Shining (film)

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Shining
Description de l'image Theshining-logo.svg.
Titre québécois Shining, l'enfant lumière
Titre original The Shining
Réalisation Stanley Kubrick
Scénario Stanley Kubrick
Diane Johnson
d'après l'œuvre de Stephen King
Acteurs principaux
Sociétés de production Hawk Films
Peregrine
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Épouvante-Horreur
Durée 119 minutes (Version européenne)
146 minutes (Version américaine)
Sortie 1980

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Shining (The Shining) est un film d'horreur britannico-américain réalisé par Stanley Kubrick, sorti en 1980, avec Jack Nicholson, Shelley Duvall et Danny Lloyd dans les rôles principaux.

Onzième long métrage de Kubrick, il est inspiré du roman, homonyme dans son titre original, Shining, l'enfant lumière de l'écrivain américain Stephen King. Celui-ci affirma à la fois adorer l'adaptation réalisée par Kubrick et la romancière Diane Johnson et la détester. Leur scénario trahissant, selon lui, l'esprit du livre et les thèmes majeurs qu'il aborde, tels que la désintégration de la famille et l'alcoolisme.

Aujourd'hui considéré comme un classique du cinéma d'horreur, le film s’inscrit dans la lignée de Rosemary’s Baby ou de L'Exorciste. Il intègre deux concepts : la maison isolée et hantée, et les perceptions extrasensorielles (événements présents, passés et futurs, télépathie) c'est-à-dire le shining.

Synopsis[modifier | modifier le code]

St. Mary Lake qui servit d'ouverture au film, la caméra survole le lac et l'ilot Wild Goose en plan aérien.

Le film commence par des vues panoramiques du Glacier National Park (situé dans le Montana), la caméra rattrape la petite Volkswagen jaune, qui parcourt la route escarpée et déserte de la montagne. La voiture disparaît dans un tunnel sombre et lorsqu'elle atteint le sommet, un immense hôtel apparaît, isolé dans la montagne enneigée.

Jack Torrance (Jack Nicholson), ex-professeur qui se voudrait écrivain, est reçu pour un entretien d'embauche par le directeur de l’hôtel Overlook. Un palace isolé dans les montagnes rocheuses du Colorado, vide et coupé du reste du monde durant tout l'hiver. Le directeur de l’hôtel avertit Jack que précédemment le gardien, nommé Grady a sombré dans la folie et a massacré sa femme et ses deux filles, des jumelles, avec une hache avant de se suicider avec une arme à feu. Jack accepte malgré tout le poste de gardien pour entretenir l’hôtel durant tout l'hiver, il profitera de ces moment de solitude pour enfin réussir à écrire son livre. À plusieurs centaines de kilomètres de l’hôtel son fils Danny a des visions sanglantes qui l'avertissent du danger à venir.

Scatman Crothers à gauche en 1975

Le jour de la clôture, le directeur fait visiter l’hôtel au couple Torrance. Les jumelles Grady apparaissent à Danny dans la salle de jeux. Il communique également avec le cuisinier Halloran (Scatman Crothers) par télépathie, ce dernier lui interdit d’approcher la chambre 237 qui a autrefois abrité les corps de la famille Grady. Halloran explique à Danny qu'ils sont tous deux doués d'un don de voyance télépathique qu'il nomme le shining.

L'hôtel se vide complètement et les trois protagonistes se retrouvent complètement isolés. Jack, inspiré, tape à la machine. Les lignes téléphoniques sont coupées par la tempête de neige un mois après leur arrivée. Wendy ne peut communiquer avec l’extérieur que par la radio.

Danny tente d’entrer dans la chambre 237, mais la porte est fermée. Dans les couloirs de l'hôtel, il rencontre les jumelles qui l’invitent à jouer avec elles « à jamais ». La vision fugitive des jumelles massacrées terrifie le garçon tandis que Jack donne les premiers signes de dérangement mental. Il répète la même fin de phrase que les jumelles Grady : « Je voudrais que nous restions ici à jamais, à jamais... ».

Alors que Danny joue aux petites voitures dans le couloir, une balle de baseball roule jusqu’à ses pieds : le couloir est pourtant vide. Mais à quelques mètres de l'enfant, la porte de la chambre 237 est entrouverte. Danny entre dans la chambre ; pendant ce temps, Jack, endormi dans son fauteuil, fait un cauchemar dans lequel il massacre toute sa famille. Ses cris alertent Wendy qui accourt. Alors qu'elle tente de le calmer et qu'il lui raconte son cauchemar, Danny apparaît dans l'embrasure de la porte. Wendy, remarquant des traces de strangulation sur le cou de Danny, accuse Jack et sort de la pièce avec son fils, paniquée.

