La Damnation de Faust

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La Damnation de Faust
Légende dramatique en quatre parties
Genre Opéra
Musique Hector Berlioz
Livret Almire Gandonnière et Hector Berlioz d'après Faust de Goethe
Langue
originale
Français
Durée (approx.) 130 minutes
Création
Opéra-Comique de Paris

Personnages

La Damnation de Faust, op. 24, est une œuvre pour solistes, chœurs et orchestre du compositeur français Hector Berlioz. Inspirée du premier Faust de Johann Wolfgang von Goethe et sous-titrée « Légende dramatique en quatre parties », elle a été créée à Paris, à l'Opéra-Comique, le [1]. Le livret est une libre adaptation, par Almire Gandonnière et Berlioz lui-même, de la pièce de Goethe telle qu'elle avait été traduite par Gérard de Nerval en 1828. Le plan en est semblable, mais le découpage et la perspective d'ensemble diffèrent considérablement de l'original. De même que Goethe s'était emparé du Faust de Christopher Marlowe, Berlioz s'est emparé de celui de Goethe et en a fait une sorte d'autoportrait musical.

Trois fragments orchestraux en sont souvent joués indépendamment en concert : la Marche hongroise, le Ballet des sylphes et le Menuet des follets. D'autres passages sont également très connus : la Chanson de la puce et la Sérénade, chantées par Méphistophélès ; la Ballade du Roi de Thulé et la romance D'amour l'ardente flamme, chantées par Marguerite ; l'Invocation à la nature, chantée par Faust, etc.

Historique de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Genèse : les Huit scènes de Faust[modifier | modifier le code]

Après un premier projet de ballet, Hector Berlioz entame en 1828 une mise en musique du premier Faust de Goethe, qu'il avait découvert, comme la plupart de ses compatriotes, grâce à la traduction que Gérard de Nerval venait de publier : les Huit scènes de Faust, op. 1 :

  • I. Chants de la fête de Pâques
  • II. Paysans sous les tilleuls – Danse et chant
  • III. Ballet des sylphes – Sextuor
  • IV. Écot de joyeux compagnons – Histoire d’un rat
  • V. Chanson de Méphistophélès – Histoire d’une puce
  • VI. Le roi de Thulé
  • VII. Romance de Marguerite
  • VIII. Sérénade de Méphistophélès

Ces Huit scènes de Faust sont publiées à compte d'auteur en 1829, et sont envoyées à Goethe, qui n’a visiblement pas répondu au compositeur.

À partir de 1830, donc très vite après leur composition, Berlioz se détourne de ces huit fragments.

Le manuscrit de La Damnation de Faust[modifier | modifier le code]

Dès 1845, soit une quinzaine d’années après l’ébauche des huit scènes primitives, le compositeur s’intéresse à nouveau à Faust et rouvre la traduction de Gérard de Nerval, grâce à laquelle il avait pris connaissance du drame de Goethe. Il demande à un certain Almire Gandonnière de rimer quelques scènes, tandis que lui-même écrit des passages entiers du livret. Le manuscrit de la partition indique :

« Les paroles du récitatif de Méphistophélès dans la cave de Leipzig[2], de la chanson latine des étudiants, du récitatif qui précède la danse des Follets, du Final de la 3e partie, de toute la 4e (à l’exception de la Romance de Marguerite) et de l’Épilogue, sont de M. H. Berlioz. »

Berlioz part en voyage en Autriche, Hongrie, en Bohême et en Silésie en octobre 1845 et ne cesse de travailler à la partition, parfois dans des situations rocambolesques : en chemin de fer, en bateau, en voiture, à tout moment du jour et de la nuit. Il intègre une partie des huit scènes primitives à sa nouvelle œuvre et met un point final à son retour à Paris, en octobre 1846[3].

La chute de La Damnation de Faust[modifier | modifier le code]

La création par Hector Berlioz même à l'Opéra-Comique le est un échec, ainsi que la deuxième tentative le 20 décembre. Le manque de public provoque la ruine de l'auteur. Ce seront du reste les seules exécutions de La Damnation de Faust sur le sol français du vivant de Berlioz[4].

La résurrection de La Damnation de Faust[modifier | modifier le code]

Ruiné, Berlioz part en 1847 à l'étranger sur les conseils de Balzac[5]. Il dirige son œuvre à Saint-Pétersbourg le 15 mars et à Moscou le 18 avril. On la joue à Berlin le , ce qui lance la carrière allemande de Berlioz, et à Londres le [1].

