Isabelle d'Orléans-Bragance

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Isabelle d’Orléans-Bragance
Description de cette image, également commentée ci-après
La « comtesse de Paris », le .

Titre

Épouse du prétendant orléaniste
au trône de France


(58 ans, 9 mois et 25 jours)

Prédécesseur Isabelle d’Orléans
Successeur Marie-Thérèse de Wurtemberg
(jus canonicum : 1999 — 2008)
Micaela Cousiño y Quiñones de León
(jus civilis : depuis 1999)
Biographie
Titulature Princesse d’Orléans-Bragance
« Dauphine de France »
« Comtesse de Paris »
Dynastie Maison d’Orléans-Bragance
Nom de naissance Isabelle Marie Amélie Louise Victoire Thérèse Jeanne d’Orléans et Bragance
Naissance
Eu (France)
Décès (à 91 ans)
Paris (France)
Sépulture Chapelle royale de Dreux
Père Pierre d’Orléans-Bragance
Mère Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz
Conjoint Henri d’Orléans, « comte de Paris »
Enfants Isabelle d’Orléans
Henri d’Orléans Royal Crown of France.svg
Hélène d’Orléans
François d’Orléans
Anne d’Orléans
Diane d’Orléans
Michel d’Orléans
Jacques d’Orléans
Claude d’Orléans
Chantal d’Orléans
Thibaut d’Orléans

Isabelle d’Orléans-Bragance, appelée en portugais Isabel de Orléans e Bragança e Dobrzensky de Dobrzenicz, née à Eu (Seine-Maritime) le et morte à Paris (16e arrondissement) le , est l'épouse du prétendant orléaniste au trône de France de 1940 à 1999 Henri d’Orléans. Comme telle, elle porte le titre de courtoisie de « comtesse de Paris ».

Vie[modifier | modifier le code]

Naissance[modifier | modifier le code]

Son état civil complet est Isabelle Marie Amélie Louise Victoire Thérèse Jeanne d'Orléans et Bragance. Elle est baptisée à Eu le 15 août 1911. Ses parrain et marraine sont ses grands-parents paternels, Gaston d’Orléans, comte d'Eu, et Isabelle du Brésil, princesse héritière du Brésil (1846-1921).

Isabelle d’Orléans-Bragance est la fille aînée du prince Pierre-d’Alcántara d’Orléans-Bragance (1875-1940) et de son épouse, née comtesse Élisabeth Dobrzensky de Dobrzenicz (1875-1951). Elle passe une grande partie de son enfance en Normandie, au château d'Eu, en compagnie de ses parents et de ses grands-parents, soumis à la loi d'exil qui touche l'ancienne famille impériale brésilienne.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 1931, elle épouse son cousin Henri d’Orléans (titré à sa majorité « comte de Paris » par son père Jean d'Orléans, « duc de Guise »). Le mariage, célébré par le cardinal Luigi Lavitrano — à l'époque archevêque de Palerme —, a pour témoins : Carlos de Borbón y Orléans (cousin germain du « comte de Paris » et fils de la princesse Louise d'Orléans), le duc des Pouilles, Pierre-Gaston d'Orléans-Bragance (frère de la « comtesse de Paris ») et le prince Adam Ludwik Czartoryski (petit-fils du prince Louis d'Orléans, duc de Nemours)[1]. Le « comte de Paris » et la « comtesse de Paris » ont eu onze enfants :

  • Isabelle (née en 1932) ;
  • Henri (né en 1933), chef « dynastique » de la maison d’Orléans depuis la mort de son père en 1999 ;
  • Hélène (née en 1934) ;
  • François (1935-1960) ;
  • Anne (née en 1938) ;
  • Diane (née en 1940) ;
  • les jumeaux Michel et Jacques (nés en 1941) ;
  • Claude (née en 1943) ;
  • Jeanne-Chantal (née en 1946) ;
  • Thibaut (1948-1983).

Elle participe très activement à des voyages en province après la loi de fin d'exil de 1950[réf. nécessaire].

Comme épouse puis veuve du « prince » Henri d'Orléans (chef de la maison d’Orléans et prétendant au trône pour les orléanistes), la princesse Isabelle d'Orléans-Bragance faisait usage des pleines armes de France accolées aux armes impériales brésiliennes (Orleans e Bragança).

Dès les années 1970, la « comtesse de Paris » s'installe dans un vaste appartement parisien, situé dans un immeuble du 8e arrondissement appartenant à la famille d’Orléans, séjournant régulièrement dans le pavillon Montpensier situé dans la partie privée du parc du château d'Eu.

Elle partage son temps entre sa famille, ses multiples activités mondaines et sollicitations, l’écriture et de nombreuses associations dont elle s'occupe avec enthousiasme, au premier rang desquels l’Association des amis du Musée Louis-Philippe du château d’Eu, dont elle était la présidente-fondatrice depuis 1985 et le prix littéraire Hugues-Capet.