Le Hall d'entrée de l'hôtel Ahwahnee qui va servir de modèle pour les décors de l'hôtel Overlook

Furieux, Jack déambule dans les couloirs. Il entre dans la salle de bal (la Gold Room) et s'arrête devant le bar vide, les miroirs reflètent son image. Il ferme les yeux, puis les rouvre. Les étagères du bar sont maintenant couvertes de bouteilles et un barman lui fait face, sourire aux lèvres. Jack semble le connaître car il l'appelle par son prénom, Lloyd. Tout en dégustant un bourbon, il avoue à Lloyd qu'il a démis l'épaule de Danny il y a trois ans de cela (par accident selon lui), mais affirme qu'il n'a jamais plus touché son fils. La scène est interrompue par l'arrivée de Wendy qui accourt dans la Gold Room. Elle lui annonce qu’une femme a agressé Danny dans la chambre 237. Jack se rend dans la chambre 237. Dans la salle de bains, il découvre une jeune femme nue dans la baignoire qui l'invite à approcher. Mais alors qu’ils s’embrassent, la jeune femme prend l'aspect d'un cadavre en décomposition. Jack prend la fuite. À son retour, il dit à Wendy qu'il n'a rien trouvé dans la chambre et ils se disputent.

À des centaines de kilomètres de l’hôtel, Halloran a une vision. Il tente d’appeler l’hôtel sans résultat. Inquiet, il prend la route.

Jack s'enfuit fulminant à la Gold Room. Maintenant la salle est comble d'invités en tenue de soirée des années 1930. Jack bouscule par accident un serveur qui lui dit être monsieur Grady et lui recommande de redoubler de vigilance car son fils « s'évertue à faire venir quelqu'un de l'extérieur ». Grady conseille à Jack de mieux tenir sa famille, voire de les corriger comme lui-même l'a fait avec sa propre famille. Jack se laisse manipuler, et sabote la radio et la chenillette, la seule "voiture" qui permet de partir de l'hôtel.

Tout bascule lorsque Wendy découvre les pages du « roman » de son mari, entièrement remplies de la phrase « All work and no play makes Jack a dull boy » (expression idiomatique signifiant littéralement « Trop de travail et pas de plaisir font de Jack un enfant terne », mais que l'on traduit par « Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras »). Jack s'enfonce dans une psychose meurtrière, la confrontation finale entre Jack et Wendy va avoir lieu, son mari fou la poursuivant, boitant après être tombé dans les escaliers et armé d'une hache dont il se sert pour fracasser les portes qui se trouvent entre lui, Danny et Wendy. « Heeeeeere's Johnny ! » lancé par Jack se montrant après avoir brisé une porte à la hache.

À cause de ses visions et de ses contacts télépathiques avec Danny, qui répète et écrit « redrum » partout (ce qui donne à l'envers « murder », meurtre en anglais), le cuisinier Halloran très inquiet revient à l'hôtel Overlook. Mais Jack, embusqué dans l'hôtel, se rue sur lui et le transperce avec sa hache. En entendant les cris, Danny hurle à son tour et sort de sa cachette. Jack lui court après jusqu'à sortir de l'hôtel.

Danny se réfugie dans le labyrinthe. Par ruse, il revient en arrière en marchant dans ses propres empreintes dans la neige et réussit à semer son père qui le poursuit et se perd dans le labyrinthe. Jack meurt gelé dans le labyrinthe, prisonnier de l’hôtel Overlook, tandis que le reste de sa famille parvient à s'enfuir. Un dernier travelling montre une photographie accrochée au mur de l’hôtel. On y voit Jack en tenue de soirée bras droit levé, bras gauche pendant, au milieu des invités. Le cliché porte la légende : « Overlook Hotel, July 4th Ball, 1921. » (« Hôtel Overlook, bal du 4 juillet 1921. »)

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Légende : VF : Voix françaises[2]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Award Subject Nominee Result
Razzie Award pire Actrice Shelley Duvall Nominée
pire réalisateur Stanley Kubrick
Saturn Award meilleur réalisateur
Meilleur second rôle Scatman Crothers Lauréat
Meilleur film d'horreur Nominée
Meilleure musique Wendy Carlos
Rachel Elkind

Sorties cinéma[modifier | modifier le code]

Sauf mention contraire, les informations suivantes sont issues de l'Internet Movie Database[3].

Distribution en salles[modifier | modifier le code]

À l'origine, Shining est sorti en salles aux États-Unis dans sa version complète, d'une durée de 146 minutes, mais trois jours après sa sortie[4], Kubrick et la Warner Bros demandèrent aux projectionnistes de couper deux minutes de séquences de la fin du film dans laquelle, après le gros plan sur la tête de Jack mort congelé, on voit le directeur de l'hôtel se rendant à l'hôpital pour voir Wendy et Danny[4], disant à la jeune femme que le corps de son mari n'a pas été trouvé, réduisant sa durée à 144 minutes[4]. Toutefois, en raison d'un résultat décevant au box-office sur le territoire américain et aux mauvaises critiques[5], le réalisateur continua de remonter le film pour la sortie en salles destiné au marché européen[4], réduisant la durée à 113 minutes. Les scènes supprimées concernent les événements dans le monde extérieur et se réfèrent à Tony, l'ami imaginaire de Danny ainsi que les séquences de Tony Burton et Anne Jackson, qui jouaient dans la version complète, mais leurs noms figurent tout de même au générique[5].

