se nomme Cornélius, tout comme le chimpanzé incarné par Roddy McDowall dans le film de 1968.
  • Les lettres grecques Alpha (A) et Oméga (Ω) sont utilisées par le colonel et des hommes, qui se le font notamment tatouer. Ces mêmes lettres apparaissaient sur la bombe vénérée par des humains mutants dans Le Secret de la planète des singes.
  • L'orang-outang Maurice baptise la petite fille muette Nova, après que « Méchant Singe » lui ait offert un insigne de Chevrolet Nova. Nova est le nom d'une femme muette prisonnière des singes qui se lie à Taylor, dans le film de 1968.
  • Les singes sont torturés par les hommes du colonel en étant attachés sur d'immense croix en bois. Elles ont la même forme que celles délimitant la « Zone Interdite » dans le film de 1968. Elles étaient censées effrayer les singes et les empêcher d'aller découvrir la vérité sur leurs origines.
  • La petite fille muette trimballe une petite poupée de chiffon. À la fin du premier film, Taylor en trouve dans le sable, là où vivaient jadis des humains avant les singes.
  • À la fin du film, les singes arrivent sur « terre promise », une région bordée de canyons et d'un grand lac et qui rappelle immédiatement celle où échouent Taylor dans le premier film.

Par ailleurs, on peut noter un clin d’œil au film Apocalypse Now (1979, Francis Ford Coppola) avec le graffiti « Ape-Pocalypse Now » (« l'apocalypse des singes maintenant ») écrit dans les égouts. La confrontation entre César et le colonel est d'ailleurs également une laborieuse référence au film, notamment la scène où Woody Harelson singe Marlon Brando se rasant, en se rasant lui-même le crâne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en français : « la guerre pour la planète des singes »)
  2. a, b et c (en) « War for the Planet of the Apes », sur Box Office Mojo (consulté le 10 septembre 2017)
  3. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  4. http://ew.com/movies/2016/12/22/war-for-the-planet-of-the-apes-nova/
  5. (en) Mike Fleming, « Matt Reeves To Direct ‘Planet Of The Apes 3’ », Deadline, (consulté le 18 octobre 2015)
  6. (en) « Twitter / ERCboxoffice: The damn dirty apes will return », Twitter.com, (consulté le 11 juin 2014)
  7. « 10 grands classiques qui ont inspiré La Planète des Singes - Suprématie », sur Allociné, (consulté le 15 août 2017).
  8. « La Planète des singes 3 : Woody Harrelson sera le méchant ! », sur Allociné, (consulté le 19 octobre 2015).
  9. (en) Scott Brown, « Bruce Lee biopic begins filming in Vancouver next month », calgaryherald.com, (consulté le 16 septembre 2015)
  10. (en) SuperHeroHype, « War for the Planet of the Apes Filming Starts », SuperHeroHype (consulté le 18 octobre 2015)
  11. (en) Eric Volmers, « Parts of Planet of the Apes sequel to be shot in Alberta in January », sur The Calgary Herald,
  12. (en) « Andy Serkis unsure about Tin Tin sequel », sur TV 3, (consulté le 1er septembre 2016)
  13. (en) War for the Planet of the Apes [Original Motion Picture Score] sur AllMusic
  14. (en) Michael Giacchino – War For The Planet Of The Apes (Original Motion Picture Soundtrack) - Discogs
  15. « La Planète des Singes - Suprématie », sur Allociné (consulté le 25 août 2017).
  16. Mathieu Macheret, « La Planète des singes : Suprématie : un primate si hollywoodien », sur Le Monde, (consulté le 2 août 2017).
  17. « La Planète des singes : Suprématie », sur JP box-office.com (consulté le 10 septembre 2017)
  18. (en) « War for the Planet of the Apes - China », sur Box Office Mojo (consulté le 28 septembre 2017)
  19. « La Planète des Singes : 9 références à la saga originale dans Suprématie », sur Allociné, (consulté le 15 août 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]