Le Édouard Colonne et Jules Pasdeloup ressuscitent l'œuvre pour les Parisiens. Ces deux exécutions concurrentes sont le prélude à une série de concerts triomphaux tant au Châtelet (pour les Concerts Colonne) qu'au Cirque d'hiver (pour les Concerts Pasdeloup).

Une version scénique, contestable et contestée (notamment par Debussy, qui ne débordait pourtant pas d'admiration pour Berlioz), sera proposée le à Monte-Carlo par Raoul Gunsbourg. Depuis lors, La Damnation de Faust a connu une double carrière, l'une au concert, l'autre à la scène[6].

À noter que le Chœur symphonique de Paris sous la direction de Xavier Ricour a tenté par deux fois une approche originale mêlant les 2 versions, le chœur amateur y chantait sur scène sans partition, les solistes évoluant au milieu des choristes (Cirque d'Hiver 1998, Châtelet 2009).

Distribution[modifier | modifier le code]

  • Marguerite (mezzo-soprano)
  • Faust (ténor)
  • Méphistophélès (basse ou baryton)
  • Brander (basse)
  • Chœurs

Argument[modifier | modifier le code]

1re partie[modifier | modifier le code]

Plaines de Hongrie. C'est le début du printemps sur les bords du Danube. Faust chante sa solitude au sein de la nature. Au loin, chantent et dansent des paysans (Ronde des paysans), puis paraissent des soldats se préparant au combat (marche hongroise ou Marche de Rakoczy).

2e partie[modifier | modifier le code]

Cabinet de Faust. Désespoir de Faust, qui s'apprête à avaler une boisson empoisonnée quand retentissent dans le lointain les chants de la fête de Pâques. Méphistophélès fait alors son apparition et propose à Faust de lui faire découvrir les plaisirs de l'existence.

Taverne d'Auerbach. Faust accepte de suivre Méphisto et tous deux se retrouvent dans la taverne d'Auerbach, à Leipzig, où des buveurs ivres chantent leur joie. L'un d'eux, Brander, entame la Chanson du rat. Elle est suivie par une fugue parodique sur le mot amen. Méphisto répond par la Chanson de la puce sous les vivats des buveurs. Seul Faust n'apprécie pas ce genre de plaisirs ; c'est un échec pour le démon.

Bords de l'Elbe. Opérant plus habilement, Méphisto, qui a invité Faust à dormir sur un lit de roses aux bords de l'Elbe, demande aux sylphes de charmer sa victime puis lui fait voir en songe Marguerite.

À son réveil, Faust exprime son ardent désir de rencontrer la jeune femme. Méphisto lui propose alors de se joindre au cortège d'étudiants et de soldats qui va passer sous les fenêtres de celle-ci.

3e partie[modifier | modifier le code]

Chambre de Marguerite. Faust, caché derrière un rideau, contemple Marguerite qui chante la ballade du Roi de Thulé. Tandis qu'elle s'endort, Méphistophélès fait irruption afin de l'ensorceler. Il exhorte les feux follets à se manifester (Menuet) puis chante en leur compagnie la Sérénade.

Pendant ce temps, Faust s'est introduit dans la chambre de Marguerite. La jeune fille tombe dans ses bras, mais Méphistophélès interrompt ce court moment de bonheur et entraîne Faust, obligé de quitter les lieux du fait de l'arrivée des voisins scandalisés par la conduite de Marguerite.

4e partie[modifier | modifier le code]

Complainte de Marguerite abandonnée. Méphistophélès rejoint Faust, abîmé dans la contemplation de la nature, et lui apprend l'incarcération de sa bien-aimée, accusée d'avoir tué sa mère (pour cacher ses amours avec Faust, elle lui administrait un breuvage qui s'est révélé être un poison). Course à l'abîme, pandæmonium, triomphe de Méphistophélès.

Épilogue[modifier | modifier le code]

Sur la terre. Faust tombe en enfer.

Dans le ciel. Chœur d'anges et d'esprits célestes qui accueillent Marguerite.