Premières nationales[modifier | modifier le code]

Sorties vidéo[modifier | modifier le code]

  • 6 septembre 2001 - DVD durée: 115 minutes
  • 12 décembre 2007 - Blu-ray durée: 119 minutes

Box office[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, Shining démarre moyennement lors de son premier week-end d'exploitation dans dix salles, il totalise 622 337 $[6], se classant en quatrième position[7], mais par la suite, le film parvient à se redresser puisqu'il engrange finalement un total de 44 017 374 $[6],[8] en fin d'année 1980, rencontrant ainsi un succès commercial.

En France, le long-métrage trouve également son public, puisqu'il démarre à la première place du box-office parisien avec 131 287 entrées[9] et finit avec 501 028 entrées en fin d'exploitation sur Paris[10]. Sur le reste du territoire, le film engrange 1,8 million d'entrées, faisant un cumul de 2 359 705 entrées. Shining est classé à la quatorzième place des plus grands succès de l'année 1980 en France[11].

Pays Nombre d'entrées
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 2 022 832
Drapeau de l'Espagne Espagne 1 326 293
Drapeau de la France France 2 359 705
Drapeau de la Suède Suède 273 783

Origine et production[modifier | modifier le code]

Le film Shining est une adaptation libre du livre à succès de Stephen King Shining, l'enfant lumière.

Le scénario[modifier | modifier le code]

La machine à écrire du film

Kubrick veut réaliser un film d’horreur où le diable n’est pas en cause. La référence pour le genre est à l’époque L'Exorciste, énorme succès de 1973. Dans un premier temps, Kubrick s'intéresse au roman de Diane Johnson, The Shadow Knows (1975)[12]. Puis la Warner Bros lui fait parvenir un manuscrit intitulé The Shining. Il s'agit du dernier roman du « maître moderne de l'horreur »[13] Stephen King, écrit en 1977.

Après l'échec commercial de Barry Lyndon, l'adaptation d'un auteur à succès est moins risquée financièrement et répond aux exigences du box-office. Le choix final se porte sur le livre de Stephen King. Pourtant c'est Diane Johnson qui va cosigner le scénario avec Kubrick. Le travail d'adaptation s'étale sur plus de onze semaines.

À quatre mains, ils vont modifier profondément le livre. Le scénario sera un savant mélange de la psychanalyse (relation père, fils, mère), la schizophrénie, thème de prédilection de Kubrick, le roman gothique, la spécialité de Diane Johnson[12] (le sentimental, le macabre, personnages victimes du passé) et enfin de l'intrigue du livre avec ses phénomènes surnaturels[14], sujet de base du roman de Stephen King, le fond du roman étant ailleurs.

Les différences avec le livre[modifier | modifier le code]

Dans le film Dans le livre
Jack Torrance semble déjà atteint de schizophrénie dès son arrivée à l'hôtel. Jack ancien alcoolique est la victime des forces qui hantent l'hôtel maléfique et qui se font de plus en plus menaçantes au fil du temps (divergence principale entre King et Kubrick).
Wendy est une femme excentrique et moyennement attirante. Wendy est une femme séduisante et sûre d'elle (seconde divergence entre King et Kubrick).
Le numéro de la chambre est 237. Le numéro de la chambre est 217.
Le labyrinthe Le labyrinthe n’existe pas. Dans le livre les animaux de buis prennent vie
Danny est confronté aux filles de l'ancien gardien. Il ne les rencontre pas dans le roman.
Tony parle à travers la bouche de Danny et son doigt. Danny s'évanouit et Tony apparaît pour lui parler. Il a également une apparence propre.
Dick Halloran a des visions allongé sur son lit Dick Halloran sent une odeur d'orange qui lui annonce une vision imminente.
Le film ne mentionne jamais l'épisode des guêpes... ... pourtant très présent dans le livre.
Jack recopie toujours la même phrase « All work and no play makes Jack a dull boy » Jack travaille normalement.
L'ascenseur déverse des flots de sang L'ascenseur prend vie et libère des fantômes dans tous les étages. On découvre d'ailleurs des confettis, guirlandes et autres décorations à l'intérieur de l'ascenseur.
Wendy à des visions de hôtel hantée (poussière, squelette, toile d’araignée) et dans les chambres des fantômes (déguisé en chien, en lapin géant masqué ou en homme en smoking le crâne fracassé par un couteau) Wendy ne rencontre pas de fantôme. Cependant, un fantôme menace Danny pour qu'il ne puisse pas rejoindre son père.
Dick Halloran, le chef cuisinier est tué d'un coup de hache par Jack. Il ne meurt pas. Il est frappé à la mâchoire par Jack à l'aide de son maillet.
Une nuit d'hiver, Jack est sur le point de tuer sa famille à coup de hache. Jack se sert d'un maillet de roque.
Jack poursuit Danny avec une hache dans les couloirs de l’hôtel et dans le labyrinthe Wendy, Halloran et Danny parviennent à s'enfuir avant l'explosion de l'hôtel, la dernière page du livre raconte la vie de Wendy et Danny vivant avec Dick après la mort de Jack.
Jack meurt congelé, prisonnier de l’Overlook. L'hôtel maléfique disparaît après l'explosion de la chaudière.

