Méphistophélès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Méphistophélès (homonymie).
Méphistophélès sculpté par Mark Antokolski

Méphistophélès est l’un des sept princes de l'enfer, incarnant parfois le diable sur terre. Les racines sont probablement à chercher du côté du latin mephiticus et mephitis : « exhalation pestilentielle ».

Légende de Faust[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Faust. Une tragédie.
Faust et Méphistophélès.

Méphistophélès est l'incarnation que prend le diable pour rendre visite au docteur Faust. Plus qu'un mal tangible, il se distingue des autres formes que prend traditionnellement le Malin par sa personnification de la négation « Je suis l'esprit qui toujours nie ; et c'est avec justice : car tout ce qui existe mérite d'être détruit, il serait donc mieux que rien n'existât »[1]. Le peintre Ary Scheffer représente bien Méphisto dans l'ombre derrière Faust (coll. Musée de la vie romantique, Hôtel Scheffer-Renan, Paris).

Interprétations[modifier | modifier le code]

Même si Mephistopheles est considéré par Faust comme un démon – un serviteur de Lucifer – des auteurs expliquent qu'il ne cherche pas à corrompre l'Homme, mais qu'il parvient finalement à collecter les âmes des damnés[2]. Mephistopheles est piégé de son propre enfer comme serviteur du diable. Il avertit Faust du choix qu'il fait en « vendant son âme » au diable[3].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Méphistophélès apparaît en tant que seigneur des Enfers dans le deuxième épisode de la saison 6 de la série Xena, la guerrière, ainsi que dans certains mangas populaires, notamment dans Blue exorcist où il représente l'un des sept princes de l'enfer.

Musique[modifier | modifier le code]

Mephistopheles volant au-dessus de Wittenberg, lithographie de Eugène Delacroix.

Plusieurs titres de chanson reprennent le nom de Mephistopheles. Franz Liszt a composé quatre œuvres ayant pour titre Méphisto-Valse. Mefistofele est un opéra du poète et librettiste italien Arrigo Boito, créé à la Scala de Milan le 5 mars 1868. Mephistopheles est aussi un titre du groupe allemand Puppetmastaz, présent sur l'album The Takeover. March of Mephisto est une chanson du groupe de power metal Kamelot, se trouvant dans leur album The Black Halo sorti en 2005. The Mephistopheles of Los Angeles est une chanson de Marilyn Manson se trouvant sur l'album The Pale Emperor sorti en 2015.

Méphistophélès est aussi un personnage de l'opéra en cinq actes : Faust de Charles Gounod. Mephistopheles est également un groupe de death/black metal allemand fondé en 1994 par Xenien (guitare), Nordischer Künstler (chant, claviers) et Ineb (guitare).

Mephistopheles est cité dans de nombreuses chansons telles que L'Étoile du matin du groupe VII (Sept), Wrapped Around My Finger de The Police, Videotape de Radiohead, Mephisto de Moonspell, Down, Down, Down to Mephisto's Cafe de Streetlight Manifesto, Mephistopheles du groupe de death metal américain Deicide, Croquemort du rappeur Jazzy Bazz, et Bêle, Bêle petite chèvre du groupe de rock français Ange.

Manga et animation[modifier | modifier le code]

Dans la série Blue Exorcist, Méphisto est le proviseur de l'académie de la Croix-Vraie et fait partie de l'ordre des exorcistes, et vit sous l'identité de Johann Faust[4]. Dans la série Saint Seiya: The Lost Canvas, Méphistophélès est la représentation de l'étoile démoniaque « principale », et est incarné par le spectre du nom de Yōma qui est le père du héros de l'histoire (à noter que ce spectre n'apparaît pas dans l'histoire originale de Saint Seiya)[5],[6].

Dans le manga Soul Cartel, Méphistophélès, alias Méphisto est le plus âgé des diables, et prends l'apparence d'un enfant au cheveux et aux yeux rouges, doté d'ailes (rétractables) et d'une queue. On dit qu'il serait capable de détruire le monde des humains et d'avoir encore de la puissance en réserve. Il est aussi connu comme « l'archidiable du combat. » Il n'en aurait jamais perdu un seul (c'est ce qu'il prétend, mais il semble avoir déjà perdu contre son petit frère Belzebuth). Dans le manga Shaman King, l'un des oversouls du personnage Faust VIII se nomme Mephisto Eliza.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Timbre de 1979 : Johannes Faust avec Homunculus, Méphistophélès.

Dans le jeu vidéo Forsaken, publié en 1998, Mephistofen est un personnage jouable disposant d'un bras bionique. Diablo II, publié en 2000, présente Mephisto, le seigneur de la haine, l'un des trois principaux démons régnant sur les enfers[7]. Dans Demon's Souls, publié en 2009, Méphistophélès est un personnage donneur de quêtes maléfiques.

Dans l'application Immortalis sur iPhone et iPod, un jeu de cartes, Méphistophélès est une carte de la force du feu. Dans l'extension Hordes of the Underdark (Les Hordes d'Outreterre) du jeu vidéo Neverwinter Nights, Mephisto est un ennemi du joueur.

Jeux de rôles[modifier | modifier le code]

Dans le jeu de rôles français à tendance humoristique INS/MV, dans le supplément de la 4e édition Sur la terre comme au ciel, il est fait mention d'un démon portant ce nom et ayant raté de peu l'accession au titre de Prince.

Donjons et Dragons contient aussi Méphistophélès, qui est l'un des Archidiables qui règnent sur les Neuf enfers de Baator.

Char d'assaut[modifier | modifier le code]

  • Un A7V de la 1re guerre mondiale porte le nom de « Méphisto », il est exposé à Brisbane, Australie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Johann Wolfgang von Goethe, Faust, Librio, , p. 40
  2. (en) Farnham, Willard. Twentieth Century Interpretations of Doctor Faustus. New Jersey: Prentice-Hall, Inc.,1969: 6.
  3. (en) Krstovic, J. O. and Lazzardi, Marie. Plot and Major Themes. Rpt. in Literature Criticism from 1400 to 1800. Ed. Jelena O. Krstovic and Marie Lazzardi. Vol. 47. Farming Mills, MI: The Gale Group, 1999: 202.
  4. (en) « A Look at the Characters of Blue Exorcist (Ao no Exorcist) »,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  5. « Saint Seiya - The Lost Canvas - Hades Vol.24 », sur Amazon (consulté le 25 juillet 2016).
  6. « La bagarre du cosmos: Saint Seiya vs Lost Canvas », sur Gameblog.fr,‎ (consulté le 25 juillet 2016).
  7. (en) Ted L. Glines, « Diablo », sur authorsden.com (consulté le 25 juillet 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Johann Wolfgang von Goethe (trad. Gérard de Nerval), Faust, Paris, Librio, coll. « Théâtre », , 157 p. (ISBN 978-2-290-34311-1)