Karen Horney

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Karen Horney
Karen Horney 1938.jpg
photographie de Karen Horney en octobre 1938
Biographie
Naissance
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Blankenese (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 67 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cimetière de Ferncliff (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Formation
Activités
Enfant
Autres informations
Membre de
Œuvres principales
  • La Psychologie de la femme (1967)
  • La Personnalité névrotique de notre temps (1937)
  • Neurosis and Human Growth (1950)

Karen Horney, née le à Blankenese, actuel quartier de Hambourg, et morte le à New York, est une psychiatre et psychanalyste américaine d'origine allemande.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle naît dans une famille protestante, son père est un capitaine de la marine marchande d'origine norvégienne et naturalisé allemand, et sa mère est néerlandaise. Karen commence ses études de médecine en 1906[1] à l'université de Fribourg-en-Brisgau, l'une des premières universités allemandes à accepter des étudiantes, à l'université de Göttingen (1908) et obtient son diplôme de médecin en 1913 à l'université Humboldt de Berlin. Elle se marie avec Oscar Horney et ils ont trois enfants, notamment l'actrice allemande Brigitte Horney. Elle fait une analyse à Berlin avec Karl Abraham en 1910, puis avec Hanns Sachs. En 1920, elle est membre fondateur de l'Institut psychanalytique de Berlin[2].

Elle émigre aux États-Unis avec ses trois filles, en 1932, répondant à l'invitation de Franz Alexander qui la sollicite pour le poste de directrice associée du Chicogo Psychoanalytic Institute qu'il vient de créer. En 1934, elle s'installe à New York où elle devient membre de la New York Psychoanalytic Society.

Son nom est lié à l'école culturelle américaine, à laquelle appartiennent également Erich Fromm, Harry Stack Sullivan, Clara Thompson et Abram Kardiner. Elle prend ses distances à l'égard de l'orthodoxie freudienne, ce qui lui vaut son exclusion du New York Psychoanalytic Institute en 1941. Elle fonde avec Muriel Ivimey, Harold Kelman, Elizabeth Kilpatrick et Alexander Reid Martin, l'Association for the Advancement of Psychoanalysis, et participe à la fondation de l'American Institute for Psychoanalysis en 1941[3],[4]. Elle participe aussi à la fondation de la revue The American Journal of Psychoanalysis en 1941.

Elle apporte des contributions dans le domaine de la sexualité féminine et de la technique analytique.

Publications[modifier | modifier le code]

  • L'auto-analyse, 1942, Paris, Stock, 1953 (Self-analysis, New York: W. W. Norton and Company Inc., 1942)
  • La Personnalité névrotique de notre temps, Éd. de L'Arche, 1997 (ISBN 2851812076) (The Neurotic Personality of Our Time, New York: W. W. Norton and Company Inc., 1937)
  • Les voies nouvelles de la psychanalyse, Paris, L'Arche, 1951 (New ways in Psychoanalysis, 1939)
  • La Psychologie de la femme, Payot-poche no 418, 2002 (ISBN 2228895067) (Feminine Psychology, 1967)
  • Nos conflits intérieurs, 1945, Paris, L'Arche, 1997 (ISBN 2851813013) (Our inner conflicts. A constructive theory of neurosis, New York: W. W. Norton and Company Inc., 1945)
  • Dernières conférences, Éditions des Femmes, 1992 (ISBN 2721004166)
  • The Technique of Psychoanalytic Therapy, The American Journal of Psychoanalysis, 28, 3-12, 1968
  • On the Genesis of the Castration Complex in Women, The International Journal of Psychoanalysis, 5, 50-65, 1924
  • The flight from Womanhood, The International Journal of Psychoanalysis, 7, 324-329, 1926
  • Maternal conflicts, The American Journal of Orthopsychiatry, 3, 455-463, 1933
  • The problem of Feminine Masochism, Psychoanalytic Review, 22, 241, 1935
  • Neurosis and human growth. The struggle toward self-realization, New York: W. W. Norton and Company Inc., 1950

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice biographique de Karen Horney, http://www.muskingum.edu [lire en ligne]
  2. Paris 2002, p. 758-759.
  3. Harold Kelman, « The American Institute for Psychoanalysis », The American Journal of Psychoanalysis, vol. 11,‎ , p. 96-98 (lire en ligne).
  4. Muriel Ivimey, « The American Institute for Psychoanalysis », The American Journal of Psychoanalysis, vol. 3,‎ , p. 57-60 (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvon Brès :
    • Freud et la psychanalyse américaine. Karen Horney, Paris, Vrin, 1970
    • « Horney Karen (1885-1952) », Encyclopædia Universalis Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Paris :
  • J.-B. Pontalis, « Les mauvais chemins de la psychanalyse ou Karen Horney critique de Freud », Les Temps modernes, 1954, no 99, republié in Après Freud, Paris, Gallimard coll. « Tel », (ISBN 2-07-072843-9), p. 203-219
  • Jacques Le Rider, « Karen Horney, mi-cinéma hollywoodien, mi-soap opera » in Theodor Adorno, La psychanalyse révisée, éd. L'Olivier, 2007 (ISBN 978-2-87929-563-3)
  • Janet Sayers, Les Mères de la psychanalyse : Hélène Deutsch, Karen Horney, Anna Freud, Melanie Klein, Paris, Puf, coll. « Histoire de la psychanalyse », 1995 (ISBN 978-2130460725) (Mothers of psychoanalysis: Helene Deutsch, Karen Horney, Anna Freud, Melanie Klein, New York: W. W. Norton and Company Inc., 1991).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]