Der König in Thule

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Der König in Thule
Thule carta marina Olaus Magnus.jpg

Représentation imaginée de Thulé, sous le nom de Tile, d'après la Carta Marina de Olaus Magnus (1539).

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Portrait de Goethe.

Der König in Thule est un poème de Johann Wolfgang von Goethe écrit en 1774. Il est ultérieurement utilisé dans l'œuvre majeure du poète, Faust (partie 1, lignes 2759-82).

Histoire[modifier | modifier le code]

Goethe avait déjà écrit en juillet 1774 un poème, Geistesgruß, considéré comme une ébauche de Der König in Thule. Il est soumis à quelques modifications, notamment sur le royaume mythique de Thulé, grâce aux conseils de Johann Gottfried Herder ; ce lieu passait pour être l'endroit le plus septentrional où s'étaient aventurés les marins grecs de l'Antiquité. Le poème est publié en 1782.

Poème[modifier | modifier le code]

Es war ein König in Thule,
Gar treu bis an das Grab,
Dem sterbend seine Buhle
Einen goldnen Becher gab.

Es ging ihm nichts darüber,
Er leert' ihn jeden Schmaus;
Die Augen gingen ihm über,
So oft er trank daraus.

Und als er kam zu sterben,
Zählt' er seine Städt' im Reich,
Gönnt' alles seinen Erben,
Den Becher nicht zugleich.

Er saß bei'm Königsmahle,
Die Ritter um ihn her,
Auf hohem Vätersaale,
Dort auf dem Schloß am Meer.

Dort stand der alte Zecher,
Trank letzte Lebensgluth,
Und warf den heiligen Becher
Hinunter in die Fluth.

Er sah ihn stürzen, trinken
Und sinken tief ins Meer,
Die Augen täten ihm sinken,
Trank nie einen Tropfen mehr.

Traductions[modifier | modifier le code]

Le poète français Gérard de Nerval publie une traduction du poème de Goethe dans La Bohème galante (1855). Il existe également d'autres traduction d'auteurs français, comme Charles Gounod.

Il était un roi de Thulé
À qui son amante fidèle
Légua, comme souvenir d’elle,
Une coupe d’or ciselé.
C’était un trésor plein de charmes
Où son amour se conservait :
À chaque fois qu’il y buvait
Ses yeux se remplissaient de larmes.
Voyant ses derniers jours venir,
Il divisa son héritage
Mais il excepta du partage
La coupe, son cher souvenir.
Il fit à la table royale
Asseoir les barons dans sa tour ;
Debout et rangée alentour,
Brillait sa noblesse loyale.
Sous le balcon grondait la mer.
Le vieux roi se lève en silence,
Il boit, — frissonne, et sa main lance
La coupe d’or au flot amer !
Il la vit tourner dans l’eau noire,
La vague en s’ouvrant fit un pli,
Le roi pencha son front pâli…
Jamais on ne le vit plus boire.

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Le poème aborde les thèmes de l'amour et de la mort.

Musique[modifier | modifier le code]

Ce poème a rencontré un grand succès populaire et a été mis en musique par plusieurs compositeurs :

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • [1] Version musicale du poème par Franz Schubert, par la cantatrice Elly Ameling