Particularités[modifier | modifier le code]

Rôle des chœurs[modifier | modifier le code]

L'œuvre offre la particularité de comporter une partie chorale beaucoup plus développée que dans n'importe quel ouvrage lyrique contemporain, voire postérieur. Le chœur est en effet assimilé à un personnage. Il y a :

  • des chœurs mixtes : Chœur des paysans, Chant de Pâques (fin), Chœur des Sylphes, Chœur des voisins, Chœur des anges ;
  • des chœurs pour hommes seuls : Chant de Pâques (début), Chœur des buveurs, Chœur des follets, Chœur des soldats, Chœur des étudiants, Pandæmonium ;
  • des chœurs pour femmes seules : Chœur des pèlerines (Course à l'abîme), Chœur des anges (début)) ;
  • le Chœur des anges requiert également, si possible, un chœur d'enfants.

Les femmes chantent à deux voix, les hommes à quatre.

Autres particularités[modifier | modifier le code]

  • Dans la deuxième partie, les interventions chorales sont régies par une savante polyrythmie ternaire et binaire : 6/8 (battu à la noire pointée) pour le chœur des soldats, 2/4 (battu à la noire) pour le chœur des étudiants, noire pointée du chœur des soldats à la même vitesse que la noire du chœur des étudiants quand les deux ensembles se superposent.
  • Dans le chœur des sylphes, les chanteurs sont aussi utilisés comme des instruments de musique. Les interventions du type ... de bourgeons pampres verts et de grappes vermeilles... ou ... une beauté les suit, ingénue et pensive, à sa paupière luit une larme furtive... sonnent comme des onomatopées. Ce rôle est généralement dévolu à la petite harmonie (flûte, clarinette, hautbois, basson), ce qui est d'ailleurs la cas dans la pièce instrumentale qui suit (Danse des sylphes).
  • Si l'œuvre est en français, le chœur des étudiants est en latin, et une grande partie du Pandæmonium dans une langue inventée à cette occasion par le compositeur (Berlioz indique sur la partition : Chœur de démons aussi nombreux que possible, chœur en langue infernale).

Texte des chœurs[7][modifier | modifier le code]

Danse de paysans[modifier | modifier le code]

(Première partie, Allegro, noire pointée = 100)

Les bergers quittent leurs troupeaux ;
Pour la fête, ils se rendent beaux ;
Fleurs des champs et rubans
Sont leur parure ;
Sous les tilleuls les voilà tous,
Sautant, dansant
Comme des fous,
Ha ! ha ! ha !
Landerira !
Suivez donc la mesure !
Ils passaient tous comme l'éclair,
Et les robes volaient en l'air,
Mais bientôt on fut moins agile,
Le rouge leur montait au front
Et l'un sur l'autre dans le rond,
Ha ! ha ! ha !
Landerira !
Tous tombaient à la file.
« Ne me touchez donc pas ainsi !
— Paix ! ma femme n'est point ici !
Profitons de la circonstance. »
Dehors il l'emmena soudain,
Et tout allait son train,
Ha ! ha ! ha !
Landerira !
La musique et la danse.

Chant de la fête de Pâques[modifier | modifier le code]

(2e partie. Religioso moderato assai, noire = 69)

Christ vient de ressusciter ;
Quittant du tombeau
Le séjour funeste,
Au parvis céleste
Il monte plus beau
Vers les gloires immortelles ;
Tandis qu'il s'élance à grand pas,
Ses disciples fidèles languissent ici bas.
Hélas ! c'est ici qu'il nous laisse
Sous les traits brûlants du malheur.
Ô divin Maître ! ton bonheur est cause de notre tristesse.
Mais croyons en sa parole éternelle.
Nous le suivrons un jour
Au céleste séjour
Où sa voix nous appelle.
Hosanna !

Chœur des buveurs[modifier | modifier le code]

(Scène VI, Allegro con fuoco, noire = 160)

A boire encor ! du vin
Du Rhin !
Oh ! qu'il fait bon, quand le ciel tonne,
Rester près d'un bol enflammé
Et se remplir comme une tonne
Dans un cabaret enfumé !
J'aime le vin et cette eau blonde
Qui fait oublier le chagrin.
Quand ma mère me mit au monde,
J'eus un ivrogne pour parrain.

(Allegro, noire = 126)

Qui sait quelque plaisante histoire ?
En riant le vin est meilleur.
À toi, Brander !
Il n'a plus de mémoire !
[Brander : J'en sais une et j'en suis l'auteur.]
Eh bien donc ! vite !
[Brander : Puisqu'on m'invite,
Je vais vous chanter du nouveau.]
Bravo ! bravo !

[Chanson de Brander]

Fugue[modifier | modifier le code]

(Allegro ma non troppo, noire = 96)

Amen !

Chœur des gnomes et de sylphes[modifier | modifier le code]

(Andante)

Dors ! heureux Faust, dors ! Bientôt, oui, bientôt sous un voile
D'or et d'azur tes yeux vont se fermer.
Au front des cieux va briller ton étoile ;
Songes d'amour vont enfin te charmer.
De sites ravissants la campagne se couvre,
Et notre œil y découvre
Des fleurs, des bois des champs,
Et d'épaisses feuillées
Où de tendres amants
Promènent leur pensées
Au front des cieux va briller ton étoile
Mais plus loin sont couverts les longs rameaux des treilles
De bourgeons, pampres verts
Et de grappes vermeilles
Vois ces jeunes amants
Le long de la vallée,
Sous la fraîche feuillée
Une beauté les suit
Ingénue et pensive ;
A sa paupière luit
Une larme furtive
Faust, elle t'aimera.
Le lac étend ses flots
A l'entour des montages,
Dans les vertes campagnes
Il serpente en ruisseaux.

(Allegro)

Là, de chants d'allégresse
la rive retentit.
Ha !
D'autres chœurs là sans cesse
La danse nous ravit.
Les uns gaiment s'avancent
Au tour des coteaux verts
Ha !
De plus hardis s'élancent,
Au sein des flots amers,
Le lac étend ses flots
A l'entour des montagnes ;
Dans les vertes campagnes
Il serpente en ruisseaux.
Partout l'oiseau timide,
Cherchant l'ombre et le frais
S'enfuit d'un vol rapide
Au milieu des marais
Tous, pour goûter la vie !
C'est elle,
Si belle,
Qu'Amour te destina.
Tous cherchent dans les cieux
Une étoile chérie
Qui s'alluma pour eux.
Dors heureux Faust, dors !

Chœur des soldats[modifier | modifier le code]

(Final, Allegro)

Villes entourées
De murs et remparts
Fillettes sucrées,
Aux malin regards,
Victoire certaine
Près de vous m'attend.
Si grande est la peine,
Le prix est plus grand.
Aux sons des trompettes,
Les braves soldats
S'élancent aux fêtes
Ou bien aux combats
Fillettes et villes
Font les difficiles ;
Bientôt tout se rend
Si grande est la peine,
Le prix est plus grand.

Chanson d'étudiants[modifier | modifier le code]

(Istesso tempo)

Jam nox stellata velamina pandit.
Nunc bibendum et amandum est.
Vita brevis fugax qui voluptas
Gaudeamus igitur.
Nobis suridente luna,
Per urbem quae rentes puellas, eamus !
Ut cras, fortunati Caesares, dicamus :
Veni, vidi vici !

Chœur des soldats et des étudiants[modifier | modifier le code]

Reprise simultanée de Villes entourées de murs et remparts..., avec Jam nox stellata...

Chœur de Follets[modifier | modifier le code]

(3e partie, tempo di valse, suit la sérénade de Méphistophélès et son éclat de rire sec)

Bonne nuit !
Fais grande résistance,
S'il ne t'offre d'avance un anneau conjugal !
Il te tend les bras,
Près de lui tu cours, vite.
Bonne nuit, hélas ! ma petite
Ha !

Chœur des voisins dans la rue[modifier | modifier le code]

(Suit le trio et chœur de la scène XIX, Allegro, blanche = 116)

Holà, mère Oppenheim ! vois ce que fait ta fille !
L'avis n'est pas hors de saison :
Un galant est dans ta maison,
Et tu verras dans peu s'accroître ta famille.

Holà ! Holà ! Ah ! Ah ! Ah !

Petit chœur derrière la scène[modifier | modifier le code]

(4e partie, Allegretto)

Au son des trompettes,
Les braves soldats
S'élancent aux fêtes
Ou bien aux combats.
Si grande est la peine,
Le prix est plus grand.
Jam nox stellata…

La course à l'abîme[modifier | modifier le code]

(Allegro, noire = 144)

Sancta Maria, ora pro nobis !
Sancta Magdalena, ora pro nobis !
Sancta Margarita ! Ah !

Pandæmonium[modifier | modifier le code]

(Maestoso, noire = 69 ; il s'agit d'un texte partiellement écrit dans la langue du diable)

Has ! Irimidu Karabrao ! Has ! Has ! Has !

