Béatrice et Bénédict

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Béatrice et Bénédict est un opéra en deux actes d'Hector Berlioz, librement inspiré de la pièce de William Shakespeare, Beaucoup de bruit pour rien, et créé à Baden-Baden le [1]. Enregistré, entre autres, par Daniel Barenboim avec Yvonne Minton et Plácido Domingo.

Genèse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Le projet de Béatrice et Bénédict remonte à 1833[1]. Dès cette époque, Berlioz songe en effet à écrire un « opéra italien fort gai » d'après Beaucoup de bruit pour rien. En 1852, il écrit un scénario pour un opéra-comique en trois actes inspiré de cette comédie shakespearienne, sans que cela aboutisse à la composition de l'opéra. Le projet ne se concrétise qu'à la fin de sa carrière, grâce à une commande d'Édouard Bénazet, directeur du festival de Bade. En 1858, ce dernier demande à Berlioz de composer un opéra d'après un livret d'Édouard Plouvier. Très vite, Berlioz renonce à mettre en musique l'ouvrage de Plouvier, et en 1860, il commence à retravailler le livret de Béatrice et Bénédict, qui sera finalement créé à Bade. D'abord conçu en un acte, l'opéra est étoffé et articulé en deux actes (vers octobre 1861), puis complété après la création par deux numéros (11 et 12) en 1862[2].

Distribution[modifier | modifier le code]

Rôle Typologie vocale Création : Bade,
dir. Hector Berlioz
Béatrice, nièce de Léonato soprano Anne Charton-Demeur
Héro, fille de Léonato soprano Mlle Monrose
Ursule,dame d'honneur d'Héro mezzo-soprano Mme Geoffroy
Bénédict, officier ténor Achille-Félix Montaubry
Claudio, aide de camp du général baryton Jules Lefort
Don Pedro, général de l'armée sicilienne basse Mathieu-Émile Balanqué
Somarone, maître de chapelle basse Victor Prilleux
Léonato, gouverneur de Messine parlé Guerrin
Un tabellion parlé
Un messager parlé Philippe Mutée
Deux domestiques parlé

Orchestration[modifier | modifier le code]

Orchestration de Béatrice et Bénédict
Cordes
premiers violons, seconds violons, altos,

violoncelles, contrebasses, guitare (sur scène), harpes I-II (sur scène)

Bois
Flûtes I-II (petite flûte), hautbois I-II (cor anglais),

clarinettes I-II, bassons I-II,

Cuivres
cors I-IV (2 cors simples, 2 cors à cylindres), trompettes I-II, cornet à piston,

trombones I-III,

Percussions
timbales, grosse caisse, cymbales, tambour de basque (sur scène)

Résumé[modifier | modifier le code]

Acte I

À Messine au XVIe siècle, les Siciliens célèbrent la victoire sur les Maures des troupes du vaillant général Don Pedro, que le gouverneur Léonato s’apprête à accueillir. Sa fille Héro attend avec impatience son futur époux, l’officier Claudio, mais sa nièce Béatrice tourne en dérision la vaillance militaire, dirigeant ses sarcasmes contre un autre officier, Bénédict. Autant les retrouvailles sont tendres pour les fiancés, autant elles sont orageuses entre Béatrice et Bénédict, à qui invectives et moqueries réciproques procurent un étrange plaisir. Lorsque le général confirme à Claudio ses noces imminentes, l’intéressé est aussi ravi que Bénédict horrifié. Don Pedro conspire alors avec Claudio pour amener les deux ennemis à se marier aussi, selon le vœu secret du gouverneur. Somarone, le maître de musique, fait travailler son chœur et son orchestre pour la fête du soir. Son soi-disant chef-d’œuvre est malmené par les choristes puis répété devant un général guère mélomane. Après le départ des musiciens, le général et Claudio entament une conversation sur Béatrice dans le dessein de faire croire à Bénédict qu’elle est désespérément amoureuse de lui. Resté seul, le jeune homme reconnaît les qualités de Béatrice et décide d’abdiquer son orgueil pour céder à l’amour. De son côté, Héro a tenu le même genre de conversation avec sa suivante Ursule, non loin de Béatrice qui n’en a pas perdu un mot. La nuit tombe, pleine de promesses.

Acte II

Dans le palais du gouverneur, la soirée est avancée et la cave bientôt vide. Déjà bien éméché, Somarone improvise une chanson à boire pour l’assemblée en attendant d’aller diriger la cérémonie. Béatrice est très tourmentée par ses sentiments mais finit par s’avouer qu’elle aime Bénédict et que son aversion était peut-être une crainte de céder à l’amour. Surprises et ravies de la retrouver adoucie, Héro et Ursule tentent de la convertir à l’idée même du mariage. Juste avant les noces, la rencontre entre les deux anciens ennemis manque de tourner à l’altercation mais Bénédict parvient à bouleverser la jeune fille rebelle. L’arrivée du cortège nuptial d’Héro et Claudio ainsi que la mention d’un second contrat de mariage en blanc précipitent les aveux : Béatrice et Bénédict se marient eux aussi… pour le meilleur et pour le pire.

Représentations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil, , 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 228
  2. Pierre Citron et Cécile Reynaud (dir.), Dictionnaire Berlioz, Paris, Fayard, 2003.
  3. Article sur Béatrice et Bénédict joué à l'Opéra comique en 2010, Artistik Rezo, Marie Torrès, 25 février 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]