Égyptiens

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Égyptiens
Description de cette image, également commentée ci-après
Une foule égyptienne en 2010.

Populations significatives par région
Drapeau de l'Égypte Égypte 101 168 745 (2019)
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 2 900 000 (2017)[1]
Drapeau de la Jordanie Jordanie 1 600 000 (2017)[1]
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 765 000 (2017)[1]
Autres
Régions d’origine Égypte
Langues Arabe et langues diverses
Religions Islam et croyances diverses

Les Égyptiens sont les citoyens de l'Égypte.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Égyptien est issu du nom de pays Égypte et du suffixe -ien.

En arabe : مِصريّون, en copte : ⲛⲓⲣⲉⲙⲛ̀ⲭⲏⲙⲓ.

Origines[modifier | modifier le code]

Libyen, Nubien, Syrien et Égyptien. Dessin d'un artiste inconnu d'après une peinture murale du tombeau de Séthi Ier, copie de Heinrich von Minutoli (1820)[2].

Il a été conjecturé sur l'origine des premiers habitants de l'Égypte et toutes ces conjectures n'ont servi qu'à prouver la haute antiquité de ce peuple ; toujours est-il que les Égyptiens ont occupé le premier rang parmi les nations civilisées de l'antiquité, vérité clairement prouvée par les restes de leurs monuments, leurs usages et leurs mœurs[3]. Il est aussi démontré que de temps immémorial ce peuple eut des rois qui firent fleurir leurs États par des lois sages, ainsi que par les arts, l'industrie et le commerce. Il est généralement regardé comme « fabuleuse » l'histoire des premières dynasties de ces rois, auxquels on a donné le nom de dieux, et de demi-dieux ou héros, et qui régnèrent environ 34 201 ans[3].

Ethnographie[modifier | modifier le code]

Voici comment Clot-Bey classe la population de l'Égypte dans la première moitié du XIXe siècle : Égyptiens musulmans, 2 600 000 ; Égyptiens chrétiens, 150 000 ; Osmanlis ou Turcs, 12 000 ; Arabes bédouins, 70 000 ; noirs, 20 000 ; Barabras, 5 000 ; Abyssiniens, 5 000 ; esclaves circassiens, mingréliens et géorgiens, 5 000 ; juifs, 7 000 ; Syriens, 5 000 ; Grecs raïas ou rayas, 3,000 ; Grecs francs, 2 000 ; Arméniens, 2 000 ; Italiens, 2 000 ; Maltais, 1 000 ; Français, 700 à 800 ; Anglais, 80 à 100 ; Autrichiens, 60 à 100 ; Russes, 20 à 30 ; Espagnols, 15 à 20 ; Belges, Hollandais, Suédois, Prussiens et Danois, environ 100. Ces chiffres, dit Wahlen, ne sont qu'approximatifs et nullement officiels[3].

D'après un contexte historique[Lequel ?], les Coptes sont considérés comme les « vrais » Égyptiens[4].

Classes sociales[modifier | modifier le code]

Dans la première moitié du XIXe siècle, l'ethnie égyptienne proprement dite est divisée en plusieurs classes : Les ulémas, les hommes de la loi et de la religion, occupent le premier rang. Ils doivent la considération dont ils jouissent à l'importance et à la noblesse des fonctions qui leur sont confiées, à l'instruction qui leur est nécessaire pour les remplir. Bien que tout musulman puisse être admis dans le corps des ulémas, ils se transmettent pourtant leurs charges par voie d'hérédité, et forment comme une caste aristocratique. Cependant le haut ascendant qu'ils avaient antérieurement sur l'esprit du peuple a été détruit par le vice-roi, qui les a dépossédés des immenses richesses territoriales qu'ils devaient aux superstitions et à l'ignorance de leurs compatriotes[3].

Les propriétaires, les négociants et marchands forment la seconde classe, peu nombreuse et qui ne possède que des fortunes modestes. Cependant la crise à laquelle l'Égypte a été en proie au XIXe siècle a relevé l'importance de cette classe ; c'est à ses membres les plus influents qu'ont été remis les principaux commandements de la milice nationale improvisée dans les provinces de la basse Égypte par le vice-roi[3].

Les artisans composent la troisième classe, qu'on peut regarder comme une véritable caste. Tous les métiers, toutes les petites industries, sont divisés en corporations qui se régissent elles-mêmes dans le cercle qu'elles embrassent ; ces corporations ont leurs statuts, leurs coutumes et leurs chefs. Celle des domestiques entre aussi dans cette catégorie[3].

La dernière classe comprend les agriculteurs, les fellahs ou paysans, qui forment la masse de la population[3].

Religion[modifier | modifier le code]

Au milieu du XIXe siècle, l'Égyptien musulman qui se considère comme adepte d'une religion privilégiée est fier de sa croyance, il ne regarde qu'avec mépris ceux qui ne professent point son culte ; un juif est pour lui un « chien » et un chrétien un « infidèle », il ne connaît pas d'injure plus grande à lancer à la face d'un homme que de l'appeler « chrétien » ou « juif »[3].

Diaspora[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en)9.5 million Egyptians live abroad, mostly in Saudi Arabia and Jordan sur egyptindependent.com
  2. Les teintes de peau sont dues à l'illustrateur du XIXe siècle, pas à l'original égyptien antique.
  3. a b c d e f g et h Auguste Wahlen, Mœurs, usages et costumes de tous les peuples du monde : Afrique - Amérique, Bruxelles, librairie Historique-Artistique, 1844
  4. Antoine Sfeir, Atlas des religions, Plon-Mame, 1994 (ISBN 2259026931)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]