L'Apprenti sorcier (poème)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir L'Apprenti sorcier.

L'Apprenti sorcier (poème)
Tovenaarsleerling S Barth.png
Illustration datant de 1882.
Informations générales
Titre
Der ZauberlehrlingVoir et modifier les données sur Wikidata
Auteur
Date
Contenu
Incipit
« Hat der alte Hexenmeister, sich doch einmal wegbegeben!… »Voir et modifier les données sur Wikidata

L'Apprenti sorcier (en allemand : Der Zauberlehrling) est un poème populaire de Goethe de 1797. Le texte a connu de nombreuses adaptations sur divers supports. Le poème doit une part de sa popularité à son adaptation sous la forme d'un court métrage utilisant le poème symphonique homonyme de Paul Dukas, lui-même fondé sur ce texte, dans le dessin animé musical Fantasia de Walt Disney.

Résumé[modifier | modifier le code]

Un jeune apprenti sorcier feignant tente d'animer un balai pour faire son travail pour lui : remplir une bassine d'eau en prenant des seaux et en les vidant, tout un trajet à parcourir, que le maître, parti faire une course, lui a assignée. Le balai s'arrête sur le moment mais se divise en deux balais et ainsi de suite. L'apprenti doit faire face à des centaines de balais. L'eau déborde et inonde la demeure du maître, qui devient une piscine géante. Le maître arrive enfin ; réparant les dégâts provoqués par l'apprenti, il est hors de lui, tout en restant calme.

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

Ce scénario est en bonne partie inspiré d'un passage de Les Amis du mensonge ou l'incrédule de Lucien de Samosate, écrivain grec de l'Antiquité (paragraphes 33 à 36).

Postérité[modifier | modifier le code]

Le poème traite du progrès : dans quelles mesures les humains peuvent-ils être "débordés" par leurs propres créations ?

De nombreuses adaptations ont été réalisées. Le poème ayant été traduit dans de nombreuses langues, il a connu un franc succès populaire. L'illustrateur pour la jeunesse Tomi Ungerer en a illustré une adaptation en 1971[1].

En musique, le compositeur Paul Dukas a adapté le poème sous la forme d'une œuvre musicale homonyme pour orchestre en 1897.

Au cinéma, le poème fournit le thème d'une des séquences du dessin animé Fantasia de Walt Disney en 1940. La séquence utilise la musique homonyme de Paul Dukas et le rôle de l'apprenti sorcier est dévolu à Mickey Mouse, l'un des personnages emblématiques du studio.

En français, le poème est à l'origine de l'expression "jouer à l'apprenti sorcier" (entreprendre quelque chose à haut risque dans un domaine qu'on ne maîtrise pas).


Références[modifier | modifier le code]

  1. Guillaume, l'apprenti sorcier, traduction de The sorcerer's apprentice de Barbara Shook Hazen par Adolphe Chagot, Paris : Éditions de l'École, 1971 ; réédition Paris, l'École des loisirs, 1997

Source[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :