Alvis Hermanis

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Alvis Hermanis
Description de cette image, également commentée ci-après
Alvis Hermanis en 2010

Naissance (53 ans)
Riga
Drapeau de la Lettonie Lettonie
Activité principale metteur en scène, dramaturge, acteur
Années d'activité 1983-

Alvis Hermanis (né le à Riga) est un acteur, metteur en scène et un dramaturge letton[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir étudié au conservatoire d'État de la Lettonie (1984-1988), il est devenu le directeur artistique du Nouveau Théâtre de Riga en 1997[2]. Ses créations ont été jouées dans plus de 40 pays et il est régulièrement invité par les festivals de Salzbourg, Avignon, Édimbourg, Séoul, Montréal, Wellington et Moscou.

Dans son théâtre il adapte entre autres l'opéra Uguns un nakts de Jānis Mediņš (1995), Arcadia de Tom Stoppard (1998), Revizor de Nicolas Gogol (2002), Sonia de Tatiana Tolstoï (2006).

En 2007, il est question de le décorer de l'ordre des Trois Étoiles, mais l'artiste refuse de se rendre à la cérémonie, étant en désaccord avec la ligne politique de Valdis Zatlers. Il y consentira seulement en 2012 et sera fait commandeur de l'ordre par le président Andris Bērziņš[3].

Parmi ses premières mises en scène à l'étranger on retrouve L'Idiot de Dostoïevski au Schauspielhaus de Zurich en 2008 et Eine Familie adaptée de August: Osage County, une comédie dramatique de Tracy Letts, au Burgtheater de Vienne en 2009[4],[5],[6].

La revue culturelle suisse Du l'a élu parmi les dix personnalités du monde du théâtre les plus influentes en Europe et il a obtenu le prix Europe pour le théâtre, le prix New Theatrical Realities, le Spēlmaņu nakts et le prix russe Stanislavski[7]. On lui attribue également le prix des arts de l'Assemblée balte en 2014, pour la réussite créative dans la mise en scène de plusieurs pièces de théâtre, notamment pour la pièce Oblomov[8]. En 2014, il contribue à la version d'Il trovatore, qui ressemble sur scène Anna Netrebko, Placido Domingo et Marie-Nicole Lemieux, décrite comme la production événement du Festival de Salzbourg dans le compte rendu du quotidien Classique News[9],[10]. Toutefois, sa Damnation de Faust à l'Opéra Bastille de Paris, transposant l'histoire originale dans le contexte d'une mission spatiale habitée vers Mars, sera huée par le public en décembre 2015[11],[12],[13],[14].

En 2015, l'artiste résilie le contrat avec le Thalia Theater de Hambourg, ne voulant pas s'associer à la politique de soutien des réfugiés adoptée par l'établissement, ce qui lui vaut la désapprobation du monde du théâtre allemand[15],[16].

Son adaptation de Madame Butterfly à La Scala en 2016, avec Maria José Siri dans le rôle-titre, ne suscite pas de controverse, cette fois la critique souligne sa fidélité à la conception traditionnelle de l'opéra[17],[18],[19].

Il adapte Madame de Sade au Schauspielhaus de Zurich en 2017[20], puis, y inaugure la saison 2018 avec le Cœur de chien de Mikhaïl Boulgakov[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Alvis Hermanis », sur operadeparis.fr (consulté le 25 janvier 2017)
  2. Nicole Leclercq, Le monde du théâtre: édition 2008: un compte-rendu des saison théâtrales 2005-2006 et 2006-2007 dans le monde, Peter Lang, (ISBN 9789052014586, lire en ligne), p. 300-301
  3. (lv) « Alvis Hermanis beidzot pieņēmis Triju Zvaigžņu ordeni », sur diena.lv, (consulté le 4 février 2017)
  4. (de) « Schauspielhaus Zurich. Der Idiot », sur art-tv.ch, (consulté le 4 février 2017)
  5. (de) Andreas Klaeui, « Der Idiot. Anfang des Romans – Alvis Hermanis richtet Dostojewski im Schiffbau ein Tadellos möbliert », sur nachtkritik.de, (consulté le 4 février 2017)
  6. (de) Stefan Bläske, « Eine Familie – Alvis Hermanis naturalisiert Tracy Letts' Familienklopper. Tiefe Einblicke ins Elternhaus », sur nachtkritik.de, (consulté le 4 février 2017)
  7. Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, Lettonie 2013 Petit Futé, Petit Futé, (ISBN 9782746964501, lire en ligne), p. 51
  8. « Alvis Hermanis a reçu le prix des arts décerné par l’Assemblée balte », sur saeima.lv, (consulté le 25 janvier 2017)
  9. Lucas Irom, « Compte rendu, opéra. Salzbourg, Grosses festspielhaus, le 15 août 2014. Verdi : Le Trouvère, il Trovatore », sur classiquenews.com, (consulté le 4 février 2017)
  10. « Il Trovatore - Festival de Salzbourg (2014) », sur opera-online.com, (consulté le 4 février 2017)
  11. « La Damnation de Faust huée à Bastille », sur francemusique.fr, (consulté le 25 janvier 2017)
  12. Julian Sykes, « Faust perdu dans une expédition pour Mars », sur letemps.ch, (consulté le 25 janvier 2017)
  13. « Un Faust cosmique à Bastille », sur larevueduspectacle.fr, (consulté le 25 janvier 2017)
  14. Benoît Fauchet, « Opéra Bastille : La Damnation de Faust dans une faille spatio-temporelle », sur diapasonmag.fr, (consulté le 4 février 2017)
  15. Nathalie Versieux, « Alvis Hermanis, le Donald Trump du théâtre allemand », sur liberation.fr, (consulté le 25 janvier 2017)
  16. Nicolas Barotte, « Théâtre : l'anti-réfugiés Alvis Hermanis se met l'Allemagne à dos », sur lefigaro.fr, (consulté le 25 janvier 2017)
  17. Nathalie Versieux, « La Scala de Milan ouvre sa saison avec "Madame Butterfly" », sur la-croix.com, (consulté le 4 février 2017)
  18. Emmanuel Dupuy, « Madama Butterfly à la Scala de Milan : retour à l'original », sur diapasonmag.fr, (consulté le 4 février 2017)
  19. Thierry Hillériteau, « Programme TV : Puccini en version originale », sur lefigaro.fr, (consulté le 4 février 2017)
  20. (de) Daniele Muscionico, « Warten auf Sade », sur nachtkritik.de, (consulté le 22 avril 2018)
  21. (de) Daniele Muscionico, « Hundsgemeinheiten mit Hirn und Hoden », sur nzz.ch, (consulté le 22 avril 2018)

Liens externes[modifier | modifier le code]