L'avis de Stephen King[modifier | modifier le code]

Le Stanley Hotel, lieu qui va inspiré Stephen King pour son nouveau roman d'horreur Shining, l'enfant lumière (1977).

Stephen King a eu l'idée de The Shining, après avoir séjourné au Stanley Hotel à Estes Park dans le Colorado, presque vide au cours de la nuit précédant sa fermeture pour une période prolongée. Cet hôtel d'architecture georgienne coloniale, inauguré en 1909, a la réputation d'être le lieu de phénomènes étranges, rapportés par de nombreux employés et clients de l'hôtel au fil des années.

photographie de Stephen King de profil
Stephen King en 2007

Le spectateur Stephen King trouve le film excellent, mais le romancier est extrêmement mécontent : le scénario trahit l'esprit du livre. Le livre est chaud, alors que le film est froid; le livre se termine dans le feu, le film dans la glace. Dans le livre, Jack Torrance, en voulant devenir bon, glisse peu a peu vers la folie; dans le film, Jack est fou dès la première scène.

Il refuse d’apparaître au générique final du film. Pour lui le thème le plus important du livre est qu'un bon père peut se transformer en un monstre par l'abus d'alcool. Plus tard, King dira que le livre est en partie autobiographique[15].

Série télévisée[modifier | modifier le code]

En 1997, le roman a fait l'objet d'une seconde adaptation pour la télévision intitulée Shining. Un téléfilm en trois parties de 87 minutes sur un scénario de Stephen King qui souhaitait une adaptation plus proche de son livre et pour s'en assurer il sera également coproducteur. Paradoxalement, pour pouvoir réaliser cette mini-série, King a eu besoin de l'autorisation de Stanley Kubrick, qui a demandé en échange que King arrête de faire des commentaires publics sur son film[16]. King déçu par la décision de Kubrick de filmer les extérieurs à l'hôtel Ahwahnee (en), fera filmer les extérieurs de la série à Stanley Hotel.

Genèse du film[modifier | modifier le code]

Kubrick navigue entre le genre fantastique avec ces phénomènes surnaturels et le film d’horreur – mais éloigné de l'effusion de sang et du gore – avec son personnage central prêt à exterminer toute sa famille.

Le tournage débute le 1er mai 1978 et finit en avril 1979[17], Kubrick a utilisé des caméras ArriFlex 35mm, avec optiques Zeiss. Plus que tout autre film, Shining va consolider la réputation de « mégalomane perfectionniste» du réalisateur. Kubrick rôde dans les immenses studio de l'Estree, la barbe et les cheveux longs, les yeux cernés, tout comme son héros Jack Torrance qui erre sans inspiration dans l'hôtel Overlook[18]. Pour tourner la scène de la bagarre dans l'escalier, il faudra plus de trois semaines de tournage et 87 prises.

Pour les scènes les plus complexes à filmer (la bagarre dans l'escalier, la marche dans le labyrinthe, la voiture de Danny qui parcourt à toute vitesse les étages de l’hôtel), Stanley Kubrick va utiliser une caméra Steadicam laquelle permet des mouvements de caméra fluides, sans heurt ni vibration. Le Steadicam avait déjà été utilisé dans les scènes de travelling sur les films Rocky et Marathon Man. Pour Shining une version améliorée est utilisée : l'opérateur peut raser les murs et coller au plus près du sol. Les différents décors de l'hôtel sont contigus, ce qui permet à Garrett Brown de les filmer en continu.

Casting[modifier | modifier le code]

Jack Nicholson[modifier | modifier le code]

Jack Nicholson en 1976

Après Vol au-dessus d'un nid de coucou, Jack Nicholson s'impose comme la figure incontournable de la démence. En 1980, Nicholson est un des acteurs les mieux payés d'Hollywood. Pour Kubrick, l'acteur avec qui il souhaitait travailler depuis longtemps est de toute évidence le meilleur interprète qu'on puisse imaginer pour le rôle[19].

