Clara Thompson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Clara Thompson
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 65 ans)
New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Pembroke College de l'université Brown (en) (-)
Université Johns-Hopkins (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Membre de

Clara Mabel Thompson, née le à Providence, Rhode Island et morte le à New York, est une psychiatre et psychanalyste américaine. Elle est co-fondatrice du William Alanson White Institute.

Biographie[modifier | modifier le code]

Clara Thompson est diplômée de Pembroke College, l'université pour femmes de l'université Brown[1]. En 1916, elle s'inscrit à la faculté de médecine de l'université Johns-Hopkins, alors qu'elle envisage de devenir médecin missionnaire. Elle rompt ses fiançailles lorsque son futur mari exige qu'elle choisisse entre le mariage et la médecine. Elle travaille au dispensaire pour les femmes et les enfants, l'actuel Lower Manhattan Hospital, et elle finit son internat à la clinique Phipps en 1925[2].

Sur les conseils de Harry Stack Sullivan, Clara Thompson se forme à la psychanalyse avec Sándor Ferenczi. Elle fait plusieurs séjours à Budapest, durant les étés 1928 et 1929, puis elle y réside de juin 1931 à 1933, jusqu'à la mort de Ferenczi[3]. Elle enseigne à Vassar College, et à l'Institut psychanalytique de New York de 1934 à 1941. Elle démissionne de l'institut de psychanalyse au moment du départ de Karen Horney[3]. Elle est co-fondatrice, avec plusieurs analystes, notamment Karen Horney et Erich Fromm, de l'American Association for the Advancement of Psychoanalysis qu'elle quitte au bout de deux ans, lorsque Karen Horney demande l'exclusion des psychanalystes non médecins et force Erich Fromm au départ[3].

En 1943, elle fonde le William Alanson White Institute à New York, avec Erich Fromm, Harry Stack Sullivan, Frieda Fromm-Reichmann, David Rioch et Janet Rioch. Elle en a été la directrice[4]. Elle est connue comme psychanalyste culturaliste (en)[5],[6].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Psychoanalysis: Evolution and Development, 1950
  • Interpersonal Psychoanalysis: The Selected Papers of Clara M. Thompson, édition de Maurice Green, 1964
  • On Women, éd. de Maurice Green, 1971
  • « The different schools of psychoanalysis », American Journal of Nursing, vol. 57, p. 1304-1307, 1957.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Shapiro 2002, p. 1718.
  2. American women writers : a critical reference guide : from colonial times to the present (Benbow-Pfalzgraf, Taryn.), Détroit, St. James Press, , 2nd éd., 1005 p. (ISBN 978-1-55862-429-0, OCLC 42027536, lire en ligne), « Clara Mabel Thompson »
  3. a b et c Shapiro 2002, p. 1719.
  4. Maurice Green, Interpersonal psychoanalysis: the selected papers of Clara M. Thompson New York: Basic Books Inc, 1964.
  5. Capelle 1998, p. 75.
  6. Roger Frie, « What Is Cultural Psychoanalysis? Psychoanalytic Anthropology and the Interpersonal Tradition », Contemporary Psychoanalysis, vol. 50, 2014/3, p. 371-394

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sue A. Shapiro, « Clara M. Thompson », dans Alain de Mijolla (dir.), Dictionnaire international de la psychanalyse 1. A/L., Paris, Calmann-Lévy, (ISBN 2-7021-2530-1), p. 1718-1719. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • S. A. Mitchell & M. Black, Freud and beyond: A history of modern psychoanalytic thought New York: Basic Books, 1995.
  • (en) Elizabeth Capelle, « Clara Thompson as Culturalist », Psychoanalytic Review, vol. 85, no 1,‎ , p. 75-93 (lire en ligne, consulté le )

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]