[Les princes des ténèbres]

De cette âme si fière
À jamais es-tu maître et vainqueur, Méphisto ?
Faust a donc librement signé l'acte fatal qui le livre à nos flammes ?
Has ! Has !

(Allegro vivace)

Tradi oun marexil fir tou dinxé burrudixé.
Fory my dinkorkitz,
O mérikariu ! Omevixé ! Mérikariba !
Me rondor dinkorlits,
Mit aysko, merondor, mit aysko ! oh !

(Allegro, blanche pointée = 72)

Diff ! Diff ! me rondor aysko !
Has ! Has ! Santan ! Has ! Has ! Belphégor ! Has ! Has ! Méphisto ! Has ! Has ! Kroïx
Diff : Diff : As ta roth ! Dif ! Diff ! Belzébuth ! Belphégor ! As ta roth ! Méphisto !
Sat, sat ra yk ir ki mour

Épilogue sur la terre[modifier | modifier le code]

(Andantino, avec le caractère du récitatif, noire = 76)

Alors l'Enfer se tut.

L'affreux bouillonnement de ses grands lacs de flammes,

Les grincements de dents de ses tourmenteurs d'âmes
Se firent entendre
Et dans ses profondeurs
Un mystère d'horreur s'accomplit.
O terreurs !

Dans le ciel[modifier | modifier le code]

(Maestoso non troppo lento, noire = 56)

Laus ! Laus ! Hosanna ! Hosanna !
Elle a beaucoup aimé Seigneur !
Margarita !

Apothéose de Marguerite - chœur d'esprits célestes[modifier | modifier le code]

(Moderato. Un peu moins lent.)

Remonte au ciel, âme naïve
Que l'amour égara ;
Viens revêtir ta beauté primitive
Qu'une erreur altéra.
Viens ! les vierges divines,
Tes sœurs, les Séraphines,
Sauront tarir les pleurs
Que t'arrachent encor les terrestres douleurs.
Conserve l'espérance
Et souris au bonheur !
Viens, Margarita !
Viens ! Viens ! Viens !

Discographie[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Revue de musicologie Tome 5, no 12, novembre 1924
  • Adolphe Boschot : Le Faust de Berlioz : Étude sur la "Damnation de Faust" et sur l'âme romantique (Plon : 1945)
  • Avant Scène Opéra no 22, 1979
  • [publ. par] Alain Pâris : Livrets d'opéra (R. Laffont : 1991), 2 vol.
  • Piotr Kaminski : Mille et un opéras (Fayard : 2003)
  • Hector Berlioz : Mémoires…, chronologie et introduction par Pierre Citron…, Garnier-Flammarion : 1969, 2 vol. ; 1re édition : impr. Vallée : 1865
  • Tout l'opéra, de Monteverdi à nos jours par Gustave Kobbé, édition établie et révisée par le comte de Harewood. Traduit de l'anglais par Marie-Caroline Aubert, Denis Collins et Marie-Stella Pâris. Adaptation française de Martine Kahanne. Compléments de Jean-François Labie et Alain Pâris), Robert Laffont, coll. « Bouquins », 1993 (ISBN 2-221-07131-X)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gustave Kobbé : Tout l'opéra, de Monteverdi à nos jours, op.cit., p.  479-80 (ISBN 222107131X).
  2. Il s'agit de la taverne Auerbachs Keller, qui existe encore actuellement.
  3. Il précise dans ses Mémoires comment s'est effectué ce travail : « […] toujours à l'improviste, chez moi, au café, au jardin des Tuileries et jusque sur une borne du boulevard du Temple. »
  4. L'échec de Berlioz et son départ de France.
  5. « Mon cher Balzac, Vous avez eu l'obligeance de m'offrir votre pelisse, soyez assez bon pour me l'envoyer demain rue de Provence 41, j'en aurai soin et je vous la rapporterai fidèlement dans quatre mois. Celle sur laquelle je comptais me paraît beaucoup trop courte et je crains surtout le froid aux jambes. Mille amitiés. Votre tout dévoué Hector Berlioz. » — Lettre du , dans : Balzac, Correspondance intégrale, réunie et annotée par Roger Pierrot, t. V (mai 1845-août 1850), Paris, Garnier, 1969.
  6. Dictionnaire de la musique sous la direction de Marc Vignal, Larousse, Paris, 1987, p. 74-75 (ISBN 9782035113061).
  7. D'après la partition de chœur, Paris, édition Costallat.

Liens externes[modifier | modifier le code]