Kubrick dira tout simplement : « Nicholson est sans doute le plus grand comédien d'Hollywood aujourd’hui, l’égal des plus grands acteurs de composition du passé, comme Spencer Tracy et James Cagney. »

Pour Shining, sa performance sera à la hauteur des exigences du réalisateur : un mélange de folie débridée et d'extrême contrôle. Sourcils, grimaces, rictus, il joue à fond de tous ses moyens, de tous ses tics. Assurément, l'un de ses plus grands rôles et la preuve qu'il est l'un des plus brillants acteurs de sa génération avec Robert De Niro ou Dustin Hoffman.

Shelley Duvall[modifier | modifier le code]

Shelley Duval en 1977

Kubrick a vu tous les films de Shelley Duvall. Bien que dans son roman, Stephen King décrive Wendy comme une femme séduisante et sûre d'elle, Kubrick choisit tout son opposé avec Shelley Duvall. Son excentricité se voit sur son visage comme dans ses mouvements et selon Kubrick, seule une femme comme elle pouvait rester avec Jack pour la vie[20].

Le tournage de près d'un an est particulièrement difficile pour Shelley Duvall. Alors que Kubrick laisse une certaine latitude dans l’interprétation à Jack Nicholson, Shelley Duvall doit répéter de 40 à 50 fois la même scène. Plus tard Shelley Duvall dira : « Ce fut une expérience formidable, mais si cela était à refaire, je n'accepterais pas le rôle… »

Danny Lloyd[modifier | modifier le code]

Kubrick demande à Leon Vitali acteur dans le film Barry Lyndon de parcourir les États-Unis avec une caméra vidéo à la recherche d'un jeune garçon pour l'interprétation de Danny. De retour au Royaume-Uni, il va visionner avec le réalisateur cinq mille figurants. Danny Lloyd alors âgé de six ans est retenu.

Le costume des jumelles

Pendant tout le tournage du film, Kubrick ne révéla jamais à Danny qu'il s'agissait d'un film d'horreur, pour que le jeune acteur (âgé de 6 ans à l'époque) ne soit pas déstabilisé par l'horrible scénario. Danny ne découvrit la teneur du film que lorsqu'il le visionna pour la première fois, à l'âge de dix-sept ans.

Les jumelles[modifier | modifier le code]

Les jumelles Grady sont interprétées par Louise et Lisa Burns[21], caractérisées par une petite robe bleue, barrette dans les cheveux, peau diaphane, regard oppressant. Kubrick s'est inspiré de la photographie du film de Diane Arbus, Identical Twins (1967)[22], pour créer les jumelles qui hantent les couloirs de l’hôtel [23]. Ce cliché de 1967, qui a pour nom Jumelles identiques, montre deux fillettes, vêtues de la même manière, robe en velours à large col blanc, fixant le spectateur dans les yeux, en souriant légèrement.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

Photo du Timberline Lodge, qui servit de décor pour quelques scènes d’extérieur

À cheval sur 1978 et 1979, la plus grande partie du film a été tournée aux Studios d'Elstree au nord de Londres, à l'exception de quelques scènes extérieures par une deuxième unité à l'hôtel Timberline Lodge sur les flancs du Mont Hood près de Portland, à Bretton Woods dans le New Hampshire, au Glacier National Park dans le Montana ainsi que dans l'État du Colorado[17] pour les scènes d'ouverture.

Une reconstitution grandeur nature de la façade principale de l'hôtel, toutes les pièces intérieures et le labyrinthe ont été construits aux Studios d'Elstree.

Pour les scènes en extérieur filmant le décor, les immenses tas de neige autour de l'hôtel étaient constitués de petites billes de polystyrène[24].

Steadicam[modifier | modifier le code]

Opérateur steadicam

Shining est le film référence du Steadicam. Son opérateur Garett Brown, en liaison radio avec le réalisateur, va filmer l'hôtel et le labyrinthe avec des travellings d’une fluidité incroyable dans toutes les directions : avant, arrière, droite et gauche. Le système, harnaché à l'opérateur, est parfaitement équilibré par un jeu de contrepoids. Il permet de compenser les moindres mouvements du cadreur et d'assurer une parfaite stabilité à la caméra.

La musique[modifier | modifier le code]

Après Barry Lyndon, film d'une grande beauté visuelle, Kubrick apportera un soin particulier à la bande son du film. Les musiques originales sont composées par Rachel Elkind et Wendy Carlos[25] avec laquelle il avait déjà travaillé pour Orange Mécanique. Comme pour 2001, l'Odyssée de l'espace Kubrick va utiliser abondamment la musique classique européen et pour Shining le foxtrot inventé au début des années folles.