Isabelle d’Orléans-Bragance publie ses mémoires, en 1978 et 1981 et des biographies historiques comme Blanche de Castille ou Marie-Amélie, reine des Français, ainsi que des ouvrages autobiographiques comme Mon bonheur d’être grand-mère (1995) et L’Album de ma vie (2002).

Morte le 5 juillet 2003, Isabelle d’Orléans-Bragance est inhumée dans la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, nécropole des Orléans. Ce domaine est ouvert à la visite.

Titulature[modifier | modifier le code]

Isabelle d’Orléans-Bragance en 1998.

Au Brésil[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d'Orléans-Bragance n'ont pas d’existence juridique au Brésil et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le « chef de maison ».

Pour certains auteurs, comme Guy Coutant de Saisseval[2], elle est :

  • 13 août 1911 — 5 juillet 2003 : « Son Altesse impériale la princesse Isabel de Orléans e Bragança e Dobrzensky de Dobrzenicz » (comme enfant premier-né[N 1] d'un prétendant au trône du Brésil)

Cette titulature n'est cependant pas reconnue par tous les historiens. Philippe de Montjouvent considère ainsi que « du fait de la renonciation de 1908, les descendants du prince Pierre d'Alcantara (1875-1940) ne sont plus dynastes au Brésil et ne portent ni titres ni prédicats brésiliens »[5].

En France[modifier | modifier le code]

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d'Orléans n'ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le « chef de maison ».

  • 13 août 1911 — 8 avril 1931 : « Son Altesse royale la princesse Isabelle d'Orléans-Bragance » (selon le « pacte de famille » du 26 avril 1909)
  • 8 avril 1931 — 25 août 1940 : « Son Altesse royale la comtesse de Paris, dauphine de France »
  • 25 août 1940 — 19 juin 1999 : « Madame la comtesse de Paris »
  • 19 juin 1999 — 5 juillet 2003 : « Madame la comtesse douairière de Paris »

Œuvre littéraire[modifier | modifier le code]

Ouvrages signés « Isabelle, comtesse de Paris »

  • Tout m’est bonheur (souvenirs), Éditions Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1978. 440 p.-[16] p. de pl. ; 24 cm. (ISBN 2-221-00107-9).
  • Les Chemins creux (souvenirs, suite de Tout m’est bonheur), Éditions Robert Laffont, coll. « Vécu », Paris, 1981. 274 p.-[16] p. de pl. ; 24 cm. (ISBN 2-221-00817-0).
  • Blanche de Castille, mon aïeule (biographie), Éditions Robert Laffont, Paris, 1991. 282 p. ; 24 cm. (ISBN 2-221-07093-3).
  • Moi, Marie-Antoinette (biographie romancée), Éditions Robert Laffont, Paris, 1993. 237 p. ; 24 cm. (ISBN 2-221-07485-8).
  • Mon bonheur d'être grand-mère (souvenirs), Éditions Robert Laffont, Paris, 1995. 138 p.
  • La reine Marie-Amélie [Texte imprimé] : grand-mère de l’Europe (biographie), Éditions Perrin, Paris, 1998. 474 p.-[12] p. de pl. ; 23 cm. (ISBN 2-262-01451-5).
  • L’album de ma vie (souvenirs, avec la collaboration de Cyrille Boulay), Éditions Perrin, coll. « les Souvenirs du Gotha », Paris, 2002. 111 p. ; 29 cm. (ISBN 2-262-01832-4).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Seuls l'héritier présomptif ou l'héritière présomptive (le prince impérial ou la princesse impériale) et son fils aîné (le prince du Grão-Pará) – ou sa fille aînée (la princesse du Grão-Pará) en l'absence de fils, étaient altesses impériales (art. 105 de la Constitution[3]). Si un garçon naissait, sa sœur aînée (ou sa tante, comme en 1845) perdait le titre de princesse impériale ou de princesse du Grão-Pará, mais conservait[4] l'altesse impériale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Acte de mariage du « comte » et la « comtesse de Paris », transcrit dans les registres de l'état civil du consulat de France à Palerme le 21 mai 1936.
  2. Guy Coutant de Saisseval, Les Maisons impériales et royales d'Europe, Paris, Éditions du Palais-Royal, coll. « Les Seize », , 588 p., p. 255 : « PRINCESSE ISABELLE D’ORLÉANS ET BRAGANCE (alt. imp. et roy.) ».
  3. (pt) Constituição Política do Império do Brasil. Em nome da Santíssima Trindade.
  4. Marquez de Abrantes (pt), Additamento ao relatório da repartição dos negócios estrangeiros de 11 de maio de 1863 apresentado á Assembléa Geral Legislativa na primeira sessão da décima-segunda legislatura pelo respectivo ministro e secretário de Estado marquez de Abrantes, Rio de Janeiro, Typographia Universal de Laemmert, , 209 p. (lire en ligne), p. 2 : article II du traité de mariage de la princesse impériale Janvière du Brésil avec le comte d'Aquila, troisième frère du roi Ferdinand II des Deux-Siciles.
  5. Philippe de Montjouvent, Le comte de Paris et sa descendance, éditions du Chaney, 1998, p. 151-152.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]