Musique classique[modifier | modifier le code]

  • Wendy Carlos & Rachel Elkind vocoderise "Songe d'une nuit du Sabbat" de la Symphonie fantastique de Berlioz - générique du film
  • Wendy Carlos & Rachel Elkind "Montagnes Rocheuses" (Composition originale) - Le trajet de la famille dans les montagnes rocheuses
  • György Ligeti - "Lontano" pour orchestre - Danny voit les jumelles dans la salle de jeu
  • Béla Bartók - "Musique pour cordes, percussion et célesta": Adagio - Wendy et Danny dans le labyrinthe Jack semble les observer depuis le salon
  • Krzysztof Penderecki - "Le Rêve de Jacob" - Jack se réveille sous son bureau terrifié par un cauchemar
  • Krzysztof Penderecki - "Polymorphia" pour 48 instruments à cordes - Wendy découvre les écrits de Jack sur la machine à écrire.
  • Krzysztof Penderecki - "Canon" pour orchestre à cordes - Jack défonce la porte à coup de hache
  • Krzysztof Penderecki - "Utrenja" - Jack poursuit Danny dans le labyrinthe
  • Krzysztof Penderecki - "De natura sonoris" n° 1 & 2 - Jack mort dans le labyrinthe

Les chansons du film[modifier | modifier le code]

  • Jack Hylton - "Masquerade" (1932) - Déambulation de Jack dans le couloir qui même au bal
  • Henry Hall - "Home" - 1re partie de la conversation entre Jack et Delbert Grady dans les toilettes
  • Ray Noble - "It's All Forgotten Now" - 2e partie de la conversation entre Jack et Delbert Grady dans les toilettes
  • Ray Noble - "Midnight, the Stars and You" (1934) - Le bal dans la Gold Room, Zoom de la caméra sur la photo finale, générique de fin

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Shining a rencontré initialement des critiques mitigées lors de sa sortie aux États-Unis, notamment dans le magazine Variety qui écrit : « Kubrick a fait équipe avec l'irritant Jack Nicholson pour détruire tout ce qui était si terrifiant dans le best-seller de Stephen King »[26] . Le film va même jusqu'à être nommé à deux reprises aux Razzie Awards (pire actrice pour Shelley Duvall et pire réalisateur pour Stanley Kubrick)[27].

Mais au fil des années, les réactions des critiques furent plus positives, le film obtenant 92% d'avis favorables sur le site Rotten Tomatoes, pour 63 commentaires avec une moyenne de 8,5/10[28], et une moyenne de 61/100 sur le site Metacritic, basé sur 10 commentaires[29].

De nos jours, le film est considéré comme l'un des meilleurs films d'horreur jamais réalisé. En 2001, il a été classé 29e de la liste 100 Years... 100 Thrills[30]. En 2003, le personnage de Jack Torrance a été nommé 25e plus grand méchant de la liste AFI's 100 Years... 100 Heroes and Villains[30]. Le film a été nommé le film le plus effrayant de tous les temps par la chaîne Channel 4 la même année et Total Film le classe 5e plus grand film d'horreur en 2004. Bravo TV le classe 6e de la liste 100 Scariest Movie Moments en 2005[30].

Le réalisateur Martin Scorsese le classe parmi les onze films les plus effrayants du cinéma[31].

Analyse[modifier | modifier le code]

Au-delà du film d’horreur, Shining est un film complexe dont l’analyse est délicate en raison des nombreuses scènes sans réponse, de l’absence de toute explication rationnelle, et de la rupture totale du récit pour passer à l’imaginaire du spectateur. Rodney Ascher en fera un film documentaire, room 237, et propose une interprétation sous forme d'indices cachés du film.

Le récit repose sur l'emprise maléfique de l’hôtel sur Jack, personnage cérébral en manque d'inspiration qui se laisse manipuler par les fantômes et la répétition du passé dans le présent, progressivement, la notion de temps disparaît complètement dans le film. Contrairement à la plupart de ses films où il utilise une voix off, Kubrick aura ici recours aux cartons pour marquer le passage du temps[32] (des jours pour finir par indiquer des heures).

Jack, surmené par son manque d'inspiration, n'a pas le don de son fils "le shining", il ne perçoit pas encore les influences du passé sur son avenir. Tout bascule quand sa femme Wendy l'accuse d'avoir frappé son fils comme par le passé quand il lui a démis l'épaule sous l'emprise de l'alcool. Mais cette fois-ci il n'a rien fait, sous l'influence de l’hôtel il se dirige vers le bar pour trouver de l'alcool, c'est à ce moment précis que le film bascule dans le passé avec l'apparition du barman Lloyd que Jack nullement surpris reconnait, preuve qu'il a déjà fréquenté l'Overlook par le passé.

L'hôtel[modifier | modifier le code]

L'hôtel Ahwahnee à servi de modèle pour les scènes d'intérieur de l'hôtel Overlook

Shining recycle l’univers du film d’horreur, l’Overlook Hotel est un château hanté par des fantômes et des forces démoniaques, un vaste dédale spatio-temporel ou d'étranges et mystérieuses apparitions ressurgissent dans le présent. Tout est carré et symétrique dans l’hôtel même son labyrinthe. Le passé va se répéter dans le présent, les personnages ne pourront pas échapper a leurs destins.

La conception de l'Overlook fut très étroitement basée sur l'hôtel Ahwahnee (en) (Yosemite, Californie). Les intérieurs ont été reconstitués presque à l’identique. À tel point qu'aujourd'hui encore, certains croient que l'hôtel a réellement servi de décor pour le film[33].

Les miroirs[modifier | modifier le code]

Reflet dans le miroir

Les miroirs sont très importants dans le film Shining. Les miroirs permettent à Kubrick de « matérialiser » la vie intérieure de Jack, ils sont les témoins de sa perte du sens de la réalité, accentuée par les « mondes parallèles » présents dans l'hôtel.

Stanley Kubrick expose un dialogue imaginaire entre Jack et un barman dénommé Lloyd au bout de 47 minutes de film. Le spectateur est alors entraîné dans la folie de Jack Torrance. Au bout d'h 7 de film, après avoir retrouvé Lloyd dans une élégante réception, Jack discute avec celui qui semble avoir été l'ancien gardien, Delbert Grady (l'assassin de ses deux filles et de sa femme se nommait Charles Grady), qui nettoie ses vêtements dans les sanitaires après avoir involontairement renversé un verre sur lui. Là encore, de nombreux miroirs ornent la pièce. Le spectateur se trouve à nouveau plongé dans les visions démentes de Jack Torrance. De plus, Jack semble parler à Grady en regardant son reflet dans le miroir plutôt que directement.

Par ailleurs, c'est à travers un miroir que Wendy découvre à son réveil la signification réelle du mot « REDRUM » (« MURDER ») écrit par Danny à l'aide d'un bâton de rouge à lèvres.

Le labyrinthe[modifier | modifier le code]

Labyrinthe

Le labyrinthe, absent du roman, est une invention de Kubrick et de Diane Johnson. Il symbolise un dédale spatio-temporel, un parallèle avec l’hôtel. Lors de sa première visite de l’hôtel, Wendy dira : « On dirait un énorme labyrinthe ».
La scène du labyrinthe doit son intensité à la mobilité de la caméra, l'objectif semble survoler Wendy et Danny et donne la sensation d’une présence, du vol en suspension d’un esprit invisible qui surveille leurs faits et gestes.

La photo finale[modifier | modifier le code]

Room 237 : Jack a quasiment la même posture que Baphomet

À la fin du film, la caméra se déplace lentement vers un mur de l’hôtel Overlook oÙ 21 photos sont accrochées et au milieu une photo oÙ Jack participe à une réception donnée à l'hôtel soixante ans plus tôt en 1921. Cette photo qui termine le film est semblable à la fin quelque peu mystérieuse et ambiguë de 2001, l'Odyssée de l'espace. Kubrick lui-même n'a jamais donné une réponse définitive, préférant laisser les spectateurs décider par eux-mêmes.

La fin coupée[modifier | modifier le code]

Il existe deux fins à cette histoire. Celle du livre où l’hôtel maléfique explose, celle du film où Jack meurt perdu et congelé dans le labyrinthe enneigé de l’hôtel, après quoi le plan final du film montre une photo exposée dans le hall d'entrée où l'on voit Jack participant à une réception donnée à l'hôtel soixante ans plus tôt. Kubrick a pourtant tourné une scène finale[34] qui sera coupée par la suite. Le directeur de l’hôtel rend visite à l’hôpital à Wendy et lui explique que la police n'a rien trouvé de particulier et que c'est elle qui a tout imaginé. Avant de quitter l’hôpital, il donne à Danny la balle de base-ball qui l'avait attiré dans la chambre 237. Le film se termine par un carton :

«L’hôtel Overlook allait survivre à la tragédie, comme il l’avait déjà fait de si nombreuses fois. Il est toujours ouvert chaque année du 20 mai au 20 septembre. Il est fermé l’hiver.»

L'avis de Kubrick[modifier | modifier le code]

« Shining est un film optimiste. C'est une histoire de fantômes. Tout ce qu'il dit c'est qu'il y a une vie après la mort, c'est optimiste[35]. »

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le générique de début en plan aérien, la caméra suit la voiture dans les montagnes. Certains cinéphiles égratignent le perfectionnisme légendaire de Kubrick on aperçoit l'ombre de hélicoptère en bas à droite[36] et plus tard les pales de l'appareil[37]. L'explication vient du fait que le tournage a été effectué au format 1.37:1 pour une diffusion censée être en 1.85:1, avec les bandes noires qui masquent une partie de l'image; seule une diffusion dans le format de tournage laisse donc entrevoir cette « erreur »[38].

Dans la version française, il y a une erreur de traduction le surnom de Danny est « canard » alors qu'en version originale c'est "Doc" (les interprètes ayant compris « Duck » au lieu de « Doc », Wendy Torrance explique qu'elle et son mari l'appellent ainsi à cause du dessin animé Bugs Bunny.

Pour le dernier plan du film, la photo de Jack à une soirée datée de 1921, Kubrick a repris une ancienne photo réelle sur laquelle a été incrusté le visage de Jack Nicholson[39].

Jack Nicholson et Danny Lloyd interprètent un personnage qui porte le même prénom que eux.

"Heeeeeere's Johnny", est une référence à l'entrée en scène de Johnny Carson lorsqu'il animait le Tonight Show[40].

Impacts sur la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  2. À l'origine, Shining fut interdit aux moins de 13 ans, puis fut réévaluée en interdit aux moins de 12 ans avec le changement de classification.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.elstree.co.uk/shining.html
  2. (fr) « Fiche de doublage de « Shining » », sur Voxofilm (consulté le 30 mars 2012).
  3. http://www.imdb.com/title/tt0081505/releaseinfo
  4. a, b, c et d (en) Shining (film) sur l’Internet Movie Database
  5. a et b http://www.imdb.com/title/tt0081505/trivia?tab=cz
  6. a et b (en) « Shining », Box office mojo.
  7. (en) « Box-office américain du week-end du 23 mai 1980 », sur TheNumbers.com (consulté le 28 mars 2012).
  8. (en) Shining (film) sur l’Internet Movie Database
  9. (fr) « Box-office parisien du 22 au 28 octobre 1980 », sur Box Office Stars (consulté le 28 mars 2012).
  10. « Fiche film : The Shining (1980) - Exploitation », Ciné ressources (consulté le 10 octobre 2010)
  11. http://www.jpbox-office.com/fichfilm.php?id=7437&affich=france
  12. a et b Michel Ciment (préf. Martin Scorsese), Kubrick, Calmann-Lévy, Paris, 2004, (ISBN 2-7021-3518-8), p. 291.
  13. Marcello Walter Bruno (trad. Sylvia Guzzi), Stanley Kubrick, Gremese International, 2001 (ISBN 978-8873014508) p. 23.
  14. Michel Ciment, op. cit. p. 135-146.
  15. Sur l'écriture, Mémoires d'un métier par Stephen King.
  16. George Beahm, Stephen King de A à Z, Vents d'Ouest, (ISBN 2-8696-7903-3), p. 223-224
  17. a et b « Fiche film : The Shining (1980) - Tournage », Ciné ressources (consulté le 10 octobre 2010)
  18. Marcello Bruno Walter, op. cit. p. 23.
  19. Michel Ciment, op. cit. p. 188.
  20. Michel Ciment, Kubrick, 1980 p. 189
  21. « Que sont devenues les jumelles de Shining? », sur www.lalibre.be (consulté le 20 octobre 2015)
  22. « Les jumelles de Shining inspirées par une photo de Diane Arbus ? | MonFilmCulte », sur monfilmculte.com (consulté le 20 octobre 2015)
  23. Claire Colin, "Diane Arbus, la grande illusion", le 15 décembre 2011, article à lire sur L'Intermède
  24. http://www.thestudiotour.com/movies.php?movie_id=280
  25. « Fiche film : The Shining (1980) - Générique technique », Ciné ressources (consulté le 10 octobre 2010)
  26. The Shining—Excerpt from Variety.
  27. http://www.imdb.com/title/tt0081505/awards
  28. (en) « The Shining », sur Rotten Tomatoes (consulté le 9 juillet 2014).
  29. (en) « The Shining », sur Metacritic (consulté le 9 juillet 2014).
  30. a, b et c http://www.imdb.com/title/tt0081505/trivia
  31. (en) Scorsese, Martin, « 11 Scariest Horror Movies of All Time », The Daily Beast,‎ (consulté le 15 novembre 2009)
  32. Michel Ciment, op. cit. p. 135
  33. http://idyllopuspress.com/idyllopus/film/shining_interview.htm
  34. http://www.slate.fr/culture/67571/shining-kubrick-fin-coupee
  35. Conversation entre Jack Nicholson et Stanley Kubrick, Stanley Kubrick une vie en image, documentaire réalisé par Jan Harlan en 2000.
  36. http://www.erreursdefilms.com/sf/voir-toutes-les-erreurs-film-Shining-SHIN.html
  37. http://www.erreursdefilms.com/sf/voir-la-capture-erreur-812.html
  38. « Shining (1980) - FAQ », IMDb (consulté le 23 juin 2011).
  39. Michel Ciment, Kubrick, Calman-Levy, 1999[réf. incomplète].
  40. http://knowyourmeme.com/memes/heres-johnny
  41. a, b et c « The Shining » : Liens avec d'autres œuvres, sur IMDb.com (consulté le 30 mars 2012).
  42. Le Monde de Nemo, Autour du Film, onzième point, Wikipédia.
  43. (en) Malcolm in